13 avril 2020

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=61dWr_vf3xo

 

 

J'ai publié d'autres vidéos d'Alexis Righetti, un parcours original, du vélo de montagne version "Je me le gagne !" et un beau bagage technique, quand même, chapeau M'sieur ! Allez-voir sa chaîne Youtube.

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10 avril 2020

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ... Message publié le 15 avril 2019.

 

Je me suis aligné hier matin de très bonne heure sur l’UltraVTT Causses et Vallées Lot Dordogne.
Belle manifestation sur le week-end rassemblant des trailers (180 km solo, 180 km en relais de 4, 87 km solo) et des vététistes (180 km, 87 km en VTTAE).
Nous étions quatre dans l’aventure : Dominique dit « la flèche garidéchoise » et moi sur le 180 VTT, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km.

Le circuit partait de Cahors, passait par Saint-Cirq-Lapopie, Gramat, Rocamadour, Labastide-Murat, ça donne une petite idée des terrains qui allaient s’offrir à nous et du dénivelé …

Je m’étais inscrit très tôt à cet évènement et en avait fait un défi personnel, non pas que je sois maso mais parce que je voulais réussir un tel exploit (à mon niveau). Entraînement en conséquence mais sans me mettre dans le rouge : des sorties longues en VTT ou garnotte sans dépasser les 8 heures, je me sais capable de tenir 10 heures sur le vélo et je ne voulais pas en faire plus, peut-être aussi pour conserver le « mystère » du défi qui m’attendait. Dès l’inscription, j’avais lancé l’idée autour de moi, Dominique a suivi, Fulbert et Cédric se sont engagés sur le trail, Philippe et Hervé devaient partir sur le VTTAE (Philippe, si tu lis ces lignes …).

Avec un départ à 3h du matin et l’espoir d’être finisher en moins de 18 heures, je ne me sentais pas capable de rentrer seul le soir, j’ai donc proposé à mon paternel de m’accompagner et de prendre son camping-car. Dominique avait prévu aussi de dormir dans son fourgon et Fulbert et Cédric ont loué une chambre (enfin une chambre, un appartement de toute beauté dans le vieux Cahors et pas cher, un truc rénové avec beaucoup de goût, et qui te donne une sacrée surprise car la cage d’escalier de trois étages sans ascenseur te laisse perplexe au vu de son état).
Rendez-vous donc samedi en fin d’après-midi pour retirer les plaques de cadre et les dossards. Plaque à ton prénom et balise gps pour un suivi live pour la famille et les amis, super !

C’est une épreuve chronométrée, moi je n’y allais pas pour ça mais il y a quand même les barrières horaires à respecter sous peine de disqualification, donc une petite pression alliée à une certaine euphorie t’habite, tu te dis « J’y suis ».
Je savais que Dominique le terminerait entre 12 et 15 heures (plus près des 12 heures) et moi je m’étais fixé les 18 heures limites.

Début de soirée samedi entre amis, une bonne bière (il faut soigner son alimentation), repas avec Fulbert et Cédric (merci les amis) et je pars avec le paternel au camping à 800 m du terrain de sport où aurait lieu le départ … Très joli camping de la rivière de Cabessut. Préparation du matériel et dodo …

Réveil 2h20, tu sens qu’il te manque du sommeil mais tu es content car tu sais que tu y vas.
Drôle d’atmosphère sur le stade, chacun est serein et concentré.

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Départ donné avec un tour de stade et d’entrée de jeu première bien grosse grimpette, ça bouchonne un peu, les missiles sont déjà devant, Dominique doit y être.

Première descente, je n’aime pas les ornières et c’est réciproque, donc j’en prends une bonne (d’ornière et de gamelle), pas de bobo mais je me mets sur le côté et tout le monde passe, l’aventure en solo commence très tôt pour moi mais j’avais rendez-vous avec ça, ça ne m’empêchera pas de discuter avec des concurrents très sympas, de plaisanter, de rouler sur certaines portions avec d’autres coureurs (clin d’œil amical à un autre Thierry avec qui on aura fait une grosse partie du parcours très proches).
Je remonte sur le vélo et là je me rends compte que ma lampe ne tient plus … Mais comme je ne voulais pas abandonner sur pépin mécanique, j’avais pris quelques précautions comme avoir dans mon sac une deuxième lampe … J’ai donc changé de lampe et ai pu repartir. J’ai réparé ça ce soir, c’est juste le support de la lampe qui en fait s’était dévissé.

J’avais aussi mis double dose de produit préventif dans mes tubeless, bonne précaution car quelques kilomètres plus loin j’ai dû rouler sur un truc bien pointu et pendant plusieurs tours de roue le liquide a fusé façon feu d’artifice du pneu et le colmatage s’est bien fait.

