LE CYCLE RIT

08 avril 2020

" Je ne me suis pas découvert une passion subite pour le vélotaf, 5 à 6 mois par an le vélo est un de mes deux moyens de locomotion pour aller travailler. Et il est des tâches administratives que je ne peux faire à distance.  Je ne dirai pas que la circulation routière est incroyablement faible, c'est à cause du conovirus, et même si c'est moins risqué d'aller bosser ainsi depuis le 16 mars, je préfèrerais quand même voir plus de 2 ou 4 roues motorisés … La D20 en cyclable, c'est quand même quelque chose ! "

 

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07 avril 2020

Besoin de vélo

 

 

 

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Fragments d'une autobiographie sur routes buissonnières : de la première chute au Tour de France se dessine la France de Paul Fournel, goudronnée ou caillouteuse, celle des petites routes jaunes des cartes Michelin, sillonnées sur des bicyclettes toujours plus belles au fil des pages. Ces équipées vélocipédiques, fiévreuses ou nostalgiques, tracent l'histoire d'un poète, plume en main, pieds aux pédales...

 

 

« Cruel, doux ou implacable, le vélo s'est avéré l'objet d'étonnantes passions. Paul Fournel raconte ici les aléas et les rêves, les mésaventures et les découvertes, les souffrances aiguës et les lubies du cycliste, le vrai, celui qui même après avoir juré de ne plus toucher à son engin, ne peut s'empêcher de l'enfourcher. Randonnées hasardeuses aux côtés des menaçantes voitures californiennes, souvenirs intrépides d'enfance, blessures multiples et diverses, réflexions sur l'évolution technique, sur la mentalité des coureurs ou sur l'importance de posséder un beau vélo…
Un beau florilège de petits textes savoureux qui allient la passion des mots à un amour inconditionnel pour la petite reine. »  Avis FNAC

 

 

 

 

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06 avril 2020

2 secondes

 

2 secondes

Pour deux secondes perdues sur une course cycliste, Laurie se voit remerciée. Mais entre sa mère malade et son frère exclusivement passionné par la physique, elle ne pense qu'au vélo. Et au sien d'abord, qu'elle doit amener à réparer. Elle fait alors la connaissance de Lorenzo, le vieux patron italien grincheux de la boutique, qui va peu à peu se prendre d'affection pour elle et lui parler de la vie.

 

 

 

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04 avril 2020

Un peu de temps sur le vélo …

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ...

 

 

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron … Tellement dans mon truc, dans ma bulle dès le départ, que je ne reconnais pas Philippe qui a eu la gentille idée de se poster au premier pont suivant pour m'encourager ...
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fougue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 

03 avril 2020

Mare Nostrum Gravel et coronavirus

Coronavirus oblige, on ne roule plus, on alors le petit tour sans prétention de performance 1 heure dans le quartier …

Cet hiver, j’ai tracé un Mare Nostrum Gravel … Pour m’occuper et me préparer à cette aventure, j’ai mainte fois étudié la trace, je l’ai modifiée, et j’ai commencé à raconter mon raid, je ne pouvais pas me tromper sur les lieux traversés et je pouvais prévoir certaines choses, sans gâcher l’aventure, les sensations, elles, viendraient sur le terrain …

Voici en préambule et en attendant la version « live », sur le terrain, pour de vrai, avec les sensations (le meilleur est donc à venir) et les photos (il y aura de quoi ouvrir grand les mirettes), le compte-rendu de l’aventure.
Version complète, en VF, sans trucages, à la fin de l’été sans doute !

Un peu comme une prépublication d’un best-seller quoi, avec beaucoup moins de prétention bien sûr. J’ai fait la même chose pour le Ride Bike Cathare Challenge auquel je me suis inscrit, mais c’est une autre histoire.

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 1 : Cerbère – Port-la-Nouvelle

Départ del Coll dels Belitres au-dessus de Cerbère pour ce raid le long de la Méditerranée … 771 bornes en 6 étapes et plus de 10 000 m de D+, mais l’important n’est pas là.

