15 août 2021

Mare Nostrum Gravel étape 2 : La Palme – Marseillan – 8 août 2021 (in english too)

 

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Départ de La Palme par la route pour rejoindre Port-la-Nouvelle et le superbe site de l’île Sainte-Lucie pour suivre le Canal de la Robine pour rallier Gruissan et la Clape, ce coin de l’Aude que j’affectionne particulièrement. Nous passerons tout près des Auzils ou du gouffre de l’Oeil-doux mais cette fois je ne m’attarderai pas dans le massif, le raid ne fait que commencer, il reste encore du chemin à parcourir.

Nous quittons le Canal de la Robine pour longer l’Etang de Campignol.

Nous allons traverser La Clape sur toute sa longueur, en commençant par le site de La Capoulade.

Tout au long du raid, j’aurai à aborder des sections très caillouteuses, engagées par la pente ascendante ou descendante, le Gravel est tout à fait adapté à ces terrains, on n’y va pas simplement peut-être pas aussi vite qu’avec un VTT à suspension, on soigne son pilotage pour ne pas être trop secoué. La machine et le matériel vont être durement mis à l’épreuve mais je n’aurai à déplorer ni crevaison, ni casse (mon porte-bagage en carbone va souffrir et casser, j’y reviendrai, je ferai une réparation de fortune pour pouvoir continuer mais la qualité de sa fabrication n’est pas à mettre en cause, je pense avoir l’explication à cette casse …). Et dans le cas des bons raidards montants ou sur les passages vraiment problématiques, je n’hésiterai ni n’aurai de remords à poser le pied à terre pousser le vélo, voire le porter … Si aussi ainsi que l’on découvre des sites exceptionnels, je serai gâté …

Nous passons sous le site des Auzils pour aborder un très joli single en sous-bois que je connais bien. Nous prenons ensuite de la hauteur au niveau de Narbonne-Plage pour rejoindre les hauts de Saint-Pierre-la-Mer du côté du Domaine des Karantes en passant au très joli site des Exals.
Notre traversée se termine au site de l’Oustalet, tout proche de l’œil-Doux.

Nous passons l’Aude pour rejoindre Valras-Plage et rouler sur des cyclables.

L’eau salée est une dominante de ce raid, le vin y a aussi bonne place, les vignes seront toujours présentes et les appellations renommées : Côtes du Roussillon, Côtes catalanes, Banyuls, Fitou, Corbières, la Clape, Languedoc, Cassi, Bandol, Côtes de Provence, Bellet, Muscat de Rivesaltes, de Frontignan ou de Mireval, etc.

J’ai une affection particulière pour tous ces vignobles authentiques que l’on trouve dans toutes les régions de France.

Mais autant je ne rechigne pas à boire une petite bière quand je roule sur du long ou après une sortie, autant c’est un peu plus compliqué pour le vin qui se marie mal avec la pratique sportive, ça casse un peu les jambes … À réserver le soir et avec modération. Et pour la bière, si je la prends en journée, je l’accompagne immédiatement d’un verre de soda … Je boirai quelques litres de soda tout au long du périple …

Passage à Sérignan et un petit bonjour à Monsieur Riquet, nous longeons un bout de Canal du Midi pour rejoindre Agde, surnommée « perle noire de la Méditerranée » à cause de ses bâtiments construits en pierre basaltique, connue aussi pour ses joutes ou ses plages naturistes …

 

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Le site du Libron sur le Canal du Midi est très particulier : le canal étant pratiquement au même niveau que ce petit fleuve côtier, il était impossible d’utiliser un aqueduc traditionnel. Le fleuve est aussi capricieux et entre en crue plusieurs fois par an. Le lit du Libron a été d’abord modifié, scindé en deux bras, et un aqueduc édifié. Les cours du fleuve passent par six « portes » donnant surt six corps d’écluses de chaque côté d’une zone « protégée » permettant à un bateau de s’y arrêter.
Avant la fin de l’édification de cet ouvrage, c’était une « radeau », grosse barge qui permettait au Libron en crue de passer par-dessus le canal sans déposer limon ou débris …

J’ai déjà parcouru l’intégralité du Canal du Midi à vélo, nous roulerons sur des véloroutes bien balisées ou des voies europénnes (l’Eurovélo 8 que nous longerons plusieurs fois et plus loin la Via Rhôna). Certains de ces itinéraires mériteraient un meilleur balisage …