 

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Je l’ai déjà écrit sur ce blog : rouler de nuit est extraordinaire, tu découvres un monde nouveau, de nouvelles sensations, tu n’appréhendes pas le relief de la même façon (tu le vois moins, tu le sens dans les jambes mais ça semble plus facile). Et découvrir une trace que tu ne connais pas de nuit, c’est quelque chose, d’autant quand il y a du technique !

Passage sous l’autoroute A20 pour aller rejoindre Les Thézauriès. Impressionnante la campagne seul sur les pistes en pleine nuit, quelques maisons étaient éclairées, tu roules dans un silence total, quelques bruits naturels percent à ton passage … Quelques chiens hurlent à la nuit …
Belle descente sur Saint-Cirq-Lapopie traversé en pleine nuit, magnifique la pierre éclairée par les réverbères, les rues désertes …

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On descend encore par un petit mur bien technique pour aller chercher le GR36 qui longe le Lot par une superbe voie taillée dans la roche. Elle en fait des méandres cette rivière que l’on va retrouver tout au long du parcours …
Et comme nous sommes bien descendus, il va falloir bien remonter pour passer au Pech Merel et près de sa grotte pour attaquer une descente trialisante et très technique sur Cabrerets, lieu du premier ravitaillement solide. Dans la descente, je me dis « Tu  t’appliques, tu passes ! », je me m’avance légèrement sur le vélo pour réenclencher la pédale gauche, et là je me prends ma deuxième (et dernière) gamelle. Toujours pas de bobo (un gros bleu après coup sur la cuisse droite) mais ça freine un peu les ardeurs …

Le soleil commence à pointer, c’est magnifique.

J’arrive à Cabrerets, quelques coureurs sont derrières et les premiers sont passés depuis bien bien longtemps, Dominique aussi … Je suis en avance sur la barrière horaire et, aussi parce que le profil sera moins exigeant malgré quelques gros raidillons, j’améliorerai tout au long du parcours mon avance.
Une soupe chaude, du coca, des fruits secs, je recharge en eau et je repars.
Et donc ça remonte ! Direction Nord vers Gramat, prochain ravitaillement solide et barrière horaire. Point de départ aussi à 5h00 de Cédric et Fulbert sur le trail, parcours commun à partir de ce point. Je pense à eux, peut-être va-t-on croiser quelques trailers en toute fin de parcours …

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Traversée du Causse, forêt, rencontre avec un jeune cerf, désolé de l’avoir dérangé mais il n’en verra pas souvent des bipèdes sur de drôles de monture à cette heure-là et le VTT pour moi est une façon de communier (cela n’a rien de mystique) avec la nature. Et ces murs de pierre infinis qui balisent la forêt et la lande. Recouverts de mousses, ils communient aussi avec la nature, sacré travail de l’homme.

« Ça descend, plus que 20 kilomètres. » me dira un bénévole sur le ravito liquide avant Gramat. Oui, le profil est descendant mais tu te payes le Causse et sa caillasse, omniprésente, ça secoue … L’été, ça doit cogner dur … Le Causse est entaillé de vallées vertes et feuillues que nous traversons, ça monte aussi …

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Arrivée à Gramat où j’avais rendez-vous avec mon paternel qui me suivait sur le parcours.
Une salade piémontaise, du coca, des fruits secs, je fais une petite pause mais ne m’attarde pas trop pour maintenir mon avance sur la barrière horaire. La moitié du parcours a été faite, je me sens bien.

Magnifique sentier dans le canyon de l’Alzou jusqu’au superbe site de Rocamadour, jamais approché pour ma part de cette façon. De nombreux randonneurs croisés, je croiserai de nombreux chemins balisés, des traces, de quoi prendre beaucoup de plaisir à randonner … Le ciel était nuageux, le soleil perce et le fond de l’air est frais.
J’avais étudié le profil du circuit, je savais qu’il y avait un gros mur à la sortie de Rocamadour. Il était bien là, un peu de marche donc …

 

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Le VTT, pour moi, c’est bien sûr rouler mais c’est aussi porter et pousser. Avec le monoplateau et la galette derrière en 50, tu passes quasiment partout mais il faut quand même avoir le moteur qui va bien. Pour ma part, sur de très longues montées et sur de longues distances, je n’hésite pas pour me préserver à descendre et pousser. Je marche à entre 2,5 et 4 km/h et sur des montées dures, sur le vélo je descends quasiment à 4 km/h, je me fais moins mal en poussant.

