15 août 2021

Mare Nostrum Gravel étape 4 : Port-de-Bouc – La Seyne – 10 août 2021 ( and in english)

Étape du raid avec pas mal de dénivelé, peut-être la plus dure même si les plus hautes altitudes seront pour la dernière étape ... En effet, j’ai privilégié les sentiers, les chemins et les traversées des massifs proches quand c’était possible.

 

MNJ4 (3)

 

 

 

 

MNJ4 (4)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (6)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (10)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (14)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (15)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (17)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (19)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (21)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (22)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La trace traverse d’abord la chaîne des collines de la Nerthe au Nord de Carry-le-Rouet pour rallier l’Estaque et Marseille. Le bord de mer mérite le détour : Cap Couronne, Carry, Méjean, la calanque de Niolon, etc.

Martigues est une très jolie ville, entre collines, mer et Etang de Berre, la vieille ville et l’Ile sont pittoreques. Je vais très vite prendre de la hauteur par une forestière du côté du Vallon du Mistral puis partir par le Chemin de Valtrède vers la Côte Bleue.

Marseille vaut bien sûr une halte, et ce n’est pas faire injure à la cité phocéenne et à la bonne mère que de n’y faire que passer.
J’ai choisi de passer par Marseilleveyre et la Campagne Pastré où passe le canal de Marseille (qui est encore la source principale source d’alimentation en eau de la ville) pour prendre un peu de hauteur avant de quitter Marseille. La Campagne Pastré est un petit écrin de verdure en pleine ville, un lien avec les calanques toutes proches. On trouve au cœur de ce parc trois bastides construites au XIXe siècle : le château Pastré, qui a abrité l'ancien Musée de la faïence, le château Estrangin et le château Sanderval.
La Campagne Pastré a été léguée à la Ville de Marseille par la ComtesseLily Pastré, mécène ayant protégé de nombreux artistes menacés dans son château sous l'occupation. 
Ne manquez pas de pousser jusqu’aux Goudes, « bout du monde marseillais » et Callelongue, sites très pittoresques appréciables plutôt hors pleine saison touristique …
Deux adresses gastronomiques : les Trottoirs marseillais à Pointe rouge et la pizzeria Chez Jeannot dans le vallon des Auffres.

COVID … Ce périple m’aura permis plusieurs heures par jour d’oublier ce contexte préoccupant … Je m’arrête dans une boulangerie près de la Campagne Pastré pour la pause déjeuner. Je mets mon masque, la dame au comptoir n’en porte pas et quand je lui demande si je pourrai recharger mes bidons, elle me répond qu’elle ne peut pas à cause du COVID … Par contre, elle ne rechignera pas à prendre l’argent que je lui dois et que j’ai touché. J’ai quand même un peu grimacé mais sans plus, j’ai rempli mes bidons à la Campagne Pastré, aux toilettes publiques …

Chaque fois que je m’arrête dans un lieu touristique pour me restaurer, je privilégie les établissements plus discrets, moins exposés, les tarifs sont souvent beaucoup plus raisonnables, j’opte le plus souvent pour une formule snacking : sandwich ou panini, boisson et dessert ou pour une salade.

Incursion ensuite sur les hauteurs des Calanques : Col de Sormiou, Col des Baumettes, Col des Escourtines, Col de Morgiou, Col de Sugiton au-dessus du complexe universitaire et au pied du fameux Mont Puget, point culminant des Calanques avec ses 653 m. Mont Puget qui n’a aucun lien avec le sculpteur Pierre Puget, puget est un dérivé occitan de puech, mont. Mont pléonastique donc …

 

 

 

 

MNJ4 (23)

 

 

 

 

 

MNJ4 (24)

 

 

 

 

IMG_20210810_124423

 

 

 

MNJ4 (34)

 

 

 

 

MNJ4 (36)

 

 

 

 

MNJ4 (38)

 

 

 

 

 

 

Si vous avez l’occasion de marcher dans ce coin, ne manquez pas de descendre en bas des calanques de Sormiou ou Sugiton, dépaysement garanti.

