22 avril 2020

Vélotaf à itinéraire variable

 

Au tant (Ô temps !) pour l’aller l’itinéraire pour aller travailler doit être assez court (contrainte horaire oblige et douche à prendre en condition normale), autant pour le retour, même si la version Gravel est actée, je ne suis pas pressé. C’était le cas ce matin. Et le confinement me permet aussi de rouler sur des portions de bitume auxquelles je ne me frotte que très très rarement, non pas qu’elles soient difficiles mais à cause du trafic routier … La D888 entre Castelmaurou et le rond-point des jardineries sans aucun 4 roues dans les 2 sens, c’est pas fréquent …
Ce matin, petit crachin, ciel bas, donc même si ça ne fait pas joli, fluo de la tête aux pieds, veste de pluie, sur-chaussures !

 

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21 avril 2020

Mountain bike

 

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ...

 

 

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Mountain bike … Même si les américains (états-uniens) reconnaissent une certaine paternité française (merci le Vélo Cross Club Parisien des années cinquante), c’est à eux que l’on doit le développement du VTT dans le monde, son succès, et donc l’appelation Mountain bike. Le Mont Tamalpais, site mythique du MTB culmine à 785 m, ce circuit rend bien hommage à cette première appelation.

Vélo de montagne donc avec cette boucle au départ d’Eylie pour monter aux anciennes mines du Bentaillou pour basculer ensuite sur l’étang d’Arraing.
2 heures (ou moins pour les plus rapides) de montée ininterrompue et 30 virages (un peu plus qu'à L'Alpe d'Huez et non gourdronnés) jusqu’au site des anciennes mines du Bentaillou, par la route forestière, d’abord en sous-bois dans une hêtraie puis à decouvert, immersion dans un monde quasi-minéral, où l’activité de l’homme a laissé des traces, et où le pastoralisme est présent mais où la nature a aussi su garder ses droits.

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Vélo de montagne : après cette montée sur le vélo, un vrai porté d’une heure environ (ou moins pour les plus rapides) est nécessaire pour atteindre la serre d’Arraing et basculer vers 2200 m sur l’autre versant avec un splendide panorama sur les massifs environnants, le Valier, le Crabère et l’étang d’Arraing qui semble à nos pieds alors qu’il est quand même quelques 300 mètres plus bas.

 

 

 

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Vélo de montagne : la descente commence, superbe, très ludique, puis très technique voire trialisante … Du porté aussi donc sur certains passages (ou moins ou pas du tout pour les trialistes ou enduristes ou descendeurs très chevronnées ou en tout cas bien meilleurs que moi) …

Arrivé à l’étang d’Arraing, une variante en vélo de montagne (du gros …) prend le GR10, passe au Col d’Auéran, suit le Grp Tour du Cagire Burat, monte à la Calabasse, descend au Col D’Osquet puis au Col de Nédé pour basculer sur la bellongue ou rester sur le Biros et passer au-dessus d’Antras, Irazein, Balacet et Uchentein … Un sacré programme !
Pour ma part, j’avais quand même déjà prévu un bon programme en descendant au site de la Fontaine d’Illau pour ensuite remonter sur un autre versant pour aller chercher la Chapelle de l’Isard. Les pélerins ont rendez-vous chaque début août à la chapelle, pour ma part, ce circuit était aussi une sorte de pèlerinage aux fées du vélo de montagne car j’avais fait ce circuit il y a un certain nombre d’années et je voulais le refaire, la beauté des lieux a de nouveau opéré.

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L’Ariège est le pays de la Fiat Panda 4x4 et de la Lada Niva, j’en ai croisé une qui descendait des Bentaillou.

 

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Même si ce circuit est connu des vététistes, les randonneurs croisés sont toujours étonnés de voir des types sur un vélo à ces altitudes et surtout dans cette caillasse.

Si vous n’avez jamais goûté au vélo de montagne en version originale, c’est-à-dire en immersion dans la nature, même si le site est marqué par l’empreinte de l’homme mais la nature a su s’y faire respecter – ou craindre -, sans remontées mécaniques, sans bike park (je n’ai rien contre les bike parks, ils sont une bonne activité pour les stations l’été), c’est un truc à faire !

