15 août 2021

Mare Nostrum Gravel étape 6 : Fréjus – Menton – 12 août 2021 (also in english)

Périple terminé … Je voulais conclure de belle façon, cela a été le cas mais il a fallu se le gagner ! En début de journée, traversée de l’Estérel par des pistes et un superbe sentier, plus de goudron avec des pistes cyclables ensuite, notamment entre Antibes et Nice, puis j’ai pris de la hauteur vers Peille et les villages perchés au-dessus de Monaco et Menton, des pentes entre 20 et 30 % (et donc et sans remords un peu de marche à côté du vélo), et là des panoramas exceptionnels !

Je quitte Fréjus par le joli site de Prabaucous pour me diriger vers Agay où je vais entrer dans l’Estérel. Là je vais retrouver (souvenirs, souvenirs) des coins que j’ai fréquentés il y a plus de 20 ans quand nous venions régulièrement sur la Côte d’Azur et vais suivre la piste du Ravin de Mal Infernet jusqu’au Lac de l’Ecureuil, amas de cailloux complètement sec en cette période.
Là, je choisis de suivre le gr51 pour rejoindre le Col Notre-Dame, le sentier est très caillouteux et pentu mais à l’ombre, je vais pousser un peu le vélo. Le dernier kilomètre est superbe, très praticable.

 

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Je ne crois pas avoir oublié de massifs côtiers lors de cette longue balade, chacun a son charme et ses spécificités. Les Calanques et L’Estérel ont quand même une saveur bien particulière …

La descente depuis Notre-Dame vers le Col de la Cadière est très roulante. Je croiserai un grand nombre de vélos à assistance électrique … Par contre, je n’aurai croisé tout au long du raid aucun Gravel … J’aurai été seul (bien accompagné par Dominique les premiers jours) sur de nombreux segments du parcours, ce qui me fait penser que mon aventure est peut-être une première, comme les voies tracées par les alpinistes, sans prétention mais avec beaucoup de plaisir car ce tracé est un travail solo.

Du Col de la Cadière, je continuerai vers Maure Vieil, aussi un endroit où j’avais déjà posé les crampons de mon vélo il y a plus de 20 ans, et je vais suivre comme en ces temps-là (j’ai failli écrire autrefois) le Rague pour arriver à Mandelieu-la-Napoule. Là aussi, le chemin a été privatisé mais le passage autorisé aux randonneurs.

De là, je vais suivre les cyclables, doubler nombre de voitures (les bords de mer sont toujours saturés question circulation …) pour rejoindre la Croisette et petite montée vers Super-Cannes par la Californie (si vous vous promenez par là, vous comprendrez aisément pourquoi ces deux toponymes ont été choisis) pour rallier le phare de Vallauris. Souvenirs, souvenirs, … J’ai eu régulièrement l’occasion d’explorer en VTT tous les sentiers du coin vers le Col Saint-Antoine, Mougins, la Valmasque et l’arrière-pays jusqu’à Grasse ou Gourdon, le plateau de Cavillore, Cipières, Caussols, l’Audibergue, l’Estérel, etc.

J’ai donc rejoint le chemin suivant la conduite d’eau de Super-Cannes pour passer à proximité du petit Phare de Vallauris sur la Colline de la Maure. Je suis ensuite passé devant le Clos-Mari, belle bâtisse qui a appartenu à la famille de Sylvie et où nous sommes allés régulièrement pendant un bon nombre d’années.

Je vais passer aussi devant la Mignonette, maison occupée par Picasso quand il venait en villégiature à Vallauris. N’oublions pas que cette ville a été fréquentée par de nombreux artistes de renom.

Je vais me restaurer à Golfe-Juan en centre-ville (toujours ce souci de chercher les commerces moins exposés) à l’Effet Clochette avec une excellente salade avec pâtes et boulettes de bœuf.

 

 

 

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Je fais le tour du Cap d’Antibes et ses superbes propriétés, je passe au phare de la Garoupe pour profiter de son superbe panorama.

Je traverse Antibes, ville pittoresque, pas seulement pour son quai des milliardaires … Nous sommes sur la Côte d’Azur, la French Riviera …

Une bonne averse va m’obliger à m’arreter un petit moment, je pourrai repartir avant d’avoir à m’équiper en conséquence.

La trace reste au plus près de l’eau jusqu’à Nice et le Cap d’Ail.

Le vieux Nice est magnifique avec sa Colline du Château, ses rues si typiques, son ambiance orientale …

 

 

 

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Et c’est après Eze et Saint-Laurent que je vais prendre de la hauteur, non pas que le bord de mer ne soit pas joli, mais l’arrière-pays vaut le détour, est moins médiatisé, direction donc d’abord La Turbie, avec des pentes sévères …

Je vais ensuite descendre sur Laghet et son sanctuaire très fréquenté et le Gr51. Et j’en ai encore dans les jambes …

Je remonte vers le Col de Guerre, puis rejoins le Col du Mont-Gros pour m’offrir de sacrés panoramas sur Monaco et toute la côte …

J’arrive enfin à Gorbio. Ces villages perchés (j’aurai approché les 800 m) sont impressionnants.

De là, je devais rejoindre Sainte-Agnès, village littoral le plus haut d’Europe pour monter au Col Saint-Bernard, ne pas confondre avec le Petit et le Grand ou avec le Col du Saint-Bernard, proche, sur les hauteurs de Peille, haut-lieu du VTT, cher à Nicolas Vouilloz.

Mais le Gr après Gorbio a été dévié à cause d’éboulements, le détour serait possible mais m’obligerait à monter encore de 400 m sur un sentier très pentu …

Le Col Saint-Bernard a été et est encore un lieu de passage de migrants, lien tout trouvé avec le kilomètre 0 de l’aventure et El Coll des Belitres, lieu de passage des républicains espagnols fuyant le franquisme. Lien trouvé aussi entre les deux massifs frontaliers : départ au pied de Pyrénées, arrivée au pied des Alpes.

Je choisis l’option roue libre et descends directement jusqu’à Menton.

139 km pour 2305 m de D+ et 11h26 de vélo pour ce dernier jour, soit 913 km, 10197 m de D+ et 59h54 de vélo pour le périple complet sur 6 jours et demi. Résumer ce périple avec des statistiques est réducteur mais ça donne une idée des efforts fournis.

