22 décembre 2020

6-20 - Longue entre Garonne et Canal

Bon, ce n’est ni la saison du pruneau, ni celle du chasselas. L’envie de faire une dernière longue en 2020, assez roulante et profiter d’une météo clémente pour la saison pour respecter la « liberté » laissée par la couvre-feu, voyons le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide : on peut rouler de 6h à 20h … Allons-y pour le pruneau d’Agen et le chasselas de Moissac.

Je vais donc chercher la Garonne à Ondes pour partir en direction d’Agen par les petites routes et des chemins pour revenir ensuite par le Canal Latéral à la Garonne que je connais bien …

 

 

 

GaronneAgen2020 (4)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (7)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (10)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (11)

 

 

 

GaronneAgen2020 (12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le brouillard présent une bonne partie de la journée aura apporté une atmosphère très particulière, notamment au bord de l’eau …

 

 

 

GaronneAgen2020 (14)

 

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (15)

 

 

 

GaronneAgen2020 (16)

 

 

 

GaronneAgen2020 (17)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (18)

 

 

 

Je vais alterner rives droite et gauche, non pas par souci d’équité politique mais pour être au plus près de fleuve cher à Claude Nougaro et éviter les routes bien fréquentées … J’emprunte un bon nombre de chemins agricoles qui traversent les grandes exploitations fruitières (kiwi notamment), mais aussi des chemins et sentiers. En cette saison, les chemins agricoles étant (et c’est normal) très empruntés par les engins, rouler dessus s’apparente à du cyclo-cross : le premier chemin, tu fais attention, tu passes dans l’herbe, à côté des flaques, mais quand tu comprends que tu vas y passer souvent et longtemps, tu finis par aller tout droit … 

Très joli parcours que cette alternance de chemins, pistes, petite routes, ponts … La Garonne réserve de très jolis coins très sauvages …

 

 

 

GaronneAgen2020 (21)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (22)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (23)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (24)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (26)

 

 

 

Mention spéciale sur l’aller pour le pittoresque village d’Auvillar avec son quartier du port, sa halle circulaire et sa Tour de l’Horloge. Auvillar est aussi un lieu d’étape sur le chemin de Saint-Jacques.
Les villages sont pittoresques, les ports nombreux, témoins des liens entre l’homme et la Garonne.

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (27)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (28)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (29)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (30)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (34)

 

 

 

 

Agen et Moissac ne manquent pas de charme, notamment avec leurs superbes ponts-canaux. J’avais passé celui d’Agen en pleine nuit en 2019 quand j’avais rallié Oléron sur la journée. Les deux villes ont un long passé historique.

Ce n’est pas la saison du pruneau ou du chasselas, les deux spécialités locales protégées.
Pour le pruneau, la récolte des prunes se fait en août et septembre. Elles sont ensuite séchées pour diminuer leur taux d’humidité et assurer une longue conservation. Pour les transformer ne pruneau, on les réhydrate dans de l’eau chaude.
Le pruneau est riche en fibres et en potassium, ainsi qu’en acides chlorogéniques aux vertus antioxydantes. Il favorise la digestion et prévient l’ostéoporose.
Le chasselas de Moissac a été introduit dans la région au Moyen-Âge et sa culture va se développer sur les terres de la très belle Abbaye Saint-Pierre-de-Moissac.

Le retour se fait pas le Canal de Garonne jusqu’à l’agglomération toulousaine. Mention spéciale à Montech avec sa pente d’eau qui était en travaux, peut-être en rénovation, ce qui serait une bonne chose.

 

GaronneAgen2020 (35)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (36)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (37)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (38)

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (39)

 

 

 

Toujours le souci de surveiller mon alimentation quand je fais de la (très) longue : kebab poulet dans son pain naan maison à Agen, frites, soda. Personnel très sympa et accueillant comme à chaque fois que je m'arrête dans un kebab … Et ailleurs aussi.

 

GaronneAgen2020 (32)

 

 

La dernière heure fut très dure … D’habitude, la dernière heure sonne comme une délivrance, mais là, comme je connaissais très bien ce qui m’attendait, l’effet inverse s’est produit … 265 km parcourus tout de même dont 150 mixtes.

J’ai de l’admiration et un grand respect pour les ultrariders, je viens de terminer « Rêves across America » d’Arnaud Manzanini, meilleur français sur la mythique Race Across America, 4 833 km en 11 jours, 2 heures, 48 minutes, belle expérience humaine et sportive. Ces hommes et femmes (Fiona Kolbinger par exemple, qui a gagné la TCR en 2019, 4 000 kilomètres de Burgas sur la côte de la Bulgarie à Brest, en 10 jours, 2 heures et 48 minutes devant tout le monde, y compris devant un paquet de mecs dont certains bien machos qui ont mis en doute sa victoire), que ce soit dans le cadre de courses ou de voyages, seuls, avec assistance, en bikepacking, qui peuvent rouler près de 20 heures par jour, sont impressionnants. Même en roulant moins longtemps, parcourir des milliers de kilomètres, c’est du costaud ! Et c’est d’autant plus impressionnant quand l’exploit est « discret » car la couverture médiatique de ce genre d’évènement est minime (elle n’est pas forcément recherchée) même si on commence à parler de ce genre d’exploit. Je suis « petit » avec mes 380 km en 2019 pour rallier l’île d’Oléron, l'ultraVTT de Cahors, mon RBCC Gravel cet été, le Houblon Tour ou mes réguliers 200 et quelques … Mais je me régale, j’ouvre grand les yeux, j’apprécie, je souffre parfois, bref, je pédale ! Le vélo est une belle façon de découvrir le monde, et le monde ça commence tout près de chez soi …

