J’avais cette trace dans mes tiroirs depuis quelques temps déjà, j’ai eu envie de l’expérimenter sur 2 jours en bikepacking avec Dominique, Édouard qui est venu se dégourdir les jambes avec nous après l’Occitamille et Sébastien.

Au programme : quelques belles bastides du 82 et du 81 au nord-est de Toulouse, la Grésigne, Sivens, les dunes de Maraval à côté de Cordes-sur-Ciel, le Tarn, etc. Et pas mal de dénivelé cumulé.

J’ai découpé la trace en 2 étapes avec l’objectif de faire un beau morceau le dimanche. Sans prétention, je savais que ce serait un gros « truc », d’ailleurs j’avais plus de crainte à tenter ce raid complet sur une journée seule que la longue traversée de la Montagne Noire effectuée récemment, pourtant plus longue, mais le profil de cette trace était beaucoup plus accidenté et le dénivelé cumulé encore plus conséquent … Et le faire sur deux jours avec les bagages était un beau challenge à relever … Je savais qu’on allait en prendre plein les yeux et plein les jambes, que ce soit par la beauté des paysages offerts que par la très grande variété des terrains empruntés …

Nous sommes donc partis samedi vers 13h30 pour environ 75 kilomètres, tout droit (ou presque) vers Bruniquel et Montricoux.

Petite mise en bouche avec le mur des Mortiers dès le départ façon de se mettre dans l’ambiance.
Nous avons ensuite rallié Paulhac puis traversé la jolie Forêt de Buzet.
Le parcours a alterné pistes rurales ou agricoles, sentiers, un peu de goudron.

 

 

 

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Nous avons traversé le Testou pour aller chercher les Grp et le Gr46 qui nous a amené à Puycelsi, première bastide au programme du raid, sur son piton rocheux.
Ces bastides fortifiées au Moyen-Âge ont subi les croisades contre les Albigeois menées par Simon de Montfort.
Bien plus tard, et ce n’est pas plus glorieux, un hameau de forestage sera bâti à Puycelsi. Ces structures furent bâties en France pour héberger et faire travailler les harkis ayant fui l’Algérie …
Petite pause restauration à Puycelsi, il faut bien surveiller sa diététique : une dame blanche pour Dominique et Édouard, une gaufre chocolat chantilly pour Sébastien et moi …

Là, nous avons longé la Grésigne jusqu’à la Chapelle de Notre-Dame-des-Bois, très joli site.
Nous sommes passé à Puygaillard-de-Quercy pour passer au-dessus de Bruniquel sans y faire étape, nous étions en retard sur l’horaire d’arrivée à Puycelsi pour le camping et le restaurant. Nous avons trouvé un magnifique point de vue sur Bruniquel.

 

 

 

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Bruniquel est une superbe village chargé d’histoire, comme toutes les bastides du coin, célèbre aussi car il a été le lieu de tournage du magnifique film « Le Vieux Fusil » de Robert Enrico avec Romy Schneider et Philippe Noiret, époustouflant dans son rôle. On y trouve aussi le château légendaire de la Reine Brunehaut, princesse wisighote devenue reine des Francs, mariée à Silgebert 1er et mère de Childebert. Après la mort de son premier époux, elle se mariera avec Mérovée. À cette époque, la vie était déjà très dure pour la gente féminine et leur pouvoir ou leur titre souvent mis à mal : « Éloigne-toi de nous, femme… Maintenant, c'est ton fils qui règne… Éloigne-toi, pour que les sabots de nos chevaux ne t'écrasent pas sur leur passage. »
Elle sera mise au supplice par Clotaire durant trois jours puis attachée par les cheveux, un bras et une jambe à la queue d’un cheval indompté. Son corps brisé fut ensuite brûlé. Ses restes seront apportés et enterrés à l’abbaye Saint-Martin d'Autun qu’elle avait fondée.
Il s'agissait autant d'une exécution que d'une mise à l'épreuve de la nature royale de Brunehaut : celle-ci, étant reine, avait commandement au nom de Dieu sur la nature et les animaux ; que le cheval n'en tînt pas compte devait prouver à tous que Dieu avait retiré son soutien à la reine, et que le royaume revenait bien à Clotaire.
Cette mort violente assura, cependant, sa postérité comme l'écrivit l'historien Bruno Dumézil : « Le long massacre de Brunehaut, au lieu d'abolir sa mémoire, préserva son souvenir et laissa place à la constitution d'une légende » (source Wikipédia)

Nous avons établi notre campement au très joli camping du Faucon d’Or à Montricoux, où nous avons été très gentiment accueillis malgré notre retard.