Je m’arrête devant la pancarte indiquant Menton pour savourer l’instant. Plaisir et fierté d’avoir réussi à relever ce challenge personnel, plaisir d’en avoir autant pris plein les yeux, plein les jambes, plaisir d’avoir réussi à tracer seul ce très beau raid qui est peut-être une première … La Méditerranée offre vraiment une grande variété de terrains propices à la randonnée avec ces massifs côtiers qu’il faut « se gagner », je pensais en traçant le périple qu’il n’y aurait pas de risque de s’ennuyer, que ce soit en roulant ou en regardant les paysages, je n’ai pas été déçu. Les incursions dans les massifs ont grandement contribué à cela aussi. Montagne et mer …

 

 

 

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Au moment où j’écris ces lignes, les Maures sont dévastées par les incendies … J’ai eu l’occasion de rouler dans des lieux où le feu a détruit nature et installations humaines, l’odeur du bois brûlé persiste bien des semaines et des mois plus tard. C’est triste, c’est tragique, d’autant plus que c’est le plus souvent la faute de l’homme. Heureusement, la nature reprend vie, mais à quel prix ?
Il faut des catastrophes pour que nous prenions ponctuellement conscience de notre responsabilité dans l’équilibre de notre planète. Je lis actuellement le « Journal à Bicyclette » de David Byrne, il cite Jared Diamond et son essai « Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie. » où il explique qu’une société prend certaines habitudes de fonctionnement, de consommation, de politique, qu’elle refusera d’abandonner même si sa surive est en jeu. Malheureusement, nos comportements actuels (et je m’inclus dans ce constat), à l’heure du réchauffement climatique, de la suconsommation, des problèmes d’eau, de la pandémie du COVID, illustrent et confortent ce propos …

Pilote et matériel ont été mis à l’épreuve, pour ma part je pense avoir bien géré mes efforts et n’ai aucune douleur à l’arrivée. Question arrière-train, je n’ai jamais souffert, j’ai utilisé fréquemment la pommade antifrottements NOC et n’ai souffert d’aucune irritation.
Je prendrai quand même rendez-vous chez mon ostéopathe, j’ai été bien secoué tout au long du périple. Le corps aura besoin de quelques jours pour bien récupérer des efforts fournis …
J’écris souvent sur le « avant, pendant et après » des longues sorties, je vais mettre quelques jours à sortir de ma « bulle », à reprendre « vie normale », je ne suis pas allé au bout du monde, ni dans des contrées isolées, pourtant j’ai vraiment pu me sentir hors du temps, hors de l’agitation hulmaine. Temps et espace prennent une autre dimension sur de telles longues …

La préparation physique ?
Je n’ai pas préparé ce raid par des sorties sur plusieurs jours même si en juin j’ai fait le Raid des Bastides tarnaises avec Dominique, Edouard et Sébastien, un gros et beau « truc » sur deux jours en bikepacking. Par contre, je fais quand même régulièrement de longues ou très longues sorties de plus de 100 km (une vingtaine sur l’année) et des sorties de plus de 200 km, jusqu’à 300 km, j’ai donc un certain entraînement à rouler des dizaines d’heures. Je n’ai pas de programme établi, ça m’agacerait je pense, je roule à l’envie et avec l’envie de rouler longtemps sur la journée. J’alterne avec des sorties plus courtes, notamment avec Bastien et mon association O Gravel.

Le vélo a aussi été mis à rude épreuve, mon STIFF Gravel n’a jamais été pris a défaut, je lui offrirai quand même une révision complète et changerai notamment la câblerie qui en a besoin.
Les roues contribuent aussi grandement au confort et au comportement du vélo, celles que j’ai fait monter par jpracingbike1 sur base de moyeux Hope RS4 et jantes ZTR NOTUBES Grail font un sacré job !
J’ai déjà écrit sur le sujet : je roule avec une tige de selle télescopique, elle m’a été encore utile.

Je roule avec des pneus en 40 mm, l’idéal pour moi en Gravel : à l’aise sur tous les terrains, y compris le bitume car je cherche des pneus pas trop cramponnés au niveau de la bande de roulement. Les pneus IRC Boken ont bien résisté et je n’ai eu aucune crevaison à déplorer malgré les terrains traversés. Un des deux pneus commençait à être usé et avait subi une perforation, le liquide de prévention a fait le travail ; de temps en temps, sur certains chocs, le trou a travaillé et du liquide a fui pour colmater.

Je suis depuis longtemps convaincu de l’utilisation du monoplateau (simplicité), encore fait-il trouver le bon étagement des vitesses. J’ai fait de nombreux essais avant de trouver pour moi le montage le plus cohérent pour mon utilisation : plateau ovale de 38 dents devant (le plateau ovale apporte vraiment une sensation de fluidité dans le pédalage en supprimant les points morts) et cassette de 11 vitesses 11-46 derrière (un grand pignon avec une plus grande denture serait encore mieux adapté aux pentes sévères auxquelles j’ai été confronté ici ou ailleurs, il arrive quand même un moment où, d’autant plus avec bagages, tu descends de vélo et tu pousses …). Ces développements me permettent d’assurer sur tous les reliefs et aussi sur route bien roulante (je ne cherche pas à rouler à 40 km/h mais sur le plat j’utilise souvent le deuxième pignon pour rouler sans difficulté entre 27 et 30 à l’heure, voire plus). Le montage « idéal » ou plutôt optimal est pour moi un monoplateau en 40 et une cassette 11/50.

Pour la bagagerie, j’ai une sacoche Zéfal de guidon avec son sac étanche dans lequel je place la tente et son matériel. Cette sacoche fait l’unanimité, il suffit de voir le nombre de photos de bikepackers où on peut la voir. L’intérêt est qu’elle se fixe au cintre et que le sac est indépendant, on n’est pas obligé de tout détacher pour récupérer le sac.
Les produits Zéfal sont bien conçus et d’un rapport qualité/prix plus que concurrentiel. Pour le choix, c’est une histoire de goût, je trouve cette sacoche de cadre particulièrement réussi. J’aime beaucoup moins le look des sacoches de cadre. J’ai dans la même gamme la sacoche de selle grand volume mais je la garde pour l’utiliser avec mon VTT.
J’ai une sacoche de cadre Restrap dont j’apprécie beaucoup les produits. J’y mets à l’intérieur tout ce que je veux pouvoir attraper rapidement : papiers, masque, appareil photo, piles, téléphone, fruits secs, etc.
J’ai aussi une Restrap en sacoche de selle, j’y mets tout le matériel de réparation.

Et je persiste à rouler, même en Gravel, avec sacoches derrière.

Dominique a roulé avec sacoches de guidon, de selle, de cadre, et de fourche.

J’ai eu une casse sur mon porte-bagages en carbone TAILFIN mais le produit pour moi n’est pas à mettre en cause : j’ai perdu dès le premier jour (et je ne m’en suis pas aperçu) une petite vis qui bloque l’attache droite du porte-bagage sur l’axe traversant, cela a entraîné un travail d’avant en arrière du porte-bagage, travail qui ne se fait pas quand la vis est en place, qui a usé les fibres et provoqué la rupture … J’ai réparé en enroulant une chambre à air autour du bras du porte-bagage, comme un strapping, fixé par des colliers rislan …
Au sujet de TAILFIN et de leurs superbes produits, en juillet leur service client m’a envoyé gratuitement une armature intérieure de sacoche en métal, les anciennes étaient en plastique, merci !

J’ai utilisé ma tente CAMP minima 2 places. Elle est plus lourde que la 1 place que j’ai aussi mais permet de pouvoir entreposer tous les bagages à l’intérieur et d’avoir assez de place pour bouger un peu et se changer (sans se lever). La 1 place ultralight ne permet pas ça.