Le coin est très prisé par les randonneurs et les amateurs d’escalade.

 

 

 

 

 

MNJ4 (41)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (42)

 

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (43)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (46)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (49)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (50)

 

 

 

 

 

MNJ4 (51)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (52)

 

 

 

Passage au Col de la Gineste bien connu des cyclos du coin. J’aurai l’impression de l’avoir grimpé deux fois car je me serai retrouvé par les forestière à la même hauteur avant de redescendre par le Vallon Ricard et d’entamer son ascension. Je remplirai mes bidons à Vaufrèges chez une gentille dame.

Je longe le camp militaire de Carpiagne pour rejoindre Port-Miou et Cassis dont la devise provençale attribuée à Frédéric Mistral est « Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire: n'ai rèn vist », ce qui signifie « Qui a vu Paris, s'il n'a pas vu Cassis, peut dire : je n'ai rien vu ». Chacun pourra juger sur place …

Je vais arriver sur Port-Miou par un magnifique mais très exigeant sentier balisé dans le Ravin de Gorge Longue : un lit de cailloux sur une bonne distance (plus de 5 km), qui m’obligera à poser régulièrement le pied au sol. Je vais d’ailleurs y croiser un couple en VTTAE qui a dû penser que rouler en VTTAE (ou en louer un) permettait d’aller n’importe où, d’aborder tous les types de terrains. Je vais dépasser d’abord la demoiselle bien embêtée à pousser son lourd vélo avant de trouver son compagnon bien loin devant, je l’avertirai que la demoiselle est bien loin derrière et à pied … Je pense qu’ils auront passé un bon nombre d’heures dans sur ce chemin …

Je quitte Cassis par un bon mur goudronné (l’Avenue du Revestel, théoriquement en sens unique descendant mais le Gr y passe) qui me mène au Pas de la Colle.

 

 

MNJ4 (54)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (59)

 

 

 

 

MNJ4 (61)

 

 

 

 

MNJ4 (64)

 

 

 

 

MNJ4 (66)

 

 

 

MNJ4 (71)

 

 

 

 

 

MNJ4 (77)

 

 

 

 

 

MNJ4 (79)

 

 

 

 

 

MNJ4 (80)

 

 

 

 

 

MNJ4 (82)

 

 

 

 

 

 

Je croiserai tout au long de mon périple beaucoup de cyclistes, beaucoup moins dès que mon itinéraire empruntera les chemins de traverse. Et sur ce nombre de cyclistes, un très grand nombre de vélos à assistance électrique, d’autant plus quand le relief commencera à se faire sentir ou que les terrains seront exigeants … C’est une bonne chose si l’électrique permet à plus de monde de découvrir les joies de pédaler. Par contre, cela ne doit pas dispenser d’un minimum de connaissances des règles de circulation et de prudence. Et cela pose aussi, comme pour les autres véhicules, la question du devenir des batteries usagées …

Je longe la côte par la route des crêtes pour arriver à La Ciotat par un superbe chemin très raide (mais en descente, d’ailleurs j’y doublerai un motard engagé avec son trail qui finalement fera demi-tour …) qui débute sous la Grande Tête.

C’est à La Ciotat qu’est où née la pétanque ! La ville vaut donc le détour rien que pour cela …

Cap Canaille, Falaise Soubeyranes, Grotte des Émigrés, Pierres Tombées, noms très pittoresques pour ces plus hautes falaises maritimes de France. Cap Canaille, en fait Cap Naio en provençal et mauvaise interprétation ensuite des géographes. Pas d’anecdote croustillante donc …

Je vais suivre souvent le gr7 tout au long de mon périple.