La trace : https://www.visugpx.com/26OgydDr5U

Voir aussi l'album photo dédié. 

 

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Un peu d’histoire ...

Pendant plus d’un siècle (1850-1950) le Biros est un pays minier, on y extrait du zinc et du plomb argentifère sur les sites de Bulard et du Bentaillou. Deux autres concessions espagnoles sont aussi exploitées par les Français : celle du Fourcail qui ramène le minerai par le Port d’Orle et celle de Montoulieu qui descend le « tout venant » par l’infranchissable Port d’Urets. Le minerai est concassé et trié selon les époques au cirque de la Plagne, à Orle et au Bocard d’Eylie.

Le Baron de Boisrouvray et le banquier Espeletta constituent en 1848 la première compagnie des Mines…Bien d’autres suivront.

Le paysan, laissant sa femme à l’agriculture, devient mineur.
Partout, on bati des baraques dont les plus spectaculaires sont sans doute celles du piton rocheux de Bulard qui plus tard lui vaudra le nom de Macchu Picchu, faisant d’elle la mine la plus haute d’Europe. On taille des chemins dans des falaises impressionantes comme à Bulard ou au port d’Urets. On trace sur 10 kilomètres de descente la piste du Bentaillou pour les charrettes à bœufs ou des goulottes pour acheminer le minerai jusqu’au fond de la vallée. On perce des tunnels pour installer les porteurs Decauville parfois démontables afin de passer les hivers sans trop de dégâts. Plus tard on hissera pylônes et câbles pour des descentes plus sûres et plus rapides. Tous ces travaux se font en altitude avec le vide, le froid, la neige, le vent, la pluie et certains ne serviront à rien !

La main de l’homme laisse dans le paysage une empreinte de souffrance mais surtout de richesse et de grandeur…

Les premières galeries sont attaquées au pic de mineur et à la dynamite. En 1910, le marteau pneumatique fait son apparition mais ne soulage guère le travail du mineur sur le Front de Taille. Les mineurs se sont familiarisés avec les galeries en les appelant : Ste Amèlie, Ste Eugénie, Ste Geneviève, Ste Victorine, Ste Cécile, Anita, Pépita ou encore Jesussita, Maison neuve ou quartier de Ita. Ils y ont vu aussi un côté maudit comme « La mangeuse d’Homme » à la Mail de Bulard. Mais la galerie n’a pas toujours été saine, outre l’explosif et la poussière du minerai, c’est à la « colique du plomb » et la silicose que le mineur a du faire face. Certains y ont péri par la maladie, l’explosion, l’accident et même la chute dans le vide. Quelques enfants ont travaillé sur le site du Bentaillou et deux à la mine de Bulard. Trente à quarante femmes ont trié le minerai au fond de la vallée du Bocard d’Eylie. En 1907, dans le plein essor, la mine du Bentaillou emploie plus de 500 mineurs. Il faut deux écoles pour contenir les 200 élèves de la commune de Sentein.

Au début du siècle, les mineurs travaillent 12 heures par jour et les conditions sont déplorables (froid et nourriture infecte). Une suite de grève s’installe…les salaires arrivent enfin et on ne travaille plus que 10 heures par jour. En 1926, le cours du zinc s’effondre, s’instaure alors une gigantesque grève et la mine ferme. Beaucoup d’ouvriers iront travailler au chantier du barrage d’Araing jusqu’en 1942. L’Union Minière des Pyrénées réouvre la mine pour 14 années jusqu’à sa fermeture définitive…

 

https://www.ariege.com/decouvrir-ariege/geologie/les-mines-du-biros

 

  

L'étang d'Araing, 1910 m, 33 ha et profond de 43 mètres, long de près d'1 km, fut domestiqué par EDF qui construisit le barrage (1939-1942) à la place d'un autre, très rudimentaire, façonné de toutes pièces au XVIIIe siècle ! Celui-ci était destiné à "déchaîner", en l'ouvrant, l'afflux de courant des eaux libérées afin d'entraîner des coupes de bois dans la vallée.
Années de construction : 1939-1942 Mise en service : 1942
Type de barrage : enrochements et masque amont
Surface du bassin versant : 2,90 km2 - Surface de la retenue : 33 ha
Volume de la retenue : 8,44 millions de m3