Je suis parti avec 2 tenues de cyclisme, un gilet manche longues, des manchettes, une veste de pluie, une casquette de pluie, deux paires de chaussettes, une sous-couche manche courte, un polo manches longues pour le soir, une gamelle, un nécessaire de toilette et d’autres petites choses, une grosse batterie solaire qui fait aussi lampe, un petit mais costaud antivol … Soit 10 kilos en tout répartis dans les différentes sacoches …

Merci à Dominique pour avoir partagé le début de mon aventure, ta compagnie m’est toujours agréable même si tu es souvent sur le vélo devant moi …

Merci aux personnes rencontrées, anonymes ou non, pour les encouragements ou l’aide, merci aussi à tous ceux qui m’ont suivi sur les réseaux sociaux et encouragé.

Et merci à Sylvie et Bastien d’avoir suivi de près l’aventure sur les 3 derniers jours, merci à Camille qui a suivi depuis la maison.

D’autres projets sont en gestation …

La trace : https://www.visugpx.com/z9RGQNyol0

 

 

 

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I wanted to finish in a nice way, it was the case but I had to earn it! At the beginning of the day, I crossed the Esterel by tracks and a superb path, then more tarmac with cycle tracks, in particular between Antibes and Nice, then I took the height towards Peille and the villages perched above Monaco and Menton, slopes between 20 and 30 % (and thus and without remorse a little walk beside the bike), and there exceptional panoramas!

I leave Fréjus via the pretty site of Prabaucous to head towards Agay where I will enter the Estérel. There I will find again (memories, memories) corners that I frequented more than 20 years ago when we came regularly to the Côte d'Azur and I will follow the track of the Ravin de Mal Infernet up to the Lac de l'Ecureuil, a heap of stones completely dry in this period.

There, I choose to follow the gr51 to reach the Col Notre-Dame, the path is very stony and steep but in the shade, I will push the bike a bit. The last kilometre is superb, very rideable.

I don't think I forgot any coastal massifs during this long ride, each one has its own charm and specificities. The Calanques and L'Estérel have a very particular flavour...

The descent from Notre-Dame to the Col de la Cadière is very easy. I will meet a large number of electrically assisted bikes... However, I will not have met any Gravels throughout the raid... I will have been alone (well accompanied by Dominique the first days) on many segments of the route, which makes me think that my adventure is perhaps a first, like the routes traced by the mountaineers, without pretention but with a lot of pleasure because this route is a solo work.

From the Col de la Cadière, I will continue towards Maure Vieil, also a place where I had already put the crampons of my bicycle more than 20 years ago, and I will follow as in those times (I almost wrote in the past) the Rague to arrive at Mandelieu-la-Napoule. Here too, the path has been privatised but passage is allowed to hikers.

From there, I will follow the cycle paths, overtake many cars (the seaside is always saturated with traffic...) to reach the Croisette and a short climb towards Super-Cannes by the Californie (if you walk there, you will easily understand why these two toponyms have been chosen) to reach the Vallauris lighthouse. Memories, memories, ... I regularly had the opportunity to explore by mountain bike all the paths of the area towards the Col Saint-Antoine, Mougins, the Valmasque and the hinterland up to Grasse or Gourdon, the plateau of Cavillore, Cipières, Caussols, the Audibergue, the Estérel, etc.

 

 

 

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I then joined the path following the water pipe of Super-Cannes to pass near the small lighthouse of Vallauris on the Colline de la Maure. I then passed in front of the Clos-M ari, a beautiful building which belonged to Sylvie's family and where we went regularly for a good number of years.

I will also pass in front of the Mignonette, a house occupied by Picasso when he came to Vallauris on holiday. Let's not forget that this town was frequented by many famous artists.

I go to eat in Golfe-Juan in the town centre (always looking for less exposed shops) at l'Effet Clochette with an excellent salad with pasta and beef meatballs.

I go around the Cap d'Antibes and its superb properties, I pass the lighthouse of La Garoupe to enjoy its superb panorama.

I cross Antibes, a picturesque town, not only for its billionaires' quay... We are on the French Riviera...

A good shower will force me to stop for a while, so I can leave before having to equip myself accordingly.

The track stays close to the water until Nice and the Cap d'Ail.

The old town of Nice is magnificent with its Castle Hill, its typical streets, its oriental atmosphere...

And it's after Eze and Saint-Laurent that I'm going to get some height, not that the seaside isn't pretty, but the hinterland is worth the diversions, and is less publicised, so I'm going first to La Turbie, with its severe slopes...

I will then go down to Laghet and its very busy sanctuary and the Gr51. And I still have some in my legs ...

I go back up to the Col de Guerre, then reach the Col du Mont-Gros and enjoy some great views over Monaco and the whole coast ...

I finally arrive in Gorbio. These perched villages (I will have approached 800 m) are impressive.

From there, I had to reach Sainte-Agnès, the highest coastal village in Europe, to climb the Col Saint-Bernard, not to be confused with the Petit and the Grand or with the Col du Saint-Bernard, close by, on the heights of Peille, a high place for mountain biking, dear to Nicolas Vouilloz.

But the Gr after Gorbio has been diverted because of landslides, the diversions would be possible but would force me to climb another 400 m on a very steep path...

The Col Saint-Bernard has been and still is a place of passage for migrants, a link found with kilometre 0 of the adventure and El Coll des Belitres, a place of passage for Spanish republicans fleeing Francoism. A link was also found between the two border massifs: departure at the foot of the Pyrenees, arrival at the foot of the Alps.

I choose the freewheel option and ride directly down to Menton.

139 km for 2305 m of D+ and 11h26 of cycling for this last day, that is to say 913 km, 10197 m of D+ and 59h54 of cycling for the complete journey over 6 days and a half. Summing up this journey with statistics is reductive but it gives an idea of the efforts made.
I stop in front of the sign indicating Menton to savour the moment. Pleasure and pride to have succeeded in taking up this personal challenge, pleasure to have taken so much in the eyes, in the legs, pleasure to have succeeded in tracing alone this very beautiful raid which is perhaps a first... The Mediterranean offers really a great variety of grounds favourable to the excursion with these coastal massifs which it is necessary "to win", I thought by tracing the trip that there would be no risk of being bored, that it is by rolling or by looking at the landscapes, I was not disappointed. The incursions into the massifs greatly contributed to this too. Mountains and sea ...
As I write these lines, the Maures are devastated by fires ... I had the opportunity to ride in places where the fire destroyed nature and human installations, the smell of burnt wood persists many weeks and months later. It's sad, it's tragic, especially since it's usually man's fault. Fortunately, nature is coming back to life, but at what cost?
It takes disasters for us to become aware of our responsibility for the balance of our planet. I am currently reading David Byrne's "Bicycle Diary", he quotes Jared Diamond and his essay "Collapse. How Societies Decide Whether to Disappear or Survive" where he explains that a society develops certain habits of behaviour, consumption, politics, that it will refuse to abandon even if its survival is at stake. Unfortunately, our current behaviours (and I include myself in this observation), at a time of global warming, consumerism, water problems, the VOCID pandemic, illustrate and reinforce this statement...

Both the driver and the equipment were put to the test, but I think I managed my efforts well and had no pain at the finish. As far as the rear end is concerned, I never suffered, I frequently used NOC's antifriction ointment and did not suffer any irritation.
I'll make an appointment with my osteopath though, I've been shaken up a lot during the ride. The body will need a few days to recover properly from the efforts made...
I often write about the "before, during and after" of long rides, it will take me a few days to get out of my "bubble", to get back to "normal life", I didn't go to the end of the world, nor to isolated places, but I really felt out of time, out of the hustle and bustle. Time and space take on another dimension on such long journeys...

