27 décembre 2021

Genèse d’une trace – Pour la photo – Also in english

 

2021 63 (30)

 

 

 

 

J’aime bien faire un « joli » truc entre Noël et le premier de l’an, façon de conclure de belle façon l’année civile. J’avais d’abord prévu autre chose, en Gravel, une bonne distance et un gros dénivelé cumulé. La météo s’annonçait défavorable vers l’Est, où je voulais aller et la balade prévue méritait un beau soleil pour profiter des paysages et des nombreuses portions Gravel, mais ensoleillée au Sud, et comme j’ai de quoi faire dans cette belle région (la France est belle partout, et encore plus à vélo car on prend le temps de profiter du moindre paysage), j’ai choisi le Sud et j’ai pioché dans mes destinations « J’y vais pour la photo » …
Direction donc Saint-Bertrand de Comminges et sa cathédrale Notre-Dame si pittoresque sur son promontoire et avec sa tour-clocher.

Je savais que j’allais revenir par la véloroute de la Garonne, rive gauche, que je connais bien maintenant, j’ai donc choisi de passer par la rive droite à l’aller avec un détour par la vallée de la Lèze (en évitant la D4 très roulante), puis à travers les premiers contreforts du Comminges.

 

 

 

 

 

2021 63 (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (4)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (5)

 Carbonne

 

 

 

 

 

 

La vallée de la Garonne est très contrastée au Sud de Toulouse : elle est à la fois très urbanisée, industrielle et malgré tout sauvage quand on la suit au plus près ou qu’on change de rive, d’autant plus si on emprunte les chemins qui la borde et ce dès Portet-sur-Garonne. Pour cette balade, j’ai grandement privilégié le bitume comme je connais bien les deux rives de la Garonne jusqu’à Cazères, même si j’ai emprunté quelques portions Gravel.
De jolies communes méritent le détour : Venerque, Carbonne, Rieux-Volvestre dont j’ai déjà parlé, Cazères, Salies-du-Salat et ses thermes, Encausse-les-Thermes où se trouvent les Pronomades, Centre national des arts de la rue et de l’espace public, etc.

Quand je prépare une trace, j’aime apprendre sur l’histoire des lieux, les sites naturels ou touristiques, je fais des recherches, je commence déjà la balade, le plaisir commence, préliminaires … Bien sûr, le pendant est le meilleur (après, c’est bien aussi, le temps de la digestion, le « retour » sur la terre ferme …), la réalité dépasse souvent l’imaginaire (pourtant), les couleurs, la nature, les sites traversées sont savourés … Je tombe souvent sur des pépites, que ce soient des superbes petits chemins, une magnifique piste avec un paysage fabuleux, une petite maison en bord de route … En préparant cette balade, j’ai pressenti la pépite architecturale : le château Néo-Renaissance de Valmirande près de Montréjeau (tiens, si je faisais le petit détour …). Ce château est assez unique dans la région, il a été bâti par l’architecte Louis Garros entre 1893 et 1898 pour le très riche baron Bertrand de Lassus, qui a 24 ans a hérité de l’immense fortune de sa mère, fortune provenant des Pillet-Will, banquiers cofondateurs puis directeurs de la Caisse d’Épargne et régents de la Banque de France. Sa fortune à l’époque fut estimée à 23 millions de francs … Le château est toujours propriété de la famille.
Raté pour la pépite : le château est entouré d’un grand parc assez opaque et je n’ai pas eu le temps de chercher un endroit d’où on peut le voir distinctement … J’y repasserai !

 

 

 

 

 

2021 63 (8)

 Pont antique de Saint-Christaud sur le Volp

 

 

 

 

 

 

 

 

 Quais de Garonne à Cazères

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (11)

 Couladère

 

 

 

 

2021 63 (12)

 

 

 

 

 

2021 63 (13)

 Ausseing

 

 

 

 

 

 

2021 63 (14)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (15)

 Cassagne

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (17)

 Salies-du-Salat

 

 

 

 

 

 

2021 63 (18)

 

 

 

 

 

 

2021 63 (19)

 

 

 

 

J’ai été gâté à l’aller par la vue sur les Pyrénées, même avec ce ciel couvert, et quelques belles portions cyclo ou Gravel, au-dessus de Mauzac et Noé, du côté des Petites Pyrénées (qui méritent bien leur nom) et Ausseng, Furne, après Salies-Salat ou la route du Col de Mountmédan qui mérite lui aussi bien son appellation de col, entre Lôo et Barbazan (je ne me suis pas arrêté pour tenter ma chance au casino).
Gâté aussi question dénivélé : la quasi-totalité du dénivelé positif se concentre sur     une cinquantaine de km, entre Cazères quand j’ai quitté la véloroute et Barbazan, même si j’ai eu droit à quelques bons coups-de-cul du côté de Montaut ou Marquefave.

Saint-Gaudens ne manque pas de charme même si on voit surtout quand on passe sur l’autoroute dans la vallée l’impressionnante usine de pâte à papier dont j’ai déjà parlé lorsque je suis passé à Saint-Quirc et sa forêt d’Eucapylptus.

 

 

2021 63 (21)

 

 

 

2021 63 (22)

 

Encausse-les-Thermes 

 

 

 

 

2021 63 (23)

 

 

 

 

 

 

2021 63 (25)

 

 

 

 

 

 

2021 63 (28)

 En premier plan, la superbe basilique Saint-Just de Valcabrère, qui mérite aussi la photo !

 

 

 

 

 

2021 63 (29)

 

 

 

 

 

2021 63 (31)

 

 

 

 

 

2021 63 (32)

 

 

Saint-Martory en bord de Garonne, avec sa jolie église Notre-Dame de l’Assomption, son vieux pont et ses portes fortifiées (tout le coin a été peuplé depuis bien fort longtemps), contraste avec Boussens voisine, ancienne bastide devenue ville industrielle :
- De 1915 à 1979, une usine électrochimique y produisait du chlore par électrolyse de l’eau salée qui arrivait de Salies-du-Salat, eau salée connue à Salies (Salies vient de Salians, Salias, Sal, sel …) depuis l’antiquité et qui servait à la fabrication de sel domestique par évaporation dans des bassins à revêtement de marbre chauffés au feu de bois. Quand les histoires industrielles se croisent à travers les temps …
- En 1939, la découverte d’un gisement de gaz naturel a entraîné la construction d’une usine de dégasolinage, la plus moderne d’Europe à l’époque. ELF s’y est installée avant de déménager à Pau.
- Plusieurs usines chimiques s’y sont installées entraînant la classification du site en SEVESO.
- Renix, filiale de Renault, puis Bendix, Siemens, et aujourd’hui Continental Automotive et Vitesco ont occupé aussi le site.