Départ à la frontière franco-espagnole, en hauteur, à 165 m d’altitude, sans prétention, avec vue panoramique sur la grande bleue, pour un raid qui va autant que possible emprunter des pistes, des chemins le long de la méditerranée jusqu’à la frontière italienne, près de l’eau, avec quelques passages dans les massifs proches et une dernière étape (nous n’y sommes pas encore) dans l’arrière-pays niçois en guise de feu d’artifice final.

Départ donc de Cerbère pour rallier Port-la-Nouvelle.
Cerbère ne doit pas son nom au célèbre molosse à trois têtes de la mythologie mais plutôt à la présence de cervidés observés au premier siècle par le géographe romain d'origine ibérique Pomponius Mela.

Le Coll dels Belitres désigne le col par lequel s'enfuyaient les voleurs et les contrebandiers, nombreux dans cette région montagneuse et frontalière. Le col a été l'un des principaux lieux de l'exode des républicains espagnols après la victoire des troupes franquistes en 1939. Près de 100 000 personnesont passé ce col pour se réfugier en France et dans les pays latino-américains.

Départ en terre catalane, sur la Côte vermeille, passage (incontournable) par Collioure et Port-Vendres avec un petit détour dans les vignobles et Cosprons où se trouve la dernière vinaigrerie artisanale encore en activité en France mais franchement, c’est pour les chemins, le panorama et la mise en jambes par un peu de dénivelé que j’ai choisi de passer là, n’oublions pas que les Pyrénées sont juste là … La Tour Madeloc est toujours là aussi, depuis près de 600 ans, et surplombe le paysage …

Côté gastronomie, ne manquez pas de goûter aux anchois mis en boîte, chez Desclaux ou Roques par exemple.

Collioure est très pittoresque et très fréquentée, ville d’Histoire et d’Art.
On traverse ensuite les stations balnéaires d’Argelès, Saint-Cyprien, Canet-Plage, mer et terres se mêlent avec les étangs, le Barcarès et Port-Leucate.

Passage sur les falaises de La Franqui pour terminer par le sentier cathare et le grp sentier du Golfe antique.

Deux sites historiques à visiter dans le coin : la forteresse de Salses, pendant espagnol et très original de l’architecture Vauban et le site de Rivesaltes, qui a d’abord servi à « accueillir » les réfugiés espagnols suite à la promulgation le 12 novembre 1938 d’une loi instituant l’internement administratif pour les « indésirables étrangers » puis en 1942 a servi à emprisonner des juifs arrêtés par Vichy avant d’être déportés. Il servira ensuite de camp pour les soldats au départ vers l’Algérie et enfin en 1962 « accueillera » les réfugiés harkis … Ce lieu de mémoire est impressionnant à visiter par l’atmosphère qui s’en dégage …

 

http://www.memorialcamprivesaltes.eu/

Arrivée à Port-la Nouvelle qui concilie activités industrielles, tourisme et nature, l’île Saint-Lucie est un petit écrin de nature qui le montre bien.

Même si le relief est tout de même peu prononcé aux abords de la grande bleue, un élément ne doit pas être négligé : le vent … Tramontane, Autan, marin, Garbi, Cers, Aouro, Mistral, Mélambouré, Lebeche, levant, ponant ou Sirocco peuvent se montrer très présents … Et font la joie des véliplanchistes ou kitesurfers.

Étape 1 prévue en 6h30, on fera les comptes sur le vif …

 

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 2 : Port-la-Nouvelle - Sète

Départ par l’île Sainte-Lucie et le Canal de la Robine pour rallier Gruissan et la Clape, ce coin de l’Aude que j’affectionne particulièrement. Je passerai tout près des Auzils ou du gouffre de l’Oeil-doux mais cette fois je ne m’attarderai pas dans le massif, le raid ne fait que commencer, il reste encore du chemin à parcourir.