 

 

 

 

 

20 avril 2020

Velotaffing

 

 

J’allais déjà bosser en vélo avant le confinement. J’y vais systématiquement en vélo depuis le 16 mars, non pas pour avoir prétexte à rouler, mais parce que je n’ai pas la contrainte horaire (sauf en cas d’accueil) et pas besoin de passer sous la douche : je suis seul (en tout cas pas devant les élèves, les collègues aussi assurant des permanences à l’école) pour accomplir les tâches administratives et change juste le haut et les chaussures.
Et comme je n’ai pas de contrainte horaire, je varie l’aller, le retour Gravel est lui acté en conditions sèches, j’en reparlerai certainement dans une publication de trace  en garnotte. Hors confinement, je suis un peu « pressé » le matin et donc prends le plus court chemin : la D45.

 

Je reprendrai le vélotaf dès que le confinement sera terminé, et j’essaierai de le pratiquer plus souvent ou en tout cas en gardant au moins le rythme 2 fois par semaine, et pourquoi pas toute l’année, par presque tous temps, challenge à relever !

 

L’occasion aujourd’hui de tester la veste et la casquette de pluie Asso equipe RS.

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Plus une bruine qu’une bonne pluie mais la veste n’a pas été prise en défaut. Et ce qui est très appréciable et très difficile à trouver pour ce genre de produit, c’est qu’elle est aussi respirante et très légère à porter. Résultat du test à confirmer sur de la longue et avec de la grosse pluie, mais je ne sortirai exprès pour cela … J’ai acheté cette veste pour avoir un produit très technique, très léger, sur les longues ou très longues que je prévois.
J’ai déjà eu l’occasion d’écrire au sujet des casquettes sous le casque : sous la pluie, les bénéfices d’une casquette technique sont indéniables.

 

Dès que le conovirus nous laissera en paix, je partagerai comme première trace un joli circuit Gravel/VTT entre Girou et Tarn de quelques 90 bornes, trace finalisée d’une sortie effectuée cet hiver …

 

 

 

 

 

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19 avril 2020

Le Maillot Rose

 

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Passionné de vélo, tout petit déjà, Pipo rêve de gagner le Tour d'Italie et endosser le maillot Rose qui sacre le vainqueur de cette épreuve. Porté par l'amour que lui consacrent ses parents adoptifs, il engage toute son énergie dans ce projet. Ce récit est d'abord un hommage à ces gens simples qui lui ont donné «la vie». Mais cette «aventure cycliste» est aussi rythmée par les étapes du Giro, la vie de coureur au sein de l'équipe, l'évocation des figures mythiques et des souvenirs d'enfance. On suit le coureur dans sa peinture de l'effort solitaire et celui des assauts physiques au coeur des foules excitées. La route est cabossée, semée d'embûches, mais rien n'est impossible à celui qui espère tutoyer les étoiles.

Journaliste à Radio France pendant près de vingt ans, Philippe Chollet a obtenu le Micro d'or en 1991 (meilleur reportage radio de sport de l'année). Après une dizaine d'années de reportage à Lyon, Toulouse puis Bordeaux, il devient rédacteur en chef à Limoges puis Paris (rédaction nationale de France Bleu, France Inter et France Info). C'est alors qu'il rejoint France Télévisions pour diriger les rédactions de France 3 Normandie puis France 3 Aquitaine. Passionné par le mouvement olympique et notamment la sociologie du sport, les aspects géopolitiques et les belles histoires de champions, il a rédigé un dictionnaire consacré à toute l'histoire des Jeux depuis Olympie à nos jours : Dicolympique. (Éditions Atlantica - 2009).

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18 avril 2020

« Le vent cette semaine n’a ni changé sa direction ni faibli … Les abruti(e)s au volant ne sont pas non plus confinés par contre ce sont toujours des cons finis … C’est pas compliqué pourtant : 1,50 m, sinon tu ne doubles pas ! Retour offroad, je pense avoir trouvé ma trace définitive de retour du boulot en vélo en conditions sèches. Les bois entre Le Coustou et le chemin de Lourmet sont vraiment très agréables à traverser, attention juste aux motos qui y tournent régulièrement, les pilotes sont des jeunes très sympas. »

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16 avril 2020

Chacun son pèlerinage ...

