17 septembre 2019

Nonnes à vélo ...

Les Nonnes Troppo "le velo" VHS HS

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16 septembre 2019

« Une voiture arrive, je serre le bas-côté. »

 

Idée reçue : « Une voiture arrive, je serre le bas-côté. »

Selon l’expression consacrée, je vélotaffe occasionnellement : mon lieu de travail est à une quinzaine de kilomètres de la maison, il y a une douche, j’y vais une à deux fois par semaine en vélo.
Je n’habite pas en ville, j’emprunte donc des petites routes secondaires et une portion de départementale assez fréquentée. Des routes que je connais très bien et sur lesquelles j’ai l’habitude de rouler le week-end.
Très exactement (amis 4 roues, si vous lisez ces lignes ...), je pars de Garidech pour aller à Cépet. À l’aller, je passe par la route de Castelnau (D45) ; au niveau de Gargas, je vais vers Labastide-Saint-Sernin pour finir par la piste rurale (en Gravel) qui rallie Cépet. Au retour, je prends la même piste, traverse Labastide, coupe la D15D par le chemin de Rabaudis, rejoins la D20 (celle qui est très fréquentée et que je prends quand je suis en voiture, les gens roulent à plus de 100) au niveau du carrefour de Montberon, roule 1 kilomètre dessus (c’est sûr, c’est du billard, du velours, les purs routiers ou compétiteurs y roulent régulièrement, et même des cyclistes à 10 à l’heure, pour moi c’est presque suicidaire, il y en a même qui courent là …) puis pars à gauche par la D20A pour reprendre la D45 et rentrer à la maison.

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La première fois, j’ai eu peur, pourtant j’ai une certaine expérience du vélo sur itinéraire partagé. J’ai eu peur car j’ai pris ces routes aux heures de pointe et là, les autres usagers qui eux sont bien mieux protégés que le cycliste et semblent l’oublier, roulent comme des tambours sans se poser de question « C’est sûr, ça passe ! »
Alors, j’ai décalé de quelques minutes mon trajet, et là ça va mieux. Encore aujourd’hui, j’ai eu affaire à des abrutis en 4 roues (il n’y a pas d’autres mots, si, gros cons, et les dames ne sont pas en reste, puisqu’ils jouent avec la vie des autres) qui passent en force, à 10-20 cm de toi ... Et je vois quand même un bon nombre d’usagers en 4 roues qui ralentissent car ils comprennent que ça ne passera pas de façon sécurisante et doublent correctement, d’ailleurs je leur fais un signe de la main pour les remercier.

Le code de la route est clair : on doit doubler un cycliste à 1,50 m d’espace minimum hors agglomération. Je vais pas vous faire 36000 calculs, sur ces routes que j’emprunte, comme j’en ai le droit, deux voitures et un vélo ne contiennent pas en largeur, et sur la départementale bien fréquentée, ça passe mais pas à 1,50 m, voilà pourquoi je réduis au minimum mon trajet sur cette route et sur ce type de routes en général.
Donc serrer sur le côté invite presque l’usager en 4 roues qui arrive à tenter le dépassement. J’ai donc choisi une conduite simple : si ça ne passe pas car un véhicule arrive en face ou qu’il n’y a pas de visibilité, je prends un peu plus de place ; dans le cas où celui ou celle qui arrive derrière veut à tout prix passer, soit je passe sous ses roues, soit je vais dans le fossé, autant lui faire comprendre que ça ne passe pas. Par contre, s’il y a de la place, si je vois avant que ça va passer, je serre ma droite et fais un signe pour signaler que c’est bon, ça passe.

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Pas mal de 4 roues ou de 2 roues motorisées ont tendance à oublier qu’un vélo ça peut aussi aller quand même vite et donc que ça prend du temps à doubler ou que ça va arriver avant qu’on ne s’engage sur un rond-point ou après un stop. Le nombre de fois où j’ai dû piler à cause d’un(e) abruti(e) qui m’a bien vu arriver, qui a bien vu que j’avais la priorité et qui est passé quand même …

Et je ne parle pas de la circulation en ville, la jungle !
À voir ou revoir le reportage du 17 septembre du journal régional 19/20 Midi-Pyrénées Occitanie « Ma vie en 2 roues à Toulouse » rubrique Mobilité, sur le vélo comme moyen de déplacement pour se rendre au travail en ville, c’est comme ça tous les jours, une sacrée aventure ! Et ça montre bien aussi que nombreux sont ceux qui pensent être seuls sur el route et donc libre de faire ce qu’ils veulent … La loi de la jungle ! Sauf que dans la jungle, tu agis pour vivre et survivre ...