Passé Rocamadour et ce gros mur, je me dis que si je tiens jusqu’au dernier ravito qui tient lieu aussi de barrière horaire, ce devrait être bon …
Direction donc Labastide-Murat par du vallonné mais sans trop grosses (relatives) difficultés. Pour ceux qui s’y arrêtent quand ils utilisent l’A20 dans leurs déplacements, nous passerons au petit lac de la très belle (et très grande) aire de repos des Causses du Quercy.
Dernier ravitaillement à Labastide-Murat, le circuit part ensuite le long du Vers, proche du GR46, pour arriver à la commune éponyme et retrouver le Lot qu’on ne va plus quitter. Et là, tu te dis que ça ne peut plus monter et donc que c’est tout bon …
Deuxième passage dans la journée sur un pont métallique de chemin de fer, pour passer rive gauche.

 

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Je rejoins Cédric qui est en difficulté pour finir, on discute rapidement et je lui souhaite bon courage, je sais qu’il arrivera au bout même s’il va déguster.

Sur les derniers kilomètres, je vais doubler un certain nombre de trailers du 87 et même du 180 partis la veille et là tu te dis que ces gars (et dames) sont des fous furieux : moi je déguste mais ma machine en prend une partie, elle souffre elle aussi. En trail, tes chaussures ont un petit rôle mais c’est ton corps qui assume tout l’effort et toutes les agressions du terrain. J’ai vu des corps meurtris, titubants, hagards. Chapeau bas, mesdasmes et messieurs les trailers longue distance et chapeau bas à mes deux potes Cédric et Fulbert.

Là, j’essaie de tenir le rythme pour faire mon temps. Un joli petit rampaillou façon de te faire comprendre que tu n’as pas encore gagné et une jolie trace en hauteur du Lot.
Les derniers kilomètres sont très durs, c’est presque un paradoxe : tu sais que tu vas finir, que c’est tout proche mais toute la fatigue de la journée, les coups, sortent à ce moment et tu dois vraiment te le gagner.

Arrivée sur le stade, il n’y plus grand monde, Dominique (49ème sur 119 classés en 12h15, une vingtaine de concurrents ne seront pas classés, et nous n'étions qu'une trentaine dans notre classe d'âge, ça compte aussi) et Fulbert (28ème en 11h07 sur 72 classés, bravo à tous les deux pour leur performance) m’accueillent pour mon tour d’honneur.

Quel plaisir d’entendre ton nom au micro et te voir remettre la belle breloque du finisher !

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Comme je travaillais ce matin et que mon paternel devait se lever très tôt, nous avons dû partir assez vite et n’aurons pas vu Cédric arriver, finisher lui aussi en 15h42.

Nous avons tous les quatre atteint notre objectif.

Très beau parcours, organisation très sérieuse et efficace (top le suivi live, merci à la famille et aux amis qui m’ont suivi, ça m’a aidé). Toutes les personnes sur le parcours, sur les ravitos, étaient aux petits soins.
Le marquage réfléchissant la nuit était très efficace. Par contre, ces balises se voyaient beaucoup moins bien de jour (grises), mais il y avait aussi un balisage au sol, flèches oranges ou petits points, peut-être à renforcer. J’avais la trace mise à disposition par l’organisation sur le site internet, je n’ai pas manqué la trace.

Mal au dos aujourd’hui, pas mal aux jambes, un beau bleu sur la cuisse, mal au bras droit mais debout.

Mais pourquoi se faire mal comme ça ? Cela n’a rien de masochiste, j’aime le sport, j’aime le pratiquer, j’aime le vélo sous toutes ses formes et il est logique d’avoir envie de progresser dans certains domaines. Pour moi, c’est la longue que j’affectionne, à laquelle j’ai envie de temps en temps de me frotter, des trucs comme le TCR me font rêver mais c’est un autre univers, inaccessible, je vise les heures de selles sans forcément souci du chrono, je veux profiter des paysages qui s’offrent à moi, prendre des photos (même si hier, je n’en ai pas trop pris, c’était quand même une course, mais la caméra a tourné), etc. Et bien sûr, je recherche aussi un dépassement, un « exploit » à mon niveau. Ça peut faire mal mais on ne regrette pas.

Je ne suis pas par contre un drogué de ça, même si je pratique régulièrement il m’arrive de ne pas rouler du week-end et je me tiens quand je peux à une sortie par semaine, cela me suffit pour avoir ce niveau de performance.

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi.

5 ans et demi. J’en ai déjà parlé très succinctement sur le blog, j’ai été très malade il y a 5 ans et demi et j’ai mis 5 ans et demi pour récupérer, pour retrouver ma santé, pour récupérer ma forme. Je dédie cette performance d’abord à mes tous proches dont mon paternel qui m'a suivi sur le terrain, à mes amis, à tous ceux qui m'ont suivi en direct (extra ! J'ai même été suivi en Suisse, merci Tonton !) mais aussi aux charmantes personnes qui m’ont rendu malade, un petit pied de nez qui me fait du bien ! Et ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que je peux même les remercier car j'ai fait des choses à la suite que je n'aurais peut-être pas faites sans ça ...