Je croiserai à Port-Miou un couple et trois dames avec un joli petit chien avec qui j’échangerai quelques mots … Je les retrouverai un bon moment plus tard sur la route des crêtes, nous en plaisanterons, ils seront étonnés de voir un vélo aller aussi vite qu’eux (il faut dire que je vais jouer une bonne partie de la journée aux montagnes russes), je pense plutôt que, contrairement à moi, ils auront fait une halte touristique à Cassis.
Et je retrouverai Céline et Eric à La Ciota, sur le port, nous en profiterons pour prendre un selfie ensemble.
J’aurai des discussions sympathiques avec des gens rencontrés sur mon parcours.

 

 

 

MNJ4 (85)

 

 

 

 

 

MNJ4 (86)

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (88)

 

 

 

 

 

MNJ4 (89)

 

 

 

 

 

MNJ4 (90)

 

 

 

 

 

MNJ4 (91)

 

 

 

 

 

MNJ4 (93)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ4 (95)

 

 

 

Je quitte le bord de mer après Saint-Cyr-sur-Mer pour suivre un peu de relief au-dessus de Bandol et Sanary-sur-Mer jusqu’à Ollioules et Six-Fours.

J’avais prévu de terminer cette étape par le très joli Massif de Sicié et Fabrégas que je connais : la montée à Notre-Dame du Mai se mérite, les points de vue sont superbes avec notamment la vue sur les Rochers des Deux Frères dont j’ai déjà rapporté la légende. Mais il se faisait très tard, j’ai donc continué en ligne droite vers La Seyne-sur-Mer pour retrouver Sylvie et Bastien dans une très jolie maison.

J’y arriverai très tard car j’aurai à faire un peu de prospection pour essayer de trouver des chemins dans le massif entre Saint-Cyr-sur-Mer et Bandol et l’arrivée sur La Seyne sera aussi problématique, toujours par le fait d’arriver par des chemins et de se retrouver sur des voies rapides …

150 km pour 2641 m de D+ et 12h13 de vélo.

 

La trace : https://www.visugpx.com/NZLyvIabDK

 

 

 

Stage of the raid with quite a lot of difference in altitude, maybe the hardest even if the highest altitudes will be for the last stage... Indeed, I privileged the paths, the tracks and the crossings of the close massifs when it was possible.

The trail first crosses the Nerthe hills north of Carry-le-Rouet to reach l'Estaque and Marseille. The seaside is worth the diversions: Cap Couronne, Carry, Méjean, the Niolon cove, etc.

Martigues is a very pretty town, between hills, sea and Etang de Berre, the old town and the island are picturesque. I'll quickly take a forestry route along the Vallon du Mistral and then take the Chemin de Valtrède towards the Côte Bleue.

Marseille is of course worth a stop, and it is not an insult to the Phocaean city and to the good mother to just pass through.
I chose to go through Marseilleveyre and the Campagne Pastré where the canal of Marseille (which is still the main source of water supply of the city) passes to take a little height before leaving Marseille. The Campagne Pastré is a small green setting in the middle of the city, a link with the nearby calanques. At the heart of this park are three bastides built in the 19th century: the Château Pastré, which housed the former Musée de la Faïence, the Château Estrangin and the Château Sanderval.
The Campagne Pastré was bequeathed to the City of Marseille by Countess Lily Pastré, a patron of the arts who protected many artists threatened in her castle during the Occupation.
Don't forget to go to Les Goudes, the "end of the world of Marseille", and Callelongue, very picturesque sites that can be appreciated outside the tourist season...
Two gastronomic addresses: the Trottoirs marseillais at Pointe rouge and the pizzeria Chez Jeannot in the Auffres valley.

COVID ... This journey will have allowed me to forget this worrying context for several hours a day ... I stop in a bakery near the Campagne Pastré for the lunch break. I put on my mask, the lady at the counter doesn't wear one and when I ask her if I can refill my cans, she answers that she can't because of the COVID ... On the other hand, she won't be reluctant to take the money I owe her and that I have received. I still winced a little, but nothing more, I filled my cans in the Campagne Pastré, in the public toilets...

Each time I stop in a tourist place to eat, I prefer the more discreet establishments, less exposed, the prices are often much more reasonable, I usually opt for a snacking formula: sandwich or panini, drink and dessert or for a salad.