Un peu plus loin, ou un peu plus près si on se tourne vers Toulouse, Martres-Tolosane est réputée pour ses faïences au décors caractéristiques d’échassiers, héron ou ibis, et de fleurs.
Et à l’époque gallo-romaine, une des plus grandes villas de tout l’empire romain y fut construite, de superbes vestiges sont exposés au Musée Saint-Raymond de Toulouse.

Si vous voulez des informations complètes sur la véloroute de la Garonne, rendez-vous sur le site de l’af3v, l’Association française des véloroutes et voies vertes.

https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/106-search_tag/

Pour la photo mais pas que pour ça … La balade à vélo, et ce d’autant plus quand elle est longue et paradoxalement puisqu’on y passe beaucoup de temps, a ce pouvoir de te déplacer dans une sorte d’intemporalité : le temps passe, tu t’en rends quand même compte avec la course du soleil (d’autant plus l’hiver) mais il n’a pas de prise, tu as l’impression qu’il s’est arrêté pour te permettre de profiter de ces kilomètres de balade (même la distance prend une autre dimension) et c’est assez grisant, très sensuel …

J’ai fait une bonne partie de cette longue balade de nuit (une bonne centaine de bornes), je n’ai pas suivi fidèlement la véloroute de la Garonne sur le retour, m’autorisant quelques incursions sur des portions de départementales (un dimanche soir et à cette heure tardive, je n’ai pas croisé grand monde).
Mes visites dans ces communes que je viens de citer ont donc été nocturnes, à la lumière des éclairages publics ou des éclairages des églises ou des bâtiments publics ou historiques …

Merci au patron du Restaurant rapide Izmir à Muret encore ouvert à 23 h passées où je me suis arrêté rapidement pour manger un banofee et boire un soda, une façon de se donner un dernier coup de fouet pour terminer la balade.

J’ai traversé deux fois Toulouse endormie, le matin (dimanche et après le réveillon) et en pleine nuit, d’ailleurs les lumières de la métropole se voient de loin : dans la vallée de la Garonne, on voit au loin une aura de lumière au-dessus de la métropole. Aura qui n’a rien de spirituel, ces lumières sont plutôt à considérer comme une pollution, même si elles créent de très jolis effets et permettent de voir différemment les sites éclairés et qu’on peut y trouver de l’esthétisme.
Quelques noctambules en ville près des bars encore ouverts, et les rats qui reprennent leur activité. L’un deux m’a carrément sauté dessus Place Wilson, je ne lui ai pas demandé si c’était parce que nos trajectoires respectives se sont malencontreusement croisées ou si c’était parce qu’il était agressif, il n’a pas insisté …

Performance … J’affectionne la longue ou très longue, peu importe la classification qu’on y donne : ultra, etc. Je ne cherche pas à accomplir un exploit, cette notion est si subjective … Je sais que je peux passer une vingtaine d’heures avec mon vélo, j’écris « avec » car cela peut être sur (le plus souvent), à côté (c’est aussi ça le vélo) ou dessous (pas suite à une chute, quand je le porte) …
Je prévois quand même une durée pour mes balades ; là j’avais prévu bien moins en me basant sur une moyenne horaire supérieure. Je me suis vite aperçu que je ne respecterai pas cette moyenne, je me suis donc économisé (j’écris ça sans prétention) sur la première moitié du parcours, et sur du plus de 10 heures de vélo, quelques kilomètres en moins sur la vitesse horaire en font un grand nombre au moment du bilan comptable … Je me suis quand posé la question de raccourcir la balade, mais j’y allais pour la photo ! Ou plutôt pour le site, j’ai donc persisté, peu importe la qualité de la photo … Alors, logiquement, mathématiquement, tu sais que ça va finir bien plus tard que prévu …

Performance … Ce que j’apprécie aussi notamment, hormis les belles pépites sur le parcours, c’est de me dire que j’ai fait en vélo sur la journée un truc que je n’aurai peut-être pas fait en voiture … Je la vois là la performance. J’aurai fait les deux tiers de mes kilométrages à vélo cette année avec ce genre de balade de plus de 100 km. Et même si je ne cherche pas la perf’, je suis assez content de ça.

298 bornes pour cette trace publiée nettoyée, je suis parti de la maison.

 

La trace nettoyée : https://www.visugpx.com/BUqoVe4742

 

 

 

 

2021 63 (33)

 Montréjau

 

 

 

 

 

 

2021 63 (35)

 L'usine de pâte à papier de Saint-Gaudens

 

 

 

 

 

 

2021 63 (36)

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (37)

 Beauchalot

 

 

 

 

 

 

2021 63 (38)

 

 

 

 

 

2021 63 (39)

 Saint-Martory

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (41)

 Boussens

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (42)

 Cazères

 

 

 

 

 

 

2021 63 (43)

 

 

 

 

 

 

2021 63 (44)

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (45)

 Portet-sur-Garonne

 

 

 

2021 63 (46)

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (47)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 63 (48)

 Toulouse by night

 

 

 

 

 

2021 63 (49)

 

 

 

 

 

 

2021 63 (50)

 

 

 

 

 

2021 63 (51)

 

 

 

 

 

2021 63 (52)

 

 

 

 

2021 63 (53)

 

 

Genesis of a trace - For the photo - Also in english

I like to do a "nice" thing between Christmas and the first of the year, as a way to end the calendar year in a nice way. I had initially planned something else, a Gravel race, a good distance and a big climb. The weather forecast was unfavourable towards the East, where I wanted to go and the planned ride deserved a nice sunny day to enjoy the landscapes and the numerous Gravel sections, but sunny in the South, and as I have a lot to do in this beautiful region (France is beautiful everywhere, and even more so on a bike as you take the time to enjoy the slightest landscape), I chose the South and I picked up my "I'm going there for the photo" destinations...
So I went to Saint-Bertrand de Comminges and its cathedral Notre-Dame so picturesque on its promontory and with its bell tower.

