20 avril 2021

Idée reçue : « Time is money ! »

Le temps c’est de l’argent … Nos sociétés occidentales vivent à des rythmes effrénés, notre vie est pressée, à très haut débit, et nous imposons ça à nos enfants …

 

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Depuis que je fais régulièrement des longues ou très longues en vélo, sur les routes, chemins ou en tout-terrain, cet impératif du temps qui s’égrène, du « Il faut que je rentre à telle heure ! » (tu n'es encore parti que tu dois déjà être rentré, course contre le temps ...) n’a pas de prise.
Bien sûr, il m’arrive de faire une plus courte car il y a des choses à faire et le temps libre n’est pas extensible (on a d’ailleurs parfois l’impression qu’il passe plus vite …).
C'est d'ailleurs aussi pourquoi je roule parfois de nuit, façon de rallonger le temps ...

Je pars et je roule, je prends mon appareil photo, je profite. Je flâne même, même si dans ma pratique sportive, je me tiens à une certaine moyenne, la performance est là mais elle ne prend pas le dessus sur la qualité du moment vécu. De temps en temps, on a envie d’affoler le chrono (pour ma part de le titiller un peu), mais quelle tranquillité dans mon esprit quand je roule sans me poser de question quant au temps qui passe.
Tous ceux qui pratiquent le bike-packing témoignent de cela : sur le vélo, le temps ne s’écoule pas de la même façon, on prend le temps, on a le temps ! Tout simplement car la moyenne horaire sur un vélo oblige à relativiser cette notion d’immédiateté, de besoin de faire-vite qui peut nous animer et nous presser dans notre vie professionnelle ou quotidienne.

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Et pourtant, on voit de nombreuses expériences dans le monde économique, dans le monde du travail, où on permet aux gens d’organiser leur temps, de se ménager du temps libre pour profiter, et le travail se fait aussi bien …

Prendre son temps, perdre du temps, le temps c’est de l’argent, en temps utile, le temps qui presse, tuer le temps, au plus clair de son temps, que d’expressions autour de cette notion qui en fait nous dépasse : le temps passe, il tourne, nous laisserons un jour la place, nous passerons notre tour et il continuera de tourner …

D’où l’importance de se ménager des moments où le temps n’a pas de prise ou en tout cas ne nous presse pas … Une façon d'arrêter le temps ...

 

Alaric19 (14)

 

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05 mars 2021

Nul besoin de casque !

Celle-là, je la (re)publie régulièrement, je ne comprends toujours pas pourquoi autant de cyclistes (quels qu'ils soient, on peut y ajouter les pratiquants de planches ou patins à roulettes et les trotinettes) ne portent pas de casque ...

Idée reçue : « Je sais faire du vélo, j’ai pas besoin du casque ! » (« Et mes enfants non plus, même s’ils ne savent pas en faire ! » mais maintenent c'est obligatoire pour les moins de 12 ans)

Quelques statistiques …
Les traumatismes crâniens sont les maux les plus courants dans les accidents de vélo.
85% des cyclistes tués en 2003 ne portaient pas de casques ; 66% des décès ont été causés par un traumatisme crânien.
Le port d’un casque peut réduire le risque d’une blessure à la tête de 85%.
Le port d’un casque peut réduire le risque d’un traumatisme crânien de 88%.
75% des accidents mortels de vélo auraient pu être évités avec le port de casques de vélo.

Pour ma part, même en ville, même si la principale source d’accident est la voiture (en victime ou en tort) et pas la chute proprement dite, le choc crânien est toujours possible.
Dans un véhicule à 4 roues, les protections sont multiples : carrosserie, ceinture, airbag, … Sur le vélo, rien, et ton crâne sera toujours moins dur que le sol, le poteau ou la bagnole en face.

La chute en vélo, l’accident, peut survenir à n’importe quel moment, même à très faible allure.

Pour moi, le casque ne doit pas être obligatoire, il est tout simplement vital. Et malheureusement pour ceux qui n’en portent jamais, il sera toujours trop tard pour le comprendre.
Et quand j’entends ou que je lis certaines associations d’usagers militer contre le port du casque ou contre son obligation, je ne comprends pas ! Ce n’est pas parce que le vélo est employé comme moyen de transport en ville ou de façon « pépère » que le risque de choc crânien n’existe pas ! Pour moi, c’est suicidaire.