La problématique du bivouac se pose, nous téléphonons à plusieurs campings, nous arrêtons près de certains, c’est complet … Même si, comme je l’ai déjà écrit, des emplacements sont visiblement vides …

Nous décidons avec Dominique de nous arrêter dès que possible et pourquoi pas chez l’habitant …

Arrivés à Marseillan, bout de Canal du midi, nous voyons une habitation avec un grand terrain et des campings-cars, nous pensons que les propriétaires accueillent peut-être des voyageurs et tentons notre chance. Manou et José nous accueillent chaleureusement, ils sont en plein repas de famille, nous leur racontons notre début de périple et notre projet, ils nous offrent l’hospitalité et un bout de terrain à proximité.
Nous allons faire quelques courses pour notre repas du soir et leur ramenons une bouteille de pastis pour les remercier. Ils nous invitent à trinquer avec eux et partager le dessert. Nous passerons un très bon moment en leur compagnie ! Nous pourrons même profiter du jet d’eau pour faire notre toilette et pourrons recharger nos téléphones. Manou nous amènera même sur notre bivouac deux belles tomates et deux parts d’espadon mariné et cuit à la plancha qu’elle avit cuisiné. Merci à vous deux pour cette belle hospitalité. Brassens n’est pas loin, vous rendez bien hommage à sa « chanson pour l’Auvergn     at » et à ses « Copains d’abord ».

Je n’ai pas snobé Sète et le Mont Saint-Clair : cette ville, avec ses canaux, ce Mont qui la surplombe, est une très belle ville, chargée d’histoire, qui concile aussi très bien activités industrielles, tourisme et nature. Son canal la fait d’ailleurs surnommer la « Venise du Languedoc ».
La ville est pittoresque, unique, vivante, ne pas manquer d’aller faire un tour à Pointe Courte.
C’est la ville de Brassens, Paul Valéry, Manitas de Platas ou Jean Viar.
La ville est aussi réputée pour ses joutes ou ses spécialités gastronomiques : la tielle ou les zézettes. Sans oublier les huîtres de l’Étang de Thau et de Bouzigues.
La gastronomie est aussi à l’honneur tout au long du raid.

L’Étang de Thau est relié au canal du Midi, à la mer et au Rhône par le Canal du Rhône à Sète, ou plutôt de Sète au Rhône pour ce qui concerne notre balade.
Les moules et les huîtres font la renommée de Thau. La biodiversité y est aussi très riche.

Je connais bien la ville, je ne connaissais par contre pas les bords de l’étang côté Marseillan, Mèze, Bouzigue, Balaruc, c’est la voie que j’ai choisie mais que je dois remettre au lendemain à cause de ce problème de camping.

Etape la plus courte du périple : 95 km pour 500 m de D+ et 5h47 de vélo

Demain, longue étape pour nous deux : Dominique rentre sur Toulouse en faisant l’intégralité du bord du Canal du Midi sur la journée, je pars vers Port-de-Bouc avec la traversée de la Camargue …

La trace : https://www.visugpx.com/kYAqlc6cmh

 

Departure from La Palme by road to reach Port-la-Nouvelle and the superb site of the Sainte-Lucie island to follow the Canal de la Robine to reach Gruissan and the Clape, this corner of the Aude that I particularly like. We will pass close to the Auzils or the Oeil-doux chasm but this time I will not linger in the massif, the raid has only just begun, there is still some way to go.

We leave the Canal de la Robine to go along the Etang de Campignol.

We will cross the whole length of La Clape, starting with the site of La Capoulade.

Throughout the raid, I will have to tackle very stony sections, engaged by the ascending or descending slope, the Gravel is completely adapted to these grounds, one just may not be as fast as with a suspension mountain bike, one takes care of one's piloting so as not to be too shaken. The machine and the material will be hard tested but I will not have to deplore any puncture or breakage (my carbon rack will suffer and break, I will come back to it, I will make a makeshift repair to be able to continue but the quality of its manufacture is not to blame, I think I have the explanation for this breakage ...). And in the case of the good uphill sections or on the really problematic passages, I will not hesitate or have any remorse to put my foot down and push the bike, or even carry it ... If this way we discover exceptional sites, I will be spoiled ...

We pass under the site of Les Auzils to tackle a very nice single in the undergrowth that I know well. We then climb up to Narbonne-Plage to reach the heights of Saint-Pierre-la-Mer on the side of the Domaine des Karantes, passing the very pretty site of Les Exals.
Our crossing ends at the Oustalet site, very close to the Oeil-Doux.

