17 décembre 2020

On a roulé sur la Terre

 

 

on a roulé

 

Au départ de leur aventure, il y avait un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an. Jour pour jour, avec pour tout budget moins de 6 000 francs chacun !
365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus avec 31 pays et 25 000 kilomètres dans les
mollets. Ils ont traversé l'Afrique, le continent américain, l'Asie, les pays de l'Est et enfin l'Europe de l'Ouest, vivant chez l'habitant, au gré de leurs rencontres, et remerciant leurs hôtes avec le spectacle de jongleries et de flûtes mis au point pour l'occasion. Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage.
Au-delà de l'exploit sportif d'un tour du monde à bicyclette, les aventures surprenantes de deux
étudiants français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, ces 365 jours à la découverte du monde.

 

Éditions Pocket

Posté par mastercycle à 17:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 décembre 2020

Le Centaure de l’Arctique

 

71X1oVAafhL

En 1927, l’ouvrier soviétique Gleb Travine se lance dans la plus prodigieuse aventure qui se puisse concevoir : le tour de l’URSS à vélo, seul et sans assistance. Soit un parcours de 80 000 kilomètres, qui le conduira du Kamtchatka au Caucase, de l’Asie centrale à l’océan Glacial, durant quatre ans. La prouesse valut le surnom de « Centaure de l’Arctique » à celui qui chevauchait un « renne de fer » sur la banquise. Un exploit que Gleb Travine paiera de quelques orteils gelés ! Pour autant, la publication de son journal fut empêchée par un pouvoir jugeant cette épopée « socialement inutile ». Il fallait donc un enquêteur de terrain pour redonner à Travine sa place au panthéon des grands voyageurs à vélo. Yves Gauthier s’est attelé à la tâche, retraçant ici, drôle et picaresque, terrible et stupéfiante, la quête inspirée de ce pionnier de la petite reine.

Éditions Transboréal

 

 

Posté par mastercycle à 21:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 décembre 2020

Gravel autour du bassin d’Arcachon

 

Rééditon d'un message déjà publié, le reconfinement nous empêchant d'aller nous promener sans contrainte de temps ou de distance ...

 

 

 

arachon052019 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (4)

 

 

 

 

arachon052019 (7)

 

 

 

 

Très beau circuit en gravel autour du bassin d’Arcachon, au plus près de l’eau avec un maximum de chemins, sentiers (portions réellement tout-terrains), entre villes touristiques et pittoresques, coins plus tranquilles et nature sauvage. Certaines zones du bassin sont classées sensibles et interdites au vélo. Même si je suis intimement convaincu qu’un vététiste ne fait pas plus de dégâts sur un chemin qu’un randonneur à pied, je respecte ces interdictions, suffisamment de sentiers sont déjà interdits à la pratique cycliste. Si la zone est vraiment sensible, autant l’interdire à toute circulation, même piétonne, cela permettra d’étudier l’impact de la présence humaine dans ces zones. On se doit d’accepter notre impact malheureusement trop souvent néfaste sur la nature qui nous entoure.
Grâce au VTT et au vélo de garnotte, j’ai la chance de pouvoir fréquenter des lieux où la nature, même à la périphérie de grandes agglomérations, sait rester entière, et je suis toujours respectueux de ces lieux, restant sur les chemins existants (quand il y en a, il m’arrive de temps en temps de vraiment sortir des sentiers battus), je ne pense pas y laisser de traces néfastes ...

Je suis parti du très joli camping de la forêt du Pilat installé au bord de cette magnifique et unique dune. De vraies pistes cyclables parcourent toutes les Landes, même si le revêtement peut vieillir sur certaines. Pas de souci en gravel, ce vélo s’il est bien conçu passe vraiment (presque) partout.

J’ai d’abord essayé de suivre le chemin du littoral, impossible entre Le Pilat-plage et Arcachon, même pour des piétons. Vous avez dit « loi littoral ? » … De jolis points de vue sur le bassin, de beaux coins de verudre dans les marais et de jolies plages borderont tout le parcours.