Repas pris dans un restaurant familial très agréable, Les Frangipanes, au centre du bourg : assiette de melon et jambon ou salade piémontaise suivie d’une bonne bavette avec ses frites et une poire belle-Hélène …Pendant le repas, nous entendions l’orage gronder au loin, il semblait passer quand le vent s’est levé, premières gouttes et départ rapide vers le camping pour aviser … Nous avons démonté les tentes pour nous installer sur la terrasse couverte du snack. La gérante du camping nous avait attendus pour voir comment on pouvait s’organiser en vue de la pluie qui allait tomber, merci !

 

 

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Nuit au sec mais peu de sommeil, la pluie est bien tombée …

Réveil le dimanche pour un bon morceau : 140 km environ avec un gros dénivelé positif cumulé.
Départ donc pas trop tard le long de l’Aveyron et mise en situation rapide avec une bonne montée pour passer au Puech de la Lego. Ne me demandez pas pourquoi j’ai voulu passer là, c’est peut-être dû des réminiscences de mes jouets d’enfant), peut-être pour profiter du point de vue sur la vallée de l’Aveyron et Penne qui mérite aussi la visite. Pas déçu du détour : une superbe piste et un superbe point de vue sur la cité de Penne et son château.
La pluie de la nuit a rendu quelques passages glissants et collants …

 

 

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Là, nous avons quitté le Gr46 pour reprendre de la hauteur par une belle piste à travers bois qui nous a menés jusqu’au superbe village de Saint-Antonin-Noble-Val.
On raconte que le premier évangélisateur des Ruthènes fut saint Antonin qui aurait été, le fils du comte de Pamiers. Il réussit rapidement dans sa tâche, et malgré les supplications des habitants de Noble-Val, il voulut porter ensuite l'Évangile à Pamiers, sa patrie. Hélas ! dans cette ville ingrate, le saint apprit à ses dépens que « nul n'est prophète en son pays ». Ses farouches compatriotes le décapitèrent et jetèrent ses restes dans l'Ariège. Des anges s'empressèrent de recueillir les vénérables reliques et deux grands aigles blancs guidèrent la barque où elles furent placées. La barque miraculeuse glissa doucement sur les flots de l'Ariège, puis remonta le cours du Tarn et de l'Aveyron. Elle s'arrêta enfin au confluent de la Bonnette et de l'Aveyron (on appelait alors ce confluent Condate, mot celtique qui signifie précisément « confluent »). En ce temps-là, régnait un riche et puissant comte sur le « Noble-Val », la vallée de l'Aveyron. Son nom était Festus. Il reconnut la main de Dieu dans ce voyage merveilleux et fit déposer les reliques du martyr dans une luxueuse châsse où fut élevée plus tard une abbaye.
Une communauté monastique se développa très tôt, semble-t-il, autour des reliques de saint Antonin.
En référence à la légende de saint Antonin, et aussi à la présence de faucons pèlerins dans les falaises qui dominent les gorges de l'Aveyron, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val étaient souvent désignés par leurs voisins comme « Picats de l'ègla », piqués de l'aigle. « Piqués » doit s'entendre au sens de « toqués », « entichés », ou « fiers » de leurs aigles. (source Wikipédia).

À Saint-Antonin, passez au Fournil des Tilleuls et prenez une part de Jacquou, c’est l’idéal pour recharger les batteries énergétiques …

 

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Nous avons suivi l’Aveyron jusqu’à Féneyrols puis Milhars où nous avons suivi le Grp pour traverser le magnifique site des Dunes de Maraval avant de monter à Cordes-sur-Ciel, haut lieu du catharisme et étape sur le chemin de Saint-Jacques, grand site Midi-Pyrénées et village préféré des français en 2014, merci Stéphane Bern !
« À Cordes, tout est beau, même le regret » écrivit Albert Camus en visite.
Malgré notre arrivée tardive à Cordes, nous avons pu manger au café dînatoire L’Épicentre où nous avons dégusté une planche de charcuterie, fromage, crudités succulente et une salade.

