15 août 2021

Mare Nostrum Gravel étape 2 : La Palme – Marseillan – 8 août 2021 (in english too)

 

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Départ de La Palme par la route pour rejoindre Port-la-Nouvelle et le superbe site de l’île Sainte-Lucie pour suivre le Canal de la Robine pour rallier Gruissan et la Clape, ce coin de l’Aude que j’affectionne particulièrement. Nous passerons tout près des Auzils ou du gouffre de l’Oeil-doux mais cette fois je ne m’attarderai pas dans le massif, le raid ne fait que commencer, il reste encore du chemin à parcourir.

Nous quittons le Canal de la Robine pour longer l’Etang de Campignol.

Nous allons traverser La Clape sur toute sa longueur, en commençant par le site de La Capoulade.

Tout au long du raid, j’aurai à aborder des sections très caillouteuses, engagées par la pente ascendante ou descendante, le Gravel est tout à fait adapté à ces terrains, on n’y va pas simplement peut-être pas aussi vite qu’avec un VTT à suspension, on soigne son pilotage pour ne pas être trop secoué. La machine et le matériel vont être durement mis à l’épreuve mais je n’aurai à déplorer ni crevaison, ni casse (mon porte-bagage en carbone va souffrir et casser, j’y reviendrai, je ferai une réparation de fortune pour pouvoir continuer mais la qualité de sa fabrication n’est pas à mettre en cause, je pense avoir l’explication à cette casse …). Et dans le cas des bons raidards montants ou sur les passages vraiment problématiques, je n’hésiterai ni n’aurai de remords à poser le pied à terre pousser le vélo, voire le porter … Si aussi ainsi que l’on découvre des sites exceptionnels, je serai gâté …

Nous passons sous le site des Auzils pour aborder un très joli single en sous-bois que je connais bien. Nous prenons ensuite de la hauteur au niveau de Narbonne-Plage pour rejoindre les hauts de Saint-Pierre-la-Mer du côté du Domaine des Karantes en passant au très joli site des Exals.
Notre traversée se termine au site de l’Oustalet, tout proche de l’œil-Doux.

Nous passons l’Aude pour rejoindre Valras-Plage et rouler sur des cyclables.

L’eau salée est une dominante de ce raid, le vin y a aussi bonne place, les vignes seront toujours présentes et les appellations renommées : Côtes du Roussillon, Côtes catalanes, Banyuls, Fitou, Corbières, la Clape, Languedoc, Cassi, Bandol, Côtes de Provence, Bellet, Muscat de Rivesaltes, de Frontignan ou de Mireval, etc.

J’ai une affection particulière pour tous ces vignobles authentiques que l’on trouve dans toutes les régions de France.

Mais autant je ne rechigne pas à boire une petite bière quand je roule sur du long ou après une sortie, autant c’est un peu plus compliqué pour le vin qui se marie mal avec la pratique sportive, ça casse un peu les jambes … À réserver le soir et avec modération. Et pour la bière, si je la prends en journée, je l’accompagne immédiatement d’un verre de soda … Je boirai quelques litres de soda tout au long du périple …

Passage à Sérignan et un petit bonjour à Monsieur Riquet, nous longeons un bout de Canal du Midi pour rejoindre Agde, surnommée « perle noire de la Méditerranée » à cause de ses bâtiments construits en pierre basaltique, connue aussi pour ses joutes ou ses plages naturistes …

 

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Le site du Libron sur le Canal du Midi est très particulier : le canal étant pratiquement au même niveau que ce petit fleuve côtier, il était impossible d’utiliser un aqueduc traditionnel. Le fleuve est aussi capricieux et entre en crue plusieurs fois par an. Le lit du Libron a été d’abord modifié, scindé en deux bras, et un aqueduc édifié. Les cours du fleuve passent par six « portes » donnant surt six corps d’écluses de chaque côté d’une zone « protégée » permettant à un bateau de s’y arrêter.
Avant la fin de l’édification de cet ouvrage, c’était une « radeau », grosse barge qui permettait au Libron en crue de passer par-dessus le canal sans déposer limon ou débris …

J’ai déjà parcouru l’intégralité du Canal du Midi à vélo, nous roulerons sur des véloroutes bien balisées ou des voies europénnes (l’Eurovélo 8 que nous longerons plusieurs fois et plus loin la Via Rhôna). Certains de ces itinéraires mériteraient un meilleur balisage …

La problématique du bivouac se pose, nous téléphonons à plusieurs campings, nous arrêtons près de certains, c’est complet … Même si, comme je l’ai déjà écrit, des emplacements sont visiblement vides …

Nous décidons avec Dominique de nous arrêter dès que possible et pourquoi pas chez l’habitant …

Arrivés à Marseillan, bout de Canal du midi, nous voyons une habitation avec un grand terrain et des campings-cars, nous pensons que les propriétaires accueillent peut-être des voyageurs et tentons notre chance. Manou et José nous accueillent chaleureusement, ils sont en plein repas de famille, nous leur racontons notre début de périple et notre projet, ils nous offrent l’hospitalité et un bout de terrain à proximité.
Nous allons faire quelques courses pour notre repas du soir et leur ramenons une bouteille de pastis pour les remercier. Ils nous invitent à trinquer avec eux et partager le dessert. Nous passerons un très bon moment en leur compagnie ! Nous pourrons même profiter du jet d’eau pour faire notre toilette et pourrons recharger nos téléphones. Manou nous amènera même sur notre bivouac deux belles tomates et deux parts d’espadon mariné et cuit à la plancha qu’elle avit cuisiné. Merci à vous deux pour cette belle hospitalité. Brassens n’est pas loin, vous rendez bien hommage à sa « chanson pour l’Auvergn     at » et à ses « Copains d’abord ».

Je n’ai pas snobé Sète et le Mont Saint-Clair : cette ville, avec ses canaux, ce Mont qui la surplombe, est une très belle ville, chargée d’histoire, qui concile aussi très bien activités industrielles, tourisme et nature. Son canal la fait d’ailleurs surnommer la « Venise du Languedoc ».
La ville est pittoresque, unique, vivante, ne pas manquer d’aller faire un tour à Pointe Courte.
C’est la ville de Brassens, Paul Valéry, Manitas de Platas ou Jean Viar.
La ville est aussi réputée pour ses joutes ou ses spécialités gastronomiques : la tielle ou les zézettes. Sans oublier les huîtres de l’Étang de Thau et de Bouzigues.
La gastronomie est aussi à l’honneur tout au long du raid.

L’Étang de Thau est relié au canal du Midi, à la mer et au Rhône par le Canal du Rhône à Sète, ou plutôt de Sète au Rhône pour ce qui concerne notre balade.
Les moules et les huîtres font la renommée de Thau. La biodiversité y est aussi très riche.

Je connais bien la ville, je ne connaissais par contre pas les bords de l’étang côté Marseillan, Mèze, Bouzigue, Balaruc, c’est la voie que j’ai choisie mais que je dois remettre au lendemain à cause de ce problème de camping.

Etape la plus courte du périple : 95 km pour 500 m de D+ et 5h47 de vélo

Demain, longue étape pour nous deux : Dominique rentre sur Toulouse en faisant l’intégralité du bord du Canal du Midi sur la journée, je pars vers Port-de-Bouc avec la traversée de la Camargue …

La trace : https://www.visugpx.com/kYAqlc6cmh

 

Departure from La Palme by road to reach Port-la-Nouvelle and the superb site of the Sainte-Lucie island to follow the Canal de la Robine to reach Gruissan and the Clape, this corner of the Aude that I particularly like. We will pass close to the Auzils or the Oeil-doux chasm but this time I will not linger in the massif, the raid has only just begun, there is still some way to go.

We leave the Canal de la Robine to go along the Etang de Campignol.

We will cross the whole length of La Clape, starting with the site of La Capoulade.

Throughout the raid, I will have to tackle very stony sections, engaged by the ascending or descending slope, the Gravel is completely adapted to these grounds, one just may not be as fast as with a suspension mountain bike, one takes care of one's piloting so as not to be too shaken. The machine and the material will be hard tested but I will not have to deplore any puncture or breakage (my carbon rack will suffer and break, I will come back to it, I will make a makeshift repair to be able to continue but the quality of its manufacture is not to blame, I think I have the explanation for this breakage ...). And in the case of the good uphill sections or on the really problematic passages, I will not hesitate or have any remorse to put my foot down and push the bike, or even carry it ... If this way we discover exceptional sites, I will be spoiled ...

We pass under the site of Les Auzils to tackle a very nice single in the undergrowth that I know well. We then climb up to Narbonne-Plage to reach the heights of Saint-Pierre-la-Mer on the side of the Domaine des Karantes, passing the very pretty site of Les Exals.
Our crossing ends at the Oustalet site, very close to the Oeil-Doux.

We cross the river Aude to reach Valras-Plage and ride on cycle paths.

The salt water is a dominant feature of this raid, the wine also has a good place, the vines will always be present and the appellations renowned: Côtes du Roussillon, Côtes catalanes, Banyuls, Fitou, Corbières, la Clape, Languedoc, Cassi, Bandol, Côtes de Provence, Bellet, Muscat de Rivesaltes, de Frontignan or de Mireval, etc.

I have a particular affection for all these authentic vineyards that can be found in all regions of France.

But as much as I don't mind drinking a little beer when I ride for a long time or after a ride, it's a bit more complicated for wine, which doesn't go well with sports, it breaks the legs a bit... To be reserved for the evening and in moderation. And for beer, if I take it during the day, I immediately accompany it with a glass of soda ... I will drink a few litres of soda throughout the trip ...

Passing through Sérignan and saying hello to Monsieur Riquet, we ride along a stretch of the Canal du Midi to reach Agde, nicknamed the "black pearl of the Mediterranean" because of its buildings built of basalt stone, also known for its jousting and naturist beaches...

The site of the Libron on the Canal du Midi is very particular: the canal being practically at the same level as this small coastal river, it was impossible to use a traditional aqueduct. The river is also capricious and floods several times a year. The bed of the Libron was first modified, split into two arms, and an aqueduct built. The courses of the river pass through six "gates" leading to six bodies of locks on either side of a "protected" area allowing a boat to stop there.
Before the end of the construction of this structure, it was a "raft", a large barge which allowed the Libron in flood to pass over the canal without depositing silt or debris...

I have already cycled the whole of the Canal du Midi, and we will be cycling on well-marked cycle routes or European routes (the Eurovélo 8, which we will follow several times, and further along the Via Rhôna). Some of these routes could do with better signposting ...

The problem of the bivouac arises, we call several campsites, we stop near some of them, it's full ... Even if, as I already wrote, some places are visibly empty ...

We decide with Dominique to stop as soon as possible and why not at the inhabitant's place...

When we arrived in Marseillan, at the end of the Canal du Midi, we saw a house with a large plot of land and some campervans, we thought that the owners might be welcoming travellers and we tried our luck. Manou and José welcome us warmly, they are in the middle of a family meal, we tell them about our journey and our project, they offer us hospitality and a piece of land nearby.

