25 août 2020

Idées (encore)reçues sur le vélo de garnotte, curriculum vitae, digression

Je dis vélo de garnotte car j’ai l’idée reçue que nous employons trop d’anglicismes, j’emprunte donc le terme employé par nos cousins d’outre-atlantique, la garnotte étant de la pierre concassée utilisée pour le revêtement de certaines routes, le gravier quoi, le gravel.

Quelques idées reçues entendues encore récemment sur ce vélo :
« C’est quoi ce vélo de route avec des gros boudins ? »
« C’est un cyclo-cross ! » 
« Tu dois t’emmerder sur la route ! »
« Tu dois t’emmerder sur les chemins ou en tout-terrain ! »
« Ça doit secouer ! »
« Mais qu’est-ce que tu fous là avec ce vélo ? »
« Une tige télescopique, ça sert à rien sur un Gravel ! »
« Ça marchera pas ce truc ! »

Bien sûr, j’ai envie de donner mon avis sur ces idées reçues …

Tout d’abord, ma petite pratique de ce vélo depuis bientôt 2 ans me fait affirmer que ça marche ! Ce vélo est vraiment le tout-en-un : vélo pour aller travailler, vélo pour flâner, vélo pour appuyer sur la route et accrocher de purs routiers, vélo pour partir sur ce chemin en terre en droite juste pour voir où il va, vélo pour grimper, vélo pour descendre, vélo pour voyager (avec sacoches, même quand ça secoue, j’insiste, allez fouiner dans mon blog, vous comprendrez), etc.
Ce vélo passe vraiment partout ! Pour ma part, je suis passé dans des coins vraiment orientés VTT : la caillasse des Corbières lors de mon RBCC, les drailles de l’Aubrac, le goudron du Mont Ventoux, pour ne citer que mes dernières aventures à son guidon …

J’ai d’abord connu le vélo gamin au guidon d’un superbe vélo Gitane bleu dans les années 70 (Ocana, Merckx, Poulidor, Thévenet, Zoetemelk, Van Impe, les débuts d’Hinault, sacrée période …) avec lequel je roulais dans mon quartier (et un peu plus loin, mais il ne fallait pas se faire attraper par les parents) avec mon copain Philippe (Ah, la Rue du Canigou portait bien son nom !). On s’amusait à accrocher un bout de carton au hauban avec une pince à linge pour faire pétarader nos machines. J’avais même fabriqué un carénage en carton aux couleurs de la Yamaha de Giacomo Agostini …

Je digresse souvent … Ensuite j’ai eu un bicross tout suspendu avec le passage de vitesse sur le tube supérieur façon levier de vitesse de voiture, une selle de moto, le poids d’une moto aussi.
J’ai fait beaucoup moins de vélo ensuite … Un Raleigh dans les années 80, jaune fluo – vert – rose, les couleurs de l’époque.
Je me suis mis au VTT sérieusement en 1995, avec Pierre-Yves comme mentor, au guidon d’un superbe Orbéa Mustang chromo chromé que j’ai équipé d’une Marzocchi XCR, équipé en Shimano STX RC … J’ai vite mordu au truc et ai acquis un très beau EMERY Tertio et suis passé enfin très vite au titane : d’abord un Muddy Fox customisé (Hope, Fourche SUNN Obsys 50, roues Industry Nine, freins et pédalier XTR, manettes et dérailleur arrière Billet Precision Proshift) et en 2008 mon VTT actuel, un Titus Racer-X tout-suspendu que j’ai monté moi-même (Sid World Cup, SRAM Eagle XO, roues Hope-ZTR Olympic-DT Swiss, freins Hope, New Ultimate, tige de selle télescopique, monoplateau Truvativ Stylo carbone…)

Pourquoi et comment suis-je passé au vélo de garnotte ? D’abord parce que je me suis mis à la route en rachetant à un ami un collector LOOK KG381 pour faire du foncier l’hiver car je n’aime pas la gadoue …
Je me suis régalé avec ce vélo sur les petites routes du coin (je recherche toujours les petites routes au mauvais revêtement, avec des brins d’herbe au milieu, tu roules tranquille) et me suis amusé parfois avec à rouler sur du gravier … Les randonneuses des congés payés, les cyclomuletiers le faisaient, bien chargés en plus, rien de nouveau …
Je n’ai donc pas été insensible à l’arrivée de ce « nouveau » vélo, le Gravel. Nouveau entre guillemets car il ne fait « que » reprendre des principes existants déjà depuis bien longtemps mais améliorés.

L’intérêt de ce vélo sur le papier était d’enfin arrêter cette hyperspécialisation qui commençait tout de même à s’atténuer avec l’avènement (ou retour historique) des grandes roues : pour rouler tu dois avoir un enduro, un cross-country, un vélo de descente, un vélo de route, un aéro, et éventuellement un vélo de dirt ou un citadin, pourquoi pas un BMX ou un vélo trial …

Le vélo de garnotte ne fait pas tout ça mais je n’en ai pour ma part pas vraiment vu les limites : je suis passé avec lui dans des trucs pas possibles, du VTT très engagé, de la grosse caillasse. Bien sûr pas aussi vite, je réfléchis plus où poser la roue, je roule souple … J’ai gardé mon VTT (ne serait-ce que parce j’apprécie cette machine que je n’ai jamais réussi à prendre à défaut) mais je l’utilise vraiment moins souvent, je le garde pour des sorties spécifiques très caillouteuses (la Montagne d’Alaric, certains coins des Pyrénées, certains circuits à Bruniquel…). Mon vélo de garnotte m’a amené sur tous les terrains, il excelle et envoie sur les pistes en terre ou gravier, ne craint pas la caillasse (oui, tu te fais secouer, mais tu n’as pas mal ensuite) et il envoie bien sur la route.
Les vélos de garnotte maintenant ont fait l’objet de véritable réflexion de la part des bureaux d’études des marques, ils ont une géométrie spécifique, du matériel dédié, donc oui ça marche, non on ne s’emmerde pas dessus, oui ça passe partout, oui c’est un vélo tout-en-un qui t’amène à reconsidérer ta façon de pédaler.
Avec lui, je roule plus longtemps (j’ai fait bon nombre de sorties de plus de 8 heures, jusqu’à 15h et 18h30 sur route ou cyclable, sans avoir mal ensuite), plus long, plus loin, avec le même plaisir qu’en VTT ou lors de mes sorties route.
Vélo tout-en-un à bien équiper, notamment niveau développements …