We cross the river Aude to reach Valras-Plage and ride on cycle paths.

The salt water is a dominant feature of this raid, the wine also has a good place, the vines will always be present and the appellations renowned: Côtes du Roussillon, Côtes catalanes, Banyuls, Fitou, Corbières, la Clape, Languedoc, Cassi, Bandol, Côtes de Provence, Bellet, Muscat de Rivesaltes, de Frontignan or de Mireval, etc.

I have a particular affection for all these authentic vineyards that can be found in all regions of France.

But as much as I don't mind drinking a little beer when I ride for a long time or after a ride, it's a bit more complicated for wine, which doesn't go well with sports, it breaks the legs a bit... To be reserved for the evening and in moderation. And for beer, if I take it during the day, I immediately accompany it with a glass of soda ... I will drink a few litres of soda throughout the trip ...

Passing through Sérignan and saying hello to Monsieur Riquet, we ride along a stretch of the Canal du Midi to reach Agde, nicknamed the "black pearl of the Mediterranean" because of its buildings built of basalt stone, also known for its jousting and naturist beaches...

The site of the Libron on the Canal du Midi is very particular: the canal being practically at the same level as this small coastal river, it was impossible to use a traditional aqueduct. The river is also capricious and floods several times a year. The bed of the Libron was first modified, split into two arms, and an aqueduct built. The courses of the river pass through six "gates" leading to six bodies of locks on either side of a "protected" area allowing a boat to stop there.
Before the end of the construction of this structure, it was a "raft", a large barge which allowed the Libron in flood to pass over the canal without depositing silt or debris...

I have already cycled the whole of the Canal du Midi, and we will be cycling on well-marked cycle routes or European routes (the Eurovélo 8, which we will follow several times, and further along the Via Rhôna). Some of these routes could do with better signposting ...

The problem of the bivouac arises, we call several campsites, we stop near some of them, it's full ... Even if, as I already wrote, some places are visibly empty ...

We decide with Dominique to stop as soon as possible and why not at the inhabitant's place...

When we arrived in Marseillan, at the end of the Canal du Midi, we saw a house with a large plot of land and some campervans, we thought that the owners might be welcoming travellers and we tried our luck. Manou and José welcome us warmly, they are in the middle of a family meal, we tell them about our journey and our project, they offer us hospitality and a piece of land nearby.

We go shopping for our evening meal and bring back a bottle of pastis to thank them. They invite us to drink with them and share the dessert. We have a great time with them! We can even take advantage of the water jet to wash ourselves and recharge our phones. Manou will even bring us 2 beautiful tomatoes and 2 pieces of marinated swordfish cooked a la plancha that she cooked. Thank you both for this beautiful hospitality. Brassens is not far away, you pay tribute to his "chanson pour l'Auvergn at" and his "Copains d'abord".

I did not snub Sète and Mont Saint-Clair: this city, with its canals and this mountain that overlooks it, is a very beautiful city, full of history, which also combines industrial activities, tourism and nature very well. Its canal makes it nicknamed the "Venice of Languedoc".
The town is picturesque, unique and lively, so don't miss a visit to Pointe Courte.
It is the city of Brassens, Paul Valéry, Manitas de Platas or Jean Viar.
The town is also famous for its jousting or its gastronomic specialities: the tielle or the zézettes. Not forgetting the oysters of the Thau Lagoon and Bouzigues.

Gastronomy is also in the spotlight throughout the raid.

The Etang de Thau is linked to the Canal du Midi, the sea and the Rhône by the Canal du Rhône à Sète, or rather from Sète to the Rhône for our trip.

Mussels and oysters make the reputation of Thau. The biodiversity is also very rich.

I know the town well, but I didn't know the banks of the lake on the Marseillan, Mèze, Bouzigue and Balaruc sides. This is the route I chose, but I had to put it off until the next day because of the camping problem.

Shortest stage of the trip: 95 km for 500 m of D+ and 5h47 of cycling

Tomorrow, a long stage for both of us: Dominique is going back to Toulouse and will ride the entire length of the Canal du Midi during the day, I'm going to Port-de-Bouc with the crossing of the Camargue...

 

 

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Mare Nostrum Gravel étape 1 : Cerbère – La Palme – 7 août 2021 (in english too)

 

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Le départ officiel et en grandes pompes va se faire juste en dessous del Coll dels Belitres au-dessus de Cerbère pour ce raid le long de la Méditerranée … 900 bornes environ en 6 étapes et plus de 10 000 m de D+, mais l’important n’est pas là.