We go shopping for our evening meal and bring back a bottle of pastis to thank them. They invite us to drink with them and share the dessert. We have a great time with them! We can even take advantage of the water jet to wash ourselves and recharge our phones. Manou will even bring us 2 beautiful tomatoes and 2 pieces of marinated swordfish cooked a la plancha that she cooked. Thank you both for this beautiful hospitality. Brassens is not far away, you pay tribute to his "chanson pour l'Auvergn at" and his "Copains d'abord".

I did not snub Sète and Mont Saint-Clair: this city, with its canals and this mountain that overlooks it, is a very beautiful city, full of history, which also combines industrial activities, tourism and nature very well. Its canal makes it nicknamed the "Venice of Languedoc".
The town is picturesque, unique and lively, so don't miss a visit to Pointe Courte.
It is the city of Brassens, Paul Valéry, Manitas de Platas or Jean Viar.
The town is also famous for its jousting or its gastronomic specialities: the tielle or the zézettes. Not forgetting the oysters of the Thau Lagoon and Bouzigues.

Gastronomy is also in the spotlight throughout the raid.

The Etang de Thau is linked to the Canal du Midi, the sea and the Rhône by the Canal du Rhône à Sète, or rather from Sète to the Rhône for our trip.

Mussels and oysters make the reputation of Thau. The biodiversity is also very rich.

I know the town well, but I didn't know the banks of the lake on the Marseillan, Mèze, Bouzigue and Balaruc sides. This is the route I chose, but I had to put it off until the next day because of the camping problem.

Shortest stage of the trip: 95 km for 500 m of D+ and 5h47 of cycling

Tomorrow, a long stage for both of us: Dominique is going back to Toulouse and will ride the entire length of the Canal du Midi during the day, I'm going to Port-de-Bouc with the crossing of the Camargue...

 

 

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09 juillet 2021

Cyclo-Gravel : véloroutes, voies vertes, le Papogay, le panorama au Saint-Sauveur et le salut à Gaston Fébus - Also in english

 

Version cyclo avec de bonnes portions Gravel (dont un très gros morceau pour rallier le Saint-Sauveur et en descendre) par la vallée de la Garonne, le Salat, Saint-Girons, les véloroutes et les voies vertes, d’un salut à Gaston Fébus et retour par Pamiers, la plaine de l’Ariège, Nailloux et le Canal du Midi.

Passage incontournable au Saint-Sauveur pour profiter du panorama sur la vallée de l’Ariège, le Mont Fourcat et la vue aérienne sur Foix et son château.

Le but de la balade était de rejoindre Bastien et Patrick engagés sur la voie verte entre Saint-Girons et Foix plus tard dans la matinée, d’où un départ très tôt pour moi … Je ne savais vraiment pas si j’allais les croiser, jonction réalisée juste avant Labastide-de-Sérou pour un petit moment avec eux, je relancerai ensuite pour m’attaquer au Saint-Sauveur … Je les retrouverai à Foix, Place Saint-Volusien, pour la pause bière-soda (je ne refuse pas le demi quand je roule mais je l’accompagne toujours d’un soda pour éviter d’avoir les jambes cassées).

 

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Départ donc au chant du coq (Bertrand, si tu lis ces lignes, le clin d’œil est pour toi en saluant le formidable « boulot » que tu réalises avec Ridebike 11), et même un peu avant … En parlant de coq, j’en entendrai plusieurs tout au long de la journée …
Équipement adéquat : éclairages, veste irridescente (j’ai déjà parlé de la marque Alé et de cette veste au look si particulier, plutôt grise, constituée dans son tissu de microbilles de verre qui reflètent la lumière des phares), manchettes et jambières, frais le matin …
J’apprécie de rouler sans sac à dos, sur de la longue sur la journée je roule avec une sacoche avec le matériel nécessaire dont l’équipement de pluie au cas où …
La balade va durer du chant du coq à l’heure du lièvre (et un peu après, mais sans contrainte de couvre-feu), je rencontrerai plusieurs beaux spécimens en fin de parcours, sur les coteaux avant de descendre sur le Canal du Midi.

La balade s’annonce (très) longue, pour cette fois le part de bitume va être importante, par contre je privilégie toujours les petites routes très peu fréquentées et j’ai suivi une bonne partie du parcours cyclable de la Garonne aménagé par le département qui relie Toulouse au Comminges. Quelques jolies portions Gravel agrémenteront la sortie.

 

 

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Je suis donc la rive gauche de la Garonne jusqu’à la très jolie commune de Carbonne, avant de traverser pour rejoindre la rive droite. La V83 relie Carbonne à Saint-Gaudens, un tronçon goudronné est réservé aux vélos après Saint-Julien-sur Garonne. Saint-Julien vaut le détour et la halte pour son village gaulois.
Le Gr681 Via Garona passe aussi là, c’est une très bonne alternative si vous recherchez uniquement des chemins (j’en ai déjà suivi quelques parties), même si certains tronçons de Gr peuvent emprunter, ici comme ailleurs, des portions de route, parfois très fréquentées par la gente sur 4 roues …

Si vous ne connaissez pas le site, l’AFV3, Association pour le développement des Véloroutes et des Voies Vertes, tient une carte des voies vertes françaises :

https://www.af3v.org/

Le détour par Rieux-Volvestre est incontournable, que ce soit pour essayer d’apercevoir le Papogay que pour s’arrêter devant sa cathédrale.
Le village est installé dans un méandre de l’Arize, sur le chemin de la Via Garona, chemin secondaire pour aller à Saint-Jacques. Il est très joli, avec ses maisons à colombages.

 

 

 

 

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Il est connu notamment pour avoir accueilli le procès de l’affaire Martin Guerre en 1560.
Il est connu pour sa Cathédrale de la Nativité-de-Marie et pour son trésor épiscopal. C’est un bâtiment imposant, haut de 43 m, possédant échauguettes et meurtrières, installé en bord d’Arize.

Et enfin, il est connu pour son Papogay dont les fêtesse déroulent chaque premier dimanche de mai. Cette tradition remonte à la Guerre de Cent Ans et plus précisément suite à une défaite française à la suite de laquelle le roi Charles se rendit compte de la supériorité des archers anglais (imaginez le Brexit à l’époque …). Il ordonna que l’on s’entraîne davantage à cette discipline.
À la fin du XVIème, une Compagnie des Chevaliers réservée aux nobles et aux bourgeois et une Société du jeu de l’Arc réservée aux paysans et aux artisans sont créées à Rieux.
Aujourd’hui, la Compagnie des archers du Papogay de Rieux-Volvestre (la Révolution est passée par là, il n’a plus de distinction de classes) désigne chaque année son Roy : celui qui par sa flèche (chacun fabrique ses propres flèches) parvient à faire chuter le Papogay, un perroquet de bois de bois et de métal situé au sommet d’un mat de 45 mètres. Un Papogay est aussi proposée aux plus jeunes, il est placé à 20 mètres.
Rien ne dit par contre pourquoi c’est un perroquet qui a été choisi.

Et comme souvent, une autre origine à l’évènement existe, celle-ci liée à une légende : le Diable aurait hanté il y a bien longtemps la région dans le but de séduire la fille du seigneur local. Celui-ci aurait ordonné à tous les habitants de le chasser. Et c’est un jeune berger qui parvint à transpercer d’une flèche le diable qui avait pris l’apparence d’un Papogay (couillon le Diable, il aurait pu choisir un autre animal, ou alors voulait-il être sûr d’amadouer la demoiselle avec son beau plumage …).

Une très jolie portion Gravel relie Rieux à Saint-Julien.

 

 

 

 

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L’approvisionnement en eau et les haltes pour se restaurer ne manquent pas, au moins par la présence des cimetières, les fontaines de village se faisant de plus en plus rares … Je serai très surpris à Cazères, dont le centre-bourg est quand même important, de ne pas trouver de boulangerie en ville … Amis boulangers …

Après Roquefort-sur-Garonne, j’emprunte la V81 : véloroute / voie verte du Piémont Pyrénéen de Roquefort-sur-Garonne à Saint-Girons puis à Foix, qui a été aménagée, comme nombreuses voies vertes sur une ancienne voie ferrée.

Il faut saluer l’engagement des collectivités territoriales dans ces aménagements, il faut utiliser ces parcours, et en parler pour montrer que ces investissements ont leur utilité, ne serait-ce que redynamiser, grâce à l’écotourisme, l’économie de communes délaissées par les nouveaux axes routiers.

La V81 est particulièrement agréable, et particulièrement entre Saint-Girons et Foix où elle est souvent ombragée, ses tunnels sont éclairés au passage des randonneurs. Et même si elle peut parfois être très proche de la route, la circulation routière voisine se fait facilement oublier.
L’intérêt de ces voies vertes est aussi de présenter une faible inclinaison.

Le départ après Saint-Girons est très mal indiqué, il faut prendre à la sortie de la ville et du dernier rond-point la direction de l’aire des gens du voyage (ou de ce qu’il en reste) pour trouver ce départ qui est superbe, ombragé entre deux murs de soutènement couverts de verdure.

Salies-du-Salat, Saint-Lizier, son superbe Palais des évêques et son panorama sur la chaîne des Pyrénées, Saint-Girons, Castelnau-Durban, La Bastide-de Sérou, méritent le détour et la halte, comme bien d’autres lieux, notamment le site de Labouiche et sa rivière souterraine.

 

 

 

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La voie verte mène jusqu’à Vernajoul et des aménagements ont été faits en partie pour rejoindre Foix.
Je la quitte à Labouiche pour aller chercher le Saint-Sauveur, sa croix et son superbe panorama.

Gros morceau qui débute par une dure montée (avec de beaux pourcentages qui pourront obliger à pousser le vélo, mais c’est aussi ça le vélo) sur piste puis chemin pour accéder à Lizonne puis rejoindre le lieu-dit Saint-Saveur et son ancienne métairie (le chemin est théoriquement privé mais souvent fréquenté).
Le plateau est superbe, entre landes, cailloux, buis et bois. Et la vue sur les vallées, le Mont Fourcat en premier plan et les massifs est superbe !
Attention : la descente sur Foix est trialisante, très technique et pourra obliger à descendre de vélo et marcher (mais c’est aussi ça le vélo ! Comme les ronces, j’aime à  le rappeler souvent, je devrais d’ailleurs constituer un herbier avec toutes celles qui régulièrement m’accrochent …) mais cela vaut vraiment le détour !

 

 

 

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Je retrouve Bastien et Patrick Place Saint-Volusien, Sylvie et Geneviève qui assurent leur logistique voiture, pour une petite pause goûter bière-coca.