L’eau salée est une dominante de ce raid, le vin y a aussi bonne place, les vignes seront toujours présentes et les appellations renommées : Côtes du Roussillon, Côtes catalanes, Banyuls, Fitou, Corbières, la Clape, Languedoc, Cassi, Bandol, Côtes de Provence, Bellet, Muscat de Rivesaltes, de Frontignan ou de Mireval, etc.
J’ai une affection particulière pour tous ces vignobles authentiques que l’on trouve dans toutes les régions de France.
Mais autant je ne rechigne pas à boire une petite bière quand je roule sur du long ou après une sortie, autant c’est un peu plus compliqué pour le vin qui se marie mal avec la pratique sportive, ça casse un peu les jambes … À réserver le soir et avec modération.

Passage à Sérignan et un petit bonjour à Monsieur Riquet, je longe un bout de Canal du Midi pour rejoindre Agde, surnommée « perle noire de la Méditerranée » à cause de ses bâtiments construits en pierre basaltique, connue aussi pour ses joutes ou ses plages naturistes …

On suit ensuite le bassin de Thau pour rejoindre Sète et son Mont Saint-Clair, belle montée …

Sète (Cette) est une très belle ville, chargée d’histoire, qui concile aussi très bien activités industrielles, tourisme et nature. Son canal la fait d’ailleurs surnommer la « Venise du Languedoc ».
La ville est pittoresque, unique, vivante, ne pas manquer d’aller faire un tour à Pointe Courte.
C’est la ville de Brassens, Paul Valéry, Manitas de Platas ou Jean Viar.
La ville est aussi réputée pour ses joutes ou ses spécialités gastronomiques : la tielle ou les zézettes. Sans oublier les huîtres de l’Étang de Thau et de Bouzigues.
La gastronomie est aussi à l’honneur tout au long du raid.

Étape prévue en 5h30 …

 

 

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 3 : Sète - Martigues

Étape la plus longue de ce raid.

Mise en jambes dans le Massif de la Gardiole en partant de Sète vers Gigean et le site d’Issanka, site oublié qui était en 1900 un lieu de promenade particulièrement prisé par les Sétois. Là se trouve une vieille bâtisse, ancienne maison bourgeoise appelée la maison « Mon plaisir » qui aurait été une maison close et serait hantée … Deux familles s’y seraient entretuées lors d’une querelle concernant une histoire d’amour entre la fille de la première famille et le garçon de la deuxième, un Roméo et Juliette local.

 

http://thau-infos.fr/index.php/patrimoine/histoire/histoire-du-pays-de-thau/23691-issanka-oublie-2

Autre légende à la Pierre-Tintante proche : pendant les périodes de grande sécheresse, les habitants de Gigean allaient jeter une figurine en plomb dans ce trou, elle avait le pouvoir de faire cesser le fléau. Une procession spéciale accompagnait « la figurine Totem » jusqu'au gouffre de Gigean, le plomb dans sa chute, faisait tinter la pierre …

J’essaye tout au long de ce parcours qui se veut aussi touristique de passer par des lieux moins fréquentés, pittoresques, naturels. Dès qu’on quitte le littoral immédiat, la nature peut vite reprendre ses droits, qu’elle revendique aussi dès que le littoral peut être découpé, hâché, escarpé et que l’accès en nus-pieds et parasol est plus difficile …

On rejoint ensuite Palavas-les-flots pour suivre le canal du Rhône à Sète jusqu’à Aigues-Mortes, porte la petite Camargue.
On rejoint ensuite le Petit Rhône que l’on traverse au bac du Sauvage, gratuit, c’est à noter.
On arrive aux Sainte-Maries, capitale de la Camargue, site aussi exceptionnel, parc naturel … On traverse les salins, on ne sait plus où est la terre, où est la mer …
On rejoint le Grand Rhône à Salin-de-Giraud et on le traverse par le bac de Barcarin, lui aussi gratuit pour les piétons et vélos.

