10 mai 2020

Gravel touristique in Toulouse

 

Réédition d'un message déjà publié, coronavirus oblige ...

 

 

 

Petit circuit touristique dans Toulouse entre Garonne et Canal du Midi.

Je redécouvre ma ville en vélo, un peu de tourisme aujourd’hui en famille et amis avec Patrick, Sylvie, Bastien, Maxime et Stéphanie.
Je suis passé plusieurs fois récemment dans l’agglomération à l’occasion de mes gps drawings, j’avais envie de faire une balade touristique dans Toulouse en vélo. Deux sites particuliers en extrémités de parcours, petits paradis de verdure et une page de l’histoire de la ville : les îles du Ramier et les bassins des Filtres.

 

 

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J’ai déjà écrit récemment sur les bassins des Filtres, les îles du Ramier où sont bâtis le Stadium, la cité universitaire Daniel Faucher (le première de Toulouse, bâtie sur pilotis, inspirée de Le Corbusier), la piscine Nakache, le Casino, ont aussi abrité des poudrières dès le XVIIème siècle.
Des installations perdurent encore pour le canoë-kayak, et c’est au niveau de ce bras de Garonne que se trouve un parcours tout-terrain très ludique. Le coin était fréquenté jusqu’à peu de façon un peu particulière mais il vaut le détour et est très dépaysant, nous sommes pourtant bien en ville …

 

 

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Nous avons ensuite longé la Garonne par la piste cyclable de la rive gauche jusqu’à la Prairie des Filtres qui était autrefois habitée. Les crues successives de la Garonne ont découragé les habitants et le lieu est devenu un espace vert. Cet espace doit son nom aux galeries filtrantes utilisées pour purifier l'eau boueuse pompée dans la Garonne et amenée ainsi assainie jusqu'au château d'eau de Toulouse. Les bassins des Filtres que nous rallierons ensuite avaient aussi cette fonction d’assainissement de l’eau du fleuve pour alimenter la ville.
La Prairie des Filtres accueillit aussi en 1907 les premiers matchs du Stade Toulousain.
Elle a aussi été très fréquentée de nuit …

 

 

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Nous avons continué rive gauche jusqu’au Pont des Catalans en passant par les anciens Abattoirs et La Grave pour rouler rive droite jusqu’aux bassins des Filtres qui relient la Garonne à l’Embouchure. Ce coin est un petit havre de verdure qui mérite d’être protégé mais qui est menacé par les promoteurs …

 

 

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L’eau était aussi une des thématiques de la balade, nous avons ensuite longé le canal de Brienne pour rentrer dans le vieux Toulouse : Quartier Arnaud Bernard, Saint-Sernin, Capitole, quais de la Daurade, Ozenne, Saint-Étienne, Rue Alsace Lorraine, Square Wilson, Ramblas, Canal du Midi, Saint-Aubin.
L’aménagement des Ramblas est terminé, une sorte de retour aux sources puisque ces allées étaient autrefois piétonnes. Cette jolie avenue arborée, desservie par le tramway, était très animée. La foire internationale y fut même organisée en 1941. C’est dans les années soixantaine qu’a surgi la quatre-voies aujourd’hui disparue, avec les buildings (toujours là eux) et les voitures (moins présentes).
Jolie balade dans la ville rose, en bonne compagnie.

 

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Petite pause gourmande au Café Albert, institution sur la Place du Capitole, merci Patrick !

 

La trace : https://www.visugpx.com/oJqpKnAspH

 

 

 

 


07 mai 2020

Pleasant, knitted and secure Gravel velotaffing

 

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Un peu de plaisir avant et après des journées très chargées (là, je ne parle pas des sacoches).

Du vrai Gravel avec de vraies portions tout-terrain qui secouent bien : excellent test pour mes sacoches Tailfin qui ont bien supporté les chocs, test beaucoup moins concluant pour la pomme que j’avais prévue en dessert … Ce matin, je n’ai pas pris de précaution particulière pour la ranger : dans le petit sac dédié avec la gamelle à réchauffer … À l’arrivée à l’école, de la compote …

Une très jolie trace qui tricote sur les coteaux entre Castelmaurou et Saint-Sauveur … Dans le jargon des facteurs, tricoter est une façon de distribuer le courrier : en allant d’un numéro à l’autre en traversant chaque fois la rue plutôt que de faire tout un côté et de faire l’autre sur le retour … Regardez la trace si vous ne comprenez pas …

De très jolis sentiers (des singles !) et un beau raidillon entre Bruguières et Saint-Sauveur … La Montagnette dans le « bon » sens (celui où tu ne tires pas la langue) … J’ai encore découvert des chemins … Pourtant … Un peu de dénivelé aussi …

 

La trace : https://www.visugpx.com/QBBug5imc4

 

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05 mai 2020

Gravel (ou VTT) autour de l’étang de Leucate-Salses

 

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Départ ce jour-là de Port-Leucate pour passer au Grau de Leucate et son village ostréicole pittoresque et ses restaurants de dégustations de produits de l’étang et de la mer, nous avons testé Le Petit Bigorneau, endroit très sympa.