Physical preparation?
I didn't prepare for this raid by going out for several days, even if in June I did the Raid des Bastides tarnaises with Dominique, Edouard and Sébastien, a big and beautiful "thing" over two days in bikepacking. On the other hand, I regularly do long or very long rides of more than 100 km (about twenty over the year) and rides of more than 200 km, up to 300 km, so I have some training to ride for tens of hours. I don't have a set programme, I think that would annoy me, I ride when I feel like it and with the desire to ride for a long time during the day. I alternate with shorter rides, especially with Bastien and my association O Gravel.

 

The bike was also put to the test, my STIFF Gravel never failed, I will still give it a complete overhaul and change the wiring that needs it.
The wheels also contribute a lot to the comfort and the behaviour of the bike, the ones I had jpracingbike1 mount on Hope RS4 hubs and ZTR NOTUBES Grail rims do a great job !
I've written about this before: I ride with a telescopic seatpost, it's been useful again.

I ride 40mm tyres, which are ideal for Gravel: comfortable on all terrains, including tarmac, as I am looking for tyres that are not too cramped at the tread. The IRC Boken tyres held up well and I didn't have any punctures despite the terrain. One of the two tyres was starting to be worn and had suffered a puncture, the prevention fluid did the job; from time to time, on some shocks, the hole worked and fluid leaked out to seal it.

I have long been convinced of the use of a single chainring (simplicity), but I still have to find the right gearing. I made many tests before finding the most coherent assembly for my use: 38 teeth oval chainring in front (the oval chainring really brings a feeling of fluidity in the pedalling by removing the dead points) and 11 speeds 11-46 cassette behind (a big sprocket with a bigger toothing would be even better adapted to the severe slopes I was confronted to here or elsewhere, there is still a moment when, especially with luggage, you get off the bike and you push...) These developments allow me to ride well on all types of terrain and also on smooth roads (I don't try to ride at 40 km/h but on the flat I often use the second sprocket to ride without difficulty between 27 and 30 per hour, or even more).  The "ideal" or rather optimal set-up for me is a single chainring in 40 and an 11/50 cassette.

 

For the luggage, I have a Zéfal handlebar bag with its waterproof bag in which I place the tent and its equipment). This pannier is unanimously appreciated, just look at the number of pictures of bikepackers where you can see it. The advantage is that it attaches to the handlebars and the bag is independent, you don't have to detach everything to get the bag back.
Zéfal products are well designed and have a very competitive price/quality ratio. The choice is a matter of taste, I find this frame bag particularly successful. I like the look of the frame bags a lot less. I have a saddle bag in the same range but I keep it for my mountain bike.
I have a Restrap frame bag which I really like. I put in it everything I want to be able to grab quickly: papers, mask, camera, batteries, phone, dried fruit, etc.
I also have a Restrap as a saddle bag, where I put all the repair material.
And I still ride, even in Gravel, with panniers behind.

Dominique has ridden with handlebar, seat, frame and fork bags.

I had a breakage on my TAILFIN carbon rack but the product for me is not to blame: I lost from day one (and I didn't notice it) a small screw that locks the right luggage rack fastener on the through axle, this caused the carrier to work back and forth, which does not happen when the screw is in place, which wore down the fibres and caused the break ... I repaired by wrapping an inner tube around the luggage rack arm, like a strapping, fixed by rislan clamps ...
About TAILFIN and their great products, in July their customer service department sent me a free metal inner frame for my bag, the old ones were plastic, thanks !

I used my CAMP minima 2-seater. It's heavier than the 1 seater I also have but it allows me to store all my luggage inside and to have enough room to move around and change clothes (without getting up). The 1 seater ultralight does not allow this.

I left with 2 cycling outfits, a long-sleeved waistcoat, cuffs, a rain jacket, a rain cap, two pairs of socks, a short-sleeved under-layer, a long-sleeved polo shirt for the evening, a canteen, a toiletry kit and other small things, a large solar battery that doubles as a lamp, a small but sturdy anti-theft device ... That's a total of 10 kilos spread over the various panniers ...

Thanks to Dominique for having shared the beginning of my adventure, your company is always pleasant even if you are often on the bike in front of me...

Thanks to the people I met, anonymous or not, for their encouragement and help, and to all those who followed me on social networks and encouraged me.

And thanks to Sylvie and Bastien for following the adventure closely over the last 3 days, thanks to Camille who followed from home.

Other projects are in the making...

 

 

 


Mare Nostrum Gravel étape 5 : La Seyne – Fréjus – 11 août 2021 (in english too)

Étape de transition, avec quand même de superbes portions Gravel et de bons radars, notamment au Cap Garonne pour passer au Fort de la Gavaresse et à la Colle Noire, puis pour traverser les Maures (tu grimpes à 500m d'altitude, donc tu prends 500m de dénivelé..) puis les Petites Maures. Et de superbes et vraies pistes cyclables, notamment le parcours cyclable du littoral, exemplaire et malheureusement certainement unique... Bravo aux collectivités territoriales pour ces aménagements. Demain, grosse étape. L'Estérel sera peut être fermé, ce n'est pas grave, je connais bien le massif, avec un coup de cœur pour le Lac de l'Ecureuil...

 

 

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Je longe la superbe rade de Toulon. Cette rade est unique, on comprend que depuis l’Antiquité elle ait servi de refuge sûr aux bateaux. L’arsenal militaire est impressionnant avec ses navires à quai, c’est la première base navale française, il abrite aussi les sous-marins nucléaires d’attaque. Ne pas manquer de monter au Mont Faron, en vélo ou par le téléphérique. L’arrière-pays est magnifique. Je n’y grimperai pas cette fois …

Le point de vue sur la rade depuis le Fort de Gavaresse vaut le détour, la montée pour y accéder aussi …

La presqu’île de Giens elle aussi vaut le détour. Je ne m’y aventurerai pas non plus, Fréjus est encore loin …

Je vais traverser de superbes domaines viticoles ou de production d’huile d’olive, comme le Domaine de Léoube.

Je passe au Château de Brégançon (proche du Fort du même nom) pour m’engager sur une jolie piste qui va me faire prendre de la hauteur …

Je longe la côte pour rejoindre Le Lavandou et je prends de la hauteur au niveau de Pramousquier : le Gr51 passe à droite du portail de la résidence, vous pouvez passer à droite et pousser le vélo sur quelques dizaines de mètres ou profiter de l’ouverture du portail … Je retrouverai cela à Mandelieu-la-Napoule quand je quitterai l’Estérel : les propriétaires du coin ont privatisé les routes mais ont tout de même laissé l’accès possible aux randonneurs …

Chaleur … Je vais faire quelques haltes à l’ombre pour profiter de l’impression de fraicheur et faire descendre la température corporelle, ce sera très efficace ! Animaux et végétaux sont bien plus résistants que l’être humain même si celui-ci peut être capable d’exploits de résistances en conditions extrêmes, que ce soit pour la froid ou pour le chaud …

 

 

 

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La traversée des Maures va se faire par une belle forestière en terre qui va me conduire au Col des Tuiles, je n’en aurai pas connu pendant ce périple, pourtant homme et matériel auront été durement mis à l’épreuve …

Je ne passerai pas à Saint-Tropez, je me permettrai de snober le lieu, j’ai préféré le voir de haut et dans les terres …

Je vais retrouver le Gr51 pour arriver à Cogolin où je vais faire une pause désaltérante, passer à Port-Cogolin et Port-Grimaud, et leur célèbre marina.