Et la rubrique dédiée sur le site francetvinfo :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/z-26-conseils-usage-du-cycliste-debutant-toulouse-1723833.html

 

 

 

La route doit être partagée, les vélos y ont donc leur place et il n’est pas normal que ce principe simple ne soit pas respecté. Que gagne un 4 roues à doubler en force plutôt que ralentir et passer ensuite ? Quelques secondes sur un trajet de quelques dizaines de kilomètres …

Il y aussi une habitude qui s’installe : je vois les mêmes véhicules, les conducteurs savent qu’un ou des cyclistes passent là le matin, ils font attention.

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11 septembre 2019

À deux, c'est mieux, série culte ?

Série culte ?

Sixième saison du « Cyclerit, à deux c’est mieux ! ». Nulle prétention à concurrencer les très nombreuses séries aux multiples saisons diffusées sur les diverses chaînes de télé ou autre.
Notre série avance, épisode après épisode, ne cherche pas le quantitatif mais présente, malgré nos petits moyens, du qualitatif : la qualité des relations établies avec Marie-Louise et les bons moments passés avec les résidents et leurs éducateurs …

Début aujourd’hui donc de la sixième saison avec Camille, Vivian et Bruno. Départ du Foyer Marie-Louise à Gratentour pour une petite mise en jambes.
On parle un peu des vacances passées : Vivian voyage toujours beaucoup, il a fait un circuit en pays cathare, n’a pas trouvé le trésor, puis est allé en bord de mer ; Camille a passé du temps du côté de Toulon …

Vivian roule avec moi et Camille avec Bruno. Camille nous propose de pousser jusqu’à la ferme Vivaldi (où nous allons chaque année lors d’une de nos deux sorties avec les enfants), nous lui faisons remarquer que ce n’est pas tout près et qu’on va pouvoir quand même se faire plaisir aujourd’hui sans aller aussi loin …
Pas de scénario prédéfini à nos épisodes, même si nos rendez-vous ont souvent le même point de départ. Aujourd’hui, nous avons roulé vers Pechbonnieu (nous sommes d’ailleurs passé devant la maison de Camille), descendu le joli chemin du Castillon qui rejoint Castelginest et sommes revenus sur Gratentour pour aller faire un petit tour dans les bois du côté de Lespassié avant de rejoindre le foyer.

Bruno est toujours en cannes, là par contre, désolé pour le suspense, ce sera un incontournable de la série, vous en avez l’habitude, mais malgré tout nous arrivons de temps en temps à porter une petite estocade pour passer devant son tandem. Dans la montée de l’avenue des Pyrénées qui porte pas mal son nom, Bruno et Camille ont fait course en tête (vous savez que le sport est aussi au programme de la série) mais avec Vivian, nous avons lancé quelques contres assez efficaces.
Arrêt sur image : je stoppe le tandem, m’inquiète (ralenti sur image, pas de son), me tourne vers Camille, elle ne parle pas ! J’apprécie beaucoup Camille qui est une jeune dame très vive et attachante. Elle reprend son souffle, la reprise est un peu dure, mais elle sourit, on redémarre …
Avec Vivian, on discute toujours sur le tandem, je le lui décris les endroits où on passe, il a une excellente mémoire, il me rappelle notre sortie du 17 avril avec ma classe et nomme certains endroits où nous sommes passés.

 

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Retour au foyer, rendez-vous pris pour le prochain épisode, sortie sur la journée, changement de lieu : les berges de Garonne entre Gagnac-sur-Garonne, Blagnac, Beauzelle, Seilh.

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10 septembre 2019

Nul besoin de casque !

Celle-là, je la (re)publie régulièrement, je ne comprends toujours pas pourquoi autant de cyclistes (quels qu'ils soient, on peut y ajouter les pratiquants de planches ou patins à roulettes et les trotinettes) ne portent pas de casque ...