Dernière réflexion au sujet de la selle télescopique : je viens d’en monter une dans cette idée de passer partout. Elle m’est très utile, à mon niveau, en VTT ; elle m’est déjà utile en garnotte puisque je passe aux mêmes endroits.

Et pour conclure, l’idée reçue « Le carbone, c’est pas confortable » : mon vélo est en carbone, les roues jouent bien sûr un très grand rôle (j’ai soigné aussi ce montage), si je n’ai pas mal sur et en descendant du vélo malgré les sorties que je peux faire, c’est que le confort est là … N'oubliez pas je roule avec un titane ... Mais je n'avais pas le budget pour un vélo de garnotte dans ce matériau, j'ai choisi de l'originalité (ça existe en France) avec cette marque du Nord de la France, dynamique, STIFF, et je ne regrette pas. Moins loin, vous trouverez des magasins très dynamiques et impliqués si vous voulez voir et toucher la marchandise, c'est autorisé.

Il ne vous en faut qu’un : c’est un Gravel ! Acier, alu, titane ou carbone, simple ou double-plateau, le choix se fera en fonction du budget et de la dominante qu’on veut donner à sa pratique …

 

 

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23 août 2020

Mont Ventoux et Gorges de la Nesque

 

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Très beau circuit au départ de Sault avec l’ascension du Mont Ventoux et la montée des Gorges de la Nesque, deux magnifiques sites dans ce joli coin de Provence.

Il y a 3 montées possible par la route au Ventoux, la plus connue est celle de Bédoin mais dans tous les cas il faut se le gagner le Ventoux …
La montée depuis Sault est longue mais régulière, très peu fréquentée, le Ventoux fait quelques apparitions au loin. Et à partir du Chalet Reynard, on entre dans un autre univers, minéral, venté, tu sais que tu te rapproches, tu vois le sommet mais ça n’en finit pas. Le Géant de Provence nous aura accompagnés tout au long de la balade.

 

 

 

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Col de légende, tu le comprends au nombre de cyclistes qui s’y frottent tous les jours et à l’atmosphère qui règne tout en haut, un lieu de pèlerinage et de communion : tous types de vélos s’y côtoient, de la pure bête de course à l’électrique ou au vélo de ville, les tenues et l’équipement sont aussi très variés, beaucoup d'étrangers aussi, la montée est silencieuse, concentrée, mais en haut chacun sourit, on se congratule, on discute …

Sa situation géographique, son aspect, l’histoire cycliste qui l’accompagne (notamment le décès de Tom Simpson dans son ascension finale le 13 juillet 1967), le vent qui peut y souffler très puissamment, tout cela concourt à cette légende …

Géant de Provence, Mont Chauve, on comprend facilement ces surnoms …

 

 

 

 

 

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Pays de vignes, de lavande (même si les fleurs ont été récoltées, nous avons été souvent accompagnés par ce parfum), de fruitiers (pêche, cerise), d’olive …

 

 

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Les Gorges de la Nesque sont magnifiques et dans ce sens (longue montée …), on découvre petit à petit le site et sa beauté.

 

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« Cette Nesque s'engouffre dans une gorge
anfractueuse et sombre ;
et vient ensuite un point où le roc brusquement
et incroyablement se cabre ...
C'est du Rocher du Cire qu'il s'agit :
Ni chat ni chèvre, ni satyre,
Je vous en réponds bien, jamais n'y grimperont ! »

Frédéric MISTRAL

 

 

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Sortie et trois jours en très bonne compagnie avec Martial et Stéphane, tout est parti d’une conversation pas lointaine lors de l’anniversaire de Stéphane, on va le faire pour ses 50 ans …
Monter au Ventoux, c’est déjà bien, on a voulu pleinement profiter de notre journée pour visiter sur nos vélos d’autres lieux, les sites intéressants ne manquent pas : Dentelles de Montmirail, les villages pittoresques de Venasque, Séguret ou Le Barroux, Le Bélézy, etc. Les Gorges de la Nesque, site naturel de choix et belle route, permettaient de rallier de belle façon les deux points de départ et d’arrivée de l’ascension, restait à choisir le sens …

On l’a fait … Bravo Stéphane pour ta progression sur le vélo, il n’y pas si longtemps que ça que tu t’y es mis …

 

La trace : https://www.visugpx.com/DktfWUEKGy

 

Nous avons pris un gîte (simple, mais fonctionnel et suffisant pour 2 nuits) aux Baux de Bédoin, très joli petit village.
Vous cherchez une bonne adresse où manger : le restaurant Le Casino, à Mazan, installé sur une petite place en cœur de village, cuisine traditionnelle, très bon rapport qualité/prix.