 

 

 

arachon052019 (8)

 

 

 

 

arachon052019 (11)

 

 

 

 

arachon052019 (15)

 

 

 

arachon052019 (18)

 

 

 

 

Premières cabanes en bout d’Arcachon, après Le Moueng, premier sentier et dépaysement garanti à cet endroit, le circuit suivra une bonne partie du grp tour du bassin d’Arcachon. L’activité ostréicole est bien présente, les huîtres du bassin sont renommées (à juste titre), nombreux sont les ports ostréicoles typiques, notamment à la Teste de Buch ou à Gujean-Mestras. Si vous passez dans cette dernière commune, arrêtez-vous au restaurant Les Pavois (port de Larros), vous ne serez pas déçus et le site est très joli et moins touristique qu’en d’autres endroits.

 

 

 

arachon052019 (19)

 

 

 

arachon052019 (21)

 

 

 

 

arachon052019 (23)

 

 

 

 

arachon052019 (25)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (27)

 

 

 

Un superbe sentier longe le bras de l’Eyre, on se retrouve entre bassin, marais et rivière, le sentier est ensuite interdit aux vélos au niveau de la réserve ornithologique du Tech qui présente un parc d’observation bien aménagé et payant. Là par contre, ce n’est plus sensible, ou alors on ouvre un endroit au public, mais que ce soit pris en charge par les collectivités locales ou l’état pour que ce soit gratuit et vraiment accessible à tous pour faire aussi du pédagogique et on ferme totalement les endroits vraiment sensibles. La sensibisation au respect de l’environnement, comme l’accès à la culture même si ce sont deux sujets bien différents, doit être gratuite.
On passe en sous-bois pour arriver tout au bout du bassin du côté de Biganos. J’ai ensuite cherché à rester au plus près des rives du bassin, la trace traverse de superbes coins sauvages où nichent de nombreux échassiers et migrateurs. Le coin est aussi très prisé des chasseurs, de nombreuses cabanes d’affût sont installées là, circuit à éviter en période de chasse … Le site est vraiment superbe.

Après Audenge, le circuit récupère la piste cyclable qui fait le tour du bassin pour ensuite revenir au bord de l’eau.
Traversée de la très jolie commune d’Andernos-les-bains.
Pause repas au kiosque du port du Betey : un sandwich jambon-beurre, un coca et une crèpe nutella-chantilly pour garder le moral et pour 9 euros, vraiment raisonnable non ? Petit kiosque sympa en bord de plage, abrité par des pins … Ces tarifs ne seront pas aussi raisonnables en fonction des lieux que vous visiterez. On sent dans les communes touristiques et tout autour du bassin une certaine aisance … Et pourquoi pas ?

 

 

 

arachon052019 (29)

 

 

 

 

arachon052019 (30)

 

 

 

 

arachon052019 (34)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (39)

 

 

Joli passage en sous-bois en suivant le grp pour arriver à Arès.

Le circuit quitte ensuite les bords du bassin pour suivre la (longue) cyclable qui part vers le Cap Ferret et borde l’océan. Petite halte à la plage du Truc Vert pour voir l’océan.

 

 

arachon052019 (40)

 

 

 

arachon052019 (44)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (46)

 

 

 

 

arachon052019 (48)

 

 

Je voulais passer au superbe et très pittoresque village de cabanes de l’Herbe, j’ai donc coupé vers Le Canon et suis arrivé sur les hauts de l’Herbe. Ce village est toujours aussi authentique
et pittoresque, l’Hôtel de la plage est toujours là, j’y avais passé deux nuits il y a un certain nombre d’années avec mon épouse, on a encore l’impression de se plonger dans un film avec Jean Gabin ou Arletty quand on passe devant … Ne pas rater non plus la pittoresque chapelle Notre Dame des flots, chapelle de la villa algérienne.

 

 

 

hotel plage l'herbe

 

 

 

 

Chapelle_Sainte-Marie-du-Cap


J’ai poussé jusqu’au bout du Cap Ferret et traversé le site des 42ha.

Trace de 110 km publiée ici, quelques kilomètres en plus pour sortir cette trace, retour en bateau entre Cap Ferret et Arcachon (merci au batelier qui me dira qu’il montera mon vélo en dernier sur le bateau car c’est une « pépite »).

