09 septembre 2020

Vélotaf - Vélosophons


Je vais régulièrement au travail en vélo. À la fois par souci de diminuer mon empreinte carbone et pour allier utile à agréable, même si quelques abrutis en véhicules motorisés à deux ou quatre roues me rendent régulièrement le trajet moins agréable, d’où mes détours buissonniers par les chemins de campagne, qui ne manquent pas dans mon coin « rurbain ».
J’ai appris ce mot récemment, je ne vous dirai pas de la bouche de qui : « rurbain », c’est quand tu habites entre l’urbain et le rural, juste après « périurbain » sans doute …
« Rurbain », tu peux voir quelques vaches, « rural », il doit y en avoir plus. 

Je me rends régulièrement sur mon lieu de travail en vélo, j’essaie de vélotaffer au moins deux fois sur les cinq trajets hebdomadaires.

Cet après-midi par exemple, je devais impérativement revenir à l’école pour du travail administratif. La solution de facilité aurait été de prendre la voiture : 20 minutes de trajet sur le plus court contre 30 minutes en vélo, donc 40 minutes aller-retour contre 60 …
Oui ça prend plus de temps le vélo, peut-être pas en ville. D’ailleurs, si j’habitais en ville et que je travaillais en ville, je vélotafferai plus souvent encore. Même si la circulation est plus dense, je pense que c’est moins dangereux en ville dans le sens où en rurbain ce sont les autres usagers qui te mettent en danger par leur vitesse et leur dépassement parfois inconscient. En ville, c’est parfois un peu la jungle question respect – courtoisie mais je pense quand même que c’est toi qui te mettra en danger par ton comportement inconscient plutôt que les autres, et que tu vois mieux le danger. Et pas mal d’agglomération ont fait des efforts dans leurs équipements en faveur des deux roues.
J’ai donc choisi d’aller à l’école en vélo même si je n’avais pas trop envie (je n’avais pas trop envie d’y aller non plus en voiture) pour une autre raison encore : ça vide la tête, ça oxygène.
Donc ça vaut le coup même si c’est plus long.

Et le temps finalement est relatif, il dépend du repère, du référent choisi. C’est long ou court par rapport à quoi : par rapport à la journée, à une vie, à l’histoire de l’homme, de notre planète ?
Nous vivons dans un monde pressé, nous sommes pressés, mais malgré tout ces moments finalement entre parenthèses, hors du temps, sont appréciables.
Quand je roule en vélo pour me rendre à mon boulot (Brassens dans la tête), j’ai conscience du temps qui passe, j’ai conscience de la journée qui s’annonce et qui va peut-être (certainement) être très chargée, je sais que le chrono va tourner mais ce n’est pas pour cela que je vais me presser à cet instant. Je prends une demi-heure (ou un peu plus) sur mon emploi du temps.
La question du temps ne se pose plus quand je randonne et encore moins plus la sortie est longue, paradoxal peut-être ?

Posté par mastercycle à 17:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]