De là, nous avons suivi le Gr36 puis le Gr46 pour passer à côté du site du Château du Cayla pour nous rapprocher des vignobles du Gaillacois et de Castelnau-de-Montmiral où un ravitaillement nous attendait, préparé la famille d’Édouard qui nous a accueilli très chaleureusement.
Nous avons ensuite rejoint la Forêt de Sivens pour retraverser le Testou, il commençait à se faire tard, nous avons donc pris l’option bitume pour rallier L’Isle-sur-Tarn et terminer la balade par la véloroute de la Vallée du Tarn entre Albi et Saint-Sulpice-la-Pointe.

 

 

 

 

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Arrivée à notre point de départ juste avant qu’il ne fasse trop sombre mais sous une bonne pluie qui nous accompagnés sur les derniers kilomètres …

Magnifique bikepacking sur 2 jours à travers le Tarn-et-Garonne et le Tarn avec pour fil rouge les bastides. Magnifique par les terrains traversés d’une grande variété : pistes, sentiers, caillasse, descentes très engagées, gravier, terre rouge vers Bruniquel ou du côté des dunes de Maraval, pistes herbeuses, sous-bois, pistes à découvert, etc.
De magnifiques sites sauvages traversés, du gibier rencontré : un marcassin (nous nous attendions à voir surgir une laie, cela aurait été une autre histoire), des fouines, des biches, des rapaces, etc.

Un « truc » costaud fait avec (ça tombait bien) 3 costauds qui ont souvent donné le rythme … On ne jouait pas le chrono et même si je savais que je n’aurais pas de jambes de feu à cause de la fatigue accumulée au travail ces deniers temps, je n’avais pas prétention à les distancer, ces trois messieurs sont de sacrés gaillards sur le vélo … J’ai aussi accusé le contre-coup de l’injection de la deuxième dose du vaccin (Moderna) reçue le week-end précédent : une soirée en pantalon de jogging, chaussettes d’hiver et sweat à capuche à cause d’un bon état grippal, puis une bonne fatigue pendant quelques jours ….

Et pendant ces deux jours, le maillot jaune a bien été honoré.

Merci à vous trois pour cette compagnie toujours aussi agréable !

Costaud par la difficulté de certains terraine et le dénivelé cumulé et les bons raidards qu’il a fallu aborder avec nos vélos alourdis par les bagages même si nous avions essayé de prendre le minimum pour une seule nuit. Quelques poussés donc …

Je milite contre la segmentation des pratiques cyclistes et défend l’idée de ce vélo tout-en-un qu’est véritablement le Gravel. J’en ai encore eu la preuve sur ce raid, par contre des pneus de 40 mm de section minimum sont nécessaires, comme le mono-plateau de 38 dents et la cassette avec une bonne galette de 46 dents derrière. Ces développements n’empêchent pas se bien appuyer sur les pédales sur les portions très roulantes ou le bitume et de rouler vite.
Et en descente, même dans la caillasse, je suis toujours bluffé par mon Gravel …

Ce vélo tout-en-un n’est pas une véritable nouveauté, je l’ai déjà écrit : c'est une amélioration technologique des randonneuses ou des cycles-muletiers utilisés il y a des dizaines d'années pour découvrir la France, ces chemins, etc. C'est un vélo ! Il passe vraiment partout ! Pour revenir à la différence entre VTT et Gravel, sur les parties roulantes, le Gravel permettra de rouler plus vite et donc d'aller plus loin sur la journée.
L’évolution technologique est réussie !

Ce qui est peut-être nouveau, c’est l’engouement qu’il peut créer à la pratique cycliste : il permet à de nouveaux pratiquants de découvrir ce sport et surtout d’en éprouver un grand sentiment de liberté. La crise sanitaire et ses confinements aura aussi permis de développer l’activité cycliste, quel que soit la monture, y compris avec assistance électrique. Et on ne peut que s’en réjouir !