On passe la ville industrielle de Fos-sur-Mer et on arrive à Martigues et à l’étang de Berre. Place à la « Venise provençale » … D’une Venise à l’autre …
Nombreux coins où je passe méritent une étape de plusieurs jours pour profiter des lieux, visiter, se promener, flâner, se baigner, etc. En 6 jours, je devrais en prendre plein les yeux …

Étape prévue en 8h20

 

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 4 : Martigues – La Seyne

Étape du raid avec pas mal de dénivelé, en tout cas aussi près de la mer. En effet, j’ai privilégié les sentiers, les chemins et les traversées des massifs proches quand c’était possible.
La trace traverse d’abord la chaîne des collines de la Nerthe au Nord de Carry-le-Rouet pour rallier l’Estaque et Marseille. Le bord de mer mérite le détour : Cap Couronne, Carry, Méjean, la calanque de Niolon, etc.

Marseille vaut bien sûr une halte, et ce n’est pas faire injure à la cité phocéenne et à la bonne mère que de n’y faire que passer.

J’ai choisi de passer par Marseilleveyre et la Campagne Pastré où passe le canal de Marseille (qui est encore la source principale source d’alimentation en eau de la ville) pour prendre un peu de hauteur avant de quitter Marseille. La Campagne Pastré est un petit écrin de verdure en pleine ville, un lien avec les calanques toutes proches. On trouve au cœur de ce parc trois bastides construites au XIXe siècle : le château Pastré, qui a abrité l'ancien Musée de la faïence, le château Estrangin et le château Sanderval.

La Campagne Pastré a été léguée à la Ville de Marseille par la Comtesse Lily Pastré, mécène ayant protégé de nombreux artistes menacés dans son château sous l'Occupation.
Ne manquez pas de pousser jusqu’aux Goudes, « bout du monde marseillais » et Callelongue, sites très pittoresques appréciables plutôt hors pleine saison touristique …
Deux adresses gastronomiques : les Trottoirs marseillais à Pointe rouge et la pizzeria Chez Jeannot dans le vallon des Auffres.

Incursion ensuite sur les hauteurs des Calanques : Col de Sormiou, Col des Baumettes, Col des Escourtines, Col de Morgiou, Col de Sugiton au-dessus du complexe universitaire et au pied du fameux Mont Puget, point culminant des Calanques avec ses 653 m. Mont Puget qui n’a aucun lien avec le sculpteur Pierre Puget, puget est un dérivé occitan de puech, mont. Mont pléonastique donc …
Si vous avez l’occasion de marcher dans ce coin, ne manquez pas de descendre en bas des calanques de Sormiou ou Sugiton, dépaysement garanti.
Le coin est très prisé par les randonneurs et les amateurs d’escalade.

 

Passage au Col de la Gineste bien connu des cyclos du coin.

 

On longe le camp militaire de Carpiagne et on traverse ensuite le massif par le Col de la Gardiole pour rejoindre Port-Miou et Cassis dont la devise provençale attribuée à Frédéric Mistral est « Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire: n'ai rèn vist », ce qui signifie « Qui a vu Paris, s'il n'a pas vu Cassis, peut dire : je n'ai rien vu ». Chacun pourra juger sur place …

 

On longe la côte par la route des crêtes pour arriver à La Ciotat, là est où née la pétanque ! La ville vaut donc le détour rien que pour cela …
Cap Canaille, Falaise Soubeyranes, Grotte des Émigrés, Pierres Tombées, noms très pittoresques pour ces plus hautes falaises maritimes de France. Cap Canaille, en fait Cap Naio en provençal et mauvaise interprétation ensuite des géographes. Pas d’anecdote croustillante donc …
On quitte le bord de mer après Saint-Cyr-sur-Mer pour suivre un peu de relief au-dessus de Bandol et Sanary-sur-Mer jusqu’à Ollioules et Six-Fours.
Incursion dans le très joli Massif de Sicié et arrivée à Fabrégas. La montée à Notre-Dame du Mai se mérite … Les points de vue sont superbes avec notamment la vue sur les Rochers des Deux Frères dont j’ai déjà rapporté la légende.