We then head for the heights of the Calanques: Col de Sormiou, Col des Baumettes, Col des Escourtines, Col des Escourtines, Col de Morgiou, Col de Sugiton above the university complex and at the foot of the famous Mont Puget, the highest point of the Calanques with its 653 m. Mont Puget has no link with the sculptor Pierre Puget, puget is an Occitan derivative of puech, mount. A pleonastic mount, then...

If you have the opportunity to walk in this area, don't miss to go down to the calanques of Sormiou or Sugiton, change of scenery guaranteed.

The area is very popular with hikers and climbing enthusiasts.

Passage to the Col de la Gineste, well known to local cyclists. I will have the impression to have climbed it twice because I will have found myself by the foresters at the same height before going back down by the Vallon Ricard and starting its ascent. I will fill my water bottles in Vaufrèges at a nice lady's house.

I skirt the military camp of Carpiagne to join Port-Miou and Cassis whose Provençal motto attributed to Frédéric Mistral is "Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire: n'ai rèn vist", which means "Who saw Paris, if he did not see Cassis, can say: I saw nothing". Everyone will be able to judge on the spot...

I will arrive at Port-Miou by a magnificent but very demanding path marked out in the Ravin de Gorge Longue: a bed of stones over a good distance (more than 5 km), which will oblige me to regularly put my foot on the ground. I'll also come across a couple of mountain bikers who must have thought that riding a mountain bike (or renting one) allowed them to go anywhere and tackle all types of terrain. I'll pass the lady first, who's having a hard time pushing her heavy bike, before finding her companion far ahead. I'll warn her that the lady is far behind and on foot ... I think they'll have spent a good number of hours on this path ...

I leave Cassis by a good tarred wall (the Avenue du Revestel, theoretically in one-way descending but the Gr goes there) which leads me to the Pas de la Colle.

I will meet a lot of cyclists along my journey, much less as soon as my itinerary takes the back roads. And out of this number of cyclists, a very large number of electrically-assisted bicycles, especially when the relief starts to be felt or the terrain is demanding... It's a good thing if electric bikes allow more people to discover the joys of cycling. On the other hand, this should not dispense with a minimum of knowledge of traffic rules and caution. And, as with other vehicles, it also raises the question of what to do with used batteries...

I follow the coast by the road of the crests to arrive at La Ciotat by a superb very steep path (but downhill, moreover I will overtake a motorcyclist engaged with his trail who will finally make a U-turn...) which starts under the Grande Tête.

It's in La Ciotat that petanque was born! The city is worth the diversions just for that...

Cap Canaille, Falaise Soubeyranes, Grotte des Émigrés, Pierres Tombées, very picturesque names for these highest maritime cliffs in France. Cap Canaille, in fact Cap Naio in Provençal and misinterpreted later by geographers. So no juicy anecdote ...

I will often follow the gr7 throughout my journey.

I'll meet a couple and three ladies with a nice little dog in Port-Miou, with whom I'll exchange a few words ... I'll meet them again a while later on the route des crêtes, we'll joke about it, they'll be astonished to see a bike going as fast as they do (I'll be playing a rollercoaster for most of the day), I think that unlike me, they'll have made a touristic stop in Cassis.
And I'll meet Céline and Eric at La Ciota, on the port, we'll take a selfie together.
I will have nice discussions with people I met on my way.

I leave the seaside after Saint-Cyr-sur-Mer to follow a bit of relief above Bandol and Sanary-sur-Mer until Ollioules and Six-Fours.

I had planned to finish this stage by the very pretty Massif de Sicié and Fabrégas that I know: the ascent to Notre-Dame du Mai is deserved, the viewpoints are superb with in particular the view on the Rochers des Deux Frères of which I already reported the legend. But it was getting very late, so I continued in a straight line towards La Seyne-sur-Mer to find Sylvie and Bastien in a very nice house.