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (42)

 

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (44)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (45)

 

 

 

 

 

GaronneAgen2020 (48)

 

 

 

Je suis content de cette trace, deux passages sont à améliorer pour éviter notamment un bon moment de marche sur une piste qui a été complètement labourée et ne pas revenir dessus ensuite, grâce à cela j'ai vu deux chevreuils et des sangliers.
J’ai pu observer aussi de nombreux échassiers, toujours aussi craintifs (ou méfiants).
Je referai cette balade aux beaux jours, à la floraison des fruitiers, en partant de Toulouse pour passer par les berges de Garonne entre Blagnac et Beauzelle puis par la passerelle de Seilh. Je publierai la trace définitive à ce moment-là.

 

 

 

GaronneAgen2020 (49)

 

 

Je ne roule pas forcément pour ça, je roule d'abord par plaisir et pour prendre du plaisir, mais chacun en fin d’année regarde son kilométrage total, petit plaisir : je me suis mis à Strava en mars, n’ai pas tout publié entre janvier et mars, ni quelques petits trucs, 9 000 au compteur, content car ce n’était pas un objectif fixé … En 2021, l’envie de continuer à prendre plaisir sur le vélo, les traces sont déjà prêtes avec quelques projets en bikepacking et l’officialisation de l’association Ô Gravel !

 

 

 

 

 


Lavaur, colombages

Lavaur colombages

Posté par mastercycle à 18:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 décembre 2020

Souvenirs, souvenirs ...

 

 

Grave erreur de ma part, Sylvain j'espère que tu ne m'en voudras pas, je crois que je n'avais pas publié ton superbe film sur notre Houblon Tour cet été, le voici :

 

 

 

N'hésitez pas à vous abonner à la chaîne Youtube de Sylvain, Ride to Explore, passionné de vélo, de Gravel et de bikepacking, notamment en Écosse et en Islande, et membre de la très sympathique team Ridebike11 ...

 

 Voici un de ses derniers films :

 

 

 

Posté par mastercycle à 15:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 décembre 2020

Gravel en Montagne Noire, de Sorèze au pic de Nore

J’ai posé mes premiers crampons de pneus de VTT en Montagne Noire il y a 25 ans, avec Pierre-Yves qui m’a initié au tout-terrain sérieux … J’ai bien mordu par la suite … Depuis, j’y vais régulièrement et toujours avec grand plaisir, la Montagne Noire regorge de jolis sites, historiques, touristiques ou naturels …
J’ai déjà abordé le massif en Gravel depuis Toulouse jusqu’au Lac de Saint-Férréol, je voulais y rouler vraiment en Gravel sans me cantonner aux larges pistes ou à la rigole de la Montagne Noire, notamment sur des portions que je connais très bien en VTT.

Chaque premier samedi des vacances de Noël, je fais un pèlerinage en deux roues dans le massif ; cette année j’ai voulu y rouler en Gravel sur une longue jusqu’au Pic de Nore, point culminant du massif avec ses 1 211m.

Le massif est très varié par ses sols, sa végétation, ses paysages.
Orienté est-ouest, il présente deux visages : le versant nord abrupt est couvert de forêts sombres de chênes, de hêtres, de sapins et d'épicéas, ce qui pourrait être à l’origine du nom donnée à cette Montagne. Mazamet est située au pied de ce versant. Le versant sud est moins abrupt et comprend deux principaux pays : le Cabardès au sud qui s'étend jusqu'à Cracassonne, le Minervois à l'est et une partie duLauragaisà l'ouest.

Il y a de quoi se faire plaisir : pistes, sentiers, singles, du roulant, du technique, du dur, de la descente … Sans se lasser et de quoi finir une sortie avec un bon cumul de dénivelé …

Les sites historiques ne manquent pas : la voûte Vauban aux Cammazes, le barrage de Saint-Ferréol édifié par Riquet, Saissac, Sorèze et son abbaye-école bénédictine, l’abbaye d’En-Calcat, la Grotte de Limousis, le Gouffre de Cabrespine, etc. Carcassonne n’est pas loin.
L’histoire de la Montagne Noire est aussi liée au Canal du Midi, ses eaux alimentant les rigoles jusqu’au Seuil de Naurouze.
L’industrie textile y a été florissante à Mazamet notamment. Une ardoisière est encore en activité à Dourgne et le marbre rose de Caunes-Minervois est réputé (on en trouve notamment à Versailles). Depuis les hauteurs, les vues sur les vallées et les Pyrénées sont superbes.
Il ne faut pas oublier les nombreux saints qui sont célébrés là : Saint-Stapin, Saint-Macaire, Saint-Hippolyte Chipoli, Saint-Ferréol.