 

Étape prévue en 7h20

 

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 5 : La Seyne - Fréjus

On longe la superbe rade de Toulon puis on traverse la ville par une cyclable dans le quartier des Amoureux.
Cette rade est unique, on comprend que depuis l’Antiquité elle ait servi de refuge sûr aux bateaux. L’arsenal militaire est impressionnant avec ses navires à quai, c’est la première base navale française, il abrite aussi les sous-marins nucléaires d’attaque.
Ne pas manquer de monter au Mont Faron, en vélo ou par le téléphérique. L’arrière-pays est magnifique.
On rejoint Carqueiranne puis la presqu’île de Giens qui elle aussi vaut le détour. Cette fois je ne m’y aventurerai pas, Fréjus est encore loin …
On longe la côte pour rejoindre Le Lavandou et on prend de la hauteur pour traverser le sud du Massif des Petites Maures et arriver à Port-Cogolin, sa célèbre marina et le Golfe de Saint-Tropez …
On passe pas loin du Col du Bougnon bien connu des vététistes, passage du Roc d’Azur.
Pas d’arrêt au golf de Saint-Aygulf, pas la tenue adéquate, passage au-dessus de la Garonne (je la pensais pourtant ailleurs …) et arrivée à Fréjus.

 

Étape prévue en 6h45.

 

 

 

Mare Nostrum Gravel étape 6 : Fréjus - Menton

Dernière étape du raid, celle aussi qui présente le plus gros dénivelé car j’ai voulu prendre de la hauteur d’abord après Fréjus pour faire un petit tour dans L’Estérel et ses magnifiques terres et roches rouges et passer au Col de la Cadière.
Passage à la Croisette et petite montée vers Super-Cannes par la Californie pour rallier le phare de Vallauris. Souvenirs, souvenirs, … J’ai eu régulièrement l’occasion d’explorer en VTT tous les sentiers du coin vers le Col Saint-Antoine, Mougins, la Valmasque et l’arrière-pays jusqu’à Grasse ou Gourdon, le plateau de Cavillore, Cipières, Caussols, l’Audibergue, l’Estérel, etc.
Passage à Vallauris, ville d’artisans, chère à Picasso ou Jean Marais.
Tour du Cap d’Antibes et ses superbes propriétés, passage au phare de la Garoupe pour profiter de son superbe panorama.
Traversée d’Antibes, ville pittoresque, pas seulement pour son quai des milliardaires … Nous sommes sur la Côte d’Azur, la French Riviera …

La trace reste au plus près de l’eau jusqu’à Nice et le Cap d’Ail.

Là, on va prendre de la hauteur, non pas que le bord de mer ne soit pas joli, mais l’arrière-pays est magnifique, moins médiatisé, direction donc Laghet et son sanctuaire très fréquenté et le GR51. Et on a en encore dans les jambes … Pour la petite histoire, j’avais commencé à écrire ses lignes en préparant l’aventure dans l’optique de pouvoir publier tous les soirs le compte-rendu de la journée, parce qu’il y a tellement à voir et que je voulais gagner un peu de temps pour mettre les idées en place le soir, trier, voir les photos, etc. Et m’intéresser à raconter les sensations, les émotions vécues, l’effort aussi.

On suit le relief pour arriver à Gorbio et passer à Sainte-Agnès, village littoral le plus haut d’Europe.
On ne pouvait pas passer dans le coin sans passer à Castellar et cerise sur le gâteau pour terminer en beauté le raid, monter au Col Saint-Bernard, ne pas confondre avec le Petit et le Grand ou avec le Col du Saint-Bernard, proche, sur les hauteurs de Peille, haut-lieu du VTT, cher à Nicolas Vouilloz.
Le Col Saint-Bernard a été et est encore un lieu de passage de migrants, lien tout trouvé avec le kilomètre 0 de l’aventure et El Coll des Belitres, lieu de passage des républicains espagnols fuyant le franquisme. Lien trouvé aussi entre les deux massifs frontaliers : départ au pied de Pyrénées, arrivée au pied des Alpes.
Ce col sera le point culminant de l’aventure avec ses 760 m. Les tous derniers kilomètres se font en quasi roue-libre jusqu’à Menton.