I will arrive there very late because I will have to do a little prospection to try to find paths in the massif between Saint-Cyr-sur-Mer and Bandol and the arrival on La Seyne will also be problematic, always by the fact of arriving by paths and to find oneself on fast roads...

150 km for 2641 m of D+ and 12h13 of cycling.

 

 

 

 


Mare Nostrum Gravel étape 3 : Marseillan – Port-de-Bouc – 9 août 2021 (as well in english)

Étape la plus longue de ce raid.

Départ très tôt de Marseillan pour rouler au bord de l’étang de Thau vers Mèze, Bouzigues et Balaruc par des pistes balisées (notamment du côté des Prés du Baugé) et un peu de route. Ce bord d’étang est superbe, il offre une vue sur les parcs à huîtres et au loin Sète. J’aurai aussi plus loin une belle vue sur la cité quand j’aurai attaqué les massifs …

Je rejoins le site d’Issanka, site oublié qui était en 1900 un lieu de promenade particulièrement prisé par les Sétois. Là se trouve une vieille bâtisse, ancienne maison bourgeoise appelée la maison « Mon plaisir » qui aurait été une maison close et serait hantée … Deux familles s’y seraient entretuées lors d’une querelle concernant une histoire d’amour entre la fille de la première famille et le garçon de la deuxième, un Roméo et Juliette local.

http://thau-infos.fr/index.php/patrimoine/histoire/histoire-du-pays-de-thau/23691-issanka-oublie-2

Autre légende à la Pierre-Tintante proche : pendant les périodes de grande sécheresse, les habitants de Gigean allaient jeter une figurine en plomb dans ce trou, elle avait le pouvoir de faire cesser le fléau. Une procession spéciale accompagnait « la figurine Totem » jusqu'au gouffre de Gigean, le plomb dans sa chute, faisait tinter la pierre …

 

 

MNJ3 (1)

 

 

 

 

MNJ3 (5)

 

 

 

 

 

MNJ3 (9)

 

 

 

 

MNJ3 (10)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (11)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (15)

 

 

 

 

MNJ3 (17)

 

 

 

 

MNJ3 (25)

 

 

 

 

MNJ3 (27)

 

 

 

 

 

MNJ3 (28)

 

 

 

 

 

 

J’essaye tout au long de ce parcours qui se veut aussi touristique de passer par des lieux moins fréquentés, pittoresques, naturels. Dès qu’on quitte le littoral immédiat, la nature peut vite reprendre ses droits, qu’elle revendique aussi dès que le littoral peut être découpé, hâché, escarpé et que l’accès en nus-pieds et parasol est plus difficile …

Sur la Gardiole et Mireval, je vais essayer en vain de trouver une piste pour traverser directement le massif jusqu’à Mireval : je vais passer le long du circuit automobile Goodyear, profiter d’un boulevard descendant en beau goudron (du velours !) mais me retrouver avec pour seule possibilité de m’engager sur une 4 voies … Demi-tour donc pour ces quelques kilomètres … J’en profiterai pour recharger en eau à Mireval, la dame s’occupant de l’entretien de l’église m’autorisant gentiment à remplir mes bidons là.

J’arrive à Palavas-les-flots où je me restaure au snack « Le Tostaqui », le patron aura la délicatesse de rajouter des glaçons dans mes bidons en les rechargeant.

Je suis le canal du Rhône à Sète jusqu’à Aigues-Mortes, porte de la petite Camargue. Certains passages le long de ce canal sont panneautés interdits aux vélos, j’aimerais savoir pourquoi …

Je vais croiser un grand nombre d’échassiers en poste le long des canaux. Très joli le site des Cabanes du Roc …

 

 

MNJ3 (32)

 

 

 

 

MNJ3 (33)

 

 

 

 

MNJ3 (34)

 

 

 

 

MNJ3 (40)

 

 

 

 

 

 

Impressionnantes les portes du Vidourle : deux énormes écluses qui commandent le passage du Canal du Rhône à travers ce fleuve et protégent le canal mais aussi la cité d'Aigues-Mortes en cas de crues du fleuve que l’on appelle dans le pays "les Vidourlades".