Vous me direz « bon, à ce compte-là, on met aussi les genouillères, les coudières et le reste ! ». Une fracture du bras n’est pas mortelle …

Je ne dis pas là que faire du vélo est dangereux, j’en fais sur chemins et routes, et j’en fais avec mes élèves. J’ai pris quelques belles gamelles, je n’ai jamais eu d’accident de la route, et j’ai été 2 ou 3 fois bien content d’avoir un casque sur la tête. En VTT, le casque protège aussi des branches, une branche peut faire un joli trou dans le casque, donc dans la tête …

La pratique cycliste n’est pas une pratique risquée, c’est le comportement du cycliste et des autres usagers de la route qui créent le risque ou le danger. Et plus y aura de vélos sur les routes (j’évite pour ma part les nationales et les grosses départementales, il y a assez de petites routes pour se faire plaisir) et surtout en ville, moins il y aura d’accidents avec les vélos (s’ils ne sont pas en tort) car les autres usagers s’éduqueront naturellement à partager la route.

 

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06 février 2021

« Plus de 50 bornes, je ne vais pas y arriver ! »

 

 

Idée reçue : « Plus de 50 bornes, je ne vais pas y arriver ! »

Plus de 50 bornes de quoi ? De VTT ou plus de 80 bornes en route …


Il y a des caps à passer sur le vélo, celui des 50 bornes pour le VTT en est un, puis 70 puis 100, ou celui des 80 en route, puis 100, 150 et 200 …
Je ne pense pas que ce premier cap soit difficile à passer, il faut juste changer d’objectif sportif : ne pas viser la performance chronométrée (je parle pour moi, nombreux vététistes et routiers envoient du lourd sur de longues distances) mais viser l’endurance. Sur de la longue distance, en tout cas en VTT, je roule sur des rapports inférieurs et je n’hésite pas à poser le pied et pousser un peu sur les montées trop abruptes ou trop longues …
Et ça passe ! N’hésitez pas !
Il faut aussi trouver la bonne motivation …

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La seule certitude, c’est que la sortie prend plus de temps : mes plus longues sorties ont dépassé les 15 heures sur la selle … Je suis encore loin des pratiquants de l'ulta longue distance ...

 

 

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22 janvier 2021

Idée reçue : « La route, c’est dangereux ! »

Hier une conductrice a fauché 3 cyclistes et tué l’un deux dans sa fuite, avant d’être arrêtée par les gendarmes. C’est affreux. On ne sait comment elle a pu renverser un premier cycliste puis prendre la fuite et frapper à nouveau.
Depuis hier, ça twitte, ça commente sur les réseaux sociaux, je l’ai fait aussi.

Ce matin, je suis allé au travail en vélo par mes routes de campagne, comme je le fais régulièrement, je m’y tiens. Pas de musique dans la tête, une pensée continue pour ces 3 cyclistes. Je connais très bien le croisement que l’on voit en photo dans les médias, j’y passe régulièrement, justement pour éviter la D20 que je juge trop passante. J’aurais pu y être …
La route n’est pas dangereuse, c’est notre comportement qui crée le danger et peut mettre en danger les autres : 4 roues qui tentent de doubler alors que ça ne passe pas ou qu’il n’y a pas de visibilité, des cyclistes qui roulent à plusieurs de front, des coureurs à pied sur des nationales sans bas-côté ou courant dans l’obscurité sans lumière ou sans élément réfléchissant, etc.
Le vélo a sa place sur les routes comme les autres véhicules, même si pour ma part je préfère en éviter certaines trop fréquentées, sur lesquelles les engins motorisés vont beaucoup trop vite …
On pourrait parler aussi des motos, des quads, des vététistes qui oublient trop souvent qu’ils en sont pas seuls dans cette superbe descente où on en a bavé pour monter et qu’il ne faudrait quand même pas qu’un P - - - - N de piéton nous gâche le plaisir … Ou des cyclistes qui foncent sur les voies partagées sans se soucier des piétons, faudrait quand même faire baisser la moyenne, et des piétons qui marchent à 4 de front sur ce même itinéraire partagé, ils vont pas nous emmerder les 2 roues … Partagé, partager, c’est pourtant pas compliqué …

D’ailleurs, cela serait pour moi tout à fait concevable que certaines routes (certaines le sont déjà) soient réservées aux engins motorisés immatriculés, d’autant plus si des routes parallèles plus sécures existent … Et pourquoi pas réduire alors encore la vitesse sur ces voies de délestage pour les deux roues, à 70.