 

Étape prévue en 8h20.

Les kilométrages et les profils des étapes :

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30 mars 2020

Jargon

 

« Cornes de vaches » : autre nom des embouts de cintre ou bar-ends.

 

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À régler assis sur le vélo de façon à avoir les mains et poignets bien dans l'axe du bras, on voit souvent des embouts trop verticaux, le poignet est alors « cassé », la circulation sanguine altérée, le poignet va subir davantage les vibrations alors que ce doit être le bras entier qui doit « travailler ». 

 

 

Dans le même style « avoir les mains aux cocottes » c’est sur un vélo de route avoir les mains sur le côté du guidon au niveau des leviers de freins (certains diront sur le haut du guidon).

 

 

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28 mars 2020

Baïona

 

 

 

Baïona

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26 mars 2020

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2020

 

 

 

 

« La D20 dans ces conditions, c’est une piste cyclable ! Je n'y passe pas d'habitude, ou très rarement, le goudron est trop lisse, trop facile ... »

 

 

 

 

 

J’ai eu l’occasion de tester le maillot manches longues Olive de la collection Atelier du Café du Cycliste : impressionnant !

 

Impressionnant parce que tu as l’impression qu’il est hyper léger (il est hyper léger à porter), mais tu ne sens pas la fraîcheur. Idéal pour rouler à l’intersaison (plutôt avec du soleil quand même) ou le matin aux beaux jours.

 

Un produit d’exception …

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 (photo Café du Cycliste)

 

 

 

 

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23 mars 2020

 

 

 

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22 mars 2020

Seudre, Pointe de l'Éguille

 

 

Éguille

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21 mars 2020

 

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20 mars 2020

 

Faire du sport n’est pas interdit dans la situation actuelle. Une pratique plus poussée est, elle, formellement déconseillée …
Et quand tu vois la foule sur les quais de Seine, au bois de Vincennes, dans les parcs publics de grandes villes, etc. Ce n’est pas sérieux. La question n’est pas de savoir quelle est la meilleure solution, est-ce qu’on a réagi trop tard, est-ce qu’il faut faire si ou ça, etc. La situation est comme ça, on respecte. Il faut aussi comprendre que le confinenement est plus dur à supporter dans les grandes viles et les appartements ... J'ai la chance d'avoir un jardin ...

Quel est le risque d’aller rouler dans la campagne ou courir ? Peu de circulation, et suffisamment de distance avec les autres sportifs …

Je comprends cette interdiction : c’est surtout pour éviter de mobiliser des secours, des gendarmes, du personnel soignant, qui sont déjà bien occupés, c’est tout. Donc je m’abstiens.

Par contre, je continue d’aller au travail en vélo, je ne change pas cette habitude et j’ai mon attestation de déplacement professionnel sur moi. Et aussi mes sacoches bien chargées, comme d'hab.

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Un cycliste a fait très fort près de Colmar, il va casquer et c’est normal ! Pourtant il ne le portait pas.

 

 

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Idée reçue : « Les petites routes, ça craint. »

 

Idée reçue : « Les petites routes, ça craint. »

Ce n’est pas une idée reçue, les petites routes ça craint : c’est pas large, c’est dangereux, la visibilité est mauvaise, c’est dangereux, le revêtement est pourri, il y a de gros nids de poule, c’est dangereux.

Non, en fait, j’écris ça car j’adore ces petites routes et je ne voudrais pas que les routiers que je croise si souvent sur les nationales et les départementales au bitume velouté, nez dans le guidon, et qui très souvent ne répondent pas à ton bonjour car ça les ralentirait (je suis jaloux, je ne vais pas aussi vite), ça réduirait leur moyenne, leur performance qu’ils comparent, qu’ils affrontent par réseau social interposé, ça s’appelle du partage, s’y aventurent et y augmentent le trafic si bas existant, gâchent la photo (messieurs, si vous lisez ces lignes ...)