RITES LEGENDES TRADITIONS DU PAYS DE DOURGNE (lauragais-patrimoine.fr)

L’oppidum de Berniquaut est aussi un superbe site en bord de massif. Les traces de l’homme datent de 30 000 ans. Le site a abrité des communautés agricoles et pastorales. L’oppidum était considéré comme un espace défensif naturel.

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (3)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (4)

 

 

 

 

La montée depuis Sorèze est assez facile et rapide par la forestière qui passe à Pistre pour rejoindre le plateau, très bonne entame pour du Gravel …
Nous avons attaqué très tôt avec Dominique « Team machine » (en VTT, mais il avance vite avec n’importe quel type de vélo) et Édouard « l’Aigle de Tournefeuille » pour bien profiter de la journée qui devait être belle et profiter de la « liberté » retrouvée avec l’autorisation de circuler de 6 h à 20 h sans conditions (pour nous de 7h00 et quelques donc à 18h30 mais pas beaucoup plus pour aller et revenir en voiture). Je suis en compagnie de deux gros clients qui savent aligner les kilomètres … Je roule souvent avec Dominique (nous avons fait l’UltraVTT Causses Vallées du Lot et de la Dordogne à Cahors en 2019) et j’ai partagé 3 jours de bikepacking en Gravel cet été avec Édouard lors du Houblon Tour, de bons moments partagés …

Pas les grosses cannes pour moi aujourd’hui mais ce n’était pas grave, j’étais en très bonne compagnie : les deux gaillards sont des gars simples qui ne cherchent pas à t’en mettre plein les yeux ou à se mettre en valeur même s’ils peuvent être joueurs … Nous avons quand même pu faire une longue avec un bon dénivelé cumulé ...

Sur le plateau, on va chercher la Croix des Fangasses pour profiter d’une belle descente sur Arfons que j’affectionne particulièrement.
On rallie ensuite Les Escudiès pour rejoindre Laprade et le petit lac de Montagnès.

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (5)

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (6)

 

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (9)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (11)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (13)

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (14)

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (16)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (17)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (18)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (19)

 

 

 

 

Le Pic de Nore est visible de loin et nous appelle … Nous passons Pradelles-Cabardès pour y grimper par la route ; la descente du Pic, elle, se fait par un sentier type descente VTT, du Gravel enduro ... 

Il n'est pas rare de voir de la neige autour du Pic en cette saison, il restait quelques plaques quand nous sommes passés. Ce site est vraiment exceptionnel ...

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (20)

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (21)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (23)

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (25)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (27)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retour se fait par les lacs de Laprade-basse, La Galaube puis la prise d’eau d’Alzeau, point de départ de la rigole de la montagne qui alimente la rigole de la plaine qui rejoint le Seuil de Naurouze. Les niveaux des lacs étaient particulièrement bas ...

 

« Louis XIV régnant
Colbert étant son ministre
Ici
L'an 1665
P.-P. Riquet s'empare des eaux
de la Montagne Noire
les conduit à Naurouze
et résout le grand problème
de la jonction des deux mers
L'an 1666
Seul, il ose entreprendre ce grand ouvrage
et répond du succès
L'an 1681
des barques chargées passent
de l'Océan à la Méditerranée
 »

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (28)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (29)

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (31)

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (36)

 

 

 

 

 

 

 

On suit la rigole de la montagne jusqu’aux Cammazes au niveau de la Voûte Vauban. Nous terminons la sortie par la belle descente goudronnée sur Durfort …

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (37)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (39)

 

 

 

 

 

 

Sorèze Pic de Nore 2020 (40)

 

 

 

 

 

La Montagne Noire offre vraiment de beaux terrains de jeu, sur une bien belle surface, pour la pratique vélo offroad et Gravel. Nous nous sommes régalés, merci à mes deux compagnons de sortie pour leur compagnie !

Des pistes, un peu de goudron, notamment après la descente du Pic de Nore pour repartir et sur la superbe descente finale sur Durfort, des sentiers, du dénivelé, une grande variété de paysages, de terrains, du technique, de la caillasse, de l’herbe,

La trace : Gravel en Montagne Noire : de Sorèze au Pic de Nore - Visu GPX

Je proposerai aux beaux jours et quand le couvre-feu sera levé une variante passant par Saissac après la prise d’eau d’Alzeau et qui finira par l’oppidum de Berniquaut …

 

 

Merci Édouard pour les photos qui suivent :

 

 

 

 

20201219_080315

 

 

 

 

 

 

20201219_092447

 

 

 

 

 

 

 

 

20201219_094533(0)

 

 

 

 

 

 

20201219_095235

 

 

 

 

 

20201219_095359

 

 

 

 

 

 

 

20201219_095426

 

 

 

 

 

 

20201219_095735

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20201219_100712

 

 

 

 

 

20201219_110358

 

 

 

 

 

20201219_111928

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20201219_112354

 

 

 

 

 

 

20201219_112651

 

 

 

 

 

 

20201219_130800

 

 

 

 

 

 

20201219_131056 - Copie

 

 

 

 

 

 

 

20201219_132136

 

 

 

 

 

 

 

 

20201219_133934(0)

 

 

 

 

 

 

 

 

20201219_151522

 

 

 

 

 

20201219_152347

18 décembre 2020

 

07:44, le vendredi 18 décembre 2020

Le dernier de l’année

Dernier trajet en vélotaffing de l’année (civile). Trajet très civil aussi : la courtoisie était de mise, à l’aller comme au retour … Brouillard s’épaississant ce soir … On va essayer de garder ce bon rythme dès janvier … Bonnes fêtes à vous !