 

 

 

arachon052019 (50)

 

 

 

 

arachon052019 (51)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (52)

 

 

 

arachon052019 (53)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (55)

 

 

 

Magnifique circuit, très pittoresque, qui réserve de superbes passages, de quoi se faire plaisir d’abord avec les yeux, puis avec son appareil photo. Et au risque de faire rigoler les purs montagnards, ce n’est pas plat …Et encore une fois ce plaisir du temps « ralenti » : tu fais une longue en vélo, tu sais que tu vas y passer quelques heures, le temps ne s’écoule pas de la même façon … Et quand tu traverses des sites aussi beaux, tu prends le temps d’en profiter, tu ouvres grand les yeux …

Un élément à prendre en compte comme souvent en vélo : le vent ...

Le vélo de garnotte est vraiment le vélo idéal pour découvrir des sites : on n’hésite pas à quitter les routes goudronnées et le rendement est très bon sans délaisser le confort. Ce « phénomène » du gravel a maintenant quelques années, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Son origine vient des États-Unis où de longues pistes gravillonneuses traversent nombreux états. Mais bien avant cela, moi je pense aux randonneurs cyclistes qui roulaient sur les chemins muletiers de montagne ou gravissaient les cols de montagne avant que le bitume n’y arrive.

 

img002

 

La randonneuse, avec ses porte-bagages, ses gros boudins, était un vélo de gravel.
Voilà pourquoi ce vélo n’est plus un phénomène marketing et qu’il a autant de succès : un bon vélo de garnotte rassemble plusieurs pratiques cyclistes et pourra n’être que le seul vélo que vous possèderez. Pour des circuits tout-terrains plus extrêmes (grosse caillasse), le VTT sera indispensable mais avec mon vélo de garnotte je suis déjà passé sur des terrains vraiment orientés tout-terrain sans que la machine ne bronche … On revient aux origines du cyclisme avec les technologies d'aujourd'hui ...
Attention juste à « l’euphorie » de la pratique : tu vas facilement plus vite que sur un VTT mais tu laisses quand même du jus quand c’est cassant, herbeux, moins roulant, et quand tu récupères des portions roulantes tu envoies aussi, il faut bien se gérer sur de la longue …

Un petit mot encore sur la monture qui m’accompagne sur mes sorties all roads : ce superbe STIFF Gravel personnalisé et customisé qui a toujours un très bon comportement : les vitesses passent sans problème, le groupe rival 1 complet fonctionne vraiment bien, le vélo est vif à la relance, il ne bronche pas quand ça tabasse, les roues Hope/ZTR Grail font aussi bien leur boulot. J’en suis très satisfait et comme pour mon vieux Titus, ce n’est pas ce vélo qui imposera ses limites, c’est le pilote … Des vélos comme ça, tu prends déjà plaisir en montant dessus …

 

La trace : https://www.visugpx.com/XOPZIL5w0K

 

L’album photo dédié :

http://cyclerit.canalblog.com/albums/bassin_d_arcachon/index.html

 

 

 

 

12 décembre 2020

 

 

 

09:18, le samedi 12 décembre 2020

3-20, 3h00 pile, pile 20 km, playlist …

3h00 pile, pile 20 km devant la mairie de Castelnau d’Estrétefonds.
Pas d’itinéraire précis ce matin, je vais suivre ma playlist …
Brel, « Le plat pays … », je vais prendre la D45 …
Ce plat pays qui est le sien ne l’est pas tant que ça d’ailleurs, les cyclistes en savent quelque chose … Mais cette chanson est si belle … Petite dédicace à Dirk et Sharon que je suis sur Strava et qui publient souvent de jolis photos …
Ciel un peu gris, quelques gouttes, « Le Nord » et ses corons … Même si ce Nord réserve de bien beaux coins et du soleil … Petite dédicace au grand duc que je suis sur Strava et qui publie souvent de jolies photos …
Un bon vent de face aussi, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai pris la D45 vers l’Ouest pour revenir vent de dos … « Marche tout droit » … « Dès que le vent soufflera … ».
J’ai des sorties à thème : les cours d’eau, les points touristiques, les voies vertes, etc. Je me dis que ce serait marrant de suivre une route sur tout son itinéraire, la D45 va d’où à où ? « Nationale 7 » … Et « Douce France », la belle reprise de Noir Désir … Et je pense à la belle reprise de « Jaurès » de Zebda …
Le soleil fait une apparition, « Heal the world » et « Over the rainbow ».
Je reviens sur Garidech, « Dès que le vent soufflera » revient, je continue sur la D45 vers Gragnague. Et là, folklore oblige « Les Montagnards … Halte-là, halte-là, halte-là … », je me dis qu’il faut que je trouve un petit truc qui pourrait faire penser à un col de montagne … On a ça dans le coin : le Petit Col, le Petit Tourmalet, je prends le chemin du Bois des fusillés de la Reulle et sa montée avec ses deux lacets … J’ai déjà écrit sur ce lieu chargé d’histoire qu’est le Bois de la Reulle …
Je repars face au vent vers Lapeyrouse-Fossat, « Je t’emmène au vent », sur les crêtes, ça souffle …
Le temps tourne, une dernière boucle sur Gragnague pour arriver aux 3 heures pile … « Avec le temps va, tout s’en va … » et « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con on est con … »
J’ai regardé en rentrant, la D45 va en fait de Gragnague à Castelnau … Pas de quoi se lancer dans un long périple …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07:51, le mardi 8 décembre 2020