I knew that I was going to come back by the Garonne cycle route, left bank, which I know well now, so I chose to go by the right bank on the way out with a diversion through the Lèze valley (avoiding the very rolling D4), then through the first foothills of the Comminges.

The Garonne valley is very contrasted south of Toulouse: it is at the same time very urbanized, industrial and yet wild when you follow it closely or change banks, even more so if you take the paths which border it and this from Portet-sur-Garonne. For this walk, I greatly favoured the tarmac as I know both banks of the Garonne well up to Cazères, even if I took some Gravel sections.
Some pretty villages are worth a visit: Venerque, Carbonne, Rieux-Volvestre which I have already mentioned, Cazères, Salies-du-Salat and its thermal baths, Encausse-les-Thermes where the Pronomades, the national centre for street arts and public space, is located, etc.

When I prepare a trail, I like to learn about the history of the places, the natural or tourist sites, I do research, I already start the walk, the pleasure begins, preliminaries ... Of course, the during is the best (after, it's also good, the time of digestion, the "return" to dry land ... ), the reality often exceeds the imagination (however), the colours, the nature, the sites crossed are savoured... I often come across nuggets, whether they are superb small paths, a magnificent track with a fabulous landscape, a small house on the side of the road... While preparing this walk, I sensed the archictectural nugget: the Neo-Renaissance castle of Valmirande near Montréjeau (well, if I made the little diversions ...). This castle is quite unique in the region, it was built by the architect Louis Garros between 1893 and 1898 for the very rich Baron Bertrand de Lassus, who at the age of 24 inherited his mother's immense fortune, a fortune coming from the Pillet-Will family, bankers who were co-founders and later directors of the Caisse d'Épargne and regents of the Banque de France. Her fortune at the time was estimated at 23 million francs ... The castle is still owned by the family.
I missed the nugget: the château is surrounded by a large, rather opaque park and I didn't have time to look for a place from which it can be seen clearly ... I'll come back!

I was spoiled on the way out by the view of the Pyrenees, even with this overcast sky, and some nice cyclo or Gravel sections, above Mauzac and Noé, on the side of the Petites Pyrénées (which deserve their name) and Ausseng, Furne, after Salies-Salat or the road to the Col de Mountmédan, which also deserves its name of pass, between Lôo and Barbazan (I didn't stop to try my luck at the casino).

I was also spoiled as far as the height difference is concerned: almost all the positive height difference is concentrated on about 50 km, between Cazères when I left the cycle route and Barbazan, even if I was entitled to a few good assaults on the side of Montaut or Marquefave.

Saint-Gaudens is not lacking in charm, even if you can see the impressive pulp mill I already mentioned when I passed through Saint-Quirc and its Eucapylptus forest when you take the motorway in the valley.

Saint-Martory on the banks of the Garonne, with its pretty church of Notre-Dame de l'Assomption, its old bridge and its fortified gates (the whole area has been populated for a very long time), contrasts with neighbouring Boussens, an ancient bastide turned industrial town:
- From 1915 to 1979, an electrochemical factory there produced chlorine by electrolysis of the salt water that arrived from Salies-du-Salat, salt water known in Salies (Salies comes from Salians, Salias, Sal, salt ...) since antiquity and which was used to make domestic salt by evaporation in marble-lined basins heated over a wood fire. When industrial histories intersect through time...
- In 1939, the discovery of a natural gas deposit led to the construction of a degasification plant, the most modern in Europe at the time. ELF moved there before moving to Pau.
- Several chemical factories were set up there, leading to the classification of the site as SEVESO.
- Renix, a subsidiary of Renault, then Bendix, Siemens, and today Continental Automotive and Vitesco have also occupied the site. 

A little further away, or a little closer if you turn towards Toulouse, Martres-Tolosane is renowned for its earthenware with its characteristic decorations of waders, herons or ibises, and flowers.
And in Gallo-Roman times, one of the largest villas in the entire Roman Empire was built here, with superb remains on display in the Musée Saint-Raymond in Toulouse.

For full information on the Garonne cycle route, visit the website of af3v, the French Association of Cycle Routes and Greenways.

https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/106-search_tag

For the photo, but not only for that... A bike ride, especially when it's long and paradoxically because you spend a lot of time on it, has the power to move you into a kind of timelessness: time passes, you realize it anyway with the sun's race (even more so in winter) but it has no hold, you have the impression that it has stopped to allow you to enjoy these kilometres of ride (even the distance takes another dimension) and it's quite exhilarating, very sensual...

I did a good part of this long ride at night (a good hundred kilometres), I did not follow the Garonne cycle route faithfully on the way back, allowing myself a few incursions on parts of the departmental roads (on a Sunday evening and at this late hour, I didn't pass many people).
My visits to these towns I have just mentioned were therefore nocturnal, by the light of public lighting or the lighting of churches or public or historical buildings...

Thanks to the owner of the fast-food restaurant Izmir in Muret, still open at 11pm, where I stopped quickly to eat a banofee and drink a soda, a way of giving oneself a final boost to finish the walk.

I passed through Toulouse twice, in the morning (Sunday and after New Year's Eve) and at night, and the lights of the metropolis can be seen from afar: in the Garonne valley, an aura of light can be seen above the metropolis. This aura is not spiritual, these lights are rather to be considered as a pollution, even if they create very nice effects and allow to see differently the illuminated sites and that one can find aestheticism there.
A few night owls in town near the bars that are still open, and the rats that are back in business. One of them jumped on me in Place Wilson, I didn't ask him if it was because our respective trajectories crossed or if it was because he was aggressive, he didn't insist...

Performance ... I like long or very long rides, no matter how they are classified: ultra, etc. I am not looking for a feat, this notion is so subjective ... I know I can spend twenty hours with my bike, I write "with" because it can be on (or off) the bike. I know I can spend twenty hours with my bike, I write "with" because it can be on (most often), next to (that's also what the bike is) or under (not after a fall, when I'm wearing it) ...
I still plan a duration for my rides; in this case I had planned much less based on a higher hourly average. I quickly realised that I would not respect this average, so I saved myself (I write this without pretension) on the first half of the ride, and on more than 10 hours of cycling, a few kilometres less on the hourly speed make a lot of money at the time of the balance sheet ... I wondered if I should shorten the ride, but I was going for the picture ! Or rather for the site, so I persisted, regardless of the quality of the photo ... So, logically, mathematically, you know that it will end much later than expected ...