Pourquoi ce col ? De nombreux réfugiés espagnols fuyant Franco et sont passés par là.

Départ donc de Cerbère pour rallier Gruissan (nous nous arrêterons à La Palme car nous aurons quelques difficultés à trouver un hébergement de loisirs, j’y reviendrai plus loin).

Départ près de la frontière franco-espagnole, en hauteur, vers 230 m d’altitude, sans prétention (nous sommes partis du niveau de la mer), avec vue panoramique sur la grande bleue, pour un raid qui va autant que possible emprunter des pistes, des chemins le long de la méditerranée jusqu’à la frontière italienne, près de l’eau, avec quelques passages dans les massifs proches et une dernière étape (nous n’y sommes pas encore) dans l’arrière-pays niçois en guise de feu d’artifice final.

Cerbère ne doit pas son nom au célèbre molosse à trois têtes de la mythologie mais plutôt à la présence de cervidés observés au premier siècle par le géographe romain d'origine ibérique Pomponius Mela.

Le Coll dels Belitres désigne le col par lequel s'enfuyaient les voleurs et les contrebandiers, nombreux dans cette région montagneuse et frontalière.
Le col a été aussi l'un des principaux lieux de l'exode des républicains espagnols après la victoire des troupes franquistes en 1939. Près de 100 000 personnesont passé ce col pour se réfugier en France et dans les pays latino-américains.

Nous quittons Cerbère par une petite route qui va vite prendre de la hauteur (et de la pente) entre vignes et maquis, pour passer sous le Col de Cerbère. Les paysages sont déjà magnifiques, la grande bleue s’offre à nous de belles façons le long de cette Côte Vermeille.

Les voies de chemins de fer espagnoles n’ont pas le même écartement que les françaises. Pour les trains de marchandises transportant des containers, on change les containers de wagon, pour les autres la seule solution est de changer les essieux. Cette opération se fait à Hendaye et à Cerbère.
Les wagons sont levés et les essieux changés, les wagons entrants poussent les wagons qui ont déjà été traités. Cela prend quelques minutes par wagon.

 

 

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Cerbère a aussi été le lieu de la première grève de femmes en France : le transbordage des marchandises (et notamment des oranges) entre les trains français et espagnols était assuré par des ouvrières qui se mirent en grève en 1906 pour obtenir une augmentation de salaire.

Ces vignes en terrasses sont impressionnantes, le travail de l’homme a façonné les versants avec ces murets de pierre sèche …

Nous rejoignons Banyuls, village très pittoresque qui mérite le détour, Collioure n’est pas le seul point touristique incontournable du secteur …

 

 

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Là, nous allons suivre un magnifique sentier (sentier des Elmes, sentier du littoral) qui va nous mener vers le Cap d’Ullastrell, les Albères permettent ces allers et retours entre mer en montagne, les terrains sont escarpés …

Nous passons aussi au très joli site de Paulilles.

Je voulais passer à Cosprons où se trouve la dernière vinaigrerie artisanale encore en activité en France, le panorama est magnifique, cette mise en jambes par un peu de dénivelé est superbe, n’oublions pas que les Pyrénées sont juste là … La Tour Madeloc est toujours là aussi, depuis près de 600 ans, et surplombe le paysage …

Côté gastronomie, ne manquez pas de goûter aux anchois mis en boîte, chez Desclaux ou Roques par exemple.

Nous passons au Coll de Mollo pour descendre presque en roue libre vers Collioure, très pittoresque et très fréquentée, ville d’Histoire et d’Art.
Ceux qui connaissent cette belle cité savent que la remontée de Collioure est bien raide …

 

 

 

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La principal du dénivelé de la journée vient d’être fait, nous traversons ensuite les stations balnéaires d’Argelès, Saint-Cyprien, Canet-Plage, mer et terres se mêlent avec les étangs, le Barcarès et Port-Leucate. Nous empruntons quelques cyclables bien aménagées et trouvons quelques pistes à travers les cultures de fruitiers, les vignes et autres …

Nous passons au joli site du Racou, au Bois de Valmarie et dans la réserve naturelle du Mas Larrieu.