Vélotaf du jour, « méfitentoizan »

Je ne pensais que ça mouillerait autant ce matin : petit crachin à la maison (dehors), j’étais décidé à prendre le vélo pour me rendre un boulot (Brassens revient dans la tête).
« Méfie t’en toi s’en ! » … C’était plus qu’un petit crachin, une bruine soutenue, pas encore une averse … Et avec le vent bien défavorable et présent, les gouttes arrivaient à l’horizontale. J’ai fait sécher ce matin l’équipement et la douche était chaude à l’école (d’habitude, je fais très vite, l’eau chaude ne dure pas).

Nombreux automobilistes n’aiment pas être doublés par un cycliste, quand je vais en ville, ça me fait bien rigoler, parfois jaune … Il y a quelques années, un conducteur de bus avait essayé de me coincer dans un virage alors j’avais doublé correctement. Ce soir, je double plusieurs voitures arrêtées par un bus, les véhicules me doublent un peu plus loin et j’entends une automobile bien accélérer alors qu’il n’y avait pas 1 mètre pour passer (en agglo, c’est 1 mètre), une voiture arrivant en face. Je redouble ensuite la dame (c’était une dame) et m’arrête pour échanger quelques amabilités, je me serais arrêté aussi si cela avait été un homme …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:01, le vendredi 4 décembre 2020

Vélotaf du jour, humide …

J’ai ramassé encore ce soir, une bonne pluie … Enfin, c’est surtout le vélo qui a ramassé car je suis bien équipé. Pas de chanson dans la tête. Juste un petit détour vers les crêtes voir l’agglo de nuit en fin de circuit, la pluie s’était arrêtée et j’avais besoin de décompresser de la semaine …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07:43, le mardi 1 décembre 2020

Rainy velotaffing (in english, but not because you might think rain is part of the English landscape)

I've ridden in the rain, in heavy rains, in hail ... It's never a pleasure but if you are well equipped, you stand the test ...

Rain jacket, waterproof gloves, rain cap, overshoes, rain pants, ...
The song in the head easily found in the brain playlist, and even a movie sequence : Gene Kelly…

“ I'm singing in the rain, just singin 'in the rain
What a glorious feeling, I'm happy again
I'm laughing at clouds so dark up above
The sun's in my heart and I'm ready for love
Let the stormy clouds chase everyone from the place …”

I can't say I'm as happy as him in the rain, he just kissed Debbie Reynolds, I'm coming home from work and going to meet my sweetheart anyway…
And I sure don't dance like him !

I didn’t drive fast, faster than a snail train ... Although a snail doesn’t let it go in the rain ...

 

 

 

 

Profil Strava : https://strava.com/athletes/49242926

Posté par mastercycle à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 décembre 2020

VTT entre Garbet et Arac

Rééditon d'un message déjà publié, le reconfinement nous empêchant d'aller nous promener sans contrainte de temps ou de distance ...

 

 

Circuit en boucle au départ de Cominac et ses belles granges typiques à pignons à pas d’oiseaux, qui suit le GR de pays du tour du Val du Garbet, suit à flanc une superbe ligne de crêtes vers le Col de Vièle-Morte, monte à 1600 m sous le Tuc du Laguel et bascule vers l’étang de Lers.