 

 

18 août 2020

Gravel en Corbières, de la mer au Mont Tauch

Lors de mon RBCC Gravel les 10 et 11 juillet, j’avais fait connaissance avec ce très beau mont et la confrontation (sportive) avait tourné à l’avantage indéniable du Mont Tauch. De toute façon, en vélo comme dans d’autres activités, il vaut mieux se frotter avec beaucoup d’humilité aux difficultés qui se présentent … Cette deuxième montée a été aussi laborieuse que la première … Deux raisons à cela : pas de bonnes sensations ce matin, je savais que la journée serait plus longue que prévu, ce qui ne m’a pas empêché d’y prendre du plaisir ; pour la deuxième, du 40/46, c’est un peu dur pour ces pourcentages-là … Mais je tiens à monter ce vélo dans cet esprit « tout-en-un », donc je veux qu’il soit aussi performant sur du roulant, d’où le 40 devant et le 11-46 derrière … Un vélo, un montage, c’est dans l’esprit que je souhaite donner à mon vélo de garnotte, et ce montage est cohérent, je testerai peut-être du 38 devant sur du roulant plat. C’est pourquoi je ne rechigne pas à me faire secouer dans la bonne caillasse, je réapprends à piloter ou plutôt j’apprends à piloter à faisant plus attention …

J’ai quand même pris de la hauteur pour atteindre les 920 m du sommet où a été bâtie après la Révolution la Tour des Géographes bâtie là pour mesurer avec précision le méridien de Dunkerque à Barcelone.

 

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Comme nous passons quelques jours à Port-Leucate (merci Henri et Claudine), j’ai voulu me confronter à nouveau au Mont Tauch qui m’avait particulièrement marqué par les paysages alentours : un petit Ventoux en Corbières … Et une impression de bout du monde …

J’ai déjà parlé de la beauté des Corbières et particulièrement de la terre cathare.

Je suis donc allé chercher le sentier cathare pour passer au Château d’Aguilar (l’arrivée sur le château par en haut est superbe, le sentier très technique … Avant de rallier Tuchan pour grimper au Mont Tauch. Passage avant sous le château de Périllos à Ojout-Périllos.

Les paysages sont variés malgré l’apparente aridité, la caillasse est présente, c’est une terre rude mais belle.

L’eau est bien là : dans les vallons, soit elle stagne dans le lit des rivières, soit elle coule de façon régulière, des sources sont présentes aussi.
J’ai aussi retrouvé le chant des cigales, beaucoup moins assourdissant qu’il y a un mois, c’était aussi le début de la saison des amours pour elles.
Les odeurs de garrigue, de maquis, et une odeur d’anis très présente, la plante sauvage est bien là …

 

 

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Superbes vues sur les étangs, les massifs environnants, les Pyrénées et le Canigou, la Méditerranée.

Circuit mixte bitume-piste-caillasse … Les portions goudronnées sont bien réparties et bien proportionnées, des superbes pistes dont des passages dans des vallons qui nous transportent dans les mémoires de Marcel Pagnol, de nombreuses perdrix levées … Un superbe single du côté de Feuilla …

Une piste en accès privé à vérifier peut-être après le Domaine des Nouvelles mais dans ce sens il n’y a pas de panneau indiquant cela.

On revient par les superbes falaises de La Franqui et le Cap des Frères.

 

 

 

 

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Si vous séjournez quelques jours dans le secteur, ne manquez pas d’aller visiter la forteresse de Salses-le-Château et le camp de Rivelsaltes, deux témoins de notre Histoire, le camp est impressionnant pour l’atmosphère qui y règne (il est aussi le témoignage de pages peu glorieuses de l’Histoire, sans tomber dans le mea-culpa ou l’autoflagellation collective, il est bon de ne pas oublier ces moments sombres de notre politique d’asile) et la forteresse est unique en son genre.

Si vous cherchez une halte gastronomique pittoresque, arrêtez-vous au port conchylicole et ostréicole du Grau de Leucate.

 

La trace : https://www.visugpx.com/tU8Cq9FL8i

 

 

 

16 août 2020

Garonne, Toulouse

 

 

Toulouse Garonne

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05 août 2020

Houblon Tour, une petite dernière pour la route …

« Un p’tit dernier pour la route ! » Elle en a fait des dégâts, cette proposition … Lors de notre Houblon Tour, nous avons bien fait le contraire : la bière, nous l’avons bue, dégustée et appréciée après avoir roulé …

Quelques photos supplémentaires du Houblon Tour empruntées à Sylvain et Édouard … Merci à eux !

 

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03 août 2020

Houblon Tour jour 3

Troisième jour de ce superbe périple, vers le Sud et les Causses. On va suivre le Gr60 Tour du Sauveterre et on descend vers Sainte-Énimie et les magnifiques gorges du Tarn. On restera sur le plateau.

Bonne nuit passée : comme je suis arrivé dans les temps le soir, j’ai pris le temps de gonfler mon matelas …

 

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Notre troisième étape sera très raccourcie. Pas parce que nous étions cramés (je l’écris sans prétention) mais parce qu’on avait quand même une grosse étape en voiture à la suite. Et quitte à raccourcir pour gagner du temps, on y est allé franchement … Nous avons donc quand même honoré le « petit pétard » proposé par Romain en mise en bouche … Quelques gouttes menaçantes et ciel couvert …

Si Romain te propose un « petit pétard », c’est pas pour fumer, c’est juste que ça va monter un peu … Plus de 25 % de pente, un pic à 30 %, pratiquement 1 heure pour faire 2 bornes … D’ailleurs tout au long du raid, les pourcentages les seront (raides).

En fait, nous aurions dû rallier la Canourgue (en fait très proche par la route), déposer tout notre barda et aller récupérer la trace allégés et en faire un peu plus ; on reviendra !