Idée reçue : « Je sais faire du vélo, j’ai pas besoin du casque ! » (« Et mes enfants non plus, même s’ils ne savent pas en faire ! » mais maintenent c'est obligatoire pour les mons de 12 ans)

Quelques statistiques …
Les traumatismes crâniens sont les maux les plus courants dans les accidents de vélo.
85% des cyclistes tués en 2003 ne portaient pas de casques ; 66% des décès ont été causés par un traumatisme crânien.
Le port d’un casque peut réduire le risque d’une blessure à la tête de 85%.
Le port d’un casque peut réduire le risque d’un traumatisme crânien de 88%.
75% des accidents mortels de vélo auraient pu être évités avec le port de casques de vélo.

Pour ma part, même en ville, même si la principale source d’accident est la voiture (en victime ou en tort) et pas la chute proprement dite, le choc crânien est toujours possible.
Dans un véhicule à 4 roues, les protections sont multiples : carrosserie, ceinture, airbag, … Sur le vélo, rien, et ton crâne sera toujours moins dur que le sol, le poteau ou la bagnole en face.

La chute en vélo, l’accident, peut survenir à n’importe quel moment, même à très faible allure.

Pour moi, le casque ne doit pas être obligatoire, il est tout simplement vital. Et malheureusement pour ceux qui n’en portent jamais, il sera toujours trop tard pour le comprendre.
Et quand j’entends ou que je lis certaines associations d’usagers militer contre le port du casque ou contre son obligation, je ne comprends pas ! Ce n’est pas parce que le vélo est employé comme moyen de transport en ville ou de façon « pépère » que le risque de choc crânien n’existe pas ! Pour moi, c’est suicidaire.

Vous me direz « bon, à ce compte-là, on met aussi les genouillères, les coudières et le reste ! ». Une fracture du bras n’est pas mortelle …

Je ne dis pas là que faire du vélo est dangereux, j’en fais sur chemins et routes, et j’en fais avec mes élèves. J’ai pris quelques belles gamelles, je n’ai jamais eu d’accident de la route, et j’ai été 2 ou 3 fois bien content d’avoir un casque sur la tête. En VTT, le casque protège aussi des branches, une branche peut faire un joli trou dans le casque, donc dans la tête …

La pratique cycliste n’est pas une pratique risquée, c’est le comportement du cycliste et des autres usagers de la route qui créent le risque ou le danger. Et plus y aura de vélos sur les routes (j’évite pour ma part les nationales et les grosses départementales, il y a assez de petites routes pour se faire plaisir) et surtout en ville, moins il y aura d’accidents avec les vélos (s’ils ne sont pas en tort) car les autres usagers s’éduqueront naturellement à partager la route.

 

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06 septembre 2019

Gravel entre Vacquiers et Montastruc

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Joli circuit d’une soixantaine de kilomètres, avec du bitume et de belles portions « hors-piste » en chemins, sentiers, sous-bois, variées. Et un petit passage comme je les aime, façon Koh-Lanta : un passage de chasseurs dans un taillis, baisser le tête, lever le vélo, … Encore une fois, grâce à mon vélo de garnotte, j’ai trouvé des chemins où je n’étais jamais passé dans des coins que je connais pourtant vraiment très bien …

De belles vues sur les coteaux entre Montastruc, Vacquiers, Frontonnais (les vignes sont chargées, les vendanges approchent), vallée du Tarn, passage dans la forêt de Buzet, Roquesérière, on voit aussi les massifs au loin, beaucoup de gibier aussi. J’ai fait ce circuit entre chien et loup et je n’ai jamais vu autant de gibier en une même sortie : chevreuils, lièvres, lapins, perdrix, seuls les sangliers manquaient à l’appel … Peut-être que ce soir le gibier voulait profiter des quelques dernières heures de tranquilité avant l’ouverture de la chasse …

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À faire en fin d’été pour un passage dans un champ qui a été fauché.

 

La trace : https://www.visugpx.com/jdn3Qckucr

 

 

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04 septembre 2019

Chasse ...

 

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Ouverture de la chasse dimanche.

 

Je n’irai pas faire de VTT dimanche.

 

Pourquoi ?