 

 

2020-12-18 (2)

 

 

 

 

 

 

 

07:31, le mardi 15 décembre 2020

Vélotaf du jour

Est-ce suite à l’annonce gouvernementale d’hier qui permet de circuler sans attestation (le couvre-feu de 6h à 20h est institué) ou est-ce parce ce que je suis parti un peu plus tôt : grosse circulation sur la D45 ce matin. Une bagnole que j’ai empêchée de doubler : elle arrivait très vite derrière moi, nous étions dans un virage et une voiture arrivait en face. Le(la) conducteur(trice) n’a pas insisté et a bien freiné. Un(e) autre abruti(e) un peu plus loin mais au vu de la circulation, bon bilan statistique ce matin.
Et toujours ces conducteurs de 4 roues plus ou moins gros (les 4 roues) respectueux, qui doublent en laissant un large écart, qui restent derrière si la visibilité n’y est pas ou si ça ne passe pas, qui me remercient si j’ai la visibilité et leur fais signe de passer … Comme pour beaucoup de choses de la vie humaine, il en suffirait peu pour que tout aille pour le mieux …

Retour paisible par les crêtes entre Gratentour et Castelmaurou, pour mes trajets c’est vraiment la portion bitumée la plus sécure car très urbanisé, la vitesse est y donc bien limitée.

Entre les gouttes … Des averses toute la journée, deux bonnes fenêtres météo ce matin et ce soir, pas de pluie … Mais sur route mouillée, on « ramasse » pas mal de crasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07:41, le lundi 14 décembre 2020

Vélotaf, un des derniers de l’année …

Vélotaf du jour, un superbe ciel ce matin, des automobilistes respectueux, pas de pluie, pas trop froid, c’est parfait pour débuter la semaine …
Un des derniers vélotafs de l’année (civile). J’en ai fait plus cette année et je vais maintenir ces trajets réguliers et le rythme, ça représente finalement un bon kilométrage et c’est aussi un bon entretien : même si je ne cherche pas à battre des records (c’est un peu tard pour me mettre à la compétition et je n’ai pas le niveau, les seuls records que j’aimerais battre sont ceux de Robert Marchand, un sacré monsieur avec une bien belle histoire), ça permet d’entretenir le foncier.
On remet ça demain ! S’il ne pleut pas le matin …

 

 

2020-12-14 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14:01, le dimanche 13 décembre 2020

VTT à Mézens avec Bastien

Je sors un peu mon VTT, il est en demande … Petit tour à Mézens cet après-midi avec Bastien.
Très jolis bois, très vallonnés, très variés par les terrains ou la végétation : des airs méditerranéens, océaniques ou continentaux.
Quatre ruisseaux occupent le fond de ses vallons : La Sauzière, le Caillagol, la Castagne, Vermas (on trouve de sacrées pentes de ce côté des bois). Les vallons peuvent être très sauvages et dépaysants.
Ces bois sont en majorité des bois privés, les randonneurs et les vététistes y sont tolérés, les lieux ont pu être très fréquentés par les motos ou les quads et il y a eu des aménagements de pistes (notamment VTT) un peu sauvages qui ont pu provoquer quelques colères légitimes … Nous avons d'ailleurs croisé par deux fois un groupe de 3 quads et une moto très cordiaux et respectueux : ils ont ralentis, ont salué, discuté rapidement ...
Les plus hauts points de ces bois culminent vers 240 m, on descend jusqu’à 120 m, il y a de quoi s’amuser, pour bien remonter ensuite … Quelques bons raidards, que ce soit en montée ou en descente.
Nous n’avons pas pu vraiment profiter ou lâcher les freins dans les belles descentes : les terrains étaient très glissants, c’était boueux mais pas collant comme ça peut l’être pourtant par chez nous. Il a quand même fallu bien nettoyer les vélos et les équipements en rentrant … Il faudra attendre le printemps pour vraiment profiter de ces bois en VTT.

 

2020-12-13

 

 

 

 

Profil Strava : https://strava.com/athletes/49242926

 

 

 

 

 

Posté par mastercycle à 22:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


17 décembre 2020

On a roulé sur la Terre

 

 

on a roulé

 

Au départ de leur aventure, il y avait un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an. Jour pour jour, avec pour tout budget moins de 6 000 francs chacun !
365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus avec 31 pays et 25 000 kilomètres dans les
mollets. Ils ont traversé l'Afrique, le continent américain, l'Asie, les pays de l'Est et enfin l'Europe de l'Ouest, vivant chez l'habitant, au gré de leurs rencontres, et remerciant leurs hôtes avec le spectacle de jongleries et de flûtes mis au point pour l'occasion. Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage.
Au-delà de l'exploit sportif d'un tour du monde à bicyclette, les aventures surprenantes de deux
étudiants français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, ces 365 jours à la découverte du monde.