Une bonne prospection pour un raid que proposera certainement Ô Gravel. Dimanche, nous n’avons pas tout à fait suivi la trace prévue mais malgré tout, même avec cette distance et un tel dénivelé, et sans bagages, c’est envisageable sur la journée … Et sur ce type parcours avec un tel dénivelé cumulé en Gravel sur la journée, tu sais que tu vas y passer du temps (prévoir un éclairage) et quand tu en prends autant dans les yeux et dans les jambes, tu profites et ne regrettes pas ...
Pour revenir sur le sujet du temps qui prend une toute autre dimension sur des longues ou très longues, quand je pars sur de telles journées, j’enlève tous les affichages sur l’écran de mon GPS pour ne garder que l’essentiel : la carte … Et je ne vais pas moins vite.

La trace : https://www.visugpx.com/vdRswJUryT

 

 Quelques photos prises par Édouard :

 

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Les compte-rendu de mes longues ou « gros » trucs sont évolutifs : je fais d’abord des recherches d’ordre touristique, historique, etc. Ensuite, je commence à écrire (je n’ai nulle prétention à me définir écrivain, j’écris pour le simple plaisir de partager), c’est une mise en appétit …
Une fois la sortie réalisée, je complète plus précisément et j’essaie de transcrire les émotions éprouvées … Souvent, je me dis « Ah oui, ça valait le coup de passer là, trace réussie ! » ou parfois « Bon, là, ça ne passe pas, le point de vue était quand même superbe ! ».
Lors d’une sortie en Ariège dans le Plantaurel par exemple il y a quelques temps, j’avais dû faire un long poussé puis un long porté ; pour ne pas faire demi-tour j’avais persisté sur quelques dizaines de mètres à travers un bosquet car j’avais repéré sur la carte une piste au-dessus de moi. Arrivé en haut, je suis arrivé sur un petit chemin rural qui bordait une petite combe magnifique, en dehors du temps et du monde … Ce n’est pas toujours ainsi …

 

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Il y a toujours le temps de la digestion du « truc », pendant quelques jours, tu es dans un état particulier, pas désagréable. Je crois que c’est aussi un peu ça que je cherche dans mes longues, le plaisir avant, pendant et après … Je parle bien de vélo … Et l’envie d’en faire une autre …

 

 

 

 

 

 

Raid of the Bastides Tarnaises in bikepacking

I had this trace in my drawers for some time now, I wanted to experience it over 2 days in bikepacking with Dominique, Édouard who came to stretch his legs with us after Occitamille and Sébastien. On the program: some beautiful bastides of 82 and 81 north-east of Toulouse, Grésigne, Sivens, the dunes of Maraval near Cordes-sur-Ciel, the Tarn, etc. And a lot of cumulative elevation gain.

I cut the track in 2 stages with the aim of making a nice piece on Sunday. Unpretentious, I knew it would be a big "trick", moreover I was more afraid to attempt this full raid on a single day than the long crossing of the Montagne Noire recently, however longer, but the profile of this track was much more rugged and the cumulative difference in height even more substantial … And doing it over two days with the luggage was a great challenge to take up … I knew that we were going to take it all in the eyes and in the legs, be it by the beauty of the landscapes offered by the very great variety of the borrowed grounds ...

So we left on Saturday around 1:30 pm for about 75 kilometers, straight (or almost) towards Bruniquel and Montricoux.

A little appetizer with the Mortar Wall from the start, a way to get in the mood. We then joined Paulhac and then crossed the pretty Forest of Buzet. The course alternated rural or agricultural tracks, paths, a little bit of tar. We crossed the Testou to get the Grp and the Gr46 which brought us to Puycelsi, the first country house in the raid program, on its rocky outcrop. These fortified bastides in the Middle Ages were subjected to the crusades against the Albigenses led by Simon de Montfort. Much later, and it is no more glorious, a forestry hamlet will be built in Puycelsi. These structures were built in France to accommodate and provide work for the harkis who fled Algeria ...

Small catering break in Puycelsi, you have to watch your diet : a “white lady” for Dominique and Édouard, a chocolate whipped waffle for Sébastien and me ...

There, we walked along the Grésigne to the Chapel of Notre-Dame-des-Bois, a very pretty site. We went to Puygaillard-de-Quercy to pass over Bruniquel without stopping there, we were late on the arrival time in Puycelsi for the campsite and the restaurant. We found a magnificent viewpoint over Bruniquel.