Petit coup de pub pour les excellentes bière La Boussole, brasserie établie à Taurignan-le-Vieux :

https://www.brasserie-laboussole.fr/fr/valeurs-scop-ecologie-convivialite/

Salut à Gaston III de Foix-Béarn dit Fébus, surnom qu’il s’est choisi et qui fait référence au mythe solaire associé au dieu antique Phoibo.
Fébus occupe une place particulière dans l'histoire pyrénéenne, bénéficiant de son œuvre politique et militaire pendant la Guerre de 100 ans où il sera très puissant, mais aussi de l'impact des nombreux récits qui lui ont été dédiés. Il est lui-même l’auteur du célèbre Livre de chasse, manuscrit sur la vènerie.
Le château de Foix a été construit bien avant Gaston Fébus, lui-même n’y séjournera que très rarement mais le château lui est intimement lié dans l’imaginaire collectif.

Je reprends le vélo pour le bon morceau qui m’attend. Je longe l’Ariège vers Vernajoul, rejoindre Pamiers.
Je passe devant le siège du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, plus ancien régiment parachutiste de France. Ce régiment s’est souvent illustré à travers le monde pour représenter la France et défendre ses valeurs, nombreux de ses membres en ont payé le prix. On peut être profondément pacifiste et saluer et respecter les militaires, eux aussi défendent la paix, en tout cas, dans nos contrées …
L
a route très peu fréquentée que je vais suivre jusqu’à Mazères traverse cette longue plaine agricole, le vent sera de la partie, défavorable. Je l’ai subi, très léger, le matin et entre Saint-Girons. Les vents s’étaient donc donné le mot.
Le vent faiblira ensuite avant de revenir à ma rencontre le long du Canal du Midi.

 

 

 

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« Morne plaine » a écrit Victor Hugo lorsqu’il désigna la sinistre bataille de Mont Saint-Jean dite bataille de Waterloo. Je ne dirai pas que cette plaine entre Pamiers et Mazères est morne, elle a son charme, est traversée de nombreux chemins agricoles propices à la balade en Gravel, mais cette vingtaine de kilomètres peut sembler interminable …
Je ne suis pas arrêté pour prendre cette plante en photo, je ne la connais pas, si vous pouvez me renseigner : j’ai pu voir de grands champs de cette plante, mélange de maïs et de roseau (je ne trouve pas d'autre description), poussant en touffes …

 

Ajout après publication : merci Louis B pour l’information, cette plante est le miscanthus, utilisé comme combustible, litière ou paillage.

https://www.mso-miscanthus.com/

 

miscanthus

 

Mazères aussi mérite la halte ou le détour, je ne ferai qu’y passer …

Je vais ensuite suivre l’Autoroute A66 par les petites routes ou chemins qui la longent, le relief revient, plusieurs coteaux sont à passer … Je vais m’économiser avant de relancer un peu le long du canal.

 

 

 

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Le tour du Lac de La Thésauque à Nailloux est un incontournable, le site est aménagé pour le plaisir des familles, le tour du lac est très agréable, en grande partie ombragé.

Une jolie portion Gravel va suivre, les chemins ne manquent pas dans le coin et vers La Ganguise, j’ai déjà eu l’occasion d’y venir, je reviendrai prospecter plus précisement.
C’est là que j’ai pu observer deux lièvres.

Le soleil approche de son couchant, je suis le Canal du Midi sur une bonne vingtaine de kilomètres. Quelques noctambules et du gibier qui prend ses quartiers, dont un joli héron cendré qui a eu raison de juger qu’il ne risquait rien à me voir passer assez près et a continué sa toilette et son guet.

Arrivée dans les temps prévus sur l’agglomération, ça commence à être dur, le final par la Route d’Albi se fait en « pilote automatique » jusqu’à Garidech.

Superbe balade au final pour un peu plus de 300 km.

La trace nettoyée : https://www.visugpx.com/D424IedAXl

 

 

 

 

 

 

Cyclo version with good Gravel portions (including a very large piece to reach the Saint-Sauveur and descend) through the Garonne valley, the Salat, Saint-Girons, the cycle routes and the greenways, a greeting to Gaston Fébus and return via Pamiers, the Ariège plain, Nailloux and the Canal du Midi. An essential stopover at Saint-Sauveur to enjoy the panorama over the Ariège valley, Mont Fourcat and the aerial view of Foix and its castle.

The goal of the ride was to join Bastien and Patrick engaged on the greenway between Saint-Girons and Foix later in the morning, hence a very early departure for me… I really didn't know if I was going to meet them, junction made just before Labastide-de-Sérou for a little while with them, I will then relaunch to tackle the Saint-Sauveur ... I will meet them in Foix, Place Saint-Volusien, for the beer-soda break (I do not refuse the half when I roll but I always accompany it with a soda to avoid having broken legs).

So start at the crowing of the rooster (Bertrand, if you read these lines, the wink for you is for you by saluting the formidable "job" that you realize with Ridebike 11), and even a little before ... Speaking of rooster, j 'will hear several throughout the day ... Adequate equipment: lights, iridescent jacket (I have already spoken of the Alé brand and this jacket with a very particular look, rather gray, made of its fabric of glass microbeads that reflect the light from the headlights), cuffs and leg warmers, fresh the morning … I enjoy riding without a backpack, for long days I ride with a saddlebag with the necessary equipment including rain gear just in case ... The walk will last from rooster crowing to hare hour (and a little later, but without curfew constraint), I will meet several beautiful specimens at the end of the course, on the slopes before going down on the Canal du Midi .

The ride promises to be (very) long, this time the amount of bitumen will be important, on the other hand I always favor small roads with very little traffic and I followed a good part of the Garonne cycle route developed by the department which connects Toulouse to Comminges. A few nice Gravel portions will enhance the outing. I therefore follow the left bank of the Garonne to the very pretty town of Carbonne, before crossing to join the right bank. The V83 links Carbonne to Saint-Gaudens, a tarmac section is reserved for bicycles after Saint-Julien-sur Garonne. Saint-Julien is worth the detour and the stopover for its Gallic village.

The Gr681 Via Garona also passes there, it is a very good alternative if you are only looking for paths (I have already followed some parts), even if some sections of Gr can take, here as elsewhere, sections of road, sometimes very popular with people on 4 wheels ...

If you do not know the site, AFV3, Association for the development of Véloroutes et des Voies Vertes, maintains a map of French greenways:

https://www.af3v.org/

The detour to Rieux-Volvestre is a must, whether to try to see the Papogay or to stop in front of its cathedral. The village is set in a bend in the Arize, on the way to Via Garona, a secondary path to go to Saint-Jacques. It is very pretty, with its half-timbered houses. He is best known for hosting the Martin Guerre case trial in 1560. It is known for its Cathedral of the Nativity of Mary and for its episcopal treasure. It is an imposing building, 43 m high, with watchtowers and loopholes, installed on the edge of Arize. And finally, he is known for his Papogay whose festivals take place every first Sunday in May. This tradition dates back to the Hundred Years War and more precisely following a French defeat following which King Charles realized the superiority of English archers (imagine Brexit at the time ...). He ordered more training in the discipline. At the end of the 16th century, a Compagnie des Chevaliers reserved for nobles and bourgeois and a Société du jeu de l'Arc reserved for peasants and craftsmen were created in Rieux.
Today, the Compagnie des archers du Papogay de Rieux-Volvestre (the Revolution has passed through there, it no longer has any class distinction) designates its King each year: the one who by his arrow (each makes his own arrows) manages to bring down the Papogay, a wooden, wood and metal parrot located at the top of a 45-meter mast. A Papogay is also offered to the youngest, it is placed at 20 meters. However, nothing says why a parrot was chosen.

And as often, another origin for the event exists, this one linked to a legend: the Devil would have haunted the region long ago in order to seduce the daughter of the local lord. This one would have ordered all the inhabitants to drive it out. And it was a young shepherd who managed to pierce with an arrow the devil who had taken on the appearance of a Papogay (asshole the Devil, he could have chosen another animal, or else he wanted to be sure to coax the young lady with her beautiful plumage…).

A very nice Gravel section connects Rieux to Saint-Julien.

There is no lack of water supply and places to eat, at least by the presence of cemeteries, village fountains becoming increasingly rare ... I will be very surprised in Cazères, whose town center is nevertheless important, not to find a bakery in town… Friends bakers…

After Roquefort-sur-Garonne, I take the V81: cycle route / greenway of the Piedmont Pyrenees from Roquefort-sur-Garonne to Saint-Girons then to Foix, which has been developed, like many greenways on an old railway line. We must welcome the commitment of local authorities in these developments, we must use these routes, and talk about them to show that these investments have their usefulness, if only to revitalize, thanks to ecotourism, the economy of neglected municipalities. by new roads.
The V81 is particularly pleasant, and particularly between Saint-Girons and Foix where it is often shaded, its tunnels are lit as hikers pass. And although it can sometimes be very close to the road, neighboring road traffic is easily overlooked.

The departure after Saint-Girons is very poorly indicated, you have to take the exit of the city and the last roundabout in the direction of the Travelers' area (or what remains of it) to find this departure which is superb, shaded between two retaining walls covered with greenery.

The advantage of these greenways is also to have a low slope. Salies-du-Salat, Saint-Lizier, its superb Palace of the Bishops and its panorama of the Pyrenees, Saint-Girons, Castelnau-Durban, La Bastide-de Sérou, are worth a detour and a stopover, like many others places, in particular the site of Labouiche and its underground river.
The greenway leads to Vernajoul and arrangements have been made in part to reach Foix.

I left it in Labouiche to go look for the Saint-Sauveur, its cross and its superb panorama. Large piece that begins with a hard climb (with nice percentages that may require pushing the bike, but that's also the bike) on track then path to access Lizonne then join the locality of Saint-Saveur and its old smallholding (the path is theoretically private but often frequented). The plateau is superb, between moors, pebbles, boxwood and woods. And the view over the valleys, Mont Fourcat in the foreground and the massifs is superb! Warning : the descent to Foix is ​​trialising, very technical and may require you to get off your bike and walk (but that's also what cycling! Like brambles, I like to remind you often, I should also constitute a herbarium with all those who regularly hook me ...) but it's really worth the detour !

I find Bastien and Patrick Place Saint-Volusien, Sylvie and Geneviève who provide their car logistics, for a little beer-coke snack break.

A little publicity stunt for the excellent La Boussole beer, a brewery established in Taurignan-le-Vieux:

https://www.brasserie-laboussole.fr/fr/valeurs-scop-ecologie-convivialite/

Hail to Gaston III of Foix-Béarn called Fébus, a nickname he chose for himself and which refers to the solar myth associated with the ancient god Phoibo. Fébus occupies a special place in Pyrenean history, benefiting from his political and military work during the Hundred Years War when he was very powerful, but also from the impact of the many stories that have been dedicated to him. He himself is the author of the famous Hunting Book, a manuscript on venery.
Foix castle was built long before Gaston Fébus, he himself will rarely stay there, but the castle is closely linked to him in the collective imagination.

I get back on the bike for the good piece that awaits me. I go along the Ariège towards Vernajoul, joining Pamiers. I pass in front of the headquarters of the 1st Regiment of Chasseurs Parachutistes, the oldest parachute regiment in France. This regiment has often distinguished itself around the world to represent France and defend its values, many of its members have paid the price. We can be deeply pacifist and salute and respect the military, they too defend peace, in any case, in our regions ...