 

Éditions Pocket

Posté par mastercycle à 17:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 décembre 2020

Le Centaure de l’Arctique

 

71X1oVAafhL

En 1927, l’ouvrier soviétique Gleb Travine se lance dans la plus prodigieuse aventure qui se puisse concevoir : le tour de l’URSS à vélo, seul et sans assistance. Soit un parcours de 80 000 kilomètres, qui le conduira du Kamtchatka au Caucase, de l’Asie centrale à l’océan Glacial, durant quatre ans. La prouesse valut le surnom de « Centaure de l’Arctique » à celui qui chevauchait un « renne de fer » sur la banquise. Un exploit que Gleb Travine paiera de quelques orteils gelés ! Pour autant, la publication de son journal fut empêchée par un pouvoir jugeant cette épopée « socialement inutile ». Il fallait donc un enquêteur de terrain pour redonner à Travine sa place au panthéon des grands voyageurs à vélo. Yves Gauthier s’est attelé à la tâche, retraçant ici, drôle et picaresque, terrible et stupéfiante, la quête inspirée de ce pionnier de la petite reine.

Éditions Transboréal

 

 

Posté par mastercycle à 21:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 décembre 2020

Gravel autour du bassin d’Arcachon

 

Rééditon d'un message déjà publié, le reconfinement nous empêchant d'aller nous promener sans contrainte de temps ou de distance ...

 

 

 

arachon052019 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (4)

 

 

 

 

arachon052019 (7)

 

 

 

 

Très beau circuit en gravel autour du bassin d’Arcachon, au plus près de l’eau avec un maximum de chemins, sentiers (portions réellement tout-terrains), entre villes touristiques et pittoresques, coins plus tranquilles et nature sauvage. Certaines zones du bassin sont classées sensibles et interdites au vélo. Même si je suis intimement convaincu qu’un vététiste ne fait pas plus de dégâts sur un chemin qu’un randonneur à pied, je respecte ces interdictions, suffisamment de sentiers sont déjà interdits à la pratique cycliste. Si la zone est vraiment sensible, autant l’interdire à toute circulation, même piétonne, cela permettra d’étudier l’impact de la présence humaine dans ces zones. On se doit d’accepter notre impact malheureusement trop souvent néfaste sur la nature qui nous entoure.
Grâce au VTT et au vélo de garnotte, j’ai la chance de pouvoir fréquenter des lieux où la nature, même à la périphérie de grandes agglomérations, sait rester entière, et je suis toujours respectueux de ces lieux, restant sur les chemins existants (quand il y en a, il m’arrive de temps en temps de vraiment sortir des sentiers battus), je ne pense pas y laisser de traces néfastes ...

Je suis parti du très joli camping de la forêt du Pilat installé au bord de cette magnifique et unique dune. De vraies pistes cyclables parcourent toutes les Landes, même si le revêtement peut vieillir sur certaines. Pas de souci en gravel, ce vélo s’il est bien conçu passe vraiment (presque) partout.

J’ai d’abord essayé de suivre le chemin du littoral, impossible entre Le Pilat-plage et Arcachon, même pour des piétons. Vous avez dit « loi littoral ? » … De jolis points de vue sur le bassin, de beaux coins de verudre dans les marais et de jolies plages borderont tout le parcours.

 

 

 

arachon052019 (8)

 

 

 

 

arachon052019 (11)

 

 

 

 

arachon052019 (15)

 

 

 

arachon052019 (18)

 

 

 

 

Premières cabanes en bout d’Arcachon, après Le Moueng, premier sentier et dépaysement garanti à cet endroit, le circuit suivra une bonne partie du grp tour du bassin d’Arcachon. L’activité ostréicole est bien présente, les huîtres du bassin sont renommées (à juste titre), nombreux sont les ports ostréicoles typiques, notamment à la Teste de Buch ou à Gujean-Mestras. Si vous passez dans cette dernière commune, arrêtez-vous au restaurant Les Pavois (port de Larros), vous ne serez pas déçus et le site est très joli et moins touristique qu’en d’autres endroits.

 

 

 

arachon052019 (19)

 

 

 

arachon052019 (21)

 

 

 

 

arachon052019 (23)

 

 

 

 

arachon052019 (25)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (27)

 

 

 

Un superbe sentier longe le bras de l’Eyre, on se retrouve entre bassin, marais et rivière, le sentier est ensuite interdit aux vélos au niveau de la réserve ornithologique du Tech qui présente un parc d’observation bien aménagé et payant. Là par contre, ce n’est plus sensible, ou alors on ouvre un endroit au public, mais que ce soit pris en charge par les collectivités locales ou l’état pour que ce soit gratuit et vraiment accessible à tous pour faire aussi du pédagogique et on ferme totalement les endroits vraiment sensibles. La sensibisation au respect de l’environnement, comme l’accès à la culture même si ce sont deux sujets bien différents, doit être gratuite.
On passe en sous-bois pour arriver tout au bout du bassin du côté de Biganos. J’ai ensuite cherché à rester au plus près des rives du bassin, la trace traverse de superbes coins sauvages où nichent de nombreux échassiers et migrateurs. Le coin est aussi très prisé des chasseurs, de nombreuses cabanes d’affût sont installées là, circuit à éviter en période de chasse … Le site est vraiment superbe.