Je vais suivre la côte et prendre de la hauteur au-dessus des Issambres (j’étais monté par la même trace il y a quelques années) pour traverser les Petites Maures …

Je ne passe pas loin du Col du Bougnon bien connu des vététistes, passage du Roc d’Azur.

La descente sur Saint-Aygulf est superbe. Je rencontrerai un beau renard sur ce chemin, désolé de l’avoir dérangé …

Je termine ma journée en suivant les pistes cyclables pour arriver dans le vieux Fréjus où nous avons réservé la nuit.

Comme je ne suis pas arrivé trop tard, nous allons manger dans un petit restaurant, « Chez Fred », très convivial, simple et goûteux.

126 km pour 1501 m de D+ et 8h40 de vélo

La trace : https://www.visugpx.com/13pyaauO01

 

 

 

Transition stage, with nevertheless superb Gravel portions and good radars, notably at Cap Garonne to pass the Fort de la Gavaresse and the Colle Noire, then to cross the Maures (you climb to 500m of altitude, so you take 500m of difference in altitude...) then the Petites Maures. And superb and real cycle paths, in particular the cycle path of the coast, exemplary and unfortunately certainly unique... Congratulations to the local authorities for these developments. Tomorrow, a big stage. L'Estérel may be closed, but that doesn't matter, I know the massif well, with a particular liking for the Lac de l'Ecureuil...

I ride along the superb bay of Toulon. This harbour is unique, it is understandable that since antiquity it has served as a safe haven for ships. The military arsenal is impressive with its ships at the quay, it is the first French naval base, it also shelters the nuclear attack submarines. Don't miss the climb to Mont Faron, by bike or cable car. The hinterland is beautiful. I won't climb it this time...

 

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The view over the harbour from the Fort de Gavaresse is worth the diversions, and the climb to get there too...

The peninsula of Giens is also worth the diversions. I won't venture there either, Fréjus is still far away...

I will cross some superb vineyards or olive oil production estates, like the Domaine de Léoube.

I pass the Château de Brégançon (close to the Fort of the same name) to take a nice track that will make me get higher...

I ride along the coast to reach Le Lavandou and I get some height at the level of Pramousquier : the Gr51 passes on the right of the residence's gate, you can ride on the right and push the bike for a few tens of meters or take advantage of the opening of the gate ... I will find this in Mandelieu-la-Napoule when I will leave the Estérel : the local owners have privatized the roads but have still left the access to hikers ...

Heat ... I'll make a few stops in the shade to take advantage of the feeling of coolness and bring down the body temperature, it will be very efficient ! Animals and plants are much more resistant than human beings, even if they can be capable of exploits of resistance in extreme conditions, whether it is for the cold or the heat...

 

 

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The crossing of the Maures is going to be done by a beautiful earthen forest which is going to lead me to the Col des Tuiles, I will not have known any during this journey, however man and material will have been hard put to the test...

I won't be passing through Saint-Tropez, I will allow myself to snub the place, I preferred to see it from above and inland ...

I'm going to find the Gr51 to arrive in Cogolin where I'll have a thirst-quenching break, pass by Port-Cogolin and Port-Grimaud, and their famous marina.

I'll follow the coast and climb above Issambres (I climbed the same track a few years ago) to cross the Petites Maures ...

I don't pass far from the Col du Bougnon, well known to mountain bikers, the Roc d'Azur pass.

The descent to Saint-Aygulf is superb. I will meet a beautiful fox on this path, sorry to have disturbed it...

I finish my day by following the cycle tracks to arrive in the old Fréjus where we have booked the night.

As I did not arrive too late, we go to eat in a small restaurant, "Chez Fred", very friendly, simple and tasty.

126 km for 1501 m of D+ and 8h40 of cycling.

 

 

 

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Mare Nostrum Gravel étape 4 : Port-de-Bouc – La Seyne – 10 août 2021 ( and in english)

Étape du raid avec pas mal de dénivelé, peut-être la plus dure même si les plus hautes altitudes seront pour la dernière étape ... En effet, j’ai privilégié les sentiers, les chemins et les traversées des massifs proches quand c’était possible.

 

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La trace traverse d’abord la chaîne des collines de la Nerthe au Nord de Carry-le-Rouet pour rallier l’Estaque et Marseille. Le bord de mer mérite le détour : Cap Couronne, Carry, Méjean, la calanque de Niolon, etc.

Martigues est une très jolie ville, entre collines, mer et Etang de Berre, la vieille ville et l’Ile sont pittoreques. Je vais très vite prendre de la hauteur par une forestière du côté du Vallon du Mistral puis partir par le Chemin de Valtrède vers la Côte Bleue.

Marseille vaut bien sûr une halte, et ce n’est pas faire injure à la cité phocéenne et à la bonne mère que de n’y faire que passer.
J’ai choisi de passer par Marseilleveyre et la Campagne Pastré où passe le canal de Marseille (qui est encore la source principale source d’alimentation en eau de la ville) pour prendre un peu de hauteur avant de quitter Marseille. La Campagne Pastré est un petit écrin de verdure en pleine ville, un lien avec les calanques toutes proches. On trouve au cœur de ce parc trois bastides construites au XIXe siècle : le château Pastré, qui a abrité l'ancien Musée de la faïence, le château Estrangin et le château Sanderval.
La Campagne Pastré a été léguée à la Ville de Marseille par la ComtesseLily Pastré, mécène ayant protégé de nombreux artistes menacés dans son château sous l'occupation. 
Ne manquez pas de pousser jusqu’aux Goudes, « bout du monde marseillais » et Callelongue, sites très pittoresques appréciables plutôt hors pleine saison touristique …
Deux adresses gastronomiques : les Trottoirs marseillais à Pointe rouge et la pizzeria Chez Jeannot dans le vallon des Auffres.

COVID … Ce périple m’aura permis plusieurs heures par jour d’oublier ce contexte préoccupant … Je m’arrête dans une boulangerie près de la Campagne Pastré pour la pause déjeuner. Je mets mon masque, la dame au comptoir n’en porte pas et quand je lui demande si je pourrai recharger mes bidons, elle me répond qu’elle ne peut pas à cause du COVID … Par contre, elle ne rechignera pas à prendre l’argent que je lui dois et que j’ai touché. J’ai quand même un peu grimacé mais sans plus, j’ai rempli mes bidons à la Campagne Pastré, aux toilettes publiques …

Chaque fois que je m’arrête dans un lieu touristique pour me restaurer, je privilégie les établissements plus discrets, moins exposés, les tarifs sont souvent beaucoup plus raisonnables, j’opte le plus souvent pour une formule snacking : sandwich ou panini, boisson et dessert ou pour une salade.