Performance ... What I also appreciate, apart from the beautiful nuggets on the course, is to say to myself that I did something on the bike during the day that I might not have done in a car ... I see it as a performance. I will have done two thirds of my mileage by bike this year with this kind of ride of over 100 km. And even if I'm not looking for performance, I'm quite happy with that.

Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)


09 juillet 2021

Cyclo-Gravel : véloroutes, voies vertes, le Papogay, le panorama au Saint-Sauveur et le salut à Gaston Fébus - Also in english

 

Version cyclo avec de bonnes portions Gravel (dont un très gros morceau pour rallier le Saint-Sauveur et en descendre) par la vallée de la Garonne, le Salat, Saint-Girons, les véloroutes et les voies vertes, d’un salut à Gaston Fébus et retour par Pamiers, la plaine de l’Ariège, Nailloux et le Canal du Midi.

Passage incontournable au Saint-Sauveur pour profiter du panorama sur la vallée de l’Ariège, le Mont Fourcat et la vue aérienne sur Foix et son château.

Le but de la balade était de rejoindre Bastien et Patrick engagés sur la voie verte entre Saint-Girons et Foix plus tard dans la matinée, d’où un départ très tôt pour moi … Je ne savais vraiment pas si j’allais les croiser, jonction réalisée juste avant Labastide-de-Sérou pour un petit moment avec eux, je relancerai ensuite pour m’attaquer au Saint-Sauveur … Je les retrouverai à Foix, Place Saint-Volusien, pour la pause bière-soda (je ne refuse pas le demi quand je roule mais je l’accompagne toujours d’un soda pour éviter d’avoir les jambes cassées).

 

2021 32 (1)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (3)

 

 

 

 

2021 32 (4)

 

Départ donc au chant du coq (Bertrand, si tu lis ces lignes, le clin d’œil est pour toi en saluant le formidable « boulot » que tu réalises avec Ridebike 11), et même un peu avant … En parlant de coq, j’en entendrai plusieurs tout au long de la journée …
Équipement adéquat : éclairages, veste irridescente (j’ai déjà parlé de la marque Alé et de cette veste au look si particulier, plutôt grise, constituée dans son tissu de microbilles de verre qui reflètent la lumière des phares), manchettes et jambières, frais le matin …
J’apprécie de rouler sans sac à dos, sur de la longue sur la journée je roule avec une sacoche avec le matériel nécessaire dont l’équipement de pluie au cas où …
La balade va durer du chant du coq à l’heure du lièvre (et un peu après, mais sans contrainte de couvre-feu), je rencontrerai plusieurs beaux spécimens en fin de parcours, sur les coteaux avant de descendre sur le Canal du Midi.

La balade s’annonce (très) longue, pour cette fois le part de bitume va être importante, par contre je privilégie toujours les petites routes très peu fréquentées et j’ai suivi une bonne partie du parcours cyclable de la Garonne aménagé par le département qui relie Toulouse au Comminges. Quelques jolies portions Gravel agrémenteront la sortie.

 

 

2021 32 (5)

 

 

 

 

 

2021 32 (6)

 

 

 

 

 

2021 32 (7)

 

 

 

 

2021 32 (8)

 

 

Je suis donc la rive gauche de la Garonne jusqu’à la très jolie commune de Carbonne, avant de traverser pour rejoindre la rive droite. La V83 relie Carbonne à Saint-Gaudens, un tronçon goudronné est réservé aux vélos après Saint-Julien-sur Garonne. Saint-Julien vaut le détour et la halte pour son village gaulois.
Le Gr681 Via Garona passe aussi là, c’est une très bonne alternative si vous recherchez uniquement des chemins (j’en ai déjà suivi quelques parties), même si certains tronçons de Gr peuvent emprunter, ici comme ailleurs, des portions de route, parfois très fréquentées par la gente sur 4 roues …

Si vous ne connaissez pas le site, l’AFV3, Association pour le développement des Véloroutes et des Voies Vertes, tient une carte des voies vertes françaises :

https://www.af3v.org/

Le détour par Rieux-Volvestre est incontournable, que ce soit pour essayer d’apercevoir le Papogay que pour s’arrêter devant sa cathédrale.
Le village est installé dans un méandre de l’Arize, sur le chemin de la Via Garona, chemin secondaire pour aller à Saint-Jacques. Il est très joli, avec ses maisons à colombages.

 

 

 

 

2021 32 (10)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (11)

 

 


Il est connu notamment pour avoir accueilli le procès de l’affaire Martin Guerre en 1560.
Il est connu pour sa Cathédrale de la Nativité-de-Marie et pour son trésor épiscopal. C’est un bâtiment imposant, haut de 43 m, possédant échauguettes et meurtrières, installé en bord d’Arize.

Et enfin, il est connu pour son Papogay dont les fêtesse déroulent chaque premier dimanche de mai. Cette tradition remonte à la Guerre de Cent Ans et plus précisément suite à une défaite française à la suite de laquelle le roi Charles se rendit compte de la supériorité des archers anglais (imaginez le Brexit à l’époque …). Il ordonna que l’on s’entraîne davantage à cette discipline.
À la fin du XVIème, une Compagnie des Chevaliers réservée aux nobles et aux bourgeois et une Société du jeu de l’Arc réservée aux paysans et aux artisans sont créées à Rieux.
Aujourd’hui, la Compagnie des archers du Papogay de Rieux-Volvestre (la Révolution est passée par là, il n’a plus de distinction de classes) désigne chaque année son Roy : celui qui par sa flèche (chacun fabrique ses propres flèches) parvient à faire chuter le Papogay, un perroquet de bois de bois et de métal situé au sommet d’un mat de 45 mètres. Un Papogay est aussi proposée aux plus jeunes, il est placé à 20 mètres.
Rien ne dit par contre pourquoi c’est un perroquet qui a été choisi.