Bruniquel is a beautiful village steeped in history, like all the bastides in the area, also famous because it was the location of the magnificent film "Le Vieux Fusil" by Robert Enrico with Romy Schneider and Philippe Noiret, breathtaking in its role. There is also the legendary castle of Queen Brunehaut, Visighote princess who became Queen of the Franks, married to Silgebert I and mother of Childebert. After the death of her first husband, she will marry Mérovée.

At that time, life was already very hard for women and their power or their title often undermined: "Get away from us, woman ... Now it is your son who reigns ... Get away, so that the hooves of our horses do not crush you in their path. " She will be put to death by Clotaire for three days and then tied by the hair, one arm and one leg to the tail of an untamed horse. His broken body was then burned. Her remains will be brought and buried at the Saint-Martin d'Autun abbey that she founded. It was as much an execution as a test of the royal nature of Brunehaut: the latter, being queen, had command in the name of God over nature and animals; that the horse disregarded it had to prove to everyone that God had withdrawn his support for the queen, and that the kingdom was indeed returning to Clotaire. This violent death assured, however, his posterity as the historian Bruno Dumézil wrote: "The long massacre of Brunehaut, instead of abolishing his memory, preserved his memory and gave way to the constitution of a legend" (source Wikipedia)

We set up camp at the very pretty Faucon d´Or campsite in Montricoux, where we were warmly welcomed despite our delay. Meal taken in a very pleasant family restaurant, Les Frangipanes, in the center of the village: plate of melon and ham or Piedmontese salad followed by a good flank steak with fries and a Belle-Hélène pear…

During the meal, we heard the storm growl in the distance, it seemed to pass when the wind picked up, first drops and quick departure to the campsite to advise ... We dismantled the tents to install us on the covered terrace of the snack bar. The manager of the campsite had been waiting for us to see how we could organize ourselves for the rain that was going to fall, thank you !

Dry night but little sleep, the rain has fallen ... Wake up on Sunday for a good bite: about 140 km with a big positive elevation.

So start not too late along the Aveyron and quickly set up a situation with a good climb to go to Puech de la Lego. Do not ask me why I wanted to go there, it is perhaps due to reminiscences of my children's toys), perhaps to enjoy the viewpoint over the valley of Aveyron and Penne which also deserves visit. Not disappointed with the detour: a superb track and a superb viewpoint over the city of Penne and its castle. The overnight rain made some sections slippery and sticky ...

There, we left the Gr46 to gain height via a beautiful track through the woods which led us to the superb village of Saint-Antonin-Noble-Val. It is said that the first evangelizer of the Ruthenians was Saint Antoninus who would have been the son of the Count of Pamiers. He quickly succeeded in his task, and despite the pleas of the inhabitants of Noble-Val, he then wanted to take the Gospel to Pamiers, his homeland. Alas! in this ungrateful city, the saint learned the hard way that "no one is a prophet in his country". His fierce compatriots beheaded him and threw his remains in Ariège. Angels hastened to collect the venerable relics and two great white eagles guided the boat where they were placed. The miraculous boat glided gently on the waves of the Ariège, then went up the course of the Tarn and the Aveyron. It finally stopped at the confluence of the Bonnette and the Aveyron (this confluence was then called Condate, a Celtic word which precisely means “confluence”). At that time, a rich and powerful count reigned over the “Noble-Val”, the valley of the Aveyron. His name was Festus. He recognized the hand of God in this marvelous journey and had the martyr's relics placed in a luxurious shrine where an abbey was later erected. A monastic community developed very early, it seems, around the relics of Saint Antoninus. In reference to the legend of Saint Antoninus, and also to the presence of peregrine falcons in the cliffs which dominate the gorges of the Aveyron, the inhabitants of Saint-Antonin-Noble-Val were often referred to by their neighbors as "Picats de l 'ègla', stings of the eagle. "Stung" should be understood in the sense of "crazy", "infatuated", or "proud" of their eagles. (source Wikipedia).

In Saint-Antonin, go to the Fournil des Tilleuls and take a portion of Jacquou, it's ideal for recharging your energy batteries ...

We followed the Aveyron to Féneyrols then Milhars where we followed the Grp to cross the magnificent site of the Dunes de Maraval before going up to Cordes-sur-Ciel, a Mecca of Catharism and a stopover on the way to Saint-Jacques , large Midi-Pyrénées site and favorite village of the French in 2014, thank you Stéphane Bern ! "In Cordes, everything is beautiful, even regret" wrote Albert Camus on a visit.