The very little-used road that I will follow to Mazères crosses this long agricultural plain, the wind will be there, unfavorable. I suffered it, very light, in the morning and between Saint-Girons. The winds had therefore given each other the word. The wind will then weaken before returning to meet me along the Canal du Midi.
"Morne plaine" wrote Victor Hugo when he referred to the sinister battle of Mont Saint-Jean as the battle of Waterloo. I will not say that this plain between Pamiers and Mazères is dreary, it has its charm, is crossed by many agricultural paths suitable for gravel walks, but this twenty kilometers can seem endless ... I didn't stop to take a picture of this plant, I don't know it, if you can tell me: I could see large fields of this plant, a mixture of corn and reed (I can't find any other description), growing in clumps ...

Addition after publication : thank you Louis B for the information, this plant is miscanthus, used as fuel, litter or mulch.

https://www.mso-miscanthus.com/

Mazères also deserves a stop or a detour, I will just stop by ...

I will then follow the A66 Motorway by the small roads or paths that run alongside it, the relief returns, several hillsides have to be passed ... I will save myself before starting again along the canal.

The tour of Lake La Thésauque in Nailloux is a must, the site is designed for the enjoyment of families, the tour of the lake is very pleasant, largely shaded.

A nice Gravel section will follow, there is no shortage of paths in the area and towards La Ganguise, I have already had the opportunity to come there, I will come back to prospect more precisely. This is where I was able to observe two hares.

The sun is approaching its setting, I follow the Canal du Midi for a good twenty kilometers. A few night owls and game taking up residence, including a pretty gray heron who was right in judging that there was no risk of me passing close enough and continued his toilet and his watch.

Arriving on time in the built-up area, things are starting to get tough, the final via the Route d'Albi is done on "automatic pilot" to Garidech. Superb ride in the end for a little over 300 km.

The cleaned track: https://www.visugpx.com/D424IedAXl

 

 

 

30 mai 2021

La Cocagne, la montagne et puis la mer – Also in english

 

J’ai déjà suivi le Canal du Midi sur la journée (longue journée) pour rejoindre la mer et Sète.
Bon nouveau prétexte à rejoindre ce beau coin de Méditerranée : rejoindre Sylvie et Bastien partis la veille et les beaux-parents pour passer le week-end ensemble pour la fête des mères entre Agde et Sète.
J’ai choisi cette fois une variante par une traversée de la Montagne Noire que j’apprécie particulièrement, en passant par son point culminant, le Pic de Nore et ses 1 211 m, ce ne sont pas les Pyrénées mais le dénivelé cumulé sur cette traversée n’est pas anodin, la sortie va prendre du temps … Et cette montagne et son pic sont magnifiques ! Si variés par les sols, la topologie, la végétation, etc. Les influences océaniques, continentales, méditerranéennes ont façonné la nature. Cela faisait aussi un moment que je voulais faire une traversée du massif sur sa longueur.

Départ donc de bon matin dès la fin du couvre-feu pour une longue balade de l’aube au crépuscule (et même plutôt à nuit) par un maximum de chemins pour rallier la Montagne Noire à Dourgne, grimper sur le plateau, traverser le massif, descendre sur Saint-Chinian, suivre un bout de Canal du Midi jusqu’à Béziers, passer Agde et arriver en bord de mer … Je n’ai pas oublié les éclairages …

 

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La trace pour rejoindre Dourgne traverse la Cocagne et est très vallonnée.
Début du parcours le long de la vallée du Girou, alternant chemins en herbe, pistes rurales et goudron. Le relief va commencer à se présenter du côté du Faget, je remonte la vallée du Girou pratiquement jusqu’à sa source, à côté de Puylaurens.
Là, je bascule vers le Sor et profite des beaux panoramas sur la plaine et la Montagne Noire qui m’attend.

 

 

 

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J’adore les Ancolies, ce sont des fleurs fines et timides : elles regardent le plus souvent le sol et vous obligent à vous baisser pour admirer leur architecture.

J’aurai vu quelques animaux sauvages aussi : nombreux rapaces, des biches, des lièvres, un écureuil, pas le temps d’attraper l’appareil photo. Juste l’image de cette biche dans ce champ de blé dont je voyais le corps bondir avec grâce puis disparaître dans le blé haut.

 

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Plusieurs pistes permettent d’accéder au plateau depuis la plaine, celle de Pistre depuis Sorèze est une des plus belles. Là, je suis passé par Dourgne pour monter par les ardoisières (la piste est superbe, dans la vallée du Taurou, très encaissée, on se croirait vraiment en montagne) pour longer le Désert de Saint-Ferréol et sa chapelle, site magnifique, puis arriver à la Croix des Fangasses, je ne partirai pas à gauche pour faire la jolie, facile et ludique descente vers Arfons, pas de regrets, je la connais bien.

 

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Je suis les larges pistes forestières vers Les Escudiès. Juste avant les Escudiès, je vais suivre la route pour aller jusqu’au mémorial de Fontbruno. Le Corps Franc de la Montagne a été très actif pendant la Seconde guerre, de nombreux résistants ont tués par l’armée allemande ou la milice française …
Le monument de Fontbruno est composé d'une obélisque de béton de plus de 20 mètres de haut, avec en son sommet des bras indiquant des lieux où a combattu le Corps Franc de la Montagne Noire. Dans la partie inférieure du monument, une crypte a été aménagée. Elle renferme 13 sarcophages où reposent les corps d'hommes tués au combat.

 

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De nombreuses croix commémoratives ont été érigées dans le secteur.

Je poursuis ma balade sur les pistes avant de franchir une première portion engagée sur une superbe descente empruntant une piste VTT. Je suis au-dessus des Montagnès et me dirige par les pistes vers le Pic de Nore.

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Petite pause casse-croûte, j’ai pris la précaution sur cette sortie de partir avec mes provisions, il y a peu de points où se ravitailler dans ce secteur … Je suis en retard sur l’horaire que j’avais estimé, je pensais pouvoir manger en haut du Pic de Nore. Sur de la longue comme aujourd’hui, je ne m’impose pas de contraintes horaires mais le couvre-feu est toujours de vigueur.

 

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Le Pic de Nore se voit de (très) loin, on peut donc se dire « Je le vois, j’arrive ! » mais il reste encore une bonne distance avant d’en approcher vraiment.
Penser avant de monter au Pic à refaire ses provisions en eau, il va être difficile d’en trouver pendant un long moment … Les cimetières ont toujours un robinet d’eau en fonctionnement.
La montée au Pic se fait par la route depuis Pradelles-Cabardès et est assez roulante. Le Pic de Nore est un site unique, entouré de landes, les influences continentales et méditerranéennes s’y disputent la place, il est d’ailleurs souvent enneigé l’hiver ou même au printemps. Le vent y souffle fort, les arbres d’ailleurs doivent lutter pour dresser leur tronc vers le ciel, le sommet est désert, la lande occupe la place, plus les pins sont tordus par le vent.

 

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Arrivée au Pic : je suis pratiquement à la moitié du parcours (à peu près 130 km) et maintenant ça descend … Enfin, disons que je vais vers la mer, donc quand j’y serai j’aurai sans aucun doute abordé quelques descentes …
Effectivement, après le Pic, je vais m’engager sur de superbes pistes, superbes, très longues, mais quelques montées viendront encore « agrémenter » la balade, comme si le dénivelé positif cumulé n’était pas assez conséquent …

 

 

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Je poursuis donc le long du Gr7, passe par le Col de Salettes, le Col de Serières, celui de Sainte-Colombe.

Les pistes sont superbes, je vois et je sens que je me dirige vers la mer : la végétation change, les sols, les couleurs et surtout les odeurs de romarin et de thym …

 

 

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J’arrive enfin dans la plaine de Saint-Chinian à Babeau-Bouldoux par une superbe descente VTT. Je ne m’arrêterai pas dans le coin pour déguster ce très bon vin. En vélo, ça « casse » un peu les jambes …Carignan, cinsault, grenache, lledone pelut, mourvèdre et syrah sont les cépages cultivés dans ces vignes. De très bons assemblages donnent ce vin AOC de qualité, Berlou et Faugères ne sont pas loin non plus.

 

 

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Encore un peu de relief avant de rejoindre le Canal du Midi juste après le tunnel du Malpas à Colombiers, où passe aussi la voie domitienne romaine qui reliait l’Italie à l’Espagne.
Une autre curiosité est l’étang de Montady, étang asséché et aménagé au XIIIème siècle.
L’oppidum d’Ensérune est aussi tout près, ce site a été occupé par les Gaulois entre le VI 6ème siècle avant notre ère et le Ier siècle après. De nombreux vestiges témoignent de cette époque.

Passage à Béziers le long des neuf écluses de Fonséranes permettant de franchir un dénivelé de 21,50 m sur plus de 300 m. La vue sur la Cathédrale Saint-Nazaire est superbe.

 

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Je poursuis le long le Canal du Midi, rejoins Vias, Agde, arrive à Marseillan-plage et enfin au Castellas pour conclure cette belle et longue balade, 250 km et 3 500 m de D+ …

La trace nettoyée :

https://www.visugpx.com/nqCaZr9IcY

 


La Cocagne, the mountain then te sea

I have already followed the Canal du Midi during the day (long day) to reach the sea and Sète.
Good new pretext to join this beautiful corner of the Mediterranean: join Sylvie and Bastien who left the day before and the in-laws to spend the weekend together for Mother's Day between Agde and Sète.
This time I chose a variant by crossing the Montagne Noire which I particularly appreciate, passing through its highest point, the Pic de Nore and its 1211 m, it is not the Pyrenees but the cumulative difference in altitude over this crossing is not trivial, the exit will take time ... And this mountain and its peak are magnificent! So varied by soils, topology, vegetation, etc. Oceanic, continental, Mediterranean influences have shaped nature. It had also been a while since I wanted to cross the massif along its length.

So start early in the morning at the end of the curfew for a long ride from dawn to dusk (and even rather at night) by as many paths as possible to reach the Montagne Noire in Dourgne, climb on the plateau, cross the massif , descend to Saint-Chinian, follow a section of the Canal du Midi to Béziers, pass Agde and arrive at the seaside… I have not forgotten the lights …

The trail to reach Dourgne crosses the Cocagne and is very hilly. Beginning of the route along the Girou valley, alternating grass paths, rural tracks and tarmac. The relief will begin to appear on the Faget side, I go up the Girou valley almost to its source, next to Puylaurens. There, I switch to the Sor and enjoy the beautiful panoramas over the plain and the Montagne Noire which awaits me.

I love Ancolies, they are fine and shy flowers: they most often look at the ground and force you to bend down to admire their architecture.
I will have seen some wild animals too: many raptors, hinds, hares, a squirrel, no time to catch the camera. Just the image of this doe in this wheat field whose body I could see leaping gracefully and then disappearing into the tall wheat.