 

ar13 (2)

 

ar13

 

ar13 (14)

ar13 (6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite de la trace en tout cas jusqu’à Massat est présentée ici par la route, pour la simple et bonne raison que j’ai pris un gros grain au Port de Lers (je voulais basculer sur les sentes d’estive vers le Col de Rose), grain (avec quelques beaux éclairs et coups de Tonnerre, quand ça pète dans le coin des Trois Seigneurs, ça fait pas semblant) qui a duré et m’a obligé à faire au plus rapide, par la route. La pluie a cessé après Massat, j’ai rejoint le Col du Saraillé pour profiter de quelques jolis sentiers via Aleu pour revenir sur Cominac.

 

ar13 (8)

 


De magnifiques paysages et une superbe vue sur la chaîne pyrénéenne : Valier, Mont Rouch, Certescans, Trois Seigneurs, Journalade, etc. Des terrains variés, du technique par endroits, du relief aussi et donc du pousser ou du porter, de quoi passer une belle journée !

 

Cominac%202

 

Je profite de ce message pour vous apprendre la réelle raison de cette architecture de pignons à pas d’oiseaux des granges de Cominac. La raison la plus souvent évoquée est la construction spécifique des murs de ces granges en grosses pierres de granit et des dalles qui forment les gradins, nommés « Peyrous » en patois du Couserans, faites elles de schiste et qui servaient à :
- protéger les murs pignons,
- donner un arrêt à la chaume et la protéger pour qu’elle ne pourrisse pas trop vite et devienne une proie facile pour les coups de vent,
- permettre d’accéder à la faitière, « cliero » en patois.

Il n’en est rien ! Les habitants de la vallée d’Aulus sont connus pour avoir donné quantité de montreurs d’ours, dès la fin du XVIIIème, et nombreux sont ceux partis faire fortune aux Etats-Unis. Les habitants de Cominac ont voulu aussi connaître leur heure de gloire et ont décidé à la même époque de s’attaquer à un autre mythe des Pyrénées : le dahut (ou dahu), animal encore plus discret que le Desman des Pyrénées.

 

jpg_dahu_levogyre

 

dahu_dextrogyre

 

 

 

 

 

 

 


Le dahut est un mammifère proche de l’isard. On le reconnait facilement grâce à ses deux pattes plus courtes d'un côté que de l'autre. Cette particularité lui permet de parcourir aisément les pentes abruptes, mais il est obligé de tourner toujours dans le même sens et se déplace donc ainsi sur les versants. Et pour se reproduire, mâle et femelle doivent donc se croiser, être l’un dextrogyre, l’autre levogyre, ce qui assure d’ailleurs un bon brassage génétique de l’espèce.
D'ailleurs, c'est à la vision d'un dahu que Darwin conclut sa théorie sur l'évolution et la sélection naturelle des espèces.
Seuls quelques spécimens ont pu être observés, ce qui ajoute au mythe et à la théorie niant l’existence de cet animal, voilà aussi pourquoi Darwin n’a jamais officiellement reconnu que cet animal l’avait inspiré pour sa théorie.

 

 

Les habitants de Cominac ont donc dressé ces murs à pignons en pas d’oiseaux (on devrait donc dire à pattes de dahut) pour attirer les dahuts lors de leur période de rut, l’animal appréciant les promontoires rocheux : le mâle monte d’un côté, la femelle de l’autre du mur, et ne peuvent redescendre si on leur bloque la voie ! Deux suites possibles à l’histoire : aucun dahut n’a jamais grimpé sur ces granges et une autre explication a été donnée pour ne pas être la risée des habitants de la vallée. Certains disent aussi qu’en fait quelques dahuts auraient été attrapé mais que les habitants ont préféré garder leur tranquillité et relâcher les animaux plutôt que faire la une des journaux de l’époque et de voir les touristes affluer. Nul besoin de postérité quand on a devant les yeux un tel paysage …

 

 

ar13 (22)

ar13 (25)

 

 

Trace http://www.visugpx.com/?i=1376919241

 

 

ar13 (44)

 

ar13 (37)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi l’album photo http://cyclerit.canalblog.com/albums/ariege_2013___entre_salat__garbet_et_arac/index.html