Et comme souvent, une autre origine à l’évènement existe, celle-ci liée à une légende : le Diable aurait hanté il y a bien longtemps la région dans le but de séduire la fille du seigneur local. Celui-ci aurait ordonné à tous les habitants de le chasser. Et c’est un jeune berger qui parvint à transpercer d’une flèche le diable qui avait pris l’apparence d’un Papogay (couillon le Diable, il aurait pu choisir un autre animal, ou alors voulait-il être sûr d’amadouer la demoiselle avec son beau plumage …).

Une très jolie portion Gravel relie Rieux à Saint-Julien.

 

 

 

 

2021 32 (12)

 

 

 

 

2021 32 (13)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (15)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (17)

 

 

 

 

 

2021 32 (18)

 

 

 

 

 

2021 32 (19)

 

 

 

 

2021 32 (20)

 

 

 

 

2021 32 (22)

 

 

 

 

 

2021 32 (23)

 

 

L’approvisionnement en eau et les haltes pour se restaurer ne manquent pas, au moins par la présence des cimetières, les fontaines de village se faisant de plus en plus rares … Je serai très surpris à Cazères, dont le centre-bourg est quand même important, de ne pas trouver de boulangerie en ville … Amis boulangers …

Après Roquefort-sur-Garonne, j’emprunte la V81 : véloroute / voie verte du Piémont Pyrénéen de Roquefort-sur-Garonne à Saint-Girons puis à Foix, qui a été aménagée, comme nombreuses voies vertes sur une ancienne voie ferrée.

Il faut saluer l’engagement des collectivités territoriales dans ces aménagements, il faut utiliser ces parcours, et en parler pour montrer que ces investissements ont leur utilité, ne serait-ce que redynamiser, grâce à l’écotourisme, l’économie de communes délaissées par les nouveaux axes routiers.

La V81 est particulièrement agréable, et particulièrement entre Saint-Girons et Foix où elle est souvent ombragée, ses tunnels sont éclairés au passage des randonneurs. Et même si elle peut parfois être très proche de la route, la circulation routière voisine se fait facilement oublier.
L’intérêt de ces voies vertes est aussi de présenter une faible inclinaison.

Le départ après Saint-Girons est très mal indiqué, il faut prendre à la sortie de la ville et du dernier rond-point la direction de l’aire des gens du voyage (ou de ce qu’il en reste) pour trouver ce départ qui est superbe, ombragé entre deux murs de soutènement couverts de verdure.

Salies-du-Salat, Saint-Lizier, son superbe Palais des évêques et son panorama sur la chaîne des Pyrénées, Saint-Girons, Castelnau-Durban, La Bastide-de Sérou, méritent le détour et la halte, comme bien d’autres lieux, notamment le site de Labouiche et sa rivière souterraine.

 

 

 

2021 32 (24)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (25)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (26)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (27)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (28)

 

 

 

 

 

2021 32 (29)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (30)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (31)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (32)

 

 

 

 

 

2021 32 (34)

 

 

 

 

 

2021 32 (35)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (36)

 

 

 

 

2021 32 (37)

 

 

 

 

2021 32 (39)

 

 

 

 

2021 32 (41)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (42)

 

 

 

 

 

2021 32 (43)

 

 

La voie verte mène jusqu’à Vernajoul et des aménagements ont été faits en partie pour rejoindre Foix.
Je la quitte à Labouiche pour aller chercher le Saint-Sauveur, sa croix et son superbe panorama.

Gros morceau qui débute par une dure montée (avec de beaux pourcentages qui pourront obliger à pousser le vélo, mais c’est aussi ça le vélo) sur piste puis chemin pour accéder à Lizonne puis rejoindre le lieu-dit Saint-Saveur et son ancienne métairie (le chemin est théoriquement privé mais souvent fréquenté).
Le plateau est superbe, entre landes, cailloux, buis et bois. Et la vue sur les vallées, le Mont Fourcat en premier plan et les massifs est superbe !
Attention : la descente sur Foix est trialisante, très technique et pourra obliger à descendre de vélo et marcher (mais c’est aussi ça le vélo ! Comme les ronces, j’aime à  le rappeler souvent, je devrais d’ailleurs constituer un herbier avec toutes celles qui régulièrement m’accrochent …) mais cela vaut vraiment le détour !

 

 

 

2021 32 (44)

 

 

 

 

 

2021 32 (45)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (46)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (47)

 

 

 

 

 

2021 32 (49)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (51)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (52)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (53)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (54)

 

 

2021 32 (56)

 

Je retrouve Bastien et Patrick Place Saint-Volusien, Sylvie et Geneviève qui assurent leur logistique voiture, pour une petite pause goûter bière-coca.

Petit coup de pub pour les excellentes bière La Boussole, brasserie établie à Taurignan-le-Vieux :

https://www.brasserie-laboussole.fr/fr/valeurs-scop-ecologie-convivialite/

Salut à Gaston III de Foix-Béarn dit Fébus, surnom qu’il s’est choisi et qui fait référence au mythe solaire associé au dieu antique Phoibo.
Fébus occupe une place particulière dans l'histoire pyrénéenne, bénéficiant de son œuvre politique et militaire pendant la Guerre de 100 ans où il sera très puissant, mais aussi de l'impact des nombreux récits qui lui ont été dédiés. Il est lui-même l’auteur du célèbre Livre de chasse, manuscrit sur la vènerie.
Le château de Foix a été construit bien avant Gaston Fébus, lui-même n’y séjournera que très rarement mais le château lui est intimement lié dans l’imaginaire collectif.

Je reprends le vélo pour le bon morceau qui m’attend. Je longe l’Ariège vers Vernajoul, rejoindre Pamiers.
Je passe devant le siège du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, plus ancien régiment parachutiste de France. Ce régiment s’est souvent illustré à travers le monde pour représenter la France et défendre ses valeurs, nombreux de ses membres en ont payé le prix. On peut être profondément pacifiste et saluer et respecter les militaires, eux aussi défendent la paix, en tout cas, dans nos contrées …
L
a route très peu fréquentée que je vais suivre jusqu’à Mazères traverse cette longue plaine agricole, le vent sera de la partie, défavorable. Je l’ai subi, très léger, le matin et entre Saint-Girons. Les vents s’étaient donc donné le mot.
Le vent faiblira ensuite avant de revenir à ma rencontre le long du Canal du Midi.