Several tracks allow access to the plateau from the plain, that of Pistre from Sorèze is one of the most beautiful. There, I went through Dourgne to climb through the slate quarries (the track is superb, in the Taurou valley, very deep, it really feels like a mountain) to go along the Desert of Saint-Ferréol and its chapel, a magnificent site, then arriving at the Croix des Fangasses, I will not go to the left to make the pretty, easy and fun descent to Arfons, no regrets, I know it well.

I follow the wide forest tracks towards Les Escudiès. Just before Les Escudiès, I will follow the road to go to the Fontbruno memorial. The Corps Franc de la Montagne was very active during the Second World War, many resistance fighters were killed by the German army or the French militia ... The Fontbruno monument is made up of a concrete obelisk more than 20 meters high, with arms at the top indicating places where the Black Mountain Franc Corps fought. In the lower part of the monument, a crypt has been built. It contains 13 sarcophagi containing the bodies of men killed in combat. Many commemorative crosses have been erected in the area.

I continue my ride on the tracks before crossing a first section engaged on a superb descent borrowing a mountain bike track. I am above the Montagnès and head for the slopes towards the Pic de Nore.

Small snack break, I took the precaution on this outing to leave with my provisions, there are few points where to get supplies in this sector… I am behind on the schedule that I had estimated, I thought be able to eat at the top of the Pic de Nore. In the long run like now, I don't impose time constraints on myself, but the curfew is still in effect.

The Pic de Nore can be seen from (very) far away, so we can say to ourselves "I see it, I'm coming ! " But there's still a fair bit of distance before we get really close.
Thinking before going up to the Peak to replenish your water supplies, it will be difficult to find any for a long time ... Cemeteries always have a working water tap.
The climb to the Pic is done by road from Pradelles-Cabardès and is fairly easy. The Pic de Nore is a unique site, surrounded by moors, continental and Mediterranean influences compete for its place, and it is often snowed in in winter or even in spring. The wind blows strongly there, the trees besides must struggle to raise their trunk towards the sky, the summit is deserted, the moor occupies the place, the more the pines are twisted by the wind.

Arrival at the Peak: I'm almost halfway there (about 130 km) and now it's going down ... Finally, let's say I'm going towards the sea, so when I get there I will undoubtedly have tackled a few descents ...
Indeed, after the Peak, I will embark on superb slopes, superb, very long, but a few climbs will still "enhance" the ride, as if the cumulative positive elevation was not substantial enough ...

I therefore continue along the Gr7, passing by the Col de Salettes, the Col de Serières, that of Sainte-Colombe.

The slopes are superb, I see and I feel that I am heading towards the sea: the vegetation changes, the soils, the colors and especially the odors of rosemary and thyme…

I finally arrive in the plain of Saint-Chinian in Babeau-Bouldoux by a superb mountain bike descent. I will not stop in the area to taste this very good wine. By bike, it “breaks” your legs a bit ... Carignan, Cinsault, Grenache, Lledone Pelut, Mourvèdre and Syrah are the grape varieties grown in these vines. Very good blends give this quality AOC wine, Berlou and Faugères are not far either.

A little more relief before joining the Canal du Midi just after the Malpas tunnel in Colombiers, where also passes the Roman Domitian road which linked Italy to Spain. Another curiosity is the Montady pond, a dry pond built in the 13th century. The Oppidum of Ensérune is also nearby, this site was occupied by the Gauls between the 6th century BC and the 1st century AD. Numerous remains bear witness to this period.

Passage through Béziers along the nine locks of Fonséranes allowing to cross a drop of 21.50 m over more than 300 m. The view of the Saint-Nazaire Cathedral is superb.

I continue along the Canal du Midi, join Vias, Agde, arrive at Marseillan-plage and finally at Castellas to conclude this beautiful and long walk, 250 km and 3 500 m of D +…

The “cleansed” track : https://www.visugpx.com/nqCaZr9IcY

23 mai 2021

Mirepoix – Voie verte – Vals

Ce matin, je n’avais pas les jambes à envoyer du lourd mais j’avais envie de faire une longue …
J’avais coché depuis un petit moment Mirepoix et la voie verte qui relie Mirepoix à Lavelanet en passant par le Lac de Montbel.

La bastide médiévale de Mirepoix est classée grand site d’Occitanie. Les couverts de la place encore visibles datent du XVème siècle, on peut y voir aussi de superbes maisons à colombages. Mirepoix est aussi célèbre pour sa Maison des Consuls et pour sa cathédrale aux dimensions impressionnantes.

Départ ce matin de bonne heure par de petites routes peu fréquentées pour rejoindre d’abord Mirepoix et aviser de la suite de la sortie.

 

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La balade traverse d’abord le Pays de Cocagne dans le Tarn, chaque village a son château (ou inversement) datant de cette époque ou plus ancien, le parcours est très vallonné et offre de très beaux panoramas sur les environs, les Pyrénées ou la Montagne Noire.
L’activité agricole est bien présente : céréales, élevages et oignon …

Je ne peux citer tous les villages traversés, en voici, après Caraman, quelques-uns assez pittoresques : Cambiac, Maures, Juzes, Mourvilles-Hautes , Montmaur, Airoux.

 

 

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On passe ensuite à Labastide d’Anjou où vous pourrez vous arrêter (pas en vélo) à l’Hostellerie Étienne, véritable institution depuis 1956 pour son cassoulet impérial.

On rejoint la plaine et le Canal du Midi que nous traversons mais que nous retrouverons en fin de parcours.

 

 

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On traverse les coteaux du Lauragais pour passer au superbe site du Lac de la Ganguise (il y a de quoi faire par là sur les chemins) pour traverser ensuite la vallée de l’Hers-mort que j’ai déjà eu l’occasion de vous décrire, et enfin descendre sur celle de l’Hers-vif qui lui est plus important et se jette dans l’Ariège.

 

 

 

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La première étape de la balade est atteinte : la bastide de Mirepoix. Le village est animé avec le déconfinement : les terrasses des restaurants sont pleines (par contre la distanciation, contrairement à Toulouse, y est assez bien respectée) et c’est jour de vide-grenier.
Je décide de m’y restaurer, de façon raisonnable (j’ai hésité avec le magret ou l’entrecôte) avec une salade gourmande à un prix très raisonnable aussi.
Je me suis aussi arrêté plus tard à Aigues Vives, à la boulangerie pâtisserie Fermino pour manger un délicieux croissants accompagné d’un soda de marque mondialement connue et acheter un pain au raisin pour plus tard.

Il est tard, même si quand je m’engage sur de la longue je n’en fait pas un objectif, je n’ai pas tenu une moyenne habituelle, j’ai pédalé à l’économie pour me réserver sur la longueur et le couvre-feu est encore de mise, même s’il a été reculé jusqu’à 21 h. Si le vent ne se mêle pas à la partie, je peux arriver dans les temps …

Je trouve dommage d’être venu aussi loin et de ne pas profiter de la superbe voie verte qui relie Mirepoix à Lavelanet en passant par Chalabre et Montbel.
Cette voie verte est très agréable, en gravier et ses tunnels sont aménagés : les lumières s’allument automatiquement quand vous entrez dans le tunnel.
Cette voie verte de 38 km doit se poursuivre jusqu’à Bram sur 34 km (les travaux sont en cours) pour rejoindre directement le Canal du midi et doit aussi rallier Montségur, pour une longueur totale de 80 km.
J’ai eu la surprise et le plaisir d’y croiser Philippe et Judith qui venaient de Lavelanet.

 

 

 

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Le descriptif de la voie verte :

 voie_verte_mirepoix_lavelanet

 

Le site :

http://voievertepyreneescathares.fr/

 

Si vous avez le temps, ne manquez pas de vous arrêter à Chalabre, de pousser jusqu’au château de Puivert, ou de faire le tour du Lac de Montbel. Ce site ne manque pas de pistes VTT balisées, propices aussi à la pratique du Gravel.

Je n’ai pas poussé jusqu’à Lavelanet care je voulais avoir un panorama sur le Lac de Montbel et ai donc repris un peu de hauteur.

 

 

 

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Je suis passé à Vals, connu pour son église très particulière. Elle est bâtie sur un piton rocheux, creux, où a été aménagé une partie de l’église, elle est donc sur plusieurs étages mais on ne voit que la partie extérieure qui ressemble à un donjon.

 

 

 

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On retrouve ensuite l’Hers-vif que l’on va quitter à Molandier pour reprendre encore un peu de hauteur …

Les kilomètres commencent à défiler, je rejoins Gardouch pour retrouver le Canal du Midi sur une trentaine de kilomètres et revenir sur Toulouse.

J’ai profité de la balade pour repérer des sites propices à la pratique du Gravel (il y a de quoi). J’ai roulé 4 secteurs Gravel, dont un assez long autour des 160 km, ils sont facilement contournables par les routes.

Le vent s’est invité à la balade, défavorable sur le retour, les derniers kilomètres ont été durs, pas par leur difficulté mais parce que je les connais très et après tant de kilomètres ils m’ont paru bien quelconques et lassants …

260 bornes au total pour cette belle et longue balade …

La trace nettoyée :

https://www.visugpx.com/qdTpYPtvWx

 

 

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Je le raconte mais vraiment pas pour m’en vanter : ce matin j’avais prévu qu’en fonction de ce que je ferais je pourrais rentrer de nuit et déborder du couvre-feu, j’avais donc prévu d’emporter deux éclairages dans ma sacoche … Je me suis rendu vite compte que je les avais oubliés … La traversée de Toulouse n’a pas posé problème : j’ai suivi les cyclables, j’ai traversé L’Union par les rues des quartiers pour rouler à la lumière des éclairages publics et éviter les rencontres, pas au plus court donc, j’ai traversé Saint-Jean de la même façon pour éviter la D888, j’ai roulé sur quelques trottoirs pour être tranquille, ça a bien fonctionné jusqu’à Castelmaurou … La lune était presque pleine, j’ai déjà roulé en pleine nuit sur des chemins à sa seule lumière. À l’heure qu’il était, je savais que je pouvais compter sur une circulation nulle sur la portion de route qu’il me restait à parcourir … L’exemple n’est pas à suivre, j’éviterai ça la prochaine fois …

30 décembre 2020

Toulouse insolite et histoires …

Circuit insolite dans Toulouse, en dehors de l’hyper-centre touristique (qui vaut la balade et dont on se rapprochera à plusieurs reprises) à travers les jardins, les cyclables et les piétonniers dans les quartiers.

La balade débute aux Argoulets, espace vert, de sport et de loisirs. On va jusqu’au Parc de la Grande Plaine où se trouve la Cité de l’Espace pour rejoindre le joli parc du Bois de Limayrac.
On traverse les quartiers de La Terrasse et de Firmis par des piétonniers et un autre joli parc arboré pour descendre sur Montaudran.

On reprend de la hauteur par un piétonnier pour passer devant l’église de Montaudran.
La balade continue vers l’ancien aérodrome de Montaudran, zone aujourd’hui réaménagée, urbanisée, où se trouvent la Halle de la Machine et le célèbre Minotaure, la Piste des Géants et les Jardins de la Ligne. Montaudran est le quartier historique de l’aventure aéronautique et aéropostale de Toulouse.