Je roule donc sur le bitume avec plaisir, même si ce plaisir devient encore plus particulier quand je suis sur des pistes, des chemins, des sentiers ou au milieu d’un champ que je dois traverser à pied … Pas besoin d’aller loin …

Je pense être prudent et je communique avec les autres usagers, je fais signe quand ça passe, je me serre un peu, je prends plus de place quand ça ne passe pas et j’avertis. Comme par exemple dans ce virage à droite de la D45 au lieu-dit « Le Moulin » sous Gargas : c’est le point « chaud » de mon trajet aller, le seul virage où il n’y a vraiment pas la visibilité et où encore ce matin un(e) abruti(e) en voiture a décidé de me doubler sans visibilité. Et ce qui est dingue, c’est que même des cyclistes quand ils prennent leur bagnole, peuvent avoir ces comportements …

Je roule entre 50 cm et 1 m du bord, c’est ma bande de vie, bande de sécurité, je peux m’y réfugier en cas de souci, sans terminer dans le fossé … Et plus je me serre, plus on peut me serrer, j’ai donc vraiment besoin de cette bande de bitume à droite.

Le reste de la D45, en automne et hiver en tout cas, offre une bonne visibilité, c’est autre chose au printemps ou en été quand les herbes sont hautes, j’utilise alors mes autres trajets possibles, notamment par des chemins non bitumés tranquilles (j’y crois des sangliers et de chevreuils) ou de toutes petites routes, il y de quoi pour aller bosser passer de véritables chemins buissonniers, mais c’est plus long, et ça colle quand il a plu, je réserve donc ça aux beaux jours …

Le soir je rentre par les crêtes par Gratentour, Pechbonnieu, Saint-Loup-Cammas, Saint-Geniès, Lapeyrouse-Fossat, Castelmaurou et Le Cammas avant de redescendre sur le Girou pour un bout de D20 que je n’aime pas (quelques centaines de mètres mais avec un virage à droite étroit et sans visibilité, le long d’une haie), 7 bornes de plus qu’à l’aller mais sécurisant car très urbanisé (il y même des pseudos-cyclables) et donc à vitesse limitée (pas mal de 50). Et il m’arrive, avec les ralentissements et les quelques feux, de suivre la même voiture sur plusieurs kilomètres. Arrêtons de dire qu’on roule vite parce qu’on est pressé. Il suffit de calculer le gain de temps sur autoroute sur une longue distance entre une conduite en respect de la limitation de vitesse et bien au-dessus (150) pour se rendre compte qu’on ne gagne pas grand-chose. Arrêtons aussi de dire « Je vais vite, je peux, moi je maîtrise. »

Le cycliste doit être prudent, il doit être aussi respecté et protégé : sa seule protection est son casque (dire qu’encore beaucoup ne le portent pas, c’est un autre débat …)

Hier, 3 cyclistes ont été fauchés, un y a perdu la vie, au mauvais endroit au mauvais moment à cause d’un comportement fou.
Malheureusement, trop de conducteurs(trices) ont des comportements dangereux sur la route avec les deux roues. On oublie aussi qu’un vélo malgré tout peut aller vite, prend de la place (et le 1,50 m pour doubler, c’est pas pour rien) et donc surestimer ses capacités ou son temps de dépassement (quand on me double et qu’un véhicule arrive en face, je décélère automatiquement, sauf s’il y a encore un véhicule derrière).

Le vélo a sa place sur la route, il faut occuper cet espace, développer cette culture comme d’autres pays l’ont très bien fait, éduquer, signaler (multiplions les panneaux indiquant le partage des routes, cela se fait dans les coins que l’on sait fréquentés par les clubs cyclotouristes, sur les routes souvent utilisées, certains départements sont actifs pour cela) …

Partager …

 

 

 

 

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18 janvier 2021

Idée reçue : « Moins tu vas vite, plus tu as l’impression que ça file ! »

On a l’impression d’aller plus vite en vélo, pourtant ce n’est vraiment pas le cas. Je passe à 50 km/h au même endroit en voiture, à quelques (…) km/h de moins en vélo et pourtant j’ai l’impression de me traîner en voiture alors que ça file sur le vélo : c’est la prise directe à l’air qui donne cette sensation de vitesse, la voiture a un effet anesthésiant, sauf si tu dépasses largement les limites autorisées, je n’ai pas une voiture pour ça … Et je te dis pas quand tu files sur une descente à plus de 60 km/h … C’est un peu comme l’histoire du ressenti pour les températures …

 

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01 octobre 2020

Idée reçue sur ceux ou celles (l’abrutitude n’est pas que masculine) que j’appelle les abrutis de la route.