Après Audenge, le circuit récupère la piste cyclable qui fait le tour du bassin pour ensuite revenir au bord de l’eau.
Traversée de la très jolie commune d’Andernos-les-bains.
Pause repas au kiosque du port du Betey : un sandwich jambon-beurre, un coca et une crèpe nutella-chantilly pour garder le moral et pour 9 euros, vraiment raisonnable non ? Petit kiosque sympa en bord de plage, abrité par des pins … Ces tarifs ne seront pas aussi raisonnables en fonction des lieux que vous visiterez. On sent dans les communes touristiques et tout autour du bassin une certaine aisance … Et pourquoi pas ?

 

 

 

arachon052019 (29)

 

 

 

 

arachon052019 (30)

 

 

 

 

arachon052019 (34)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (39)

 

 

Joli passage en sous-bois en suivant le grp pour arriver à Arès.

Le circuit quitte ensuite les bords du bassin pour suivre la (longue) cyclable qui part vers le Cap Ferret et borde l’océan. Petite halte à la plage du Truc Vert pour voir l’océan.

 

 

arachon052019 (40)

 

 

 

arachon052019 (44)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (46)

 

 

 

 

arachon052019 (48)

 

 

Je voulais passer au superbe et très pittoresque village de cabanes de l’Herbe, j’ai donc coupé vers Le Canon et suis arrivé sur les hauts de l’Herbe. Ce village est toujours aussi authentique
et pittoresque, l’Hôtel de la plage est toujours là, j’y avais passé deux nuits il y a un certain nombre d’années avec mon épouse, on a encore l’impression de se plonger dans un film avec Jean Gabin ou Arletty quand on passe devant … Ne pas rater non plus la pittoresque chapelle Notre Dame des flots, chapelle de la villa algérienne.

 

 

 

hotel plage l'herbe

 

 

 

 

Chapelle_Sainte-Marie-du-Cap


J’ai poussé jusqu’au bout du Cap Ferret et traversé le site des 42ha.

Trace de 110 km publiée ici, quelques kilomètres en plus pour sortir cette trace, retour en bateau entre Cap Ferret et Arcachon (merci au batelier qui me dira qu’il montera mon vélo en dernier sur le bateau car c’est une « pépite »).

 

 

 

arachon052019 (50)

 

 

 

 

arachon052019 (51)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (52)

 

 

 

arachon052019 (53)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arachon052019 (55)

 

 

 

Magnifique circuit, très pittoresque, qui réserve de superbes passages, de quoi se faire plaisir d’abord avec les yeux, puis avec son appareil photo. Et au risque de faire rigoler les purs montagnards, ce n’est pas plat …Et encore une fois ce plaisir du temps « ralenti » : tu fais une longue en vélo, tu sais que tu vas y passer quelques heures, le temps ne s’écoule pas de la même façon … Et quand tu traverses des sites aussi beaux, tu prends le temps d’en profiter, tu ouvres grand les yeux …

Un élément à prendre en compte comme souvent en vélo : le vent ...

Le vélo de garnotte est vraiment le vélo idéal pour découvrir des sites : on n’hésite pas à quitter les routes goudronnées et le rendement est très bon sans délaisser le confort. Ce « phénomène » du gravel a maintenant quelques années, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Son origine vient des États-Unis où de longues pistes gravillonneuses traversent nombreux états. Mais bien avant cela, moi je pense aux randonneurs cyclistes qui roulaient sur les chemins muletiers de montagne ou gravissaient les cols de montagne avant que le bitume n’y arrive.

 

img002

 

La randonneuse, avec ses porte-bagages, ses gros boudins, était un vélo de gravel.
Voilà pourquoi ce vélo n’est plus un phénomène marketing et qu’il a autant de succès : un bon vélo de garnotte rassemble plusieurs pratiques cyclistes et pourra n’être que le seul vélo que vous possèderez. Pour des circuits tout-terrains plus extrêmes (grosse caillasse), le VTT sera indispensable mais avec mon vélo de garnotte je suis déjà passé sur des terrains vraiment orientés tout-terrain sans que la machine ne bronche … On revient aux origines du cyclisme avec les technologies d'aujourd'hui ...
Attention juste à « l’euphorie » de la pratique : tu vas facilement plus vite que sur un VTT mais tu laisses quand même du jus quand c’est cassant, herbeux, moins roulant, et quand tu récupères des portions roulantes tu envoies aussi, il faut bien se gérer sur de la longue …

Un petit mot encore sur la monture qui m’accompagne sur mes sorties all roads : ce superbe STIFF Gravel personnalisé et customisé qui a toujours un très bon comportement : les vitesses passent sans problème, le groupe rival 1 complet fonctionne vraiment bien, le vélo est vif à la relance, il ne bronche pas quand ça tabasse, les roues Hope/ZTR Grail font aussi bien leur boulot. J’en suis très satisfait et comme pour mon vieux Titus, ce n’est pas ce vélo qui imposera ses limites, c’est le pilote … Des vélos comme ça, tu prends déjà plaisir en montant dessus …