 

 

 

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On part vers la ville et le Pont des Demoiselles dont l’origine du nom n’est pas sûre et dont même une dénomination plus ancienne serait beaucoup plus crue … On longe furtivement le Canal du Midi devant le Jardin Monplaisir et on passe devant le Musée Georges Labit et son joli jardin.
On suit ensuite les Allées des Demoiselles où se trouve le Musée de la Résistance et de la Déportation pour rejoindre les grands jardins du centre-ville : Grand-Rond, Jardin Royal, Jardin des Plantes. Ne pas oublier que les jardins toulousains doivent être traversés à pied …

On traverse les quartiers du Busca et des Recollets pour traverser le Jardin Niel, réaménagement de la place d’armes de l’ancienne caserne Niel. Le Busca tient son nom du château (rasé en 1859) de la famille de Busca, riches propriétaires. La métaire du château se tenait dans le quartier. La proximité de bois de saules serait à l’origine du nom du quartier voisin de Sauzelong (« saouzelong », saule allongé). Le poète Henry Montaut (Anric del Busca, 1862-1909) a vécu dans ce quartier.

« De bièro, de clareto, E de bouno piqueto De l'an de la Coumeto Boudiou ! que vaou m'en embuca Per la Balôcho del Busca »

Si le soleil est au rendez-vous et si vous voulez prendre de la hauteur, c’est le moment de grimper sur la colline de Pech-David, au-dessus de l’hôpital Rangueil, et son grand espace vert, lieu de détente et rendez-vous prisé par les étudiants et toutes sortes de noctambules … Une belle vue s’offre sur l’agglomération et la vallée de la Garonne. On peut descendre de Pech-David en suivant le Gr653 qui rejoint le bas de la Rue des Côtes de Pech-David et récupérer le parcours vers Empalot.

On traverse Empalot et la Garonne pour rejoindre l’Île du Ramier où se trouvent notamment la Cité Universitaire et le Stade Daniel Faucher, la piscine Nakache et le Stadium. Daniel Faucher (1882-1970) a été géographe, Professeur puis Doyen de l’Université de Lettres de Toulouse.
Alfred Nakache (1915-1983) a été nageur et joueur de Water-polo et a été déporté à Auschwitz pendant la Seconde Guerre avec son épouse et sa fille. Il en est un des survivants. Il a été plusieurs fois champion de France et d’Europe et a participé aux J-O de Berlin. 

« Je sors de la tombe. Il faut avoir vécu la vie de ces camps pour s'imaginer ce que c'était. Quand on fera le compte des rescapés et des manquants, on aura du mal à en croire les chiffres. De 85 kilos, je suis tombé à 61, et je ne dois la vie qu'à ma volonté d'en sortir, de ne pas manger d'immondices ou de cadavres malgré la faim. Je pèse actuellement 70 kilos. »

Parlant de sa femme et sa fille qui ont certainement été gazées dès leur arrivée au camp :

« Aucune nouvelle depuis que nous avons été séparés sur le quai de la gare. Je conserve un faible espoir, un espoir tout de même. Mais toutes les femmes, les enfants et tous les inaptes ont été passés au four crématoire. »

Il retrouvera la compétition et le haut du classement puisqu’il participera aux Jeux Olympiques de Londres en 1948.

Pause au Théâtre de Verdure de l’Île du Ramier et balade le long des quais chers à Claude Nougaro.

 

 

 

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On traverse la Garonne sur le Pont Neuf pour faire un saut sur la Prairie des Filtres et emprunter la cyclable le long du fleuve vers le Sud et le Gr861 Via Garona, on rejoint le site de l’Oncopôle où trônent deux pylônes du futur téléphérique qui reliera ce site à l’hôpital de Rangueil et l’Université Paul Sabatier.
Si vous poursuivez le Gr le long de la Garonne, le contraste sera saisissant entre le bord du fleuve assez sauvage et les zones commerciales et industrielles très developpées jusqu’à Roques-sur-Garonne et Muret …Pour notre balade, nous allons chercher la zone sportive de Gironis puis traverser le Mirail pour passer dans le joli parc de la Reynerie et son château, ensemble du XVIIème.

 

 

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La trace rejoint ensuite l’hippodrome de La Cépière, part vers le Zénith de Toulouse et les Jardins du Barry. On traverse ensuite l’ancien quartier de la Cartoucherie, lui aussi complètement transformé et réurbanisé pour rouler sur une cyclable le long de la voie ferrée qui nous amène à Fontaine Lestang et son parc.
L’Avenue de Muret nous amène à la Croix de Pierre puis au Fer à Cheval.
Les Allées Charles de Fitte nous amènent au Jardin Raymond VI et au Musée d’Art contemporain des Abattoirs pour retrouver les bords de Garonne.

 

 

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On prend la cyclable sur les berges rive gauche puis on traverse la Garonne pour la remonter rive droite jusqu’aux bassins des Filtres, lieu que j’affectionne particulièrement et les Ponts-Jumeaux.

 

 

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Les bassins des Filtres et la Prairie des Filtres sont des anciens lieux d’assainissement de l’eau pour la rendre potable pour les Toulousains : galeries filtrantes et puits à la Prairie et bassins avec barrages avec des écrans à poutrelles aux bassins des Filtres.
La Prairie accueillit aussi au début du XXème siècle les premiers matchs de football-rugby du Stade Toulousain.

 

 

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On longe le Canal de Brienne pour rejoindre le Boulevard Armand Duportal où on peut voir les anciennes fortifications de la ville. Pierre Jean Louis Armand Duportal (1814-1887) a été journaliste et homme politique, Député de Haute-Garonne. Un monument lui est dédié au cimetière de Terre Cabade.

On traverse le Jardin Compans Caffarelli (dont le quartier tire son nom des généraux de la Révolution et de l’Empire Jean Dominique Compans et Marie François Auguste de Cafarelli du Falga (nom qui sonne bien « révolutionaire » ...), dont les anciennes casernes militaires du même nom se trouvaient sur l'actuel quartier et le Jardin Japonais pour rouler un peu le long du Canal du Midi cher à Riquet.

 

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J’ai choisi d’aller chercher le joli Jardin Michelet à Bonnefoy avant de monter sur la butte Jolimont et son Jardin de l’Observatoire. La célèbre Colonne qui y a été installée célèbre la drôle de Bataille de Toulouse de 1814 qui opposa les troupes de l'armée impériale commandée par le maréchal Soult aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, se soldant par une victoire défensive française, malgré la perte de la ville.

 

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Le dimanche 10 avril 1814, la bataille s’engage. Les Anglais attaquent Saint-Cyprien, mais sont arrêtés aux actuelles allées Charles-de-Fitte. Les Écossais attaquent les Ponts-Jumeaux qui sont défendus par 300 soldats et 5 canons : c’est un nouvel échec. De plus, les Espagnols échouent eux aussi au pont Matabiau et à Jolimont. L’armée britannique arrive toutefois à rejoindre la route de Castres malgré l’inondation de l’Hers et attaque en donnant l’assaut à la redoute de la Cépière. Soult envoie des renforts dont le général Taupin, qui est tué à Jolimont, ce qui permet à Wellington d’occuper Jolimont.
Dans la nuit du 11 au 12 avril 1814, selon un plan magistral, Soult évacue la « ville rose ». Le 12, Wellington entre triomphalement dans Toulouse, acclamé par les royalistes comme un libérateur. L’année suivante, Napoléon Ier revient. À Toulouse, cela ne provoque aucun trouble, mais après la défaite de Waterloo (18 juin 1815), les « Verdets » (ultraroyalistes, habillés de vert) exercent une « terreur blanche » contre les bonapartistes. Le général Ramel, à qui ils ne pardonnent pas d’avoir accepté un commandement de Napoléon lors de son retour, est assassiné le 15 août 1815. (in Wikipédia)

Vous pouvez continuer la balade à travers les quartiers de la Roseraie pour passer devant les anciennes usines Latécoère, Lapujade pour rejoindre le Parc de la Maourine et les Jardins du Muséum, puis les Trois Cocus, les Izards, la zone industrielle de Fondeyre où se trouve le Marché d’Intérêt National, le Canal latéral, la zone verte de Sesquières et son téléski nautique, La Glacière, Lalande, Borderouge et Montblanc.
De superbes graffitis (attention à ne pas se tromper : le tag est une écriture, une signature calligraphiée, le graffiti est un dessin) ornent les murs de la zone industrielle en long de canal. Nous avons pour notre part, à cause d’une météo un peu capricieuse, de revenir au plus court à notre point de départ.

Une (re)découverte de la ville sans passer par les lieux les plus touristiques ou emblématiques qui méritent sans conteste la visite mais dont il ne faut pas se contenter si on veut approfondir sa connaissance de la ville rose.

Et si vous souhaitez visiter la ville rose de façon originale, cliquez sur la carte interactive du site UrbanHist Toulouse :

UrbanHist (toulouse.fr)

C’est un réel plaisir de parcourir la ville ainsi, différent de celui vécu dans des endroits bien plus sauvages, sans urbanisme, mais réel.

La trace : Toulouse insolite et histoires … - Visu GPX

La dernière de l’année, faite comme la première en bonne compagnie avec Stéphane (on en a fait d’autres entre-temps, dont une superbe du côté du Ventoux).

 

 

 

 

 


22 décembre 2020

6-20 - Longue entre Garonne et Canal

Bon, ce n’est ni la saison du pruneau, ni celle du chasselas. L’envie de faire une dernière longue en 2020, assez roulante et profiter d’une météo clémente pour la saison pour respecter la « liberté » laissée par la couvre-feu, voyons le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide : on peut rouler de 6h à 20h … Allons-y pour le pruneau d’Agen et le chasselas de Moissac.

Je vais donc chercher la Garonne à Ondes pour partir en direction d’Agen par les petites routes et des chemins pour revenir ensuite par le Canal Latéral à la Garonne que je connais bien …

 

 

 

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Le brouillard présent une bonne partie de la journée aura apporté une atmosphère très particulière, notamment au bord de l’eau …

 

 

 

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Je vais alterner rives droite et gauche, non pas par souci d’équité politique mais pour être au plus près de fleuve cher à Claude Nougaro et éviter les routes bien fréquentées … J’emprunte un bon nombre de chemins agricoles qui traversent les grandes exploitations fruitières (kiwi notamment), mais aussi des chemins et sentiers. En cette saison, les chemins agricoles étant (et c’est normal) très empruntés par les engins, rouler dessus s’apparente à du cyclo-cross : le premier chemin, tu fais attention, tu passes dans l’herbe, à côté des flaques, mais quand tu comprends que tu vas y passer souvent et longtemps, tu finis par aller tout droit … 

Très joli parcours que cette alternance de chemins, pistes, petite routes, ponts … La Garonne réserve de très jolis coins très sauvages …

 

 

 

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Mention spéciale sur l’aller pour le pittoresque village d’Auvillar avec son quartier du port, sa halle circulaire et sa Tour de l’Horloge. Auvillar est aussi un lieu d’étape sur le chemin de Saint-Jacques.
Les villages sont pittoresques, les ports nombreux, témoins des liens entre l’homme et la Garonne.