J’ai plusieurs fois écrit – et je continuerai - sur ces abrutis motorisés au carburant au volant de 4 roues divers et variés ou au guidon de 2 roues de plus ou moins grosse cylindrée qui te mettent en danger en te doublant en te frôlant, en forçant le passage, en te doublant sans aucune visibilité ou en te refusant la priorité, estimant qu’un cycliste ne mérite pas de considération et n’a rien à faire sur une route goudronnée …
Je pensais que ces abrutis ne l’étaient qu’avec moi (le cycliste). Idée reçue ! Erreur ! En fait, ce sont de vrais et permanents abrutis avec tous les autres usagers de la route. Deux spécimens ce soir sur la D20 que je n’emprunte que rarement et à des horaires très creux (il était 19h30) : les deux m’ont doublé vite (une voiture va toujours plus vite qu’un vélo mais celles-là roulaient à plus de 80, vitesse limite) et ont doublé de très près les voitures devant moi en accélérant encore et alors que des véhicules arrivaient en face.

Abruti un jour, abruti toujours ?

 

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30 septembre 2020

Idée reçue : « Le vélo, c’est pas un sport collectif ! ».

Dimanche, j’ai regardé l’épreuve élite homme des championnats du monde de cyclisme à Imola.
Effectivement, le titre est donné à une seule personne, pas à une équipe mais c’est une véritable tactique d’équipe qui a permis à Julian Alaphilippe de gagner.

Plusieurs équipes ont imprimé leur rythme à la course, les Français n’étaient jamais loin dans le peloton.
Une première vague bleue animée notamment par Quentin Pachet, Nans Peters puis Kenny Elissonde, a forcé le rythme à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée, le peloton a commencé à s’étirer et se disloquer … Les Belges, les Italiens et les Slovènes ont à leur tour voulu imprimer leur rythme à la course. Le premier favori de la course, vainqueur du dernier Tour de France, Tadej Pogacar, a alors placé une attaque mais a été repris par les derniers coureurs encore présents devant. Vincenzo Nibali a aussi attaqué, suivi par Wout Van Aert. Guillaume Martin et Rudy Molard ont alors fait l'effort pour ramener Julian Alaphilippe aux avants-postes. Être dans la roue d’un partenaire, dans l’aspiration, te permet un bonne économie d’énergie même s’il faut assurer au pédalage …
Et c’est à 12 kilomètres de l’arrivée que Julian Alaphilippe a porté son attaque et a réussi à distancer tous ses adversaires et devenir le 9ème Français à décrocher le maillot arc-en-ciel, 23 ans après Laurent Brochard.

Bravo Julian et bravo Julien Bernard, Kenny Elissonde, Valentin Madouas, Rudy Molard, Guillaume Martin, Quentin Pacher et Nans Peters ! Une victoire d’équipe et une sacrée performance personnelle !

« C'est dur de dire quelque chose. Je veux remercier tous mes camarades qui ont cru en moi. L'équipe de France était très forte aujourd'hui, tout le monde a fait un super boulot. J'avais beaucoup d'ambition et tout le monde a eu confiance en mon plan. Ce titre, je suis parfois passé très près et jamais je n'avais pu décrocher le podium. C'est le rêve de ma carrière. »

 

 

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25 août 2020

Idées (encore)reçues sur le vélo de garnotte, curriculum vitae, digression

Je dis vélo de garnotte car j’ai l’idée reçue que nous employons trop d’anglicismes, j’emprunte donc le terme employé par nos cousins d’outre-atlantique, la garnotte étant de la pierre concassée utilisée pour le revêtement de certaines routes, le gravier quoi, le gravel.