J’arrive à Aigues-Mortes, porte de la Camargue. La cité fortifiée est magnifique et très fréquentée, comme tous les lieux touristiques que je vais traverser. Le contraste entre les passages sauvages où je serai seul et ces lieux bondés sera saisissant.

 

 

 

MNJ3 (42)

 

 

 

 

 

MNJ3 (43)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (46)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (50)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (53)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (65)

 

 

 

MNJ3 (68)

 

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (69)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (70)

 

 

 

 

 

MNJ3 (74)

 

 

 

 

Après le très joli site du Fort du Peccais, le Fort de Sel, la trace publiée fait un tout-droit : je vais parcourir une bonne distance par des pistes pour me trouver devant un grand portail fermé et l’impossibilité de le contourner … Heureusement, il n’était pas cadenassé mais je ne peux garantir que ce sera toujours ainsi … Vous pouvez partir directement d’Aigues-Mortes vers Silveréal ou bifurquer au Peccais.

Les salins royaux du Peccais, au bord du Canal de Silveréal, employaient jusqu’à 2000 saisonniers venus de l’arrière-pays. Le sel du Peccais était distribué dans tout le royaume via le Rhône et des chalands surdimensionnés (jusqu’à 14 tonnes au XIVème siècle). Le fort subira les guerres de religion et sera abandonné

Je rejoins ensuite le Petit Rhône que l’on traverse au bac du Sauvage, gratuit, c’est à noter.

J’arrive aux Sainte-Maries, capitale de la Camargue, site aussi exceptionnel, parc naturel …

Je traverse les salins, on ne sait plus où est la terre, où est la mer …

Je longe l’Étang du Grand Rascaillan et celui du Fangassier qui accueille l’unique station de nidification de flamants roses en France. Je passe ensuite à la Machine du Petit Rascaillan, ensemble de martelières, rouages hydrauliques servant à irriguer l’intérieur du delta et les salines. Le Château de la Tourvieille, érigé au XVIIème siècle, servait à surveiller le trafic fluvial et à lutter contre la piraterie.

Je longe les étangs salins vers le Domaine de Palissade et je rejoins le Grand Rhône à Salin-de-Giraud. Je le traverse par le bac de Barcarin, lui aussi gratuit pour les piétons et vélos.

Le Domaine de Palissade est un des derniers vestiges de la Camargue sauvage, un bout de delta naturel.

Nombreux coins où je passe méritent une étape de plusieurs jours pour profiter des lieux, visiter, se promener, flâner, se baigner, etc. En 6 jours, je vais en prendre plein les yeux …

Le vent, la chaleur … Quand le vent et le soleil s’invitent à la balade, cela doit être pris en compte … Notamment pour la traversée des massifs protégés et des interdictions qui peuvent être données de les traverser. J’aurai de la chance, j’ai pu traverser sans problème ces massifs, pensez bien à consulter les sites officiels pour avoir l’information.
Nous ne choisissons pas les conditions météo de nos balades, et heureusement.  Par contre, il est indéniable que nous, êtres humains, les avons perturbées par nos modes de production et de consommation …
Sur le vélo, avec la vitesse, on sent plus l’air qu’à pied et si le vent peut nous rafraîchir, en tout cas si on se place à l’ombre, j’en profiterai souvent lors de ce périple …
Pour le soleil, une bonne crème solaire permet d’éviter les coups de soleil … Par contre, je revendique mon bronzage cycliste malgré les critiques … Il faut en parcourir des kilomètres au soleil pour avoir un bon résultat !

 

 

 

MNJ3 (75)

 

 

 

MNJ3 (77)

 

 

 

 

MNJ3 (79)

 

 

 

 

MNJ3 (83)

 

 

 

 

MNJ3 (84)

 

 

 

 

 

MNJ3 (86)

 

 

 

 

 

MNJ3 (87)

 

 

 

L’arrivée et la traversée de Fos vont être compliquées après avoir longé le Canal de navigation du Rhône à Fos-sur-Mer : je vais arriver dans la zone industrielle par un chemin et me retrouver un peu coincé entre des voies rapides ou des voies d’accès aux sites industriels … La trace non nettoyée fait plus de 200 km.