 

La trace : https://www.visugpx.com/XOPZIL5w0K

 

L’album photo dédié :

http://cyclerit.canalblog.com/albums/bassin_d_arcachon/index.html

 

 

 

 

12 décembre 2020

 

 

 

09:18, le samedi 12 décembre 2020

3-20, 3h00 pile, pile 20 km, playlist …

3h00 pile, pile 20 km devant la mairie de Castelnau d’Estrétefonds.
Pas d’itinéraire précis ce matin, je vais suivre ma playlist …
Brel, « Le plat pays … », je vais prendre la D45 …
Ce plat pays qui est le sien ne l’est pas tant que ça d’ailleurs, les cyclistes en savent quelque chose … Mais cette chanson est si belle … Petite dédicace à Dirk et Sharon que je suis sur Strava et qui publient souvent de jolis photos …
Ciel un peu gris, quelques gouttes, « Le Nord » et ses corons … Même si ce Nord réserve de bien beaux coins et du soleil … Petite dédicace au grand duc que je suis sur Strava et qui publie souvent de jolies photos …
Un bon vent de face aussi, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai pris la D45 vers l’Ouest pour revenir vent de dos … « Marche tout droit » … « Dès que le vent soufflera … ».
J’ai des sorties à thème : les cours d’eau, les points touristiques, les voies vertes, etc. Je me dis que ce serait marrant de suivre une route sur tout son itinéraire, la D45 va d’où à où ? « Nationale 7 » … Et « Douce France », la belle reprise de Noir Désir … Et je pense à la belle reprise de « Jaurès » de Zebda …
Le soleil fait une apparition, « Heal the world » et « Over the rainbow ».
Je reviens sur Garidech, « Dès que le vent soufflera » revient, je continue sur la D45 vers Gragnague. Et là, folklore oblige « Les Montagnards … Halte-là, halte-là, halte-là … », je me dis qu’il faut que je trouve un petit truc qui pourrait faire penser à un col de montagne … On a ça dans le coin : le Petit Col, le Petit Tourmalet, je prends le chemin du Bois des fusillés de la Reulle et sa montée avec ses deux lacets … J’ai déjà écrit sur ce lieu chargé d’histoire qu’est le Bois de la Reulle …
Je repars face au vent vers Lapeyrouse-Fossat, « Je t’emmène au vent », sur les crêtes, ça souffle …
Le temps tourne, une dernière boucle sur Gragnague pour arriver aux 3 heures pile … « Avec le temps va, tout s’en va … » et « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con on est con … »
J’ai regardé en rentrant, la D45 va en fait de Gragnague à Castelnau … Pas de quoi se lancer dans un long périple …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07:51, le mardi 8 décembre 2020

Vélotaf du jour, « méfitentoizan »

Je ne pensais que ça mouillerait autant ce matin : petit crachin à la maison (dehors), j’étais décidé à prendre le vélo pour me rendre un boulot (Brassens revient dans la tête).
« Méfie t’en toi s’en ! » … C’était plus qu’un petit crachin, une bruine soutenue, pas encore une averse … Et avec le vent bien défavorable et présent, les gouttes arrivaient à l’horizontale. J’ai fait sécher ce matin l’équipement et la douche était chaude à l’école (d’habitude, je fais très vite, l’eau chaude ne dure pas).

Nombreux automobilistes n’aiment pas être doublés par un cycliste, quand je vais en ville, ça me fait bien rigoler, parfois jaune … Il y a quelques années, un conducteur de bus avait essayé de me coincer dans un virage alors j’avais doublé correctement. Ce soir, je double plusieurs voitures arrêtées par un bus, les véhicules me doublent un peu plus loin et j’entends une automobile bien accélérer alors qu’il n’y avait pas 1 mètre pour passer (en agglo, c’est 1 mètre), une voiture arrivant en face. Je redouble ensuite la dame (c’était une dame) et m’arrête pour échanger quelques amabilités, je me serais arrêté aussi si cela avait été un homme …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:01, le vendredi 4 décembre 2020

Vélotaf du jour, humide …

J’ai ramassé encore ce soir, une bonne pluie … Enfin, c’est surtout le vélo qui a ramassé car je suis bien équipé. Pas de chanson dans la tête. Juste un petit détour vers les crêtes voir l’agglo de nuit en fin de circuit, la pluie s’était arrêtée et j’avais besoin de décompresser de la semaine …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07:43, le mardi 1 décembre 2020

Rainy velotaffing (in english, but not because you might think rain is part of the English landscape)

I've ridden in the rain, in heavy rains, in hail ... It's never a pleasure but if you are well equipped, you stand the test ...

Rain jacket, waterproof gloves, rain cap, overshoes, rain pants, ...
The song in the head easily found in the brain playlist, and even a movie sequence : Gene Kelly…

“ I'm singing in the rain, just singin 'in the rain
What a glorious feeling, I'm happy again
I'm laughing at clouds so dark up above
The sun's in my heart and I'm ready for love
Let the stormy clouds chase everyone from the place …”

I can't say I'm as happy as him in the rain, he just kissed Debbie Reynolds, I'm coming home from work and going to meet my sweetheart anyway…
And I sure don't dance like him !