L’équipement en bikepacking ? Je ne suis pas un spécialiste. Sur ce raid, j’ai roulé avec un support sacoche de cintre et poche étanche Zéfal, une sacoche de cadre étanche Restrap et une sacoche de selle de la même marque que j’utilise notamment pour rouler sans sac à dos (là, je l’avais, cette marque propose de très beaux produits) et mon porte-bagage Tailfin avec ses deux sacoches et des compartiments intérieurs Ortlieb. Zéfal, Restrap, Ortileb, Vaude, proposent de très bons produits pour le bikepacking. J’utilise le Tailfin pour mon vélotaf, c’est un produit magnifique, très léger (carbone) et très rapide à monter. Beaucoup de voyageurs à vélos (c’est un peu plus long à dire que bikepackers) voyagent avec une sacoche de cadre plus ou moins grande (il en existe des intégrales, qui occupent tout l’espace du triangle avant, les bidons sont alors fixés sur la fourche), les bidons et une grosse sacoche de selle.

Il faut essayer de trouver des produits sûrs, solides et légers.

Question matériel de camping :
- Une tente CAMP minima 1 SL. La tente est plus grosse qu’un bivy mais permet de rentrer toutes les affaires. Sur du voyage plus long, il vaut mieux prendre une tente plus grande (une place de plus) pour pouvoir « vivre » à l’intérieur, notamment s’il pleut. Certains participants au Houblon Tour n’avaient pas de tente …
- Un sac de couchage Cumulus Lite Line ultralight ultracompact mais très efficace, à usage plutôt estival (utilisable tout de même à 4°C pour une température de confort de 9°C, pas mal, il se gonfle tout seul d’air en fait, il faut le stocker non compacté, produit haut de gamme très technique, très efficace).
- Un matelas ultracompact Klymit Inertia X-Lite. On peut être sceptique mais à l’usage il est très confortable.

J’ai acheté ce matériel sur des sites spécialisés randonnée pédestres, treccking ou MUL (Marche Ultra Légère) et bikepacking  comme Aventure nordique (https://www.aventurenordique.com/), CAMPZ (https://www.campz.fr/), ArklightDesign (https://www.arklight-design.com/) ou HMG (High Mobility Gear, https://www.highmobilitygear.com/), je n’ai aucune action chez eux, je peux donc écrire très librement sur le sujet … Si vous recherchez un rapport qualité-prix très intéressant sans chercher l’exotisme ou le produit d’exception, Decathlon propose aussi de très bons produits très bien pensés. Comme par exemple son vélo TRIBAN Gravel au rapport qualité/prix imbattable dans cette gamme de prix.

Je suis parti avec deux tenues de vélo, 1 veste de pluie, 1 veste légère coupe-vent, 2 coupe-vent sans manches, des manchettes, une seule paire de chaussures (l’intérêt des chaussures de VTT est de pouvoir marcher avec puisque la cale est placée dans la semelle), une tenue « habillée » pour le soir (short + polo + manches longues, le coupe-vent vélo ou la veste de pluie faisant office de veste le soir si besoin + pantalon léger), une grosse batterie solaire 25000 mAh pour recharger le téléphone et qui éclaire aussi (je l’ai testée en vacances, elle assure un bon nombre de charges sans problème, par contre elle est lourde …), une petite pharmacie, de l’outillage, une trousse de toilettes, des fruits secs et des barres de céréales et pâtes de fruits, un multi-ustensile Full-Windsor en titane (gadget, j’adore le titane, j’ai aussi lé réchaud et la gamelle dans le même alliage mais je n’ai pas pris pour ce raid de quoi cuisiner puisque les repas du soir et les petits-déjeuners étaient offerts), quelques autres choses dont l’antivol petit costaud (et lourd) Kryptonite et son câble qui permet d’attacher son vélo à un support ou plusieurs vélos, un masque et du gel hydroalcoolique, nouveaux accessoires indispensables … Mon GPS et des piles, mon téléphone, ma balise SPOT GEN3, porte-monnaie et papiers, et bien sûr mon appareil photo et son trépied.

 

Amusant : la majorité des autres voyageurs à vélo avaient dans leur paquetage une paire de tongs et de claquettes, indispensable pour eux au (ré)confort de la fin de journée. Façon aussi de couper l’effort, de marquer sa fin … Je n’en porte jamais, je n’aime pas avoir les pieds à l’air libre, je ne sais pas pourquoi et ça ne me préoccupe pas …

 

Plus de 10 kilos de bagages, beaucoup trop lourd et trop de choses assurément ! Je suis en apprentissage. Nous avons quand même eu la météo avec nous, ça joue aussi sur l’équipement … Et pour en revenir à cette notion d’esthétisme, certains bikepackers roulent ultra light, sans tente, sans vêtements de rechange, sans « superflu ». Peut-être suis-je trop habitué à un certain confort « bourgeois » …

Bikepacking : à moins d’être une machine, tu sais que tu vas rouler moins vite, en tout cas en montée … Et tu ne pèses pas le vélo avant de partir …

L’intérêt d’une aventure comme celle-ci, c’est que tu apprends très vite - Ne dit-on pas qu’on apprend de ses erreurs ? Je le dis souvent à mes élèves – je ferai donc du tri pour une prochaine expérience, sans toutefois d’abord trop diminuer mon petit confort … Et pourquoi pas tendre à cet ascétisme …

 

Allez voir les vidéos très sympas de Sylvain sur sa chaîne Youtube, Sylvain est un adepte du voyage à vélo (Écosse, Islande, etc.), il a publié des vidéos aux superbes images et des vidéos tutos très intéressantes. Il manie aussi très bien son drone MAVIC, mini et très performant.

https://www.youtube.com/user/garsyl

Magnifique raid vécu, et cette impression d’être parti une semaine, ou plus, ou moins, je ne sais plus … Le temps, grâce au vélo, prend une autre dimension … Le dépaysement et la qualité du « Plein les yeux, plein les jambes ! » jouent aussi … Un beau travail de Romain pour l’élaboration des trois traces …

Le coin ne manque pas d’attrait pour toutes les formes de tourisme, qu’on soit intéressé par la nature ou l’histoire. Il est beau notre pays !

Voir aussi l’album photo dédié.