Film à venir à la suite de cet article …

Et prochain rendez-vous de ce type : 17 juillet 0h00, Castelnau d’Estretefonds – île d’Oléron sur la journée en route et gravel solo, 400 km en moins de 18 heures …

 

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Le chemin que je prends pour aller à l’école en vélo n’a pas un grand intérêt cyclotouristique, sauf quand j’emprunte les deux portions gravier. Et je n’ai pas non plus les cannes ou les développements des purs routiers qui s’entraînent sur ces routes et avalent ça à 45 ou 50 de moyenne … Mais aujourd’hui je peux quand même partager des rencontres : deux hérons, des faisans sur le chemin de Rabaudis, des biches dans les peupleraies entre Gargas et Cépet, un(e) abruti(e) en voiture qui n’a compris que pour doubler un vélo il fallait passer à 1,50 m et donc empiéter sur la voie de gauche mais ces abruti(e)s-là, malheureusement j’en voie de temps en temps. Je peux partager aussi des odeurs : les labours frais, les herbes, le colza en fleur, et l’odeur du brûlé (et les fumées) … Les déchetteries sont fermées, certains s’en donnent à feu-joie …

 

 

 

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09 avril 2020

Danny Mac Askill

 

Quand Danny Mac Askill se met à l'ebike, c'est quand même particulier ...

 

 

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08 avril 2020

" Je ne me suis pas découvert une passion subite pour le vélotaf, 5 à 6 mois par an le vélo est un de mes deux moyens de locomotion pour aller travailler. Et il est des tâches administratives que je ne peux faire à distance.  Je ne dirai pas que la circulation routière est incroyablement faible, c'est à cause du conovirus, et même si c'est moins risqué d'aller bosser ainsi depuis le 16 mars, je préfèrerais quand même voir plus de 2 ou 4 roues motorisés … La D20 en cyclable, c'est quand même quelque chose ! "

 

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07 avril 2020

Besoin de vélo

 

 

 

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Fragments d'une autobiographie sur routes buissonnières : de la première chute au Tour de France se dessine la France de Paul Fournel, goudronnée ou caillouteuse, celle des petites routes jaunes des cartes Michelin, sillonnées sur des bicyclettes toujours plus belles au fil des pages. Ces équipées vélocipédiques, fiévreuses ou nostalgiques, tracent l'histoire d'un poète, plume en main, pieds aux pédales...

 

 

« Cruel, doux ou implacable, le vélo s'est avéré l'objet d'étonnantes passions. Paul Fournel raconte ici les aléas et les rêves, les mésaventures et les découvertes, les souffrances aiguës et les lubies du cycliste, le vrai, celui qui même après avoir juré de ne plus toucher à son engin, ne peut s'empêcher de l'enfourcher. Randonnées hasardeuses aux côtés des menaçantes voitures californiennes, souvenirs intrépides d'enfance, blessures multiples et diverses, réflexions sur l'évolution technique, sur la mentalité des coureurs ou sur l'importance de posséder un beau vélo…
Un beau florilège de petits textes savoureux qui allient la passion des mots à un amour inconditionnel pour la petite reine. »  Avis FNAC

 

 

 

 

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06 avril 2020

2 secondes

 

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Pour deux secondes perdues sur une course cycliste, Laurie se voit remerciée. Mais entre sa mère malade et son frère exclusivement passionné par la physique, elle ne pense qu'au vélo. Et au sien d'abord, qu'elle doit amener à réparer. Elle fait alors la connaissance de Lorenzo, le vieux patron italien grincheux de la boutique, qui va peu à peu se prendre d'affection pour elle et lui parler de la vie.

 

 

 

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04 avril 2020

Un peu de temps sur le vélo …

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ...

 

 

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron … Tellement dans mon truc, dans ma bulle dès le départ, que je ne reconnais pas Philippe qui a eu la gentille idée de se poster au premier pont suivant pour m'encourager ...
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fougue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 

30 mars 2020

Jargon

 

« Cornes de vaches » : autre nom des embouts de cintre ou bar-ends.

 

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À régler assis sur le vélo de façon à avoir les mains et poignets bien dans l'axe du bras, on voit souvent des embouts trop verticaux, le poignet est alors « cassé », la circulation sanguine altérée, le poignet va subir davantage les vibrations alors que ce doit être le bras entier qui doit « travailler ». 

 

 

Dans le même style « avoir les mains aux cocottes » c’est sur un vélo de route avoir les mains sur le côté du guidon au niveau des leviers de freins (certains diront sur le haut du guidon).

 

 

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28 mars 2020

Baïona

 

 

 

Baïona

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