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Moi, le partage, c’est faire profiter très modestement les jolis circuits que je peux découvrir, sans me demander si je vais être le KOM, le performeur du jour, si je bats mon PR, si je vais avoir un trophée, etc. je n'ai rien contre ces réseaux de partage, j'y publie ce que je pense intéressant à partager, mais les personnes qui y publient uniquement pour se faire mousser ou étaler leurs performances, pour moi c'est pas du partage ...  Strava, en latin signifie trophée, dans le sens guerrier, pris à l'ennemi ...
Par contre, c'est sympa si tu donnes envie à d'autres personnes de pratiquer, si tu découvres des coins, ça peut aussi motiver pour sortir alors que tu n'as trop envie, tu dis  « Les potes y sont allés, j'y vais aussi ..." ». Et oui, pourquoi pas, les challenges peuvent aussi te motiver, il y a émulation sans chercher à être le premier. Et tu peux encourager les autres en leur offrant des cadeaux, des félicitations. je ne suis un gros consommateur des réseaux sociaux mais je ne nie pas leurs bons côtés ... Mais il ne faut pas en devenir esclave : tu peux rouler sans ça.

Ce n'est que mon avis, totalement subjectif donc, vous pouvez réagir, partager votre propre opinion !

Ces petites routes au bitume irrégulier, où quelques pousses vertes peuvent transpercer, où tu dois quand même faire attention quand tu lâches les freins à cause des gravillons ou des nids de poule, où les gens que tu croises répondent à ton salut, ces petites routes sont un vrai régal, t’ouvrent la voie sur de jolis petits coins, de beaux panoramas, etc.
Les voitures n’y sont pas agressives, le temps y a moins d’importance, partageons …

 

 

 

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14 mars 2020

Canal de Garonne, Canal de Montech, Tarn, Aveyron, Tescou, Agout

Une longue aujourd’hui sur route entre Garonne et Tarn …

 

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Le circuit part de la vallée du Girou et longe d’abord le canal latéral de Garonne jusqu’à Montech.
Je connais bien ce canal, j’ai pu y rouler de jour, de nuit, et sur toute sa longueur jusqu’à Castets-en-Dorthe. Le longer n’est pas monotone : même si le trajet est rectiligne, même si les écluses et les ponts semblent se répéter, le paysage alentour est varié et le bord de canal est plein de vie. À Montech, ne pas manquer d’aller voir la pente d’eau même si le site, et c’est bien dommage, est à l’abandon.

 

 

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Je n’avais jamais longé le canal de Montech qui va jusqu’à Montauban, il est vraiment très agréable, les écluses sont rapprochées et les maisons aux écluses pittoresques.

 

 

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Montauban mérite une halte touristique mais là je n'étais que de passage …

On suit la rive gauche du Tarn puis la vallée de l’Aveyron pour rejoindre à travers les nombreux vergers Albias.

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Un petit bonjour à Marie-Pierre, Xavier et Anaël qui m’ont invité pour une halte sustentatrice très appréciée. Merci les amis !


C’est à partir de Nègrepelisse que le relief va être prononcé, les 80 derniers kilomètres concentrent tout le dénivelé du circuit (on peut envisager de faire le circuit en sens inverse). Attention donc à ne pas se cramer sur la première moitié, facile à rouler si le vent n’est pas de la partie … Au départ, il soufflait en contraire, pas trop fort mais en fin de parcours je l’ai retrouvé de face, et là il était bien plus présent, ça a été un peu dur …

Les petites routes offrent de magnifiques panoramas, on passe non loin de Montricoux, Bruniquel, Montclar-de-Quercy, superbes sites pour randonner, rouler, ou faire du VTT.

 

 

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Salvagnac se voit de loin, sur son promontoire. Il faut y monter, le bourg est très agréable. On continue ensuite vers Rabastens où on retrouve le Tarn, puis Giroussens et la vallée de l’Agout.

J’ai terminé le circuit par Lugan et les coteaux de Montastruc.

La trace : https://www.visugpx.com/Q9sxtoMzuS