 

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ...

 

 

Chaque année depuis maintenant un certain temps, le premier samedi des vacances de Noël, je vais rouler en Montagne Noire, véritable paradis pour la pratique du VTT par la variété des terrains, des paysages. Montagne aussi chargée d’Histoire, pas seulement parce que Monsieur Riquet s’y est intéressé pour alimenter son canal …
J’y ai pas mal roulé et essaye d’y retourner régulièrement.

Ce site mérite son titre de montagne : côté Revel, Cammazes, elle dépasse les 800 m et atteint 1211 m au pic de Nore et réserve de jolis dénivelés, d’autant plus quand on décide d’y accéder par la plaine.
Cette montagne n’a rien de noir, ou alors doit-elle ce nom à l’activité charbonnière qui a pu y être bien présente ou à ses forêts de conifères qui lui donnent une couleur sombre.
Elle offre une grande variété de terrains, de végétation, de panoramas en fonction de son exposition et ses influences océanique tempérée, continentale ou méditerranéenne.

 

Arfons

 

Boucle au départ de Massaguel, florilège des belles descentes du coin, passage « incontournable » à la Croix des Fangasses pour descendre à Arfons et passage sur le Désert de Saint-Ferréol et sa chapelle.
Ce coin honore plusieurs saints : Saint-Stapin à l’histoire un peu mystérieuse, Saint-Ferréol, Saint Macaire (ou Moniès) et Saint Hippolyte Chipoli. Sans oublier les lieux comme l’abbaye bénédictine d’En Calcat ou l’Abbaye-école Sorèze.

 

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Pour moi, le pèlerinage était surtout sportif, mais tout aussi vertueux, communion avec la nature et le sport en ces superbes lieux.

En cette période, j’ai pu trouver la neige. Hier, en la très bonne compagnie de Jean-Pierre, nous avons bien réussi notre sortie côté météo : soleil tout au long de la sortie, un peu de fraîcheur à la fin avec le vent qui s’est levé, une petite ondée du côté d’Arfons.
Les terrains étaient bien humides, rendant certaines descentes déjà techniques plus difficiles mais la terre là-bas ne colle pas, le nettoyage a été nécessaire après la sortie mais aisé.

 

 

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Circuit mine de rien exigeant, le dénivelé cumulé est conséquent pour le kilométrage parcouru (une cinquantaine de bornes, et donc du dénivelé en plus pour sortir cette trace de 42 km) …
Je savais que j’allais l’avoir un peu dure : fin de période très rythmée, microbes et virus virulents … Pas de recherche du chrono donc (de toute façon ce n’est jamais mon objectif prioritaire sauf quand je participe à des randos ou raids organisés où on a envie de s’amuser un peu avec le chrono, j'essaie d'abord de profiter des coins denature traversés), j’ai pu mettre pied à terre mais la fatigue physique est toujours bonne et le vélo me permet quand j’en ai besoin d’évacuer ma fatigue psychique, thérapie à très bon prix.

Jean-Pierre, même s’il était sur son très joli VTTAE SUNN, a toujours un bon coup de pédale et n’hésite pas à couper l’aide électrique, même en montée, pour mieux ressentir l’effort (là, avec plus 20 kilos à pousser, tu dois le sentir !). Il a la pêche le monsieur, respect !

Quelles belles couleurs que celles de l’automne même si la végétation entame son sommeil saisonnal. Le soleil plus rasant a aussi son rôle à jouer dans cette palette automnale.
Et après toutes les pluies de semaines passée, l’herbe est bien grasse, son vert est intense. Et s’il a bien plu, les terrains sont glissants … Les ruisseaux du coin sont chargés.

 

 

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Le circuit présente une bonne variété de terrains et de paysages : sous-bois de feuillus ou de conifères, sentiers caillouteux, sablonneux, belles traces, belles pentes, clairières, grands espaces et ce magnifique plateau du Désert de Saint-Ferréol, espace dépouillé et rocailleux avec son superbe panorama.