 

 

 

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Houblon Tour jour 2 : Saint-Chély d’Apcher – Chanac

La Bestia … La Bête, le Gévaudan, terre de mystères et de légendes …

Direction la Margeride par le Gr65 - Grp Tour de la Margeride. Changement de décor et de terrains, étape plus roulante, parfaite pour une transition.
On reprend d’abord le Grp Tour des Monts d’Aubrac et on attaque le relief.

Deux jolis lacs au programme : le Lac de Ganivet et le Lac de Charpal.

 

 

 

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Nous pousserons jusqu’à Rieutor-de-Randon pour notre halte de midi : saucisson de la boucherie-charcuterie Delord (beaux produits, personnel très sympa), part de pizza et un éclair au chocolat achetés à la boulangerie Astruc-Pougnet voisine à une très gentille vendeuse.

 

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Nous savions que le gros morceau du jour aller arriver : une montée sur piste VTT de 5 bornes, on a tablé sur une heure de montée avec Sylvain, moins pour Édouard, « L’Aigle de Tournefeuille », qui a eu la gentillesse de nous attendre là-haut et de nous prendre en photo 3 ou 4 virages en dessous de lui … Merci Édouard … Sébastien attaquera la montée avec nous.
Et le joli shop de location de VTTAE dans le bourg a conforté notre prévision. Husqvarna fait de très jolis VTTAE.

Et de toute façon, l’antenne du Tuc de Fortunio, point culminant du raid (1514 m), ne nous a pas quittés pratiquement de la journée : on n’en sera rapproché, on y sera monté, on sera descendu, on aura tourné autour avant de la quitter pour rallier Chanac.
Dès que nous l’avons vue, j’étais persuadé que nous y grimperions. J’aurais été déçu de ne pas y passer …Tout comme le lac qu’on voyait depuis le Tuc, on y est allé pour en faire le tour. Et ces éoliennes plus loin, on y est allé aussi … « Je vois, ça m’intéresse, j’y vais … » J’ai déjà pratiqué ça en vélo, ç’est très intéressant et ça peut offrir de jolies surprises …

Toponymie : Col du Cheval Mort … Ce nom m’a intrigué, j’ai trouvé trace de la légende qui lui est attribuée sur le site http://www.ephemeremargeride.com/pages/fatras/contes-et-legendes.html

Coïncidence anecdotique : je ne suis plus sûr du hameau, peut-être Le Savigner. J’avais remarqué dans chaque village ou hameau ces bâtisses basses au toit de pierre avec une petite cheminée … Je pariais sur un four à pain mais je trouvais le bâtiment très long en comparaison des fours à pains que je connais en Ariège par exemple. Je me suis arrêté pour discuter avec un monsieur qui était à côté, il a confirmé la fonction de la bâtisse.
Le four banal en Lozère ressemble à une drôle de petite chapelle avec une cheminée en plus. Il tire son nom d’une taxe médiévale perçue par le seigneur lors de son utilisation : la banalité. Ainsi chaque hameau d’un même village avait son propre four. Il permettait autrefois aux habitants de venir y cuire leur pain, élément indispensable à leur alimentation, mais aussi tout un tas d’autres produits. Il présentait aussi une sécurité contre les feux qui pourraient détruire le village.

 

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Coïncidence : une fois par an, ce four est utilisé, c’était aujourd’hui … J'aurais dû m'y attarder un peu plus ...

Sacré panorama depuis le Tuc de Fortunio !

 

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Et l’orage qui menace … Je vais le précéder un moment, me préparant à en ramasser une bonne mais le vent s’est levé et a soufflé fort, poussant les nuages noirs dans une autre direction … Impressionnante l’antenne du Tuc sous un rayon de soleil et un ciel noir derrière …

Passage dans une très jolie combe sous le lac vers le village de Colagnes-Hautes. On descend et on remonte pour lâcher les freins sur une large piste de près de 5 km de long, un régal !

Là, tu te dis « C’est bon, le profil est descendant, ça va être comme ça jusqu’à Chanac ! ». Et là, tu te trompes : tu te prends deux bons coups de cul et de la grosse caillasse en descente (une piste balisée de DH VTT) pour enfin arriver à Chanac, très joli bourg aux bords du Lot. Et presque de nouveau 100 bornes au compteur pour 1830 m de D+.

 

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Arrivée dans les temps à Chanac à la brasserie La Bestia pour savourer l’excellente IPA (à prononcer à l'anglaise).

https://fr-fr.facebook.com/brasserielabestia/

Bivouac au très joli camping municipal La Vignogue : jolis emplacements ombragés, et calmes …

Encore une bonne soirée passée avec les autres participants et un grand merci à la jolie famille de Romain (sa compagne Stéphanie et ses filles Olympe et Savannah) qui a assuré l’intendance matin et soir et nous ont gâtés, chouchoutés.
Certains invités sont connus dans le milieu, tous sont passionnés, j’ai pris plaisir à discuter et rouler en leur compagnie.
Un petit salut amical aux autres Toulousains de la team de « Guitou » Tessarotto, un sacré monsieur qui a du bagage en VTT et Gravel, mention particulière à Freddy « Ta gueule ! » qui tient une pizzeria à Toulouse (http://fredypizza.fr/), allez-y, je suis sûr que vous ne serez pas déçus ! Salut Jacques et André !
Les Toulousains avaient choisi l’option « light » (light pour transport léger parce sinon, ils ont envoyé du lourd …) et ont fait suivre leurs bagages par https://www.lamallepostale.com/fr/ , service très intéressant.  
Bravo Rémi Lequint pour ton superbe « Quinquin » que tu as conçu, soudé et monté.
Salut Sébastien Morin de Boost Cycles, je suis un client toujours satisfait (c’est moi qui ai lancé la conversation « boutique » car j’apprécie ce site, le raid n’avait pas aucune vocation « marchande », ce n’était pas un salon, j’ai d’autant plus apprécié la conversation), tu présentes de beaux produits et on comprend en discutant avec toi que tu es d’abord un passionné : https://www.boostcycles.com/