 

Posté par mastercycle à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


09 décembre 2020

 

 

 

P1000703

 

 

Posté par mastercycle à 08:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 décembre 2020

3-20, Riquet, les Petites Filles modèles, Belcastel

 

20201205 (1)

 

 

 

 

20201205 (2)

 

 

Balade du jour dans le cadre des 3 heures / 20 km lié au contexte sanitaire pour rendre hommage au créateur du Canal du Midi qui avait son château à Bonrepos puis à la Comtesse de Ségur avec une halte au cimetière des Petites Filles modèles à Saint-Sernin-des-Rais au-dessus du Lac de La Balerme.
C’est dans son château et en expérimentant dans le parc et en observant le ruisseau de la Garenne et le Girou voisin, que Pierre-Paul Riquet va concevoir son canal du Languedoc qui reliera Toulouse à la Méditerranée.

 

 

20201205 (5)

 

 

 

 

20201205 (10)

 

 

 

 

On passe à Verfeil, sur son promontaire, ville chargée d'histoire ... N'oublions pas que la vallée du Girou a été peuplée dès l'Antiquité par des Celtes venus du Nord.

 

 

20201205 (6)

 

 

 

 

 

 

20201205 (8)

 

 

 

Les héroïnes de la Comtesse de Ségur ont bien existé. Au milieu du XIXe siècle, contrainte de vivre éloignée de ses deux petites-filles Camille et Madeleine, Sophie de Rostopchine, comtesse de Ségur, choisit de leur écrire et poster des contes, dont elles sont friandes. Sa fille, Nathalie de Ségur, est alors mariée au diplomate Paul de Malaret, qui s’installe à Verfeil avec femme et enfants en 1870. Leur château est toujours là, très bien entretenu.
C’est ensuite que ces correspondances connaîtront le succès.

 

20201205 (11)

 

 

 

 

20201205 (13)

 

 

 

 

On passe aussi à Belcastel avec son superbe clocher fortifié.

Jolie balade cyclohistorique vallonnée entre Girou, Laragou et Tarn, vallonnée (de bons petits « coups de cul »), sur de jolies petites routes, offrant de beaux panoramas sur les Pyrénées, les coteaux environnants, on peut voir aussi de nombreuses belles demeures bien entretenues …

Toponymie : Moulin de Conne, En Trigobéouré, La Justice, Cante-Loup, Le Conseillou, Le Travers de l’École, La Bouzigasso, Escouasses, …

La trace : 3-20, Riquet, les petites filles modèles, Belcastel - Visu GPX

 

 

 

 

30 novembre 2020

Du côté des Cammazes

cammazes

Posté par mastercycle à 13:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2020

 

09:20, le samedi 28 novembre 2020

3-20, Grand Port de Mer, un peu de Gravel avant que ce soit vraiment trop gras …

Sortie dans le cadre 3 h / 20 km, je veux aller voir la mer, ou plutôt le Grand Port de Mer, j’avais Trenet ce matin dans la tête …


« La mer
Qu'on voit danser
Le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie … »

20 km pour aller voir la mer depuis Toulouse ?

Le Grand Port de Mer est en fait le nom d’un ruisseau qui prend sa source entre Flourens et Quint-Fonsegrives et se jette dans la Saune. Un très joli sentier le borde dans un joli vallon, boisé,
« un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. »

Je ne connaissais pas sa partie la plus sauvage, occasion donc de pallier à cela, et je n’ai pas été déçu. Je ne sais par contre rien de l’origine de ce nom, port ? Mer ? Une belle énigme …

L’occasion aussi de passer dire un petit bonjour – à distance – aux beaux-parents et aux parents …

Les terrains au soleil sont encore assez secs, en tout si les engins n’y passent pas … Sinon, ça commence à coller et à glisser …

De bonnes portions Gravel entre Drémil-Lafage, Flourens, Fonsegrives, Pin-Balma, Mondouzil, Montrabé … Par contre, ne suivez pas la trace entre Fonsegrives et la zone industrielle de Flourens, je suis passé deux fois sur du chemin privé …

J’ai tracé quelques sorties « touristiques » autour de Toulouse pour faire des longues, voir la boucle pour saluer D’Artagnan, le boucle vers les Gorges de la Save, etc. Là, tant que la contrainte durera, je vais redéfinir et trouver des petits coins singuliers à cette distance de 20 km, façon de redécouvrir encore son proche chez-soi.