Despite our late arrival in Cordes, we were able to eat at the L’Épicentre dining café where we enjoyed a board of cold cuts, cheese, succulent raw vegetables and a salad. From there, we followed the Gr36 then the Gr46 to pass the site of the Château du Cayla to get closer to the vineyards of Gaillacois and Castelnau-de-Montmiral where a supply awaited us, prepared the family of Édouard who brought us very warmly received. We then joined the Sivens Forest to cross the Testou again, it was getting late, so we took the asphalt option to reach L'Isle-sur-Tarn and end the ride with the Tarn Valley cycle route between Albi and Saint-Sulpice-la-Pointe.

Arrived at our starting point just before it got too dark but under a good rain which accompanied us on the last kilometers ... Magnificent bikepacking over 2 days through the Tarn-et-Garonne and the Tarn with the common thread of the bastides. Magnificent by the terrain crossed with a great variety: tracks, paths, gravel, very steep descents, gravel, red earth towards Bruniquel or on the side of the dunes of Maraval, grassy tracks, undergrowth, open tracks, etc. Magnificent wild sites crossed, game encountered: a wild boar (we expected to see a sow appear, that would have been another story), martens, deer, raptors, etc.

A sturdy "thing" made with (it fell well) 3 sturdy who often set the pace ... We did not play the stopwatch and even if I knew that I would not have legs of fire because of the fatigue accumulated at work These days, I did not pretend to outrun them, these three gentlemen are great fellows on the bike ... And during these two days, the yellow jersey was well honored. Thank you to you three for this always pleasant company !

Strong for the difficulty of some terrain and the cumulative height difference and good steepness that we had to tackle with our bikes weighed down by luggage even though we had tried to take the minimum for one night. So some pushes ...

I campaign against the segmentation of cycling practices and defend the idea of ​​this all-in-one bike that truly is Gravel. I had proof of that again on this raid, however tires with a minimum section of 40 mm are required, such as the 38 tooth single chainring and the cassette with a good 46 tooth disc behind. These developments do not prevent you from stepping on the pedals on very rolling sections or asphalt and from driving fast. And downhill, even in the gravel, I am always amazed by my Gravel ...

This all-in-one bike is not a real novelty, I have already written it: it is a technological improvement of the hikers or cycle-muleteers used decades ago to discover France, these paths, etc. It's a bike ! It really goes everywhere! To come back to the difference between mountain biking and Gravel, on rolling parts, Gravel will allow you to ride faster and therefore go further during the day. Technological evolution is successful ! What is perhaps new is the enthusiasm it can create for cycling: it allows new riders to discover this sport and above all to experience a great sense of freedom. The health crisis and its confinements will also have made it possible to develop cycling activity, regardless of the mount, including with electric assistance. And we can only rejoice !

A good prospecting for a raid that Ô Gravel will certainly offer.

Sunday, we did not quite follow the planned track but despite everything, even with this distance and such a difference in height, and without luggage, it is possible during the day ... And on this type of route with such a difference in height accumulated in Gravel during the day, you know that you will spend time there (provide lighting) and when you take so much in the eyes and in the legs, you enjoy and do not regret ...

To come back to the subject of time which takes on a whole new dimension over long or very long periods, when I go on such days, I remove all the displays on the screen of my GPS to keep only the essential: the card … And I'm not slowing down.

The accounts of my long or "big" things are progressive: I first do tourist, historical, etc. research. Then I start to write (I have no claim to define myself as a writer, I write for the simple pleasure of sharing), it is an appetite ... Once the outing is done, I complete more precisely and I try to transcribe the feelings I felt ... Often, I say to myself "Oh yes, it was worth it to go there, successful trace! "Or sometimes" Good, there, it does not pass, the point of view was nevertheless superb! ".

During an outing in Ariège in the Plantaurel, for example, some time ago, I had to do a long push and then a long carry; so as not to turn around I had persisted for a few dozen meters through a thicket because I had spotted a track above me on the map. Arrived at the top, I arrived on a small rural road which bordered a small splendid valley, out of time and the world ... It is not always thus ...

There is always time for the digestion of the "thing", for a few days, you are in a particular state, not unpleasant. I think that's also what I'm looking for in my long, pleasure before, during and after ... I'm talking about cycling ... And the desire to do another ...