Salut aussi à Thierry Crouzet, écrivain et bloggeur, Olivier d’Egobike, très sympa lui aussi (adressez-vous à lui si vous allez du côté du Ventoux, je devrais y passer dans 3 semaines, je ne manquerai pas de m’arrêter au Chalet Reynard le saluer ( https://www.egobike-montventoux.com/), Olivier Loevenbruck de Gravioli (https://www.gravioli.cc/), et aux autres : Sébastien, Julien, Scott et Grégoire (merci pour l'idée de la chambre à air), Louise, Mathias, Jean-Luc Moncassin, ultrarider, Philippe, David, j’en oublie et m’en excuse mais je vous remercie tous pour votre bien agréable compagnie.

Voir aussi l’album photo dédié.

 

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Houblon Tour jour 1 : La Canourgue - Saint-Chély d'Apcher

 

Et si on allait boire une bonne bière ? C’est déjà un bon prétexte à enfourcher son vélo pour aller en déguster une, bien sûr avec modération …

J’ai déjà écrit sur Hors Traces Aventures – Origines qui défend une belle vélosophie et développe le Gravel entre Gard, Hérault et Lozère … Il y de quoi faire et prendre beaucoup de plaisir, plein les yeux, plein les jambes !

https://originesaventures.wixsite.com/raids

Le Houblon Tour, c’est une jolie aventure collective proposée par Romain Bossard sur 3 jours, en bikepacking, avec chaque soir une halte gourmande dans une brasserie … Du beau monde invité, des passionnés de ce retour aux sources qu’est le vélo de garnotte ou de la longue ou ultra-distance, des responsables de boutiques dédiées et passionnés (Boost Cycles par exemple), et des gars comme moi, amateurs de vélo tout simplement …

326 km et 6185 de D+ pour la partie chiffres … Et toujours pour parler chiffres, le raid va osciller entre 500 et 1500 m d’altitude, les paysages, les sols, la végétation et la faune (même si elle sera moins visible) vont bien varier … Quelques bons pourcentages vont aussi devoir être passés … Il faut la mériter la bière à l’arrivée ! Les bières à l’arrivée et le soir, les repas et les petits-déjeuners sont offerts, les participants sont autonomes pour le couchage, joli programme et belle invitation ! Et en parallèle, de la très ou ultra-longue sur route avec un 700 km (départ le 1er soir à 22h30), un 500 km et un 300 km. Du costaud …

Cévennes, Lozère, Aubrac, Margeride, Gévaudan, Causses … Terres rudes aussi chargées d’Histoire … Je pourrai citer la guerre des Camisards qui opposa protestants et catholiques après la révocation de l’Édit de Nantes qui poussa de nombreux protestants à se cacher dans le « désert » cévenol ou à s’expatrier.
Comment ne pas parler de la « Bestia » du Gévaudan (ou les bêtes) qui sévit sur la région entre 1764 et 1767 et fit couler sang et encre ? Encore aujourd’hui, la légende perdure.
La région abrita de nombreux maquis pendant la Seconde Guerre.
Combien d’ « Auvergnats de Paris » ont leurs racines en Aubrac ?
Et quand on a lu « Voyage avec un âne (qui était une ânesse) dans les Cévennes » de Stevenson, on n’ose pas trop prendre la plume mais plutôt ouvrir grands les yeux …

J’ai fait le voyage avec Sylvain, « Explorer Rider », et Édouard, « L’Aigle de Tournefeuille » qui est venu se faire une petite mise en jambe avant le Road Série de 600 km la semaine prochaine (une machine, plus ça monte, plus il t’en met plein la vue ou plutôt loin la vue puisqu’il s’éloigne inexorablement de toi qui moulines laborieusement ou qui mets pied au sol, j’ai déjà beaucoup écrit sur cette pratique très efficace et moins énergivore, sauf quand tu es dans un pierrier à 30 % de pente et que tu n’as de toute façon pas d’autre solution car tu ne peux pas porter ton vélo qui pèse avec bagages 19 kg) de Ridebike 11, donc en très bonne compagnie ! Deux mecs très sympas qui ne se la jouent pas sur le vélo, comme d’ailleurs les autres participants au raid. J’aurai l’occasion et la chance de discuter avec beaucoup.

Un peu de route jeudi 30 juillet pour rallier le point de départ, La Canourgue, et rencontrer les autres (illustres) invités pour une soirée conviviale autour d’une pasta-party à côté de la Chapelle Saint-Frézal, un joli site nature qui a bien présagé de ce qui nous attendait.

 

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Départ de La Canourgue, jolie commune de Lozère, surnommée « la petite Venise Lozérienne ». Nul besoin de cette dénomination pour lui trouver du charme !

On traverse le Lot pour prendre un peu de hauteur et se diriger vers l’Aubrac le long du Gr60b, le Gr60 et le Grp Tour des Monts d’Aubrac …

Question toponymie, Aubrac signifierait « endroit humide, boueux », son origine pourrait remonter au gallo-roman.

L’Aubrac est une belle terre, rude, l’hiver y est rigoureux, l’été chaud … Le vent y souffle sans retenue … L’agropastoralisme s’y est développé depuis longtemps. Forêts et espaces plus ras se succèdent.
Ce n’est pas qu’une terre de tourbières, de viande, de couteau (j’ai roulé avec mon Laguiole), d’aligot ou de fromage, les espaces naturels sont magnifiques, certains endroits sont peu fréquentés et la nature s’y exprime pleinement. On en prend plein les yeux et on se sent tout petit …


Cette traversée du plateau par les pistes et les drailles … Impressionnant … Nul besoin d’aller loin pour aller ailleurs … Ça, c’est de la lapalissade mais ça a du sens …

 

Le Chemin de Saint-Jacques le traverse.