 

 

 

2021 32 (57)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (59)

 

 

 

 

 

2021 32 (60)

 

 

« Morne plaine » a écrit Victor Hugo lorsqu’il désigna la sinistre bataille de Mont Saint-Jean dite bataille de Waterloo. Je ne dirai pas que cette plaine entre Pamiers et Mazères est morne, elle a son charme, est traversée de nombreux chemins agricoles propices à la balade en Gravel, mais cette vingtaine de kilomètres peut sembler interminable …
Je ne suis pas arrêté pour prendre cette plante en photo, je ne la connais pas, si vous pouvez me renseigner : j’ai pu voir de grands champs de cette plante, mélange de maïs et de roseau (je ne trouve pas d'autre description), poussant en touffes …

 

Ajout après publication : merci Louis B pour l’information, cette plante est le miscanthus, utilisé comme combustible, litière ou paillage.

https://www.mso-miscanthus.com/

 

miscanthus

 

Mazères aussi mérite la halte ou le détour, je ne ferai qu’y passer …

Je vais ensuite suivre l’Autoroute A66 par les petites routes ou chemins qui la longent, le relief revient, plusieurs coteaux sont à passer … Je vais m’économiser avant de relancer un peu le long du canal.

 

 

 

2021 32 (61)

 

 

 

 

 

2021 32 (63)

 

 

 

 

2021 32 (64)

 

 

 

 

2021 32 (65)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (66)

 

 

 

 

 

 

2021 32 (67)

 

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (68)

 

 

 

 

 

 

 

2021 32 (69)

 

 

 

 

2021 32 (70)

 

 

 

 

2021 32 (71)

 

 

Le tour du Lac de La Thésauque à Nailloux est un incontournable, le site est aménagé pour le plaisir des familles, le tour du lac est très agréable, en grande partie ombragé.

Une jolie portion Gravel va suivre, les chemins ne manquent pas dans le coin et vers La Ganguise, j’ai déjà eu l’occasion d’y venir, je reviendrai prospecter plus précisement.
C’est là que j’ai pu observer deux lièvres.

Le soleil approche de son couchant, je suis le Canal du Midi sur une bonne vingtaine de kilomètres. Quelques noctambules et du gibier qui prend ses quartiers, dont un joli héron cendré qui a eu raison de juger qu’il ne risquait rien à me voir passer assez près et a continué sa toilette et son guet.

Arrivée dans les temps prévus sur l’agglomération, ça commence à être dur, le final par la Route d’Albi se fait en « pilote automatique » jusqu’à Garidech.

Superbe balade au final pour un peu plus de 300 km.

La trace nettoyée : https://www.visugpx.com/D424IedAXl

 

 

 

 

 

 

Cyclo version with good Gravel portions (including a very large piece to reach the Saint-Sauveur and descend) through the Garonne valley, the Salat, Saint-Girons, the cycle routes and the greenways, a greeting to Gaston Fébus and return via Pamiers, the Ariège plain, Nailloux and the Canal du Midi. An essential stopover at Saint-Sauveur to enjoy the panorama over the Ariège valley, Mont Fourcat and the aerial view of Foix and its castle.

The goal of the ride was to join Bastien and Patrick engaged on the greenway between Saint-Girons and Foix later in the morning, hence a very early departure for me… I really didn't know if I was going to meet them, junction made just before Labastide-de-Sérou for a little while with them, I will then relaunch to tackle the Saint-Sauveur ... I will meet them in Foix, Place Saint-Volusien, for the beer-soda break (I do not refuse the half when I roll but I always accompany it with a soda to avoid having broken legs).

So start at the crowing of the rooster (Bertrand, if you read these lines, the wink for you is for you by saluting the formidable "job" that you realize with Ridebike 11), and even a little before ... Speaking of rooster, j 'will hear several throughout the day ... Adequate equipment: lights, iridescent jacket (I have already spoken of the Alé brand and this jacket with a very particular look, rather gray, made of its fabric of glass microbeads that reflect the light from the headlights), cuffs and leg warmers, fresh the morning … I enjoy riding without a backpack, for long days I ride with a saddlebag with the necessary equipment including rain gear just in case ... The walk will last from rooster crowing to hare hour (and a little later, but without curfew constraint), I will meet several beautiful specimens at the end of the course, on the slopes before going down on the Canal du Midi .

The ride promises to be (very) long, this time the amount of bitumen will be important, on the other hand I always favor small roads with very little traffic and I followed a good part of the Garonne cycle route developed by the department which connects Toulouse to Comminges. A few nice Gravel portions will enhance the outing. I therefore follow the left bank of the Garonne to the very pretty town of Carbonne, before crossing to join the right bank. The V83 links Carbonne to Saint-Gaudens, a tarmac section is reserved for bicycles after Saint-Julien-sur Garonne. Saint-Julien is worth the detour and the stopover for its Gallic village.

The Gr681 Via Garona also passes there, it is a very good alternative if you are only looking for paths (I have already followed some parts), even if some sections of Gr can take, here as elsewhere, sections of road, sometimes very popular with people on 4 wheels ...

If you do not know the site, AFV3, Association for the development of Véloroutes et des Voies Vertes, maintains a map of French greenways:

https://www.af3v.org/

The detour to Rieux-Volvestre is a must, whether to try to see the Papogay or to stop in front of its cathedral. The village is set in a bend in the Arize, on the way to Via Garona, a secondary path to go to Saint-Jacques. It is very pretty, with its half-timbered houses. He is best known for hosting the Martin Guerre case trial in 1560. It is known for its Cathedral of the Nativity of Mary and for its episcopal treasure. It is an imposing building, 43 m high, with watchtowers and loopholes, installed on the edge of Arize. And finally, he is known for his Papogay whose festivals take place every first Sunday in May. This tradition dates back to the Hundred Years War and more precisely following a French defeat following which King Charles realized the superiority of English archers (imagine Brexit at the time ...). He ordered more training in the discipline. At the end of the 16th century, a Compagnie des Chevaliers reserved for nobles and bourgeois and a Société du jeu de l'Arc reserved for peasants and craftsmen were created in Rieux.
Today, the Compagnie des archers du Papogay de Rieux-Volvestre (the Revolution has passed through there, it no longer has any class distinction) designates its King each year: the one who by his arrow (each makes his own arrows) manages to bring down the Papogay, a wooden, wood and metal parrot located at the top of a 45-meter mast. A Papogay is also offered to the youngest, it is placed at 20 meters. However, nothing says why a parrot was chosen.