La trace :

https://www.visugpx.com/8qveLhKQKC

Ne pas oublier de bien s’hydrater et s’alimenter : en plus des barres classiques, fruits divers et amandes, jambonneau local (Le Revelois, très bon), fromage et pain (merci Jean-Pierre), accompagnés d’un Côte de Thongues que nous avons consommé avec grande modération, le circuit étant exigeant et retour en voiture …

 

 

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Côté matériel, comme sur l'ultra de Cahors, belle utilité du tubeless : j'ai roulé sur un clou de 2 bons mm de diamètre avec la roue arrière, clou planté ; quand je l'ai enlevé le liquide anticrevaison (deux produits au top pour moi : le Stan's no tube et le Magic milk qui ne s'agglomère pas à la longue) a giclé pendant quelques instants puis le trou s'est bouché sans problème, j'ai roulé un peu en sous-pression puis ai regonflé pour repartir. C'est pour palier à ce genre de crevaison que je mets un grosse dose de produit dans mes pneus.

 

 

 

 

15 avril 2020

Pic de Nore

Pic de Nore

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14 avril 2020

Je reste

 

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Marie-Dominique et Bertrand forment un couple uni. En apparence seulement. Bertrand, responsable de chantiers internationaux, passe son temps dans les avions et, à ses heures perdues, se consacre à son sport favori : le cyclisme. Véritable maniaque, il ne tolère aucun changement dans ses habitudes.
Marie-Dominique, elle, accède à toutes les requêtes de son mari, s'occupant de l'éducation de leur fils, quitte à réfréner ses propres envies et aspirations, mais le ras-le-bol se fait sentir.
C'est alors qu'elle fait la rencontre d'Antoine, un écrivain, passionné de cinéma et d'art comme elle, et qui va l'entraîner dans le tourbillon d'une passion amoureuse. Marie-Dominique décide de quitter son mari et de s'épanouir. Mais c'est sans compter sur Bertrand qui voit la situation d'un tout autre oeil et choisit de s'imposer auprès de sa femme et de ne pas la laisser partir si facilement.

 

 

 

 

 

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13 avril 2020

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=61dWr_vf3xo

 

 

J'ai publié d'autres vidéos d'Alexis Righetti, un parcours original, du vélo de montagne version "Je me le gagne !" et un beau bagage technique, quand même, chapeau M'sieur ! Allez-voir sa chaîne Youtube.

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10 avril 2020

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ... Message publié le 15 avril 2019.

 

Je me suis aligné hier matin de très bonne heure sur l’UltraVTT Causses et Vallées Lot Dordogne.
Belle manifestation sur le week-end rassemblant des trailers (180 km solo, 180 km en relais de 4, 87 km solo) et des vététistes (180 km, 87 km en VTTAE).
Nous étions quatre dans l’aventure : Dominique dit « la flèche garidéchoise » et moi sur le 180 VTT, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km.

Le circuit partait de Cahors, passait par Saint-Cirq-Lapopie, Gramat, Rocamadour, Labastide-Murat, ça donne une petite idée des terrains qui allaient s’offrir à nous et du dénivelé …

Je m’étais inscrit très tôt à cet évènement et en avait fait un défi personnel, non pas que je sois maso mais parce que je voulais réussir un tel exploit (à mon niveau). Entraînement en conséquence mais sans me mettre dans le rouge : des sorties longues en VTT ou garnotte sans dépasser les 8 heures, je me sais capable de tenir 10 heures sur le vélo et je ne voulais pas en faire plus, peut-être aussi pour conserver le « mystère » du défi qui m’attendait. Dès l’inscription, j’avais lancé l’idée autour de moi, Dominique a suivi, Fulbert et Cédric se sont engagés sur le trail, Philippe et Hervé devaient partir sur le VTTAE (Philippe, si tu lis ces lignes …).