Arrivée à Saint-Chély d’Apcher à la Brasserie de la Naine

https://brasseriedelanaine.fr/

Je n’ai pas eu l’occasion de saluer les deux brasseurs, Gwendoline et Florian, je suis arrivé trop tard, mais j’ai pu apprécier leur bière.

 

 

 

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Le parcours a été dur, exigeant, je tiens à apporter ma réponse à une question sur laquelle nous avions échangé avec Bertrand à l’occasion de mon RBCC Gravel et au sujet de laquelle nous avons échangé sur ce raid : VTT ou Gravel ?
Pour moi, la question ne se pose pas : tu peux le faire en VTT, c’est dur, ça tape, ça secoue, d’ailleurs il y avait des VTT parmi les participants, mais oui tu peux le faire en Gravel !
Je viens du VTT et je suis de plus en plus convaincu que le Gravel est vraiment le vélo tout-en-un. Il suffit (d’essayer) de suivre Olivier Loevenbruck de Gravioli dans les descentes pour le comprendre (le mec, je l’ai vu soulever le vélo sur une bosse avec son paquetage et je n’ai pas réussi à le suivre en descente …). Donc oui, c’est du Gravel ! Par contre, il faut un bon vélo (si vous cherchez, allez voir le site des Ch’tis de Stiff (https://shop.stiffbicycles.com/), leur Gravel est une bien belle machine, je roule avec, avec de belles roues montées par jpracingbike1, ça joue aussi sur le comportement de la bête (http://www.jpracingbike1.com/).
Un bon vélo avec du 40 de large minimum en 700 et un denture 38 devant au maximum (j’ai un 42 devant, trop gros, je le savais, d’autant trop gros le vélo chargé) et 11/46 derrière.

Pour moi, la question est plutôt : chargé (bagages, pas dopé) ou pas chargé ? je n’ai pas forcément la réponse. Si, tu profiteras plus techniquement (notamment quand ça tabasse ou quand ça descend, tu lâches plus facilement les freins) sans bagages qu’avec, c’est logique, mais le plaisir est quand même là, tu te dis « Putain, je suis passé avec mes 10 kg de bagages dans cette caillasse ! Ah ouais ! »
Le RBCC par exemple, je l’ai validé sur 2 jours mais si j’avais tenté le truc chargé, j’aurai prévu au moins 3 jours … C’est une autre façon de pédaler.

Le vélo est déjà une façon différente d’appréhender ton environnement, moins contemplative que la marche mais le temps prend une autre dimension, j’ai déjà écrit sur le sujet. Le bikepacking, c’est encore autre chose, tout aussi vélosophe, il y a un certain esthétisme même si l’allure peut ne pas l’être (esthétique) ; mais l’important n’est-il pas de profiter, de pédaler avec plaisir, d’en prendre plein les yeux ? L’effort aussi est du plaisir, pas toujours sur l’instant, mais juste après. Sur ce Houblon, J’ai chanté, gueulé sur la superbe piste blanche (j’étais seul, ça m’arrive toujours quand je suis sur un gros truc, et seul), je me suis arrêté un moment pour contempler ce plateau immense quand on a passé ce buron isolé dans la caillasse, si tu veux discuter avec ton ego, c’est un bon endroit. J’en reviens à cette idée d’ascèse évoquée sur le RBCC.

Le flacon importe pour moi pour atteindre l’ivresse. Et chacun prend son plaisir avec sa pratique, bagages ou pas, assistance ou pas, et le partage est quand même là, c'est là que la magie opère … Sur ce Houblon Tour, que le flacon a été beau ! J’ai été gâté sur ces trois dernières semaines …

Ce type de trace, c’est pour du Gravel, assurément. Sinon, cela signifierait que ce vélo ne serait vraiment qu’un coup de marketing ou un truc uniquement pour les ricains et leurs grandes pistes en gravier … D’ailleurs, ça m’a donné envie de tenter la Gravel TransCorbières en une traite et je vais participer à l’ultra Origines Gravier le 19 septembre, j’en redemande ! À mon rythme …

Je me répète et j’arrête : en Gravel, sur des parcours exigeants et donc « VTT », tu sais que tu vas être un peu plus secoué, tu sors de la zone de « confort » (je parle des deux suspensions) mais le plaisir est vraiment là, au moins après coup et alors amplifié : « Au ouais, t’es passé là … ». On peut parler d’esprit « Gravel » … Le (presque) tout-en-un …
Malgré tout, et je ne parle pas de ce raid ou du RBBC qui répondent à cette spécificité et sans me contredire moi-même, une épreuve Gravel a sa spécificité : elle est plus longue qu’une sortie VTT, peut présenter des difficultés similaires mais alterne avec des portions beaucoup plus roulantes sans forcément être bitumées …

Le circuit a été dur : Richard Delaume, de Spotzle, gros rouleur, a tenté l’intégrale en non-stop, il a quand même (costaud) réussi 2 jours en 1 mais a décidé d’arrêter le soir.

 

 

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Superbe première étape, très dure mais superbe … Face à la nature, face aux éléments, et quand même cette présence humaine avec ces murets qui parcourent la lande de l’Aubrac et ces burons accrochés … L’agriculture et l’agropastoralisme ont commencé à se développer là dès l’Âge du fer … De nombreuses croix sont disposées le long des chemins, très variées dans leur dessin. Nous avons croisé de nombreux randonneurs, certains en soutane.