 

J’ai croisé beaucoup de chasseurs lors de mes balades VTT, je me suis souvent arrêté pour discuter un peu, la grande majorité était bien loin de la caricature du chasseur qui a bien picolé de bon matin et qui tire sur tout ce qui bouge. Par contre, peu nombreux sont ceux qui « cassent » le fusil (excusez-moi amis chasseurs, je ne connais pas le terme technique exact pour signifier le fait d’ouvrir le canon du fusil par sécurité quand on marche) par sécurité. J’en ai rencontré aussi qui râlaient au passage de ces putains de vététistes, et même une fois un m’a menacé de son fusil, alors que je n’étais pas dans une propriété privée … Et même …

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J’ai traversé plusieurs battues sans problème en discutant d’abord avec les chasseurs en poste qui avertissaient leurs collègues. Une autre fois, pour ne pas gêner la battue, j’ai fait un petit détour par le goudron, en toute convivialité et civilité.

 

Malgré tout, un fusil de chasse est une arme, qui peut tuer et qui a déjà tué, et des chasseurs cons, il y en a proportionnellement autant que des vététistes cons (vous savez, ceux qui passent à fond en descente sur les sentiers de randonnée en montagne, en insultant presque les piétons et à cause de qui on nous ferme les chemins) ou que des promeneurs cons ou des agriculteurs cons (nous sommes en démocratie, donc le con est présent partout, à tous les niveaux de l'état ...), et un chasseur con qui va tirer sur tout ce qui bouge, ça existe et ça a déjà tué …
Le chasseur con sera quand même plus dangereux que le vététiste con qui lui sera plus dangereux que le piéton con, c'est pas con con ! (Le deuxième con c'est parce qu'à Toulouse, on dit souvent con à la fin des phrases, ça rend mon message plus vivant).

 

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Et même sans ça, cela ne me gêne pas de ne pas prendre de risques et de laisser pour un ou deux week-ends la place libre à ces autres amateurs de la nature et de la campagne, même si je ne partage pas leur loisir.

  

En vélo, je m’arrête toujours lorsque je croise un piéton ou un cavalier sur un chemin étroit, et au moins je ralentis visiblement s’il y assez de place. Et je ne comprends pas que randonneurs, vététistes et chasseurs se bouffent le nez, nous avons en fait des pratiques très proches, qui n’usent pas les chemins, contrairement (excusez-moi encore) aux chevaux, motos, quads ou autres engins motorisés non musculairement.

Donc dimanche, je resterai à la maison, j'irai rouler vendredi en semi-nocturne en vélo de garnotte. J'irai peut-être faire un tour avec Bastien l'après-midi sur des chemins très dégagés.

 

Bonne chasse ! Et bonne chance aux lièvres, chevreuils, lapins et autres que j’ai croisés récemment … Même si un bon civet de lièvre ou un pâté de sanglier me font grand plaisir. Je ne crache pas dans la soupe.

 

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03 septembre 2019

Monuments du cyclisme

 

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Le mot de l'Éditeur :

Des pavés de Paris-Roubaix au Poggio de Milan-San Remo, des monts du Tour de Flandres aux cols du Tour de Lombardie, les classiques ont écrit une part majeure de l'histoire du cyclisme. Elles ont révélé  les plus grands, de Coppi à Merckx, d'Hinault à Cancellara ! Monuments du cyclisme souhaite ici célébrer le patrimoine des courses classiques. Cet ouvrage est à la fois un guide et un beau livre qui donnera envie à tous les amoureux du vélo de s'aventurer sur ces parcours historiques afin de vivre une expérience mythique. Des milliers de km parcourus pour vous offrir un tracé et un descriptif technique précis, des portraits d'anciens coureurs et des interviews. Une production photo inédite par un photographe renommé et une équipe de journalistes cyclistes confirmés !  

Une équipe confirmée et passionnée de vélo ! François Paoletti : Jounaliste-auteur, il collabore régulièrement à plusieurs journaux : JDD, Magazine 200; Cycle ! magazine. Foucault Duchange : Collabore au consacré au 1 consacré au Tour de France et aux magazines, steel et 200 !  ~~Jochen Hoops : fondateur de l'agence créative hub à Paris, il represnete plusieurs photographes spécialisés. IL ets le rédacteur en chef adjoint de la revue Steel ! Matthieu Lifshitz : directeur artistique de la revue 200 et steel et fndateur de l'agence graphique Manivelle

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02 septembre 2019

Lugan

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01 septembre 2019

Absolute black, ovale et pourtant ça tourne rond ...