Quelques idées reçues entendues encore récemment sur ce vélo :
« C’est quoi ce vélo de route avec des gros boudins ? »
« C’est un cyclo-cross ! » 
« Tu dois t’emmerder sur la route ! »
« Tu dois t’emmerder sur les chemins ou en tout-terrain ! »
« Ça doit secouer ! »
« Mais qu’est-ce que tu fous là avec ce vélo ? »
« Une tige télescopique, ça sert à rien sur un Gravel ! »
« Ça marchera pas ce truc ! »

Bien sûr, j’ai envie de donner mon avis sur ces idées reçues …

Tout d’abord, ma petite pratique de ce vélo depuis bientôt 2 ans me fait affirmer que ça marche ! Ce vélo est vraiment le tout-en-un : vélo pour aller travailler, vélo pour flâner, vélo pour appuyer sur la route et accrocher de purs routiers, vélo pour partir sur ce chemin en terre en droite juste pour voir où il va, vélo pour grimper, vélo pour descendre, vélo pour voyager (avec sacoches, même quand ça secoue, j’insiste, allez fouiner dans mon blog, vous comprendrez), etc.
Ce vélo passe vraiment partout ! Pour ma part, je suis passé dans des coins vraiment orientés VTT : la caillasse des Corbières lors de mon RBCC, les drailles de l’Aubrac, le goudron du Mont Ventoux, pour ne citer que mes dernières aventures à son guidon …

J’ai d’abord connu le vélo gamin au guidon d’un superbe vélo Gitane bleu dans les années 70 (Ocana, Merckx, Poulidor, Thévenet, Zoetemelk, Van Impe, les débuts d’Hinault, sacrée période …) avec lequel je roulais dans mon quartier (et un peu plus loin, mais il ne fallait pas se faire attraper par les parents) avec mon copain Philippe (Ah, la Rue du Canigou portait bien son nom !). On s’amusait à accrocher un bout de carton au hauban avec une pince à linge pour faire pétarader nos machines. J’avais même fabriqué un carénage en carton aux couleurs de la Yamaha de Giacomo Agostini …

Je digresse souvent … Ensuite j’ai eu un bicross tout suspendu avec le passage de vitesse sur le tube supérieur façon levier de vitesse de voiture, une selle de moto, le poids d’une moto aussi.
J’ai fait beaucoup moins de vélo ensuite … Un Raleigh dans les années 80, jaune fluo – vert – rose, les couleurs de l’époque.
Je me suis mis au VTT sérieusement en 1995, avec Pierre-Yves comme mentor, au guidon d’un superbe Orbéa Mustang chromo chromé que j’ai équipé d’une Marzocchi XCR, équipé en Shimano STX RC … J’ai vite mordu au truc et ai acquis un très beau EMERY Tertio et suis passé enfin très vite au titane : d’abord un Muddy Fox customisé (Hope, Fourche SUNN Obsys 50, roues Industry Nine, freins et pédalier XTR, manettes et dérailleur arrière Billet Precision Proshift) et en 2008 mon VTT actuel, un Titus Racer-X tout-suspendu que j’ai monté moi-même (Sid World Cup, SRAM Eagle XO, roues Hope-ZTR Olympic-DT Swiss, freins Hope, New Ultimate, tige de selle télescopique, monoplateau Truvativ Stylo carbone…)

Pourquoi et comment suis-je passé au vélo de garnotte ? D’abord parce que je me suis mis à la route en rachetant à un ami un collector LOOK KG381 pour faire du foncier l’hiver car je n’aime pas la gadoue …
Je me suis régalé avec ce vélo sur les petites routes du coin (je recherche toujours les petites routes au mauvais revêtement, avec des brins d’herbe au milieu, tu roules tranquille) et me suis amusé parfois avec à rouler sur du gravier … Les randonneuses des congés payés, les cyclomuletiers le faisaient, bien chargés en plus, rien de nouveau …
Je n’ai donc pas été insensible à l’arrivée de ce « nouveau » vélo, le Gravel. Nouveau entre guillemets car il ne fait « que » reprendre des principes existants déjà depuis bien longtemps mais améliorés.

L’intérêt de ce vélo sur le papier était d’enfin arrêter cette hyperspécialisation qui commençait tout de même à s’atténuer avec l’avènement (ou retour historique) des grandes roues : pour rouler tu dois avoir un enduro, un cross-country, un vélo de descente, un vélo de route, un aéro, et éventuellement un vélo de dirt ou un citadin, pourquoi pas un BMX ou un vélo trial …