Incursion ensuite sur les hauteurs des Calanques : Col de Sormiou, Col des Baumettes, Col des Escourtines, Col de Morgiou, Col de Sugiton au-dessus du complexe universitaire et au pied du fameux Mont Puget, point culminant des Calanques avec ses 653 m. Mont Puget qui n’a aucun lien avec le sculpteur Pierre Puget, puget est un dérivé occitan de puech, mont. Mont pléonastique donc …

 

 

 

 

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Si vous avez l’occasion de marcher dans ce coin, ne manquez pas de descendre en bas des calanques de Sormiou ou Sugiton, dépaysement garanti.

Le coin est très prisé par les randonneurs et les amateurs d’escalade.

 

 

 

 

 

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Passage au Col de la Gineste bien connu des cyclos du coin. J’aurai l’impression de l’avoir grimpé deux fois car je me serai retrouvé par les forestière à la même hauteur avant de redescendre par le Vallon Ricard et d’entamer son ascension. Je remplirai mes bidons à Vaufrèges chez une gentille dame.

Je longe le camp militaire de Carpiagne pour rejoindre Port-Miou et Cassis dont la devise provençale attribuée à Frédéric Mistral est « Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire: n'ai rèn vist », ce qui signifie « Qui a vu Paris, s'il n'a pas vu Cassis, peut dire : je n'ai rien vu ». Chacun pourra juger sur place …

Je vais arriver sur Port-Miou par un magnifique mais très exigeant sentier balisé dans le Ravin de Gorge Longue : un lit de cailloux sur une bonne distance (plus de 5 km), qui m’obligera à poser régulièrement le pied au sol. Je vais d’ailleurs y croiser un couple en VTTAE qui a dû penser que rouler en VTTAE (ou en louer un) permettait d’aller n’importe où, d’aborder tous les types de terrains. Je vais dépasser d’abord la demoiselle bien embêtée à pousser son lourd vélo avant de trouver son compagnon bien loin devant, je l’avertirai que la demoiselle est bien loin derrière et à pied … Je pense qu’ils auront passé un bon nombre d’heures dans sur ce chemin …

Je quitte Cassis par un bon mur goudronné (l’Avenue du Revestel, théoriquement en sens unique descendant mais le Gr y passe) qui me mène au Pas de la Colle.

 

 

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Je croiserai tout au long de mon périple beaucoup de cyclistes, beaucoup moins dès que mon itinéraire empruntera les chemins de traverse. Et sur ce nombre de cyclistes, un très grand nombre de vélos à assistance électrique, d’autant plus quand le relief commencera à se faire sentir ou que les terrains seront exigeants … C’est une bonne chose si l’électrique permet à plus de monde de découvrir les joies de pédaler. Par contre, cela ne doit pas dispenser d’un minimum de connaissances des règles de circulation et de prudence. Et cela pose aussi, comme pour les autres véhicules, la question du devenir des batteries usagées …

Je longe la côte par la route des crêtes pour arriver à La Ciotat par un superbe chemin très raide (mais en descente, d’ailleurs j’y doublerai un motard engagé avec son trail qui finalement fera demi-tour …) qui débute sous la Grande Tête.

C’est à La Ciotat qu’est où née la pétanque ! La ville vaut donc le détour rien que pour cela …

Cap Canaille, Falaise Soubeyranes, Grotte des Émigrés, Pierres Tombées, noms très pittoresques pour ces plus hautes falaises maritimes de France. Cap Canaille, en fait Cap Naio en provençal et mauvaise interprétation ensuite des géographes. Pas d’anecdote croustillante donc …

Je vais suivre souvent le gr7 tout au long de mon périple.

Je croiserai à Port-Miou un couple et trois dames avec un joli petit chien avec qui j’échangerai quelques mots … Je les retrouverai un bon moment plus tard sur la route des crêtes, nous en plaisanterons, ils seront étonnés de voir un vélo aller aussi vite qu’eux (il faut dire que je vais jouer une bonne partie de la journée aux montagnes russes), je pense plutôt que, contrairement à moi, ils auront fait une halte touristique à Cassis.
Et je retrouverai Céline et Eric à La Ciota, sur le port, nous en profiterons pour prendre un selfie ensemble.
J’aurai des discussions sympathiques avec des gens rencontrés sur mon parcours.

 

 

 

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Je quitte le bord de mer après Saint-Cyr-sur-Mer pour suivre un peu de relief au-dessus de Bandol et Sanary-sur-Mer jusqu’à Ollioules et Six-Fours.

J’avais prévu de terminer cette étape par le très joli Massif de Sicié et Fabrégas que je connais : la montée à Notre-Dame du Mai se mérite, les points de vue sont superbes avec notamment la vue sur les Rochers des Deux Frères dont j’ai déjà rapporté la légende. Mais il se faisait très tard, j’ai donc continué en ligne droite vers La Seyne-sur-Mer pour retrouver Sylvie et Bastien dans une très jolie maison.

J’y arriverai très tard car j’aurai à faire un peu de prospection pour essayer de trouver des chemins dans le massif entre Saint-Cyr-sur-Mer et Bandol et l’arrivée sur La Seyne sera aussi problématique, toujours par le fait d’arriver par des chemins et de se retrouver sur des voies rapides …

150 km pour 2641 m de D+ et 12h13 de vélo.

 

La trace : https://www.visugpx.com/NZLyvIabDK

 

 

 

Stage of the raid with quite a lot of difference in altitude, maybe the hardest even if the highest altitudes will be for the last stage... Indeed, I privileged the paths, the tracks and the crossings of the close massifs when it was possible.

The trail first crosses the Nerthe hills north of Carry-le-Rouet to reach l'Estaque and Marseille. The seaside is worth the diversions: Cap Couronne, Carry, Méjean, the Niolon cove, etc.

Martigues is a very pretty town, between hills, sea and Etang de Berre, the old town and the island are picturesque. I'll quickly take a forestry route along the Vallon du Mistral and then take the Chemin de Valtrède towards the Côte Bleue.

Marseille is of course worth a stop, and it is not an insult to the Phocaean city and to the good mother to just pass through.
I chose to go through Marseilleveyre and the Campagne Pastré where the canal of Marseille (which is still the main source of water supply of the city) passes to take a little height before leaving Marseille. The Campagne Pastré is a small green setting in the middle of the city, a link with the nearby calanques. At the heart of this park are three bastides built in the 19th century: the Château Pastré, which housed the former Musée de la Faïence, the Château Estrangin and the Château Sanderval.
The Campagne Pastré was bequeathed to the City of Marseille by Countess Lily Pastré, a patron of the arts who protected many artists threatened in her castle during the Occupation.
Don't forget to go to Les Goudes, the "end of the world of Marseille", and Callelongue, very picturesque sites that can be appreciated outside the tourist season...
Two gastronomic addresses: the Trottoirs marseillais at Pointe rouge and the pizzeria Chez Jeannot in the Auffres valley.

COVID ... This journey will have allowed me to forget this worrying context for several hours a day ... I stop in a bakery near the Campagne Pastré for the lunch break. I put on my mask, the lady at the counter doesn't wear one and when I ask her if I can refill my cans, she answers that she can't because of the COVID ... On the other hand, she won't be reluctant to take the money I owe her and that I have received. I still winced a little, but nothing more, I filled my cans in the Campagne Pastré, in the public toilets...