Pause repas à Argelès-sur-Mer, nous essaierons ensuite en vain de trouver une piste à travers les cultures pour quitter la ville : nombreux chemins sont barrés par des portails …

J’avais prévu notre première halte de ce raid au camping municipal de Gruissan. J’avais contacté plusieurs campings placés sur le parcours dès juillet, il m’avait été dit que je ne pourrai réserver et donc devait contacter les campings les jours mêmes … Evidemment en cette période, il est compliqué de trouver un emplacement pour une nuit. Nous avons appelé plusieurs campings pour trouver finalement une place à La Palme et donc raccourcir cette étape. Le problème se répètera le lendemain où nous contacterons en vain un certain nombre de campings … Je ne saurai pas non plus si la réponse négative était de bonne foi ou nous était donnée car nous n’étions pas des clients très intéressants. Nous longerons par exemple un camping en fin de journée où nous verrons des emplacements vides …

Nous sommes donc passés à Leucate pour aborder les superbes falaises de La Franqui, avant-goût de calanques avec le site de la Plagette …

Deux sites historiques sont à visiter dans le coin : la forteresse de Salses, pendant espagnol et très original de l’architecture Vauban et le site de Rivesaltes, qui a d’abord servi à « accueillir » les réfugiés espagnols suite à la promulgation le 12 novembre 1938 d’une loi instituant l’internement administratif pour les « indésirables étrangers » puis en 1942 a servi à emprisonner des juifs arrêtés par Vichy avant d’être déportés. Il servira ensuite de camp pour les soldats au départ vers l’Algérie et enfin en 1962 « accueillera » les réfugiés harkis … Ce lieu de mémoire est impressionnant à visiter par l’atmosphère qui s’en dégage …

http://www.memorialcamprivesaltes.eu/

Même si le relief est tout de même peu prononcé aux abords de la grande bleue, un élément ne doit pas être négligé : le vent … Tramontane, Autan, marin, Garbi, Cers, Aouro, Mistral, Mélambouré, Lebeche, levant, ponant ou Sirocco peuvent se montrer très présents … Et font la joie des véliplanchistes ou kitesurfers.

La fin de parcours se fera sur de belles pistes en bordure de l’Etang de La Palme pour arriver au camping Cap de Roc en toute fin de journée …

La gestion de l’eau est importante dans ce genre de périple par temps chaud. Je roule avec deux bidons (pour l’étape en Camargue, j’ai pris un troisième bidon dans la sacoche), et me réapprovisionne dès qu’un des deux bidons est vide. Les fontaines et toilettes publiques deviennent rares, il y en aura sur ce périple, les cimetières sont toujours des endroits utiles pour trouver un point. Lorsque je m’arrête pour m’alimenter ou consommer, je demande toujours s’il est possible de remplir mes bidons, la réponse est le plus souvent positive, on me propose même souvent de l’eau fraîche ou des glaçons … Avec Dominique, nous rechargerons deux fois dans des capitaineries. J’aurai l’occasion de remplir mes bidons dans une église plus tard lors du périple, grâce à la gentillesse de la dame qui s’occupe de son entretien. Deux fois, je demanderai à l’habitant.

 

 

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130 km pour 1500 m de D+ et 9h59 de vélo …

 

 

The official departure with great pomp and circumstance will take place just below Coll dels Belitres above Cerbère for this raid along the Mediterranean ... 900 km in 6 stages and more than 10,000 m of D+, but the important thing is not there.

Why this pass? Many Spanish refugees fleeing Franco passed through here.

So we leave Cerbère to go to Gruissan (we will stop at La Palme because we will have some difficulties to find a leisure accommodation, I will come back to this later).

Departure near the French-Spanish border, at an altitude of 230 m, without any pretension (we started from sea level), with a panoramic view on the big blue, for a raid which will use as much as possible tracks, paths along the Mediterranean Sea until the Italian border, close to the water, with a few passages in the nearby massifs and a last stage (we are not there yet) in the hinterland of Nice as a final firework.

Cerberus does not owe its name to the famous three-headed hound of mythology but rather to the presence of deer observed in the first century by the Roman geographer of Iberian origin Pomponius Mela.

Coll dels Belitres is the name of the pass through which thieves and smugglers, who were numerous in this mountainous border region, used to flee. The pass was also one of the main places for the exodus of Spanish republicans after the victory of Franco's troops in 1939. Nearly 100,000 people crossed this pass to seek refuge in France and Latin American countries.

We leave Cerbère on a small road that quickly rises (and slopes) between vineyards and scrubland, to pass under the Col de Cerbère. The landscapes are already magnificent, the big blue offers itself to us in beautiful ways along this Côte Vermeille.