Je vais croiser un grand nombre de pêcheurs le long de ce canal qui viennent y pêcher la sole et le loup.

Arrivée en soirée à Port-de-Bouc où règne une jolie ambiance populaire. J’y retrouve Sylvie et Bastien qui me rejoignent pour les trois prochains jours, je vais pouvoir me délester d’une bonne partie de mon chargement pour les trois prochaines étapes que je ferai avec une seule sacoche, nous nous retrouverons le soir pour dormir en location, ils en profiteront pour faire du tourisme de leur côté en journée …

Ce premier soir ensemble sera passé dans un voilier, expérience intéressante … Nous mangerons une excellente coupe glacée à la Marie-Madeleine. Je consulte de temps en temps les avis sur les restaurants ou logements sur les sites de partage spécialisés, j’ai du mal à comprendre comment on peut y lire des avis parfois si diamétralement opposés … Il est aussi tellement facile de cliquer « négatif » à la moindre contrariété … Mais il est aussi vrai que certains établissements devraient se remettre vraiment en question …

La trace : https://www.visugpx.com/sKMTm8nWn1

 

 

 

MNJ3 (89)

 

 

 

 

MNJ3 (91)

 

 

 

 

MNJ3 (92)

 

 

 

 

MNJ3 (93)

 

 

 

 

MNJ3 (95)

 

 

 

 

The longest stage of this raid.

Early departure from Marseillan to ride along the edge of the Thau Lagoon towards Mèze, Bouzigues and Balaruc on marked trails (notably on the side of the Prés du Baugé) and a little road. This edge of the pond is superb, it offers a view on the oyster beds and in the distance Sète. I will also have a nice view of the city when I will have attacked the massifs...

I reach the Issanka site, a forgotten site which in 1900 was a particularly popular place for walks by the Sétois. There is an old building, a former bourgeois house called the "Mon plaisir" house which would have been a brothel and would be haunted... Two families would have killed each other there during a quarrel concerning a love story between the daughter of the first family and the boy of the second, a local Romeo and Juliet.

http://thau-infos.fr/index.php/patrimoine/histoire/histoire-du-pays-de-thau/23691-issanka-oublie-2

Another legend at the nearby Pierre-Tintante: during periods of great drought, the inhabitants of Gigean would throw a lead figurine into this hole, which had the power to stop the plague. A special procession accompanied the "Totem Figurine" to the Gigean chasm, and the falling lead caused the stone to tinkle...

Throughout this route, which is also meant to be touristy, I try to go through less frequented, picturesque, natural places. As soon as you leave the immediate coastline, nature can quickly reclaim its rights, which it also asserts as soon as the coastline can be cut up, chopped up, steep and that access in bare feet and parasol is more difficult...

On the Gardiole and Mireval, I will try in vain to find a track to cross the massif directly to Mireval: I will pass along the Goodyear car circuit, take advantage of a descending boulevard in beautiful tarmac (velvet! I will take the opportunity to refill my water bottles in Mireval, the lady in charge of the church maintenance kindly allowing me to fill them there.

I arrive in Palavas-les-flots where I eat at the snack bar "Le Tostaqui" (the owner will have the delicacy to add ice cubes in my cans while refilling them.

I follow the Rhône à Sète canal to Aigues-Mortes, gateway to the Petite Camargue. Some passages along this canal are broken down and forbidden to bikes, I would like to know why...

I'm going to see a lot of waders along the canals.

Very nice the site of the Cabanes du Roc ...

The Vidourle gates are impressive : two enormous locks which control the passage of the Rhône Canal through this river and protect the canal but also the city of Aigues-Mortes in case of floods of the river which are called in the country "les Vidourlades".