Each time I stop in a tourist place to eat, I prefer the more discreet establishments, less exposed, the prices are often much more reasonable, I usually opt for a snacking formula: sandwich or panini, drink and dessert or for a salad.

We then head for the heights of the Calanques: Col de Sormiou, Col des Baumettes, Col des Escourtines, Col des Escourtines, Col de Morgiou, Col de Sugiton above the university complex and at the foot of the famous Mont Puget, the highest point of the Calanques with its 653 m. Mont Puget has no link with the sculptor Pierre Puget, puget is an Occitan derivative of puech, mount. A pleonastic mount, then...

If you have the opportunity to walk in this area, don't miss to go down to the calanques of Sormiou or Sugiton, change of scenery guaranteed.

The area is very popular with hikers and climbing enthusiasts.

Passage to the Col de la Gineste, well known to local cyclists. I will have the impression to have climbed it twice because I will have found myself by the foresters at the same height before going back down by the Vallon Ricard and starting its ascent. I will fill my water bottles in Vaufrèges at a nice lady's house.

I skirt the military camp of Carpiagne to join Port-Miou and Cassis whose Provençal motto attributed to Frédéric Mistral is "Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire: n'ai rèn vist", which means "Who saw Paris, if he did not see Cassis, can say: I saw nothing". Everyone will be able to judge on the spot...

I will arrive at Port-Miou by a magnificent but very demanding path marked out in the Ravin de Gorge Longue: a bed of stones over a good distance (more than 5 km), which will oblige me to regularly put my foot on the ground. I'll also come across a couple of mountain bikers who must have thought that riding a mountain bike (or renting one) allowed them to go anywhere and tackle all types of terrain. I'll pass the lady first, who's having a hard time pushing her heavy bike, before finding her companion far ahead. I'll warn her that the lady is far behind and on foot ... I think they'll have spent a good number of hours on this path ...

I leave Cassis by a good tarred wall (the Avenue du Revestel, theoretically in one-way descending but the Gr goes there) which leads me to the Pas de la Colle.

I will meet a lot of cyclists along my journey, much less as soon as my itinerary takes the back roads. And out of this number of cyclists, a very large number of electrically-assisted bicycles, especially when the relief starts to be felt or the terrain is demanding... It's a good thing if electric bikes allow more people to discover the joys of cycling. On the other hand, this should not dispense with a minimum of knowledge of traffic rules and caution. And, as with other vehicles, it also raises the question of what to do with used batteries...

I follow the coast by the road of the crests to arrive at La Ciotat by a superb very steep path (but downhill, moreover I will overtake a motorcyclist engaged with his trail who will finally make a U-turn...) which starts under the Grande Tête.

It's in La Ciotat that petanque was born! The city is worth the diversions just for that...

Cap Canaille, Falaise Soubeyranes, Grotte des Émigrés, Pierres Tombées, very picturesque names for these highest maritime cliffs in France. Cap Canaille, in fact Cap Naio in Provençal and misinterpreted later by geographers. So no juicy anecdote ...

I will often follow the gr7 throughout my journey.

I'll meet a couple and three ladies with a nice little dog in Port-Miou, with whom I'll exchange a few words ... I'll meet them again a while later on the route des crêtes, we'll joke about it, they'll be astonished to see a bike going as fast as they do (I'll be playing a rollercoaster for most of the day), I think that unlike me, they'll have made a touristic stop in Cassis.
And I'll meet Céline and Eric at La Ciota, on the port, we'll take a selfie together.
I will have nice discussions with people I met on my way.

I leave the seaside after Saint-Cyr-sur-Mer to follow a bit of relief above Bandol and Sanary-sur-Mer until Ollioules and Six-Fours.

I had planned to finish this stage by the very pretty Massif de Sicié and Fabrégas that I know: the ascent to Notre-Dame du Mai is deserved, the viewpoints are superb with in particular the view on the Rochers des Deux Frères of which I already reported the legend. But it was getting very late, so I continued in a straight line towards La Seyne-sur-Mer to find Sylvie and Bastien in a very nice house.

I will arrive there very late because I will have to do a little prospection to try to find paths in the massif between Saint-Cyr-sur-Mer and Bandol and the arrival on La Seyne will also be problematic, always by the fact of arriving by paths and to find oneself on fast roads...

150 km for 2641 m of D+ and 12h13 of cycling.

 

 

 

 

Mare Nostrum Gravel mise en bouche : Perpignan – Cerbère – 6 août 2021 (Also in english)

Mise en bouche de ce Mare Nostrum Gravel qui doit débuter très officiellement le samedi 7 août au Coll dels Belitres au-dessus de Cerbère pour se terminer au Col du Saint-Bernard au-dessus de menton 5 jours plus tard.

 

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Pour la petite histoire (mon « exploit » n’a pas prétention à entrer dans la Grande, c’est juste une histoire, une longue balade gravellistique que je vous raconte et qui va souvent rencontrer des traces de la grande histoire) j’ai tracé ce Mare Nostrum Gravel l’hiver 2019/2020 … Pour m’occuper et me préparer à cette aventure, j’ai mainte fois étudié la trace, je l’ai modifiée, affinée … J’ai déjà écrit sur le « avant, pendant, après » d’une belle balade à vélo, cet avant a été très appétissant, le pendant sera un beau challenge, je devrais en prendre plein les yeux, aussi plein les jambes car j’ai choisi de suivre le plus possible de pistes, chemins, sentiers, voies vertes et cyclables et de prendre de la hauteur (et je vais en prendre …) chaque fois que ce sera possible, et l’après, on verra après (donc maintenant que j’écris) …

Dominique m’accompagne pour les 3 premiers jours, nous avons choisi de prendre le train jusqu’à Perpignan, le centre du monde, Dali l’a dit ! Quel meilleur point de départ ?

Nos politiques, nos décideurs (il n’y aucune nuance péjorative dans ces deux termes) parlent beaucoup des mobilités douces, le gouvernement a même voté récemment deux primes à l’entretien du vélo et à l’achat d’un vélo à assistance électrique, on nous vante les mérites du pédalage de loisir … L’idée séduit de plus en plus de pratiquants, et nombreux se mettent au bikepacking, le voyage à vélo, comme nous allons faire avec Dominique pendant 3 jours (vélo chargé de la tente et des bagages).

Peut-être faudrait-il aussi y mettre de vrais moyens en aménagements et services …

 

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Premier exemple : La S.N.C.F.