The Spanish railways do not have the same gauge as the French.
For the goods trains carrying containers, the containers are changed, for the others the only solution is to change the axles. This is done at Hendaye and Cerbère.
The wagons are lifted and the axles changed, the incoming wagons push the wagons that have already been treated. This takes a few minutes per wagon.

Cerbère was also the site of the first women's strike in France: the transhipment of goods (particularly oranges) between French and Spanish trains was carried out by women workers who went on strike in 1906 to obtain a pay rise.

These terraced vineyards are impressive, the work of man has shaped the slopes with these dry stone walls ...

We reach Banyuls, a very picturesque village which is well worth a visit, Collioure is not the only tourist attraction in the area...

There, we will follow a magnificent path (sentier des Elmes, sentier du littoral) which will lead us to the Cap d'Ullastrell, the Albères allow us to go back and forth between the sea and the mountains, the terrain is steep...

We also pass the very pretty site of Paulilles.

I wanted to pass Cosprons where is the last artisanal vinegar factory still in activity in France, the panorama is splendid, this start by a little of uneven is superb, let us not forget that the Pyrenees are right there... The Madeloc Tower is always there too, since nearly 600 years, and overhangs the landscape...

In terms of gastronomy, don't miss the canned anchovies, at Desclaux or Roques for example.

We pass Coll de Mollo to go down almost freewheeling towards Collioure, a very picturesque and busy town of history and art.
Those who know this beautiful town know that the ascent to Collioure is quite steep...

The main part of the day's climb has just been done, we then cross the seaside resorts of Argelès, Saint-Cyprien, Canet-Plage, sea and land mingle with the ponds, Barcarès and Port-Leucate. We take a few well-developed cycle paths and find some tracks through fruit trees, vineyards and other areas...

 

 

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We pass the beautiful site of Racou, the Bois de Valmarie and the Mas Larrieu nature reserve.

After a lunch break in Argelès-sur-Mer, we tried in vain to find a track through the crops to leave the town: many paths were blocked by gates...

I had planned our first stopover of this raid at the municipal campsite of Gruissan.
I had contacted several campsites along the route in July, but I was told that I would not be able to make a reservation, so I had to contact the campsites on the same day... Obviously, in this period, it is difficult to find a place for one night. We called several campsites and finally found a place in La Palme and so shortened this stage. The problem was repeated the next day when we contacted a number of campsites in vain... I won't know if the negative answer was in good faith or was given to us because we were not very interesting clients. For example, at the end of the day, we went along a campsite where we saw empty pitches...

We went to Leucate to see the superb cliffs of La Franqui, a foretaste of the calanques with the site of La Plagette...

Two historical sites are to be visited in the area: the fortress of Salses, Spanish and very original counterpart of the Vauban architecture and the site of Rivesaltes, which was first used to "welcome" Spanish refugees following the promulgation on November 12, 1938 of a law instituting the administrative internment for the "undesirable foreigners" then in 1942 was used to imprison Jews arrested by Vichy before being deported. It was then used as a camp for soldiers leaving for Algeria and finally in 1962 to "welcome" the Harki refugees... This place of memory is impressive to visit because of the atmosphere it exudes...

http://www.memorialcamprivesaltes.eu/

Even if the relief is not very pronounced near the big blue, one element must not be neglected: the wind... Tramontane, Autan, marin, Garbi, Cers, Aouro, Mistral, Mélambouré, Lebeche, levant, ponant or Sirocco can be very present... And make the joy of windsurfers or kitesurfers.

The end of the course will be done on beautiful tracks along the Etang de La Palme to arrive at the Cap de Roc campsite at the end of the day...

Water management is important in this kind of trip in hot weather. I ride with two water bottles (for the stage in the Camargue, I took a third bottle in the pannier), and I refill as soon as one of the two bottles is empty. Public fountains and toilets are becoming rare, there will be some on this trip, cemeteries are always useful places to find a spot. When I stop to eat or drink, I always ask if it is possible to fill my water bottles, the answer is usually positive, I am often offered fresh water or ice cubes ... With Dominique, we will refill twice in harbour master's offices. I will have the opportunity to fill my water bottles in a church later on in the trip, thanks to the kindness of the lady who takes care of its maintenance. Twice, I will ask the inhabitants.

 

La trace : https://www.visugpx.com/hG5W5XCkBT

 

 

 

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