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Les plus belles histoires du cyclisme : Le tour du monde en 80 courses

Records, performances, magouilles... vivez le cyclisme comme jamais.

Le tour du monde en 80 courses : Les plus belles histoires du cyclisme est un florilège original et fascinant des plus incroyables événements qui ont animé l'histoire de ce sport à travers les siècles. Giles Belbin y traite le cyclisme sous toutes formes, du premier Paris-Nice aux Six Jours de New York, en passant par le Tour de France et des records improbables. Il en magnifie les héros, en raconte les légendes, celles des champions mais aussi celles des sans grade.

Retrouvez ainsi en 80 histoires les grands noms d'Eddie Merckx, de Poulidor et de Bernard Hinault, des anecdotes savoureuses et incongrues (Merckx frappé par un fan en pleine course, Kenny van Hummel nommé " pire grimpeur " du Tour 2009 en arrivant 2h30 après tout le monde...), des courses folles (le plus long Tour de l'histoire de 5 745 km et 17 étapes), et bien d'autres encore...

Chaque histoire est en outre superbement illustrée par l'artiste Daniel Seex et ses dessins colorés, vivants et originaux qui témoignent de sa vision souvent amusée et décalée du sport.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dino Buzzati sur le Giro 1949 : Le duel Coppi-Bartali

Envoyé sur le Tour d'Italie en 1949, l'écrivain relate ici la course cycliste dans une Italie d'après-guerre encore marquée par le fascisme. Il évoque notamment le duel entre les deux sportifs Gino Bartali et Fausto Coppi.
DIno Buzzati n’y connaissait rien au vélo. Et c’est pourtant lui qu’envoie le Corriere della Sera pour couvrir le Tour d’Italie 1949 et suivre le duel attendu par tout un pays entre le “ vieux lion ” Gino Bartali et Fausto Coppi, un duel épique entré dans la légende du sport.
L’auteur du Désert des Tartares, du K, véritable reporter dictant ses papiers à la fin des étapes, convoque Hector et Achille, imagine un dialogue entre deux chèvres regardant passer le peloton ou, tel un béotien, s’intéresse aux pédales – “ Quand l’une est en haut, l’autre est en bas et chacune veut imiter l’autre ”– et à Serse Coppi, le frère méconnu, Buzzati décrit l’Italie d’après-guerre, une botte encore rougie par les braises du fascisme, et les Italiens du bord des routes qui n’ont d’yeux que pour les deux champions : Gino le Toscan, le pieux, le conservateur réfugié́ au Vatican pendant la guerre, qui puise dans sa foi l’énergie pour gravir les montagnes ; et son inverse, le Campionissimo, piémontais, moderne, cartésien, progressiste, pas religieux pour un sou. Bartali est petit, Coppi est élancé. Ce sont les deux visages de l’Italie, comme l’écrira Malaparte.
L’écrivain, déjà reconnu, ne singe pas les journalistes sportifs, il chronique ce Giro à sa manière unique, avec des angles inhabituels, nous livre le récit d’une épopée plus grande que le sport, nous conte une péninsule qui oublie son quotidien avec ce merveilleux prétexte qu’est son tour à vélo.
Un texte qu’on ne peut lire sans émotion ni passion, et qui a toute sa place dans l’œuvre de Dino Buzzati.
Dino Buzzati, est bien sûr l’auteur de l’un des grands classiques du XXe siècle, Le Désert des Tartares, d’un recueil fameux de nouvelles, Le K, ou encore d’un succès de littérature jeunesse, La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours. Il était également peintre, et surtout journaliste au Corriere della Serra, un métier qui l’a influencé dans sa quête, à partir du quotidien, de l’insolite, voire du fantastique.