Avec un départ à 3h du matin et l’espoir d’être finisher en moins de 18 heures, je ne me sentais pas capable de rentrer seul le soir, j’ai donc proposé à mon paternel de m’accompagner et de prendre son camping-car. Dominique avait prévu aussi de dormir dans son fourgon et Fulbert et Cédric ont loué une chambre (enfin une chambre, un appartement de toute beauté dans le vieux Cahors et pas cher, un truc rénové avec beaucoup de goût, et qui te donne une sacrée surprise car la cage d’escalier de trois étages sans ascenseur te laisse perplexe au vu de son état).
Rendez-vous donc samedi en fin d’après-midi pour retirer les plaques de cadre et les dossards. Plaque à ton prénom et balise gps pour un suivi live pour la famille et les amis, super !

C’est une épreuve chronométrée, moi je n’y allais pas pour ça mais il y a quand même les barrières horaires à respecter sous peine de disqualification, donc une petite pression alliée à une certaine euphorie t’habite, tu te dis « J’y suis ».
Je savais que Dominique le terminerait entre 12 et 15 heures (plus près des 12 heures) et moi je m’étais fixé les 18 heures limites.

Début de soirée samedi entre amis, une bonne bière (il faut soigner son alimentation), repas avec Fulbert et Cédric (merci les amis) et je pars avec le paternel au camping à 800 m du terrain de sport où aurait lieu le départ … Très joli camping de la rivière de Cabessut. Préparation du matériel et dodo …

Réveil 2h20, tu sens qu’il te manque du sommeil mais tu es content car tu sais que tu y vas.
Drôle d’atmosphère sur le stade, chacun est serein et concentré.

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Départ donné avec un tour de stade et d’entrée de jeu première bien grosse grimpette, ça bouchonne un peu, les missiles sont déjà devant, Dominique doit y être.

Première descente, je n’aime pas les ornières et c’est réciproque, donc j’en prends une bonne (d’ornière et de gamelle), pas de bobo mais je me mets sur le côté et tout le monde passe, l’aventure en solo commence très tôt pour moi mais j’avais rendez-vous avec ça, ça ne m’empêchera pas de discuter avec des concurrents très sympas, de plaisanter, de rouler sur certaines portions avec d’autres coureurs (clin d’œil amical à un autre Thierry avec qui on aura fait une grosse partie du parcours très proches).
Je remonte sur le vélo et là je me rends compte que ma lampe ne tient plus … Mais comme je ne voulais pas abandonner sur pépin mécanique, j’avais pris quelques précautions comme avoir dans mon sac une deuxième lampe … J’ai donc changé de lampe et ai pu repartir. J’ai réparé ça ce soir, c’est juste le support de la lampe qui en fait s’était dévissé.

J’avais aussi mis double dose de produit préventif dans mes tubeless, bonne précaution car quelques kilomètres plus loin j’ai dû rouler sur un truc bien pointu et pendant plusieurs tours de roue le liquide a fusé façon feu d’artifice du pneu et le colmatage s’est bien fait.

 

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Je l’ai déjà écrit sur ce blog : rouler de nuit est extraordinaire, tu découvres un monde nouveau, de nouvelles sensations, tu n’appréhendes pas le relief de la même façon (tu le vois moins, tu le sens dans les jambes mais ça semble plus facile). Et découvrir une trace que tu ne connais pas de nuit, c’est quelque chose, d’autant quand il y a du technique !

Passage sous l’autoroute A20 pour aller rejoindre Les Thézauriès. Impressionnante la campagne seul sur les pistes en pleine nuit, quelques maisons étaient éclairées, tu roules dans un silence total, quelques bruits naturels percent à ton passage … Quelques chiens hurlent à la nuit …
Belle descente sur Saint-Cirq-Lapopie traversé en pleine nuit, magnifique la pierre éclairée par les réverbères, les rues désertes …

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On descend encore par un petit mur bien technique pour aller chercher le GR36 qui longe le Lot par une superbe voie taillée dans la roche. Elle en fait des méandres cette rivière que l’on va retrouver tout au long du parcours …
Et comme nous sommes bien descendus, il va falloir bien remonter pour passer au Pech Merel et près de sa grotte pour attaquer une descente trialisante et très technique sur Cabrerets, lieu du premier ravitaillement solide. Dans la descente, je me dis « Tu  t’appliques, tu passes ! », je me m’avance légèrement sur le vélo pour réenclencher la pédale gauche, et là je me prends ma deuxième (et dernière) gamelle. Toujours pas de bobo (un gros bleu après coup sur la cuisse droite) mais ça freine un peu les ardeurs …

Le soleil commence à pointer, c’est magnifique.