Des petits lacs, des tourbières, des pistes, de la caillasse, de l’immense, plein les yeux … Une impression d’aridité mais l’eau est bien là …

 

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Toujours un intérêt curieux sur la toponymie : Beauregard, Moulin de Bartassou, Le Trébatut, Le Rioulong, La Prunette, Lous Rajas, La Rozière Haute, Croix de la Rode, Le Trap Bas, Haut, du Milieu (celui je l’avais rarement vu, le milieu), Le Pendouliou de Fabrègues, Buron des Nègres (j’aimerais connaître l’origine du nom de ce lieu), Le Moulin de la Folle, et tant d’autres qui sonnent …

Alimentation à surveiller dans ce genre de pratique sportive ! Merci Édouard pour ton arrêt au Relais des Lacs à Bonnecombe (on était sacrément en retard sur l’horaire), tu nous as attendus pour partager avec nous (Thierry et Olivier étaient là aussi) un délicieux aligot (à volonté ! On a mangé la charcuterie en entrée, on a fait impasse sur le fromage et le dessert)

https://relais-des-lacs.fr/

 

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La trace après Bonnecombe était magnifique … C’est là que j’ai eu une casse sur un de mes sacoches : elle a trop été secouée et une des vis d’accroche a cédé, réparation avec deux chambres à air (merci pour l’idée !) et je suis reparti, avec du retard. La fabrication de la sacoche n’est pas à mettre en cause mais j’avais quand même déjà pu observer lors de mon vélotaffing une faiblesse sur la fixation de l’accroche : la patte qui tient la sacoche n’est pas assez large et si ça secoue la sacoche tire sur la patte, j’avais déjà réparé et consolidé suite à des trajets un peu secouants … Je sais comment remédier à cela et je continuerai à utiliser ces sacoches en bikepacking Gravel, même si la sacoche de selle est plus utilisée et que mes sacoches peuvent en faire rigoler certains. Ce que j’ai apprécié sur ce raid, c’est que personne n’avait d’attitude hautaine façon « Moi j’ai fait, je sais ! ». J’ai rencontré de sacrées pointures dans le domaine du bikepacking, de la longue distance ou de l’ultra, j’ai beaucoup appris ne serait-ce qu’en les regardant, j’ai discuté mais pas un n’était sectaire. Parfois, dans certains sports, dans certaines activités, dans certains domaines, un corporatisme sectaire se met en place, ça m’agace, on voit à quoi ça peut mener … Voilà pourquoi je serai celui qui roule avec des sacoches en vélo de garnotte … Vous me reconnaîtrez à ça, je serai certainement le seul …

 

 

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Les hivers sont rudes sur tout le plateau, la neige abondante, les adeptes du ski de fond doivent se régaler.

J’ai choisi de continuer la trace exacte jusqu’au Lac de Moulinet que l’on voyait de loin, pas déçu de ses abords, lac à la fois sauvage par les tourbières qui le bordent et aménagé pour une halte bucolique.
Après le lac, il fallait monter, j’ai donc bien mouliné et pour parer à une éventuelle casse sur la deuxième sacoche, j’ai un peu jonglé avec la trace initiale : si le chemin semblait pas trop cabossé, je m’y engageais, sinon je cherchais la piste ou la route la plus proche … C’est pourquoi j’ai mis pas mal de temps pour boucler cette première étape et ces quelques 100 bornes et 2328 m de D+ …

 

 

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Bivouac au Cosy camping de Saint-Chély d’Apcher, petit bémol : l’autoroute passe à proximité et la départementale qui le borde a été particulièrement bruyante, peut-être à cause de la fête locale, nous avons eu droit à un concert de vrombissements de voitures et de deux roues (plutôt mobyletttes) jusqu’à tard dans la nuit. En plus, comme j’étais arrivé tard, je n’avais pas gonflé mon matelas, je l’ai regretté et donc très mal dormi, j’ai fait quand même un cycle complet de 2 heures entre 4 et 6 heures ... Ceux qui ont dormi à l'hôtel ont aussi bien participé involontairement à la fête locale et le bruit qui l'accompage, tout comme ceux qui avaient choisi le bivouac au bord de l'étang du joli espace vert en centre-ville ...

Voir aussi l’album photo dédié.

 

25 juillet 2020

Rural velotaffing ...

 

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22 juillet 2020

Gravel sur l’île d’Oléron : le (un) grand tour

L’île d’Oléron, j’y suis venu gamin. Puis pratiquement chaque année avec Sylvie, ses parents, les enfants, depuis 25 ans environ.
Je l’ai d’abord parcourue avec mon VTT et la carte IGN série bleue au 1/25000ème. J’ai ai rempli quelques-unes de ces cartes au crayon et au feutre, ici et ailleurs : tout ce que je validais sur le terrain. Je roulais avec la carte dans la poche arrière, elles ont vécu mes cartes IGN … Aujourd’hui, le GPS apporte cette facilité d’utilisation : la carte défile sous tes yeux …

Je ne me lasse jamais de ces sentiers en forêt, ces chemins à travers les marais, dans les terres à travers les vignobles, etc.

Réactualisation d’un grand tour de l’île ou dans l’île : presque 100 km pour voir tous les coins les plus pittoresques et les plus naturels. Un minimum de goudron et autant que faire se peut, un maximum de chemins ou sentiers hors des cyclables existantes, et de la piste cyclable.

Mention particulière pour la partie boisée entre La Remigeasse et Vert-Bois, du côté de Gatseau, pour les marais du côté d’Arceau, et bien sûr pour la Pointe et le Phare de Chassiron … Au Château d’Oléron, ne manquez pas de pousser jusqu’au port et de faire le tour de la citadelle.
L’île est très bien aménagée pour la pratique du vélo, de nouvelles pistes sont créées, il faut quand même rester vigilant : certains promeneurs à vélo ont un peu la tête en l’air et oublient qu’on peut arriver en face …

Pas de photos aujourd’hui … La boîte à images crânienne, elle, a bien fonctionné …

La trace : https://www.visugpx.com/t5gdaVBxQe