I arrive at Aigues-Mortes, gateway to the Camargue. The fortified city is magnificent and very busy, like all the tourist places I will cross. The contrast between the wild passages where I will be alone and these crowded places will be striking.

After the very pretty site of the Fort du Peccais, the Fort de Sel, the published track is an all-right: I will cover a good distance by tracks to find myself in front of a large closed gate and the impossibility of bypassing it... Fortunately, it was not padlocked but I cannot guarantee that it will always be like that... You can leave directly from Aigues-Mortes towards Silveréal or branch off at the Peccais.

The Royal Salt Works of Peccais, on the banks of the Silveréal Canal, employed up to 2000 seasonal workers from the hinterland. The salt from Peccais was distributed throughout the kingdom via the Rhône and oversized barges (up to 14 tons in the 14th century). The fort suffered from the Wars of Religion and was abandoned.

I then join the Petit Rhône, which we cross at the Sauvage ferry, which is free of charge, it should be noted.

I arrive at Sainte-Maries, capital of the Camargue, an exceptional site, a natural park...

I cross the salt marshes, one does not know any more where is the land, where is the sea...

I walk along the Grand Rascaillan pond and the Fangassier pond, which is home to the only pink flamingo nesting station in France. I then go to the Machine du Petit Rascaillan, a set of hammer mills, hydraulic wheels used to irrigate the interior of the delta and the saltworks. The Château de la Tourvieille, built in the 17th century, was used to monitor river traffic and fight piracy.

I walk along the salt ponds towards the Domaine de Palissade and join the Grand Rhône at Salin-de-Giraud. I cross it by the Barcarin ferry, also free for pedestrians and bicycles.

The Domaine de Palissade is one of the last vestiges of the wild Camargue, a piece of natural delta.

Many of the places I visit deserve a stopover of several days to enjoy the place, to visit, to walk, to stroll, to swim, etc. In 6 days, I should be able to see a lot ...

The wind, the heat ... When the wind and the sun come to the walk, that must be taken into account ... In particular for the crossing of the protected massifs and the prohibitions which can be given to cross them. I will be lucky, I was able to cross these massifs without any problem, think of consulting the official sites to have the information.
We do not choose the weather conditions of our walks, and fortunately. On the other hand, it is undeniable that we, human beings, have disturbed them by our modes of production and consumption ...
On the bike, with the speed, you can feel the air more than on foot and if the wind can refresh you, at least if you are in the shade, I will often take advantage of it during this trip ...
As for the sun, a good sun cream will help to avoid sunburns... On the other hand, I am proud of my cycling tan despite the critics... You have to ride many kilometres in the sun to get a good result!

The arrival and the crossing of Fos will be complicated after having gone along the Rhone navigation canal in Fos-sur-Mer: I will arrive in the industrial area by a road and will find myself a bit stuck between fast lanes or access roads to industrial sites... The uncleaned track is more than 200 km long.

 

MNJ3 (97)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (99)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (100)

 

 

 

 

MNJ3 (104)

 

 

 

 

 

MNJ3 (105)

 

 

 

 

 

 

MNJ3 (108)

 

 

 

 

MNJ3 (109)

 

 

 

 

MNJ3 (112)

 

 

 

 

MNJ3 (113)

 

 

 

 

MNJ3 (115)

 

 

 

 

I will meet a lot of fishermen along this canal who come to fish for sole and bass.

Arrival in the evening in Port-de-Bouc where there is a nice popular atmosphere. I find Sylvie and Bastien who join me for the next three days, I will be able to unload a good part of my load for the next three stages which I will make with only one pannier, we will meet again the evening to sleep in rented accommodation, they will benefit from it to make tourism on their side during the day...

This first evening together will be spent in a sailboat, an interesting experience ... We will eat an excellent ice-cream sundae at the Marie-Madeleine. I consult from time to time the reviews of restaurants or accommodations on the specialized sharing sites, I find it difficult to understand how one can read reviews that are sometimes so diametrically opposed ... It is also so easy to click "negative" at the slightest annoyance ... But it is also true that some establishments should really question themselves ...