J’arrive à Cabrerets, quelques coureurs sont derrières et les premiers sont passés depuis bien bien longtemps, Dominique aussi … Je suis en avance sur la barrière horaire et, aussi parce que le profil sera moins exigeant malgré quelques gros raidillons, j’améliorerai tout au long du parcours mon avance.
Une soupe chaude, du coca, des fruits secs, je recharge en eau et je repars.
Et donc ça remonte ! Direction Nord vers Gramat, prochain ravitaillement solide et barrière horaire. Point de départ aussi à 5h00 de Cédric et Fulbert sur le trail, parcours commun à partir de ce point. Je pense à eux, peut-être va-t-on croiser quelques trailers en toute fin de parcours …

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Traversée du Causse, forêt, rencontre avec un jeune cerf, désolé de l’avoir dérangé mais il n’en verra pas souvent des bipèdes sur de drôles de monture à cette heure-là et le VTT pour moi est une façon de communier (cela n’a rien de mystique) avec la nature. Et ces murs de pierre infinis qui balisent la forêt et la lande. Recouverts de mousses, ils communient aussi avec la nature, sacré travail de l’homme.

« Ça descend, plus que 20 kilomètres. » me dira un bénévole sur le ravito liquide avant Gramat. Oui, le profil est descendant mais tu te payes le Causse et sa caillasse, omniprésente, ça secoue … L’été, ça doit cogner dur … Le Causse est entaillé de vallées vertes et feuillues que nous traversons, ça monte aussi …

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Arrivée à Gramat où j’avais rendez-vous avec mon paternel qui me suivait sur le parcours.
Une salade piémontaise, du coca, des fruits secs, je fais une petite pause mais ne m’attarde pas trop pour maintenir mon avance sur la barrière horaire. La moitié du parcours a été faite, je me sens bien.

Magnifique sentier dans le canyon de l’Alzou jusqu’au superbe site de Rocamadour, jamais approché pour ma part de cette façon. De nombreux randonneurs croisés, je croiserai de nombreux chemins balisés, des traces, de quoi prendre beaucoup de plaisir à randonner … Le ciel était nuageux, le soleil perce et le fond de l’air est frais.
J’avais étudié le profil du circuit, je savais qu’il y avait un gros mur à la sortie de Rocamadour. Il était bien là, un peu de marche donc …

 

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Le VTT, pour moi, c’est bien sûr rouler mais c’est aussi porter et pousser. Avec le monoplateau et la galette derrière en 50, tu passes quasiment partout mais il faut quand même avoir le moteur qui va bien. Pour ma part, sur de très longues montées et sur de longues distances, je n’hésite pas pour me préserver à descendre et pousser. Je marche à entre 2,5 et 4 km/h et sur des montées dures, sur le vélo je descends quasiment à 4 km/h, je me fais moins mal en poussant.

Passé Rocamadour et ce gros mur, je me dis que si je tiens jusqu’au dernier ravito qui tient lieu aussi de barrière horaire, ce devrait être bon …
Direction donc Labastide-Murat par du vallonné mais sans trop grosses (relatives) difficultés. Pour ceux qui s’y arrêtent quand ils utilisent l’A20 dans leurs déplacements, nous passerons au petit lac de la très belle (et très grande) aire de repos des Causses du Quercy.
Dernier ravitaillement à Labastide-Murat, le circuit part ensuite le long du Vers, proche du GR46, pour arriver à la commune éponyme et retrouver le Lot qu’on ne va plus quitter. Et là, tu te dis que ça ne peut plus monter et donc que c’est tout bon …
Deuxième passage dans la journée sur un pont métallique de chemin de fer, pour passer rive gauche.

 

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Je rejoins Cédric qui est en difficulté pour finir, on discute rapidement et je lui souhaite bon courage, je sais qu’il arrivera au bout même s’il va déguster.