 

 

 

 

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Agen et Moissac ne manquent pas de charme, notamment avec leurs superbes ponts-canaux. J’avais passé celui d’Agen en pleine nuit en 2019 quand j’avais rallié Oléron sur la journée. Les deux villes ont un long passé historique.

Ce n’est pas la saison du pruneau ou du chasselas, les deux spécialités locales protégées.
Pour le pruneau, la récolte des prunes se fait en août et septembre. Elles sont ensuite séchées pour diminuer leur taux d’humidité et assurer une longue conservation. Pour les transformer ne pruneau, on les réhydrate dans de l’eau chaude.
Le pruneau est riche en fibres et en potassium, ainsi qu’en acides chlorogéniques aux vertus antioxydantes. Il favorise la digestion et prévient l’ostéoporose.
Le chasselas de Moissac a été introduit dans la région au Moyen-Âge et sa culture va se développer sur les terres de la très belle Abbaye Saint-Pierre-de-Moissac.

Le retour se fait pas le Canal de Garonne jusqu’à l’agglomération toulousaine. Mention spéciale à Montech avec sa pente d’eau qui était en travaux, peut-être en rénovation, ce qui serait une bonne chose.

 

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Toujours le souci de surveiller mon alimentation quand je fais de la (très) longue : kebab poulet dans son pain naan maison à Agen, frites, soda. Personnel très sympa et accueillant comme à chaque fois que je m'arrête dans un kebab … Et ailleurs aussi.

 

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La dernière heure fut très dure … D’habitude, la dernière heure sonne comme une délivrance, mais là, comme je connaissais très bien ce qui m’attendait, l’effet inverse s’est produit … 265 km parcourus tout de même dont 150 mixtes.

J’ai de l’admiration et un grand respect pour les ultrariders, je viens de terminer « Rêves across America » d’Arnaud Manzanini, meilleur français sur la mythique Race Across America, 4 833 km en 11 jours, 2 heures, 48 minutes, belle expérience humaine et sportive. Ces hommes et femmes (Fiona Kolbinger par exemple, qui a gagné la TCR en 2019, 4 000 kilomètres de Burgas sur la côte de la Bulgarie à Brest, en 10 jours, 2 heures et 48 minutes devant tout le monde, y compris devant un paquet de mecs dont certains bien machos qui ont mis en doute sa victoire), que ce soit dans le cadre de courses ou de voyages, seuls, avec assistance, en bikepacking, qui peuvent rouler près de 20 heures par jour, sont impressionnants. Même en roulant moins longtemps, parcourir des milliers de kilomètres, c’est du costaud ! Et c’est d’autant plus impressionnant quand l’exploit est « discret » car la couverture médiatique de ce genre d’évènement est minime (elle n’est pas forcément recherchée) même si on commence à parler de ce genre d’exploit. Je suis « petit » avec mes 380 km en 2019 pour rallier l’île d’Oléron, l'ultraVTT de Cahors, mon RBCC Gravel cet été, le Houblon Tour ou mes réguliers 200 et quelques … Mais je me régale, j’ouvre grand les yeux, j’apprécie, je souffre parfois, bref, je pédale ! Le vélo est une belle façon de découvrir le monde, et le monde ça commence tout près de chez soi …

 

 

 

 

 

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Je suis content de cette trace, deux passages sont à améliorer pour éviter notamment un bon moment de marche sur une piste qui a été complètement labourée et ne pas revenir dessus ensuite, grâce à cela j'ai vu deux chevreuils et des sangliers.
J’ai pu observer aussi de nombreux échassiers, toujours aussi craintifs (ou méfiants).
Je referai cette balade aux beaux jours, à la floraison des fruitiers, en partant de Toulouse pour passer par les berges de Garonne entre Blagnac et Beauzelle puis par la passerelle de Seilh. Je publierai la trace définitive à ce moment-là.

 

 

 

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Je ne roule pas forcément pour ça, je roule d'abord par plaisir et pour prendre du plaisir, mais chacun en fin d’année regarde son kilométrage total, petit plaisir : je me suis mis à Strava en mars, n’ai pas tout publié entre janvier et mars, ni quelques petits trucs, 9 000 au compteur, content car ce n’était pas un objectif fixé … En 2021, l’envie de continuer à prendre plaisir sur le vélo, les traces sont déjà prêtes avec quelques projets en bikepacking et l’officialisation de l’association Ô Gravel !

 

 

 

 

 

30 août 2020

Toulouse – Sète par le Canal du Midi - Gadoue

Prétexte à rouler : repas de famille (avec distanciation) à Montpellier dimanche (bon anniversaire Cathy !). Halte prévue à Sète le samedi, nous apprécions particulièrement ce coin de Méditerranée et cette ville chargée d’Histoire, à la fois industrielle, portuaire et pittoresque avec son Mont Saint-Clair et ses canaux. J’y vais en vélo par le Canal du Midi ! Je pense pouvoir boucler le trajet en moins de 14h. Départ de la maison pour aller rejoindre au plus court le Canal du Midi à la sortie de Toulouse.

 

 

 

 

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J’ai déjà roulé sur une partie du canal dans les deux sens, jusqu’à Narbonne. Il ne faut pas oublier que le goudron s’arrête à Avignonet-Lauragais pour laisser la place ensuite à des pistes en gravier, en terre ou parfois à un revêtement plus cahoteux sur les chemins de halage, on alterne aussi le passage sur les deux rives.

Le Canal du Midi ne manque pas de charme, le longer n’est pas monotone, certaines écluses sont vraiment pittoresques et particulières. Certains sites sont remarquables : le Seuil de Naurouze qui reçoit l’eau de la Rigole de la Montagne Noire, le port de Castelnaudary, les ponts-canaux, la traversée de Carcassonne, le tunnel de Malpas (traversant la colline d’Ensérune, qui a failli faire arrêter les travaux du Canal, Riquet a persisté et réussi), Béziers, l’écluse ronde d’Agde, l’arrivée au Bassin de Thau, etc.

 

 

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Gigantesque, c’est l’adjectif pour qualifier l’œuvre de Riquet : quand on voit le nombre d’écluses, le nombre d’ouvrages d’art qui longent le Canal, ses méandres, etc. On ne peut qu’être admiratif devant cette œuvre gigantesque … Aujourd’hui, l’homme est capable de réaliser de grandes œuvres architecturales mais malgré tout, je ne sais pas si on se lancerait dans un tel projet.
Visionnaire … Le Canal est toujours vivant : que ce soit par l’activité touristique et de loisir que par le nombre de personnes qui vivent près de ses rives.

Gadoue : il a plu les jours précédents, la pluie nous a accompagnés aussi un petit moment en quittant Toulouse, certains passages sont particulièrement gadoueux et très collants, j’ai dû m’arrêter trois fois pour débourrer.

Quelques cigales sur le parcours, des odeurs de lavande et d’anis …

Merci Dominique pour la compagnie sur les 100 premiers kilomètres.

 

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Alimentation toujours surveillée : un kebab à Carcassonne à midi et le soir une friture d’éperlans.

Sète, avec son Mont Saint-Clair (un beau profil pour les cyclistes) se voit de loin (très loin) : c’est à la fois « rassurant » ou motivant (« j’y suis ! ») mais aussi difficile (« Bon, je vais arriver oui ! » ou « Non, je ne vais jamais y arriver ! »), d’autant plus de nuit … J’ai vu ses lumières à plus de 15 bornes … J’ai toujours cette double impression dans ces situations.

La trace : https://www.visugpx.com/nNZE7jENlM

 

 

 

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28 juin 2020

Gravel near Toulouse : Hers-Mort, canal du Midi

Circuit vélo de garnotte au plus près possible de l’eau au départ de la confluence de l’Hers (Hers-Mort) et de la Garonne, près d’Ondes, empruntant le plus possible les chemins non bitumés.

 

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J’ai préparé plusieurs traces à thématique « eau » autour de Toulouse avec l’envie de suivre au plus près les cours d’eau du coin de leur confluence à leur source … Hers, Girou, Touch, Save, Saune, Marcaissonne, Seillonne, Sausse, Dadou, Agout, etc. Pas mal de bornes pour certains …
Ce n’est pas évident de trouver à rouler, même en tout-terrain, au plus près des cours d’eaux mais c’est une jolie excursion que de remonter le cours d’eau pour le voir évoluer, se réduire, tracer son lit, il y a quelques jolies pépites…

Aujourd’hui, l’aller jusqu’à la source puis vers Laurabuc et ensuite le long du Canal entre Castelnaudary et Villefranche-de-Lauragais aura été à forte dominante off road.
Attention, un tout-droit sur la trace : je suis passé par un endroit non autorisé, à vous de pallier à ça. L’aller se fait au plus près de l’Hers et rive droite en traversant Toulouse. C’est le retour qui suit uniquement le Canal du Midi.

De belles surprises émaillent le circuit : la confluence avec la Garonne (il faut la trouver) est superbe, la traversée de Toulouse passe inaperçue, l’Hers est bien ombragé tout le long, … Une mention particulière pour le village de Saint-Rome, village chargé d’histoire à l’architecture très particulière …

 

 

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Le gibier a bien profité de la pandémie : les lapins sont légion sur le site d’Eurocentre à Castelnau-d’Estrétefonds (ils y ont élu demeure depuis un bon bout de temps, désolé petit lapin blessé, je ne pouvais rien faire pour toi), lièvres, hérons, chevreuils entre Hers et Canal du Midi, etc.

Pourquoi Hers-Mort ? Il y a deux Hers : Le Mort et l’Hers-Vif, affluent de l’Ariège qui prend sa source près du Chioula et qui sera le sujet lui-aussi d’une trace. L’Hers-Vif a gagné ce nom car il est plus long, plus puissant et sans l’alimentation de la Ganguise, l’Hers-Mort le serait vraiment aux périodes les plus chaudes. Ne pas oublier l’Hers-Vieux, lit initial avant les travaux de construction du lit actuel au XVIIIème.

Début de parcours aux portes de la grande agglomération que l’Hers traverse de façon très agréable, notamment entre Castelginest et Launaguet ou en plein Toulouse, on n’a vraiment pas l’impression de se trouver en ville …

L’Hers et le canal du Midi font lit proche sur une bonne distance entre Toulouse et Villefranche-de-Lauragais. On passe le cours de la Ganguise avant le village de Saint-Michel-de-Lanès. Si vous ne connaissez pas ce site et son grand lac, il mérite le détour …
On passe à Salles-sur-L’Hers pour finalement trouver la source entre Fronters-du-Razès et Laurac. Le lit mesure 89,3 km ; la trace pour arriver en vélo, même en Gravel, est plus longue.