I didn’t drive fast, faster than a snail train ... Although a snail doesn’t let it go in the rain ...

 

 

 

 

Profil Strava : https://strava.com/athletes/49242926

Posté par mastercycle à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 décembre 2020

VTT entre Garbet et Arac

Rééditon d'un message déjà publié, le reconfinement nous empêchant d'aller nous promener sans contrainte de temps ou de distance ...

 

 

Circuit en boucle au départ de Cominac et ses belles granges typiques à pignons à pas d’oiseaux, qui suit le GR de pays du tour du Val du Garbet, suit à flanc une superbe ligne de crêtes vers le Col de Vièle-Morte, monte à 1600 m sous le Tuc du Laguel et bascule vers l’étang de Lers.

 

ar13 (2)

 

ar13

 

ar13 (14)

ar13 (6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite de la trace en tout cas jusqu’à Massat est présentée ici par la route, pour la simple et bonne raison que j’ai pris un gros grain au Port de Lers (je voulais basculer sur les sentes d’estive vers le Col de Rose), grain (avec quelques beaux éclairs et coups de Tonnerre, quand ça pète dans le coin des Trois Seigneurs, ça fait pas semblant) qui a duré et m’a obligé à faire au plus rapide, par la route. La pluie a cessé après Massat, j’ai rejoint le Col du Saraillé pour profiter de quelques jolis sentiers via Aleu pour revenir sur Cominac.

 

ar13 (8)

 


De magnifiques paysages et une superbe vue sur la chaîne pyrénéenne : Valier, Mont Rouch, Certescans, Trois Seigneurs, Journalade, etc. Des terrains variés, du technique par endroits, du relief aussi et donc du pousser ou du porter, de quoi passer une belle journée !

 

Cominac%202

 

Je profite de ce message pour vous apprendre la réelle raison de cette architecture de pignons à pas d’oiseaux des granges de Cominac. La raison la plus souvent évoquée est la construction spécifique des murs de ces granges en grosses pierres de granit et des dalles qui forment les gradins, nommés « Peyrous » en patois du Couserans, faites elles de schiste et qui servaient à :
- protéger les murs pignons,
- donner un arrêt à la chaume et la protéger pour qu’elle ne pourrisse pas trop vite et devienne une proie facile pour les coups de vent,
- permettre d’accéder à la faitière, « cliero » en patois.

Il n’en est rien ! Les habitants de la vallée d’Aulus sont connus pour avoir donné quantité de montreurs d’ours, dès la fin du XVIIIème, et nombreux sont ceux partis faire fortune aux Etats-Unis. Les habitants de Cominac ont voulu aussi connaître leur heure de gloire et ont décidé à la même époque de s’attaquer à un autre mythe des Pyrénées : le dahut (ou dahu), animal encore plus discret que le Desman des Pyrénées.

 

jpg_dahu_levogyre

 

dahu_dextrogyre

 

 

 

 

 

 

 


Le dahut est un mammifère proche de l’isard. On le reconnait facilement grâce à ses deux pattes plus courtes d'un côté que de l'autre. Cette particularité lui permet de parcourir aisément les pentes abruptes, mais il est obligé de tourner toujours dans le même sens et se déplace donc ainsi sur les versants. Et pour se reproduire, mâle et femelle doivent donc se croiser, être l’un dextrogyre, l’autre levogyre, ce qui assure d’ailleurs un bon brassage génétique de l’espèce.
D'ailleurs, c'est à la vision d'un dahu que Darwin conclut sa théorie sur l'évolution et la sélection naturelle des espèces.
Seuls quelques spécimens ont pu être observés, ce qui ajoute au mythe et à la théorie niant l’existence de cet animal, voilà aussi pourquoi Darwin n’a jamais officiellement reconnu que cet animal l’avait inspiré pour sa théorie.

 

 

Les habitants de Cominac ont donc dressé ces murs à pignons en pas d’oiseaux (on devrait donc dire à pattes de dahut) pour attirer les dahuts lors de leur période de rut, l’animal appréciant les promontoires rocheux : le mâle monte d’un côté, la femelle de l’autre du mur, et ne peuvent redescendre si on leur bloque la voie ! Deux suites possibles à l’histoire : aucun dahut n’a jamais grimpé sur ces granges et une autre explication a été donnée pour ne pas être la risée des habitants de la vallée. Certains disent aussi qu’en fait quelques dahuts auraient été attrapé mais que les habitants ont préféré garder leur tranquillité et relâcher les animaux plutôt que faire la une des journaux de l’époque et de voir les touristes affluer. Nul besoin de postérité quand on a devant les yeux un tel paysage …

 

 

ar13 (22)

ar13 (25)

 

 

Trace http://www.visugpx.com/?i=1376919241

 

 

ar13 (44)

 

ar13 (37)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi l’album photo http://cyclerit.canalblog.com/albums/ariege_2013___entre_salat__garbet_et_arac/index.html

 

Posté par mastercycle à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,