And as often, another origin for the event exists, this one linked to a legend: the Devil would have haunted the region long ago in order to seduce the daughter of the local lord. This one would have ordered all the inhabitants to drive it out. And it was a young shepherd who managed to pierce with an arrow the devil who had taken on the appearance of a Papogay (asshole the Devil, he could have chosen another animal, or else he wanted to be sure to coax the young lady with her beautiful plumage…).

A very nice Gravel section connects Rieux to Saint-Julien.

There is no lack of water supply and places to eat, at least by the presence of cemeteries, village fountains becoming increasingly rare ... I will be very surprised in Cazères, whose town center is nevertheless important, not to find a bakery in town… Friends bakers…

After Roquefort-sur-Garonne, I take the V81: cycle route / greenway of the Piedmont Pyrenees from Roquefort-sur-Garonne to Saint-Girons then to Foix, which has been developed, like many greenways on an old railway line. We must welcome the commitment of local authorities in these developments, we must use these routes, and talk about them to show that these investments have their usefulness, if only to revitalize, thanks to ecotourism, the economy of neglected municipalities. by new roads.
The V81 is particularly pleasant, and particularly between Saint-Girons and Foix where it is often shaded, its tunnels are lit as hikers pass. And although it can sometimes be very close to the road, neighboring road traffic is easily overlooked.

The departure after Saint-Girons is very poorly indicated, you have to take the exit of the city and the last roundabout in the direction of the Travelers' area (or what remains of it) to find this departure which is superb, shaded between two retaining walls covered with greenery.

The advantage of these greenways is also to have a low slope. Salies-du-Salat, Saint-Lizier, its superb Palace of the Bishops and its panorama of the Pyrenees, Saint-Girons, Castelnau-Durban, La Bastide-de Sérou, are worth a detour and a stopover, like many others places, in particular the site of Labouiche and its underground river.
The greenway leads to Vernajoul and arrangements have been made in part to reach Foix.

I left it in Labouiche to go look for the Saint-Sauveur, its cross and its superb panorama. Large piece that begins with a hard climb (with nice percentages that may require pushing the bike, but that's also the bike) on track then path to access Lizonne then join the locality of Saint-Saveur and its old smallholding (the path is theoretically private but often frequented). The plateau is superb, between moors, pebbles, boxwood and woods. And the view over the valleys, Mont Fourcat in the foreground and the massifs is superb! Warning : the descent to Foix is ​​trialising, very technical and may require you to get off your bike and walk (but that's also what cycling! Like brambles, I like to remind you often, I should also constitute a herbarium with all those who regularly hook me ...) but it's really worth the detour !

I find Bastien and Patrick Place Saint-Volusien, Sylvie and Geneviève who provide their car logistics, for a little beer-coke snack break.

A little publicity stunt for the excellent La Boussole beer, a brewery established in Taurignan-le-Vieux:

https://www.brasserie-laboussole.fr/fr/valeurs-scop-ecologie-convivialite/

Hail to Gaston III of Foix-Béarn called Fébus, a nickname he chose for himself and which refers to the solar myth associated with the ancient god Phoibo. Fébus occupies a special place in Pyrenean history, benefiting from his political and military work during the Hundred Years War when he was very powerful, but also from the impact of the many stories that have been dedicated to him. He himself is the author of the famous Hunting Book, a manuscript on venery.
Foix castle was built long before Gaston Fébus, he himself will rarely stay there, but the castle is closely linked to him in the collective imagination.

I get back on the bike for the good piece that awaits me. I go along the Ariège towards Vernajoul, joining Pamiers. I pass in front of the headquarters of the 1st Regiment of Chasseurs Parachutistes, the oldest parachute regiment in France. This regiment has often distinguished itself around the world to represent France and defend its values, many of its members have paid the price. We can be deeply pacifist and salute and respect the military, they too defend peace, in any case, in our regions ...

The very little-used road that I will follow to Mazères crosses this long agricultural plain, the wind will be there, unfavorable. I suffered it, very light, in the morning and between Saint-Girons. The winds had therefore given each other the word. The wind will then weaken before returning to meet me along the Canal du Midi.
"Morne plaine" wrote Victor Hugo when he referred to the sinister battle of Mont Saint-Jean as the battle of Waterloo. I will not say that this plain between Pamiers and Mazères is dreary, it has its charm, is crossed by many agricultural paths suitable for gravel walks, but this twenty kilometers can seem endless ... I didn't stop to take a picture of this plant, I don't know it, if you can tell me: I could see large fields of this plant, a mixture of corn and reed (I can't find any other description), growing in clumps ...

Addition after publication : thank you Louis B for the information, this plant is miscanthus, used as fuel, litter or mulch.

https://www.mso-miscanthus.com/

Mazères also deserves a stop or a detour, I will just stop by ...

I will then follow the A66 Motorway by the small roads or paths that run alongside it, the relief returns, several hillsides have to be passed ... I will save myself before starting again along the canal.

The tour of Lake La Thésauque in Nailloux is a must, the site is designed for the enjoyment of families, the tour of the lake is very pleasant, largely shaded.

A nice Gravel section will follow, there is no shortage of paths in the area and towards La Ganguise, I have already had the opportunity to come there, I will come back to prospect more precisely. This is where I was able to observe two hares.

The sun is approaching its setting, I follow the Canal du Midi for a good twenty kilometers. A few night owls and game taking up residence, including a pretty gray heron who was right in judging that there was no risk of me passing close enough and continued his toilet and his watch.

Arriving on time in the built-up area, things are starting to get tough, the final via the Route d'Albi is done on "automatic pilot" to Garidech. Superb ride in the end for a little over 300 km.