Sur les derniers kilomètres, je vais doubler un certain nombre de trailers du 87 et même du 180 partis la veille et là tu te dis que ces gars (et dames) sont des fous furieux : moi je déguste mais ma machine en prend une partie, elle souffre elle aussi. En trail, tes chaussures ont un petit rôle mais c’est ton corps qui assume tout l’effort et toutes les agressions du terrain. J’ai vu des corps meurtris, titubants, hagards. Chapeau bas, mesdasmes et messieurs les trailers longue distance et chapeau bas à mes deux potes Cédric et Fulbert.

Là, j’essaie de tenir le rythme pour faire mon temps. Un joli petit rampaillou façon de te faire comprendre que tu n’as pas encore gagné et une jolie trace en hauteur du Lot.
Les derniers kilomètres sont très durs, c’est presque un paradoxe : tu sais que tu vas finir, que c’est tout proche mais toute la fatigue de la journée, les coups, sortent à ce moment et tu dois vraiment te le gagner.

Arrivée sur le stade, il n’y plus grand monde, Dominique (49ème sur 119 classés en 12h15, une vingtaine de concurrents ne seront pas classés, et nous n'étions qu'une trentaine dans notre classe d'âge, ça compte aussi) et Fulbert (28ème en 11h07 sur 72 classés, bravo à tous les deux pour leur performance) m’accueillent pour mon tour d’honneur.

Quel plaisir d’entendre ton nom au micro et te voir remettre la belle breloque du finisher !

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Comme je travaillais ce matin et que mon paternel devait se lever très tôt, nous avons dû partir assez vite et n’aurons pas vu Cédric arriver, finisher lui aussi en 15h42.

Nous avons tous les quatre atteint notre objectif.

Très beau parcours, organisation très sérieuse et efficace (top le suivi live, merci à la famille et aux amis qui m’ont suivi, ça m’a aidé). Toutes les personnes sur le parcours, sur les ravitos, étaient aux petits soins.
Le marquage réfléchissant la nuit était très efficace. Par contre, ces balises se voyaient beaucoup moins bien de jour (grises), mais il y avait aussi un balisage au sol, flèches oranges ou petits points, peut-être à renforcer. J’avais la trace mise à disposition par l’organisation sur le site internet, je n’ai pas manqué la trace.

Mal au dos aujourd’hui, pas mal aux jambes, un beau bleu sur la cuisse, mal au bras droit mais debout.

Mais pourquoi se faire mal comme ça ? Cela n’a rien de masochiste, j’aime le sport, j’aime le pratiquer, j’aime le vélo sous toutes ses formes et il est logique d’avoir envie de progresser dans certains domaines. Pour moi, c’est la longue que j’affectionne, à laquelle j’ai envie de temps en temps de me frotter, des trucs comme le TCR me font rêver mais c’est un autre univers, inaccessible, je vise les heures de selles sans forcément souci du chrono, je veux profiter des paysages qui s’offrent à moi, prendre des photos (même si hier, je n’en ai pas trop pris, c’était quand même une course, mais la caméra a tourné), etc. Et bien sûr, je recherche aussi un dépassement, un « exploit » à mon niveau. Ça peut faire mal mais on ne regrette pas.

Je ne suis pas par contre un drogué de ça, même si je pratique régulièrement il m’arrive de ne pas rouler du week-end et je me tiens quand je peux à une sortie par semaine, cela me suffit pour avoir ce niveau de performance.

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi.

5 ans et demi. J’en ai déjà parlé très succinctement sur le blog, j’ai été très malade il y a 5 ans et demi et j’ai mis 5 ans et demi pour récupérer, pour retrouver ma santé, pour récupérer ma forme. Je dédie cette performance d’abord à mes tous proches dont mon paternel qui m'a suivi sur le terrain, à mes amis, à tous ceux qui m'ont suivi en direct (extra ! J'ai même été suivi en Suisse, merci Tonton !) mais aussi aux charmantes personnes qui m’ont rendu malade, un petit pied de nez qui me fait du bien ! Et ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que je peux même les remercier car j'ai fait des choses à la suite que je n'aurais peut-être pas faites sans ça ...

Film à venir à la suite de cet article …

Et prochain rendez-vous de ce type : 17 juillet 0h00, Castelnau d’Estretefonds – île d’Oléron sur la journée en route et gravel solo, 400 km en moins de 18 heures …