Nous avions acheté nos billets en ligne comme beaucoup d’autres voyageurs, avec l’impossibilité de réserver pour un transport vélo, il est mentionné pour les vélos non démontés (non rangés en sac de transport) que l’accès au train peut être refusé par un contrôleur s’il juge qu’il y a trop de monde. Point très positif et non négligeable : il n’y a pas de surcoût pour le vélo, merci Madame S.N.C.F.
Nous sommes arrivés bien en avance à la gare de Toulouse, bien nous en a pris : nous sommes montés dans le wagon et avons suspendu nos vélos aux crochets dédiés à cela. 6 attaches pour 4 voitures, bien insuffisant en période estivale. Le train est parti bondé dès Toulouse, des voyageurs en vélo et sans n’ont pas pu monter. Le même problème se posera dans toutes les gares traversées …
Madame S.N.C.F., ne pouvais-tu prévoir, avec le nombre de billets achetés, que ce train (comme d’autres sans doute) allait être particulièrement chargé et prévoir des voitures en plus ?
Pour les vélos, je pense qu’il faudrait prévoir des voitures complètes dédiés à cela ; une attache, un siège, de chaque côté du wagon, les cyclistes s’assoient à côté de leur vélo …

Nous avons fait ce périple en période de COVID, le premier intérêt a été que lorsque tu pédales dans de tels endroits, tu oublies très vite ce genre de préoccupations.
Je n’écrirai donc que deux fois à ce sujet. La première ici toujours pour m’adresser à Madame SNCF : c’est pas très COVID (je pense que cette expression va rentrer dans le langage courant pour remplacer « C’est pas très correct » ou « C’est pas cool » même si le COVID n’a rien de cool) de laisser s’entasser autant de monde dans tes wagons dans ces conditions … Chacun subit cette pandémie, beaucoup de billets sont achetés en ligne, il est donc possible de rajouter des wagons en prévision de cette fréquentation peut-être pas si exceptionnelle que ça en cette période.
Je reparlerai du COVID quand je serai à Marseille …

Liaison de 70 kilomètres à travers les vignes jusqu’au joli lac de Villeneuve-de-la-Raho puis jusqu’au Tech pour nous rapprocher d’Argelès-sur-Mer.

 

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On pourrait croire que le bord de mer est plat, ce n’est pas toujours exact, pour preuve ce massif des Albères où nous allons faire une petite incursion du côté du château de Valmy et ses vins réputés. Nous allons surplomber le domaine par une belle forestière.

Petite erreur de manipulation de mon GPS : je me trompe en voulant enregistrer la trace de cette mise en bouche … Ce n’est pas grave …

Nous allons ensuite passer au pied de la Tour de la Madeloc et en faire le tour un peu plus bas en suivant un superbe sentier et profiter des superbes panoramas sur la grande bleue et la côte avant d’arriver à Cerbère par une superbe piste.

Nous avons monté nos tentes au camping municipal au Cap Peyrefitte, camping simple (nul besoin d’animation diverses tous les soirs) mais propre et bénéficiant d’un magnifique panorama.

Nous ne nous y essaierons pas sur nos vélos : un sentier sous-marin a été aménagé au Cap Peyrefitte. Le long d’un parcours balisé, muni d’un masque et d’un tuba, vous pouvez explorer les petits fonds rocheux et découvrir la beauté de la vie sous-marine de ce joli coin de Méditerranée. Il est équipé de 5 stations d’observation balisées avec des panneaux d’information immergés.

Pour notre intendance, nous ferons chaque jour les courses avant les repas et achèterons aussi de quoi petit-déjeuner en avance d’une journée. Dominique a emporté un petit réchaud à gaz, pour compenser le poids je transporterai mon antivol pour attacher nos deux vélos.

 

 

 

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This Mare Nostrum Gravel will officially start on Saturday 7 August at Coll dels Belitres above Cerbère and end at the Col du Saint-Bernard above Menton 5 days later.

For the record (my "feat" does not pretend to enter the Great One, it is just a story, a long gravelly walk that I tell you and that will often meet traces of the Great One) I traced this Mare Nostrum Gravel in the winter of 2019/2020 ... To keep myself busy and prepare for this adventure, I have studied the trace many times, I have modified it, refined it ... I have already written about the "before, during, after" of a beautiful bike ride, this before was very appetizing, the during will be a great challenge, I should take a lot of eyes, also a lot of legs because I chose to follow as many tracks, paths, trails, greenways and bikeways as possible and to take height (and I will take some ...) whenever it will be possible, and the after, we will see afterwards (so now that I am writing) ...

Dominique is accompanying me for the first 3 days, we have chosen to take the train to Perpignan, the centre of the world, Dali said it ! What better starting point?

Our politicians, our decision-makers (there is no pejorative nuance in these two terms) talk a lot about soft mobility, the government has even recently voted two bonuses for the maintenance of a bike and the purchase of an electrically assisted bike, they praise the merits of leisure pedalling... The idea is attracting more and more people, and many are starting to bikepack, as we are going to do with Dominique for 3 days (bike loaded with the tent and luggage).

Perhaps we should also put real resources into facilities and services...

First example : S.N.C.F.
We had bought our tickets online like many other travellers, with the impossibility of reserving for a bike transport, it is mentioned for the not dismantled bikes (not stored in the transport bag) that the access to the train can be refused by a controller if he judges that there are too many people. A very positive and important point: there is no extra cost for the bike, thank you Madame S.N.C.F.
We arrived well in advance at Toulouse station, and we were lucky: we got into the carriage and hung our bikes on the dedicated hooks. 6 hooks for 4 carriages, which is not enough in the summer. The train left Toulouse crowded, and some passengers with bicycles and without could not get on. The same problem will arise in all the stations crossed...
Madame S.N.C.F., couldn't you foresee, with the number of tickets purchased, that this train (like others no doubt) was going to be particularly full and plan for extra cars?
For the bicycles, I think that it would be necessary to foresee complete cars dedicated to that; a fastener, a seat, on each side of the carriage, the cyclists sit beside their bicycle...

We made this trip during the COVID period, the first interest was that when you cycle in such places, you forget very quickly this kind of concerns.
So I will only write twice about this. The first one is still to address Mrs SNCF: it's not very COVID (I think this expression will become part of everyday language to replace "It's not very correct" or "It's not cool" even if COVID is not cool) to let so many people pile up in your carriages in these conditions... Everyone is suffering from this pandemic, many tickets are bought online, so it's possible to add carriages in anticipation of this perhaps not so exceptional frequentation at this time of year.
I'll talk about the COVID again when I'm in Marseille...

A 70 kilometre journey through the vineyards to the pretty lake of Villeneuve-de-la-Raho and then to the Tech to get closer to Argelès-sur-Mer.

One might think that the seaside is flat, but this is not always the case, as evidenced by the Albères massif where we will make a small incursion into the Valmy castle and its famous wines. We will overlook the domain by a beautiful forest.

I made a small mistake with my GPS: I made a mistake when I tried to record the track of this introduction... It doesn't matter...

We then go to the foot of the Tour de la Madeloc and walk around it a bit further down following a superb path and enjoy the superb panoramas on the sea and the coast before arriving in Cerbère by a superb track.

We set up our tents at the municipal campsite at Cap Peyrefitte, a simple campsite (no need for various activities every evening) but clean and with a magnificent panorama.

We won't try it on our bikes: an underwater path has been set up at Cap Peyrefitte. Along a marked route, equipped with a mask and snorkel, you can explore the small rocky bottoms and discover the beauty of the underwater life of this pretty corner of the Mediterranean. It is equipped with 5 marked observation stations with underwater information panels.

For our stewardship, we will do our daily shopping before meals and also buy breakfast a day in advance. Dominique has brought a small gas stove, to compensate I will carry my lock to secure our two bikes.

Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)

 

 

 

 

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