Le vélo de garnotte ne fait pas tout ça mais je n’en ai pour ma part pas vraiment vu les limites : je suis passé avec lui dans des trucs pas possibles, du VTT très engagé, de la grosse caillasse. Bien sûr pas aussi vite, je réfléchis plus où poser la roue, je roule souple … J’ai gardé mon VTT (ne serait-ce que parce j’apprécie cette machine que je n’ai jamais réussi à prendre à défaut) mais je l’utilise vraiment moins souvent, je le garde pour des sorties spécifiques très caillouteuses (la Montagne d’Alaric, certains coins des Pyrénées, certains circuits à Bruniquel…). Mon vélo de garnotte m’a amené sur tous les terrains, il excelle et envoie sur les pistes en terre ou gravier, ne craint pas la caillasse (oui, tu te fais secouer, mais tu n’as pas mal ensuite) et il envoie bien sur la route.
Les vélos de garnotte maintenant ont fait l’objet de véritable réflexion de la part des bureaux d’études des marques, ils ont une géométrie spécifique, du matériel dédié, donc oui ça marche, non on ne s’emmerde pas dessus, oui ça passe partout, oui c’est un vélo tout-en-un qui t’amène à reconsidérer ta façon de pédaler.
Avec lui, je roule plus longtemps (j’ai fait bon nombre de sorties de plus de 8 heures, jusqu’à 15h et 18h30 sur route ou cyclable, sans avoir mal ensuite), plus long, plus loin, avec le même plaisir qu’en VTT ou lors de mes sorties route.
Vélo tout-en-un à bien équiper, notamment niveau développements …

Dernière réflexion au sujet de la selle télescopique : je viens d’en monter une dans cette idée de passer partout. Elle m’est très utile, à mon niveau, en VTT ; elle m’est déjà utile en garnotte puisque je passe aux mêmes endroits.

Et pour conclure, l’idée reçue « Le carbone, c’est pas confortable » : mon vélo est en carbone, les roues jouent bien sûr un très grand rôle (j’ai soigné aussi ce montage), si je n’ai pas mal sur et en descendant du vélo malgré les sorties que je peux faire, c’est que le confort est là … N'oubliez pas je roule avec un titane ... Mais je n'avais pas le budget pour un vélo de garnotte dans ce matériau, j'ai choisi de l'originalité (ça existe en France) avec cette marque du Nord de la France, dynamique, STIFF, et je ne regrette pas. Moins loin, vous trouverez des magasins très dynamiques et impliqués si vous voulez voir et toucher la marchandise, c'est autorisé.

Il ne vous en faut qu’un : c’est un Gravel ! Acier, alu, titane ou carbone, simple ou double-plateau, le choix se fera en fonction du budget et de la dominante qu’on veut donner à sa pratique …

 

 

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14 juin 2020

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Idée reçue : « Chemin privé »

 

Petit coup de gueule à l’attention de ces gens qui s’approprient de l’escape public sous prétexte de tranquillité en plaçant une barrière, une chaîne ou un panneau « chemin privé » sur des chemins communaux publics, voire même des sentiers balisés répertoriés.
La propriété privée est un droit à respecter mais ce genre de comportement pas si rare est agaçant !

Pour ma part, je connais quelques chemins très intéressants, privés et interdits à toute circulation. Dans ce cas, je ne passe plus ou j'ai demandé autorisation de passer de temps en temps ...

Il existe aussi des propriétaires qui accordent un droit de passage aux promeneurs, cavaliers ou vététistes (moins aux motos, c'est vrai) sur leurs terrains, merci à eux et veillons à bien respecter ces lieux.

 

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25 avril 2020

Tous des abrutis !

Idée reçue : « Les autres usagers de la route sont tous des abrutis ! »

C’est faux, tous les usagers de la route, automobilistes, cyclistes, motards, routiers, etc. (listés dans l’ordre alphabétique, il n’y pas d’ordre précis), femmes ou hommes (plus facilement les hommes, mais une nana qui se lâche ça déménage aussi) sont capables de se conduire comme des abrutis ! J’y inclus aussi les représentants de l’ordre ou d’institutions propriétaires de véhicules prioritaires qui en abusent souvent alors qu’ils n’ont aucune raison d’être pressés.

Sur la route, on (le quidam moyen, donc vous ou moi) a tendance à croire qu’on est seul, tout puissant, que la route est à soi. Sur la route, on a tendance à s’énerver facilement, à être moins tolérant. Est-ce le bruit du moteur, l’odeur de l’huile ou du carburant qui fait cet effet ?

La route est un lieu de partage, un lieu où nous pouvons donc montrer civisme et courtoisie.

Je pourrais dire la même chose des chemins que se disputent bien souvent cavaliers, chasseurs, conducteurs de 4x4, motards, riverains, vététistes, …

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courtoisie

 

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