Je viens de passer au plateau ovale, ou ovoïde, ou elliptique. J’ai monté sur mon VTT et mon Gravel des plateaux ovales Absolute black.

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Ce sont d’abord de superbes pièces usinées mais qu’apporte de plus un plateau ovale ?

Impressions après quelques coups de pédale …
Ces plateaux sont beaucoup moins marqués que les O’Symetric ou Ogivals, ils se rapprochent des Qrings, il n’y a visiblement pas d’adaptation nécessaire.

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Le plateau ovale n’est pas nouveau : les premiers datent du début du XXème siècle. D’ailleurs de nombreuses technologies utilisées dans le vélo sont bien anciennes, c’est leur évolution ou la manière dont elles ont été réadaptés qui en fait leur modernité.
L’objectif est, pour la plupart, d’augmenter la puissance, la cadence et donc la vitesse du cycliste. Certains coureurs pro en sont d’ailleurs équipés.

On peut décomposer le pédalage en 4 phases : phase de poussée (extension du membre), phase point mort ou de transition basse (entre flexion et extension), phase de remontée (active ou passive, pédale auto), phase de transition haute. Le pied n’appuie pas de la même façon sur les 180 ° de sa course vraiment utile (on parle de descente active et remontée passive, remontée qui le devient beaucoup moins grâce aux pédales automatiques).

 

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Les deux phases de transition sont donc des moments de point mort, le pédalage est « arrêté », il y a une cassure dans le cycle de pédalage.
Le plateau ovale permet d’éviter cette cassure et donc d’annuler les points morts. Des études ont été menées pour étudier les effets de ce type de plateau, dont celle de Nicolas Rambier sous la direction de Frédéric grappe sur les plateaux O’Symetric, beaucoup plus marqués :

https://www.fredericgrappe.com/wp-content/uploads/2013/09/osymetric.pdf

 

Pour ma part et ma petite expérience et après avoir monté mes deux plateaux sur mes deux vélos (il faut souligner la simplicité et la facilité de démontage et montage du plateau sur les pédaliers monos), j’ai pu de suite noter un pédalage plus rond, sans temps mort. Je pense que le pédalage est plus souple, moins fatigant, apporte un gain de motricité, du confort aussi dans le pédalage, je ne sais pas par contre et je ne me pose pas vraiment la question de chiffrer l’éventuel gain de puissance mais j'ai vraiement eu l'impression d'appuyer plus facilement plus fort, effet placebo ?

Une explication économique pourrait être avancée pour expliquer pourquoi ces plateaux ne sont pas tant utilisés dans le monde professionnel : certains géants nippons occupant une énorme place dans ce marché ont une force de frappe bien supérieure aux petits fabricants … Le gain sportif est une chose, le gain économique une autre.

 

 

 

31 août 2019

Tours de France, chroniques de l’Équipe, Antoine Blondin

 

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« Le cycle des légendes bretonnes rapporte que les chevaliers de la Table ronde, avant de partir en expédition, se rassemblaient au plus profond de la forêt de Brocéliande pour s'imposer des épreuves préalables : discuter du choix d'un casque ou d'un destrier et se durcir le cœur au bord des fontaines pétrifiantes. Hier, aux portes de Rouen, on a surtout parlé braquets dans la cuvette forestière criblée de soleil où serpente le circuit des Essarts et, si une épreuve fut effectivement imposée aux champions qui allaient s'élancer vers Caen, elle avait surtout pour objet d'affermir des postérieurs échauffés par trois jours de présence en selle, et que nos paladins eussent volontiers trempés dans la première fontaine venue. Partis du virage du Nouveau-Monde, les coureurs chevauchaient à tour de rôle entre deux falaises de verdure, relevées comme le ciment des vélodromes, pour aboutir au virage du Paradis, autant dire dans l'autre monde, où ils sombraient dans une agonie provisoire, illuminée par une auréole en forme de chronomètre. » 9 juillet 1956.

Cinq cent vingt-quatre chroniques dont plus de quatre cents inédites en volume, voici pour la première fois dans son intégralité le roman du Tour de France par Antoine Blondin.

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