 

 

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Passé ce très joli vallon où l’Hers prend sa source, on arrive sur une superbe ligne de crête au niveau de la Pierre Levée, offrant un superbe panorama sur la vallée, les massifs au loin, la motte castrale et le village de Laurac et une magnifique descente hors-piste vers le très joli village de Laurabuc.

 

 

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Je n’ai pas fait halte à Castelnaudary pour y goûter un cassoulet local, cela n’aurait pas été forcément bon pour la suite de la balade et l’heure était passée, un peu casse-jambes … Le port de Castelnaudary est superbe, comme tout le long du Canal du midi. Direction Toulouse pour retrouver l’Hers, fin de boucle, retour aux sources …

 

 

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Vent bien présent : vent d'Ouest assez fort, donc de face sur tout le retour ... Malgré ça, je n’ai pas chômé au retour, quelques cyclos joueurs rencontrés … Toutes mes excuses (sans aucune prétention, face à un VAE débridé, ça ne l’aurait pas fait, quoique, sur 50 bornes …) à ce monsieur en VAE qui roulait avec sa compagne elle aussi en VAE et qui, quand je l’ai doublé, a voulu s’accrocher à ma roue, peut-être pour épater sa compagne, mais sur du plat ou presque plat, un VAE bridé n’ira pas plus vite qu’un exclusivement musculaire …  Ce commentaire n’est absolument pas une critique du vélo à assistance électrique : chacun sa pratique et chacun son plaisir. Et si le VAE permet de mettre plus de monde au vélo, tant mieux !
Sur de la longue, Chilkoot cette année avait organisé une très intéressante version « Muscle vs Electric bikes » de la mythique Blue Train Historic Race Cannes to London, mais le confinement a interrompu l’épreuve. Affaire à suivre ...
Et juste après ça, un autre gars m’accroche, j’ai bien résisté. Et j’ai regardé passer un coursier qui m’a déposé sans que je cherche à rivaliser …

Environ 230 bornes parcourues en tout, je pars de la maison pour ce genre de traces.

La trace : https://www.visugpx.com/yfsEauZJcu

 

 

31 mai 2020

Les 5 lacs 2020

 

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Circuit de presque 100 km ralliant les lacs de Saint-Ferréol, des Cammazes, du Lampy, de La Galaube, de Laprade-Basse, actualisation d’une trace déjà publiée.

Départ sous le barrage de Saint-Ferréol par un superbe sentier le long du Laudot vers Vaudreuille que j’ai fait dans l’autre sens en Gravel la semaine dernière. On monte ensuite dans le massif vers Les Brunels.

Beau circuit alternant piste le long de la rigole de la Montagne Noire, pistes, sentiers, une bonne partie du circuit est à l’ombre. Il présente une grande variété de végétation, de sols, et de superbes panoramas sur le Massif, les vallées, les Pyrénées.
Ce circuit est une excellente façon d’appréhender ce magnifique massif, on roule beaucoup sur piste mais de très bonnes surprises vous attendent … Par contre, un « tout-droit » sur cette trace, il faut passer Vaudreuille et aller chercher Le Capelié pour grimper au niveau de la base de vol à voile. Nous sommes passés sur un chemin privé, à éviter donc.

 

 

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Le petit chemin ... La chanson dans la tête ... Là, il sentait le cèpe ...

Chaque lac a sa « personnalité ». Saint-Ferréol, plus vaste barrage-masse d’Europe à sa construction, aménagé, touristique, qui ne manque pas de cachet avec sa pinède et la rigole qui le borde. Les Cammazes, le plus vaste mais étroit, encaissé, mystérieux. Le Lampy, entouré de bois, buccolique. La Galaube, très prisé par les pêcheurs, juste au-dessus de la prise d’eau d’Alzeau, clé de voûte des prise d’eau de la Montagne Noire imaginées par Riquet pour alimenter son canal. Laprade-Basse, aussi vaste que les Cammazes mais plus ouvert, où la nature a su garder sa place avec ses tourbières à plantes carnivores droseras, site connu dès l’Antiquité puisque les Gallo-Romains y avaient établi un site dédié à l’extraction du minerai de fer et à la métallurgie. Les Montagnès, petit lac très prisé des habitants du bassin de Mazamet.

Sur le retour, passage incontournable à la Croix des Fangasse pour rallier Arfons par un sentier à travers bois en pente assez douce.
Fin du circuit par la Forêt de l'Aiguille et par le chemin des amoureux pour revenir à Saint-Ferréol.

 

 

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Balade faite en bonne compagnie avec Jean-Pierre.

On devait faire les 6 lacs, nous en avons fait 5. Une raison principale à cela : je n’étais pas canne. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai mal dormi les deux dernières nuits, si c’est parce que j’ai eu trop chaud en début de balade, peu importe, il y des jours ou t’as pas de jus, donc tu gères … Jean-Pierre devait aussi étalonner son VTTAE pour savoir combien de bornes il peut faire en gérant lui aussi. Quand je roule avec les potes en VTTAE de la Farfelue, je me dis toujours qu’ils vont régulièrement m’attendre, ce qu’ils font gentiment … Jean-Pierre cherche à économiser au maximum sa batterie, donc il coupe souvent, mais il roule fort quand même, surtout si toi t’as pas de jus. Un signe pour savoir ça : il dodeline sur le vélo … Costaud, le monsieur …
Pour rallier le 6ème lac des Montagnès, vous pouvez récupérer la trace des 6 lacs que j’ai déjà publiée, au retour des Montagnès suivre le GR7 et la forestière si ça ne passe pas.

 

 

 

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La diététique a son importance dans ce genre d’exercice : merci Jean-Pierre pour ce toujours excellent jambonneau « Le Revelois », entreprise traditionnelle de Revel qui propose de très bons produits.

 

La trace : https://www.visugpx.com/feomKc6rki

 

 

 

 

22 mai 2020

Gravel vers Saint-Ferréol (et retour)

 

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J’ai souvent écrit sur la Montagne Noire que j’affectionne particulièrement à VTT, tous les terrains de jeux possibles y sont rassemblés. J’y retournerai d’ailleurs bientôt pour réactualiser ma trace VTT des 6 lacs … Pique-nique en famille prévu aujourd’hui à Saint-Ferréol avec les grands-parents : le COVID rôde encore, il sera facile de respecter la distanciation dans ce superbe site, plaisir de se retrouver, même encore à distance …

Circuit mixte avec de très beaux passages en pur Gravel, on suit d’abord la vallée du Girou et les terres de Riquet, il sera présent tout au long de la journée … On passe dans le très joli vallon du Ruisseau d’En Maux à Lavalette.

 

 

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On passe plusieurs coteaux pour arriver à Caraman, on suit ensuite une très belle ligne de crête (un peu vallonnée …) sur des sentiers de randonnée entre Sègreville, Beauville, Vaux sur le sentier de randonnée « Sur les pas de l’âne de Vaux ».

 

 

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Sur la trace, il y a deux « tout droits », j’ai fait du hors-piste à ces endroits, ça ne passe pas, rejoignez le point suivant par la route ou un autre chemin. La trace traverse quelques cours de ferme, j’ai discuté avec les propriétaires, ça passe sans problème. Dans ces cas-là, je m’arrête toujours pour saluer, discuter.

Pour ce qui est du hors-piste, même si parfois ça tourne ponctuellement à la galère, j'affectionne particulièrement ces passages « Koh-Lanta ». Ce matin, une bonne vingtaine de minutes pour traverser un bosquet très dense rempli d'épineux, une première fois pour vérifier ce qu'il y avait derrière, puis pour revenir en ouvrant le chemin et traversée avec le vélo ... Là, je suis tombé dans un pré avec de superbes chevaux. En Alaric, avec Dominique, pour vérifier une trace, on avait fini en rampant et tirant nos vélos dans le pente et la caillasse sous les buissons
Deux autres passages dans des labours ...

 

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Arrivé aux Cassès, on suit la rigole de la Montagne Noire jusqu'au Lac du Lenclas, rigole qui alimente le Canal du Midi au Seuil de Naurouze. J'y repasserai en fin de journée ...À l’aller, j’ai choisi de monter à Saint-Ferréol par Vaudreuille et arriver sous le barrage par le superbe sentier le long du Laudot.

 

Si vous ne connaissez pas le site des Cassès, ne manquez pas de monter au Mémorial Cathare, rappelant tous les bûchers du Lauragais, placé en 2011 en commémoration des 800 ans du bûcher des Cassès. Le site propose aussi un très beau panorama.
Ce village, avec son château fort, était une place importante qui dépendait du Comté de Toulouse. En 1211, lors de la croisade albigeoise, la cité a été assiégée par Simon de Montfort et son armée. Prise au piège, la garnison négocia sa liberté en échange des hérétiques qu’elle accueillait. Après avoir converti une cinquantaine d’entre eux, les évêques menant cette croisade, laissèrent le sort des nombreux derniers hérétiques aux mains de l’armée qui les brûlèrent vifs.

Par la suite, on rasa toutes les fortifications ainsi que le château. Ce dernier sera reconstruit par le Comte de Toulouse, et en 1235 on y plaça les inquisiteurs pour chasser les derniers hérétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour la petite histoire, ce barrage construit par Riquet entre 1667 et 1672 et le premier barrage-masse de cette importance en Europe.

Le retour en fin de journée, entre chien et loup, suit le Rigole de la Montagne Noire avant de grimper sur les coteaux du Lauragais du côté de Montégut-Lauragais. Passage à Montgey, Mouzens, Auriac-sur-Vendinelle, Albiac, Francarville, et un peu de relief, avant de retrouver la vallée du Girou … La descente de Saint-Ferréol sur Revel est assez technique, caillouteuse …

La rigole de la Montagne Noire est très agréable, ombragée sur toute sa longueur, propices à des balades familiales. Le Lac du Lenclas est un excellent point de départ.

 

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Cette balade offre de superbes vues sur les coteaux, la Montagne Noire, les Pyrénées, les villages sont pittoresques, les châteaux nombreux. Un site très pittoresque est la grotte-église de Mouzens, elle n’a pas la taille de celle de Lourdes et n’en a pas non plus la fréquentation, ce qui est très bien …

Boucle longue et malgré tout assez exigeante : du vrai offroad, quelques coups de cul, du dénivelé, du technique, un peu de gras et surtout sur les chemins non balisés (et il y en a beaucoup), les herbes hautes et très denses qui m’ont obligé plusieurs fois à descendre de vélo, pousser, enlever les herbes prises dans la cassette et le dérailleur.
Je viens de faire deux gros trucs en peu de jours, je voulais me tester, c’est pas mal même si ça a fait mal aujourd’hui après 150 bornes … Plus de 180 bornes pour sortir cette trace « nettoyée » …Tu débranches tout et tu mets le pilote automatique … La semaine prochaine sera beaucoup plus « light » …

La chanson dans la tête : « Colore » des Innocents ce matin et « La belle vie » de Sacha Distel … Ô la belle vie, Sans amour, Sans soucis, sans problèmes…

 

La trace : https://www.visugpx.com/qWt6fwnPHG