The cleaned track: https://www.visugpx.com/D424IedAXl

 

 

 

31 octobre 2020

Gravel vers les Gorges de la Save

Balade Gravel vers les Gorges de la Save, ou une longue juste avant (ou presque) le nouveau confinement … Pas mal de goudron mais de belles et longues portions Gravel, ce qui explique la vitesse moyenne de la sortie. Même si ce n’est pas un objectif particulier pour moi, cela influe tout de même sur le temps passé sur le vélo, paramètre non négligeable avec le couvre-feu à 21h00 …

 

Save 30102020 (1)

 

Traversée de l’agglomération toulousaine vers le Sud pour aller rejoindre ce petit écrin de verdure que forment les Gorges de la Save, entre Montmaurin et sa villa gallo-romaine et Lespugue.

Un peu d’Histoire …

Save 30102020 (20)

 

 

Les Gorges de la Save ne sont plus accessibles aujourd’hui qu’à pied (ou en vélo), le secteur fut peuplé dès le Paléolithique, c’est là que fut découverte la « Vénus de Lespugue », statuette en ivoire datée d’environ 25 000 ans exposée au Musée de l’Homme à Paris, dans la grotte des Rideaux, un des nombreux abris rocheux présents dans les gorges. De nombreux vestiges paléolithiques ont été découvert dans les environs : pointes de sagaies, burins, bifaces, perles, lissoirs, ossements de rhinocéros laineux et un des rares squelettes complets de lion des cavernes.
Cette région du piémont pyrénéen est riche d’histoire : on y trouve aussi la villa gallo-romaine de Lassalles à Montmaurin, une des plus vastes connues de la gaule aquitaine, et la villa de La Hilière. Toutes deux sont richement ornées de mosaïques, de sculptures et de marbre de Saint-Béat.

Mais il a fallu parcourir quelques kilomètres avant de rallier ce superbe lieu … Incursion dans le Savès et ses coteaux, le long du Touch entre Rieumes et Fabas et sa très jolie forêt.

 

 

 

Save 30102020 (2)

 

 

 

 

 

 

 

Save 30102020 (3)

 

 

 

 

Save 30102020 (4)

 

 

 

 

 

 

Save 30102020 (5)

 

 

 

 

 

 

Save 30102020 (6)

 

 

 

 

Le départ centre-ville de Toulouse le long de la rive gauche de la Garonne est très agréable, on rejoint le site de l’Oncopôle où trônent deux pylônes du futur téléphérique qui reliera ce site à l’hôpital de Rangueil à l’Université Paul Sabatier.
Les bords de Garonne sont très sauvages et contrastent avec la forte activité humaine industrielle et commerciale toute proche …
La traversée de Muret contraste aussi avec ce passage très nature le long de la Garonne. On prend un peu de hauteur et assez rapidement des passages Gravel sur des pistes agricoles permettent de reprendre contact avec la nature, ou en tout cas, la verdure.

Les chemins n’étaient pas trop gras, un peu glissants par endroits … Le circuit ser a vallonné, avec de bons coups de cul et de belles descentes. De vrais singles s’offriront aussi à la promenade. On roule souvent sur le GR86.

Belles vues sur les coteaux du Savès, du Comminges et sur les Pyrénées …

La trace suit le Touch jusqu’à sa source et va chercher la vallée de la Save. La retenue d’eau juste en aval de la source du Touch forme un très joli lac bordé par la forêt de Fabas, on la traverse par un joli sentier.

 

 

 

Save 30102020 (8)

 

 

 

 

Save 30102020 (9)

 

 

 

 

 

Save 30102020 (10)

 

 

 

 

Save 30102020 (11)

 

 

 

Save 30102020 (13)

 

 

 

Save 30102020 (14)

 

 

 

 

 

Save 30102020 (16)

 

 

 

 

 

 

 

Les Gorges de la Save valent vraiment le détour, c’est un petit paradis de verdure et l’empreinte historique est bien là …

 

Save 30102020 (18)

 

 

 

 

 

Save 30102020 (19)

 

 

 

Save 30102020 (21)

 

 

 

 

La trace rejoint ensuite Aurignac, célèbre pour sa grotte où les fouilles archéologiques ont conduit les scientifiques à définir la période et la culture préhistorique de l’Aurignacien qui correspond aussi à l’arrivée de l’Homo sapiens. Des vestiges gallo-romains ont aussi été retrouvés là. Un château est aussi présent … Très jolie la commune d’Aurignac, de nombreux sentiers de randonnée parcourent ce coin du Comminges, j’y retournerai certainement pour du Gravel ou du VTT. Jolie aussi la commune d’Alan.

 

 

Save 30102020 (22)

 

(Désolé pour la piètre qualité des photos, la liaison internet est très mauvaise en ce moment et m'empêche de charger des images de haute qualité)

 

 

Save 30102020 (24)

 

 

 

 

 

Save 30102020 (25)

 

 

 

 

Save 30102020 (28)

 

 

 

 

Save 30102020 (29)

 

 

 

 

Save 30102020 (31)

 

 

 

 

Save 30102020 (32)

 

 

 

 

 

Le vélo est aussi une façon d’apprendre sur le terrain dans de nombreuses disciplines …

J’avais prévu de passer par Boussens puis Martres-Tolosanes et ses faïenceries pour compléter la page histoire de cette balade et ensuite partir rive droite de la Garonne. Le couvre-feu m’a obligé à faire plus court et revenir directement sur Portet-sur-Garonne …

J’ai testé sur cette balade le superbe maillot Café du Cycliste Marguerite en mérinos et le cuissard long hiver. Les produits Café du Cycliste sont de très beaux produits, très techniques, très confortables et d’un certain prix … Il faisait frais et humide ce matin, sous-couche manches longues nécessaire sous le maillot, j’ai ensuite échangé la sous-couche par un manches courtes que j’aurai pu enlever sans problème en milieu de journée.

Côté diététique, je n’ai pas pu me ravitailler à midi, j’ai mangé des fruits secs, des barres de céréales, de pâte d'amande ou pâtes de fruits. À Aurignac, j’ai goûté avec une part de pizza, un gâteau et du soda avant de repartir …

La trace : https://www.visugpx.com/PI35dyE7Oq

Un dernier tour avant ce reconfinement social et sportif, le but n’est pas de polémiquer sur le sujet qui est assez complexe mais les activités sportives en extérieur pratiquées en solo ou tout petit nombre ne me semblent pas source possible de propagation du virus … Il faut arrêter cette pandémie qui tue …

Retour au 1 km / 1 heure pendant quelques temps …