 

2020-11-28

 

 

 

 

 

 

07:36, le vendredi 27 novembre 2020

Vélotaf et une course – Brume ou brouillard ?

Je me suis posé la question : brume ou brouillard ? Les deux sont constitués de fines gouttelettes d’eau ou de fins cristaux de glace, la différence pour les météorologistes tient à la visibilité horizontale : 1 kilomètre ou plus pour la brume, moins d’un kilomètre pour le brouillard. Tout le monde est d’accord pour la « purée de pois » : tu ne vois rien devant toi …

Comme depuis quelques jours, du brouillard brumeux le long de la vallée du Girou, par nappes … Comme je commence en altitude, je roule d’abord au-dessus de la nappe, avant de la traverser, heureusement elle n’est pas épaisse et la visibilité est assez bonne ou en tout cas il n’y pas de quoi se mettre en danger.

Il ne faisait pas froid ce matin, mais quand même Jacques Dutronc dans la tête :


« Le fond de l'air est frais
Laïho, laïho !
Il n'y a plus de saison
Laïho, laïho !
Moi, sous mes pantalons
Je porte des caleçons longs
C'est ceux de mon tonton
Qu'a du poil au menton
Le fond de l'air est frais
Laïho, laïho !
Il n'y a plus de saison
Laïho, laïho ! »


La suite vaut l’écoute …

Le vent s’est bien levé dans la journée …

 

 

2020-11-27 (2)

 

 

 

 

 

2020-11-27 (4)

 

 

 

Profil Strava : https://strava.com/athletes/49242926

 

 

 

Posté par mastercycle à 19:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

3-20, les Greniers du Roy, voie verte, Gravel, pépite

Circuit mixte route/ Gravel dans le cadre des 3 heures / 20 km lié au contexte sanitaire …

Villemur-sur-Tarn est un très joli bourg chargé d’histoire.
La ville a été fortifiée il y a plus de 1000 ans et avec le Mont-Saint-Michel sont les seules villes fortifiées à avoir résisté à l’assaut anglais pendant la Guerre de 100 ans.
Balade du jour pour aller voir (de l’extérieur) les Greniers du Roy, ensemble de silos construit vers 1610 par le dernier connétable de France François De Bonne, Duc de Lesdiguières, compagnon d’armes du bon Roi Henry.
La brique et les colombages sont très présents dans ce bourg pittoresque, les bords du Tarn sont très agréables et des sentiers de randonnée offrent de belles balades tout-terrain entre Villemur, Bondigoux et Varennes …

 

 

 

2020-11-29 (1)

 

 

 

 

 

2020-11-29 (3)

 

 

 

 

 

 

2020-11-29 (5)

 

Je quitte Villemur pour emprunter la voie verte jusqu’à Bessières. Je poursuis ensuite la trace de l’ancienne voie ferrée jusqu’à Buzet-sur-Tarn, elle n’est pas aménagée sur cette distance, je me suis bien fait secouer sur les portions sur le ballast, mais des travaux semblent en cours … Cette voie verte, comme toutes les voies vertes aménagées, est très appréciée des promeneurs.

Une pépite … Passé Buzet-sur-Tarn, je n’avais pas de parcours défini, seulement l’envie de passer sur des routes ou chemins non encore parcourus … Je vais donc vers Lugan, Garrigues et m’engage sur la route des crêtes vers Montastruc, manière de finir par du plat même si un petit vent souffle de façon défavorable. Je n’avais pas prévu d’aller chercher le Laragou mais juste après Sénil je vois un tout petit chemin balisé, le chemin d’En Puget … Je m’y engage … Une pépite qui descend vers le Laragou …
Je termine donc ma balade en bord du Laragou avant de rentrer par la vallée du Girou.

 

 

 

2020-11-29 (8)

 

 

 

 

2020-11-29 (9)

 

 

 

 

2020-11-29 (10)

 

 

 

 

2020-11-29 (11)

 

 

La trace : 3-20, les Greniers du Roy, voie verte, Gravel, pépite - Visu GPX