 

 

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La trace rejoint Leucate-Plage pour ensuite monter sur les falaises pour aller rejoindre le phare par un sentier en escaliers … Là-haut, dépaysement garanti avec un petit air de calanques … De jolis sentiers traversent ce petit massif au milieu des anciens champs bordés de murs de pierre. Ces sentiers sont caillouteux, à piloter « léger » en Gravel … Le circuit peut aussi se faire en VTT, les portions goudronnées sont raccourcies au maximum.

 

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Le circuit passe ensuite à La Franqui, vue sur le site des Coussoules, base de char à voile et sports à voiles et de glisse.
On borde l’étang de La Palme pour revenir tout au bout de l’étang de Leucate-Salses.

 

 

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Incursion dans les vignes de Fitou pour monter ensuite dans la garrigue et la caillasse sur les hauteurs au-dessus de Port-Fitou, un petit goût de Corbières …
N’essayez pas de descendre à Port-Fitou, le village a été privatisé … Superbe panorama sur l’étang et sur les massifs des Albères et du Canigou. Un peu de dénivelé donc puisqu’on passe à un peu plus de 150 mètres pour profiter de ces superbes vues.

Le circuit passe ensuite au superbe site de la forteresse de Salses-le-Château, visite incontournable, ce site est vraiment unique, cette forteresse était espagnole, l’archtecture est vraiment particulière.

 

 

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Le circuit suit ensuite au plus près la rive de l’étang : cabanes de l’anse de la Roquette, passage à la très jolie chapelle de Garrieux, etc. De très jolis sites traversés, entre étang et marais. Nombreux échassiers, toujours aussi méfiants de la gente bipède.

On longe ensuite le terrain militaire de Saint-Laurent-de-la-Salanque, spot de kite-surf et de planche à voile. On arrive au bout de l’étang. Attention : un passage peut-être pas forcément autorisé mais pas privé après cette zone avec un passage au bord d’un grillage, vous pouvez l’éviter en prenant à droite après le terrain militaire pour aller vers Saint-Laurent-de-la-Salanque, couper vers le Mas Pagnon, puis vers les berges de l’Agly pour rejoindre Le Barcarès.

Passage à Port-Barcarès, vous pouvez pousser jusqu’au Lydia, ce bateau échoué symbole de ce site.

 

 

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Le circuit passe à Port-Leucate par un lieu insolite à découvrir : un petit lac entre lotissements, route très passante, zones de loisirs … Ce petit lac est peuplé de nombreuses tortues d’eau douce Cistudes, très jolies et très curieuses … Site à protéger et respecter, ces tortues sont à protéger, notamment de la tortue de Floride, véritable fléau car très invasif, importé par l’homme …

Merci à Claudine et Henri de nous avoir permis de passer quelques jours là.

 

 

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La trace : https://www.visugpx.com/giLMUE7gNk

 

Voir aussi l’album photo dédié.

 

Le vélo, d’autant plus quand il peut s’affranchir du goudron posé par l’homme, permet une approche touristique très intéressante et respectueuse de l’environnement de n’importe quel lieu. Il suffit de se laisser aller à la promenade au grè des possibilités offertes, même si de temps en temps on doit marcher, pousser, porter ou faire demi-tour (aujourd’hui, par exemple, j’aurai parcouru 75 km pour sortir cette trace de 63 km). Il permet aussi d’accéder à des sites pittoresques ou peu fréquentés, d’avoir de jolies surprises, d’avoir un contact direct avec la nature quand celle-ci réussit à faire respecter ses droits. Par cette démarche de dévouverte, j'ai pu souvent passer dans des coins peu fréquentés, superbes, et même peu connus des habitués ou des habitants du coin.
Il  suffit d'accepter de lever la tête du guidon, de ne pas regarder le chrono, le capteur de fréquence de pédalage (je n'en ai ni n'en veux), de ne pas soucier d'un éventuel KOM sur Strava, etc. Le même plaisir qu'une randonnée pédestre, sur une plus longue distance et peut-être avec plus de jeu si le terrain s'y prête ...

 

 

26 avril 2020

Gravel autour de Toulouse

 

 

 

 

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140 km autour de Toulouse (160 pour sortir cette trace), de coteaux à d’autres, puis le long de la Garonne.

Sur les 70 premiers kilomètres, les quelques portions de goudron se font oublier au profit des portions gravel ou tout-terrain avec quelques belles pépites … De nombreuses portions sont ombragées.
Le circuit rallie les coteaux du Girou, terres de Riquet, aux coteaux du Lauragais à Donneville, en passant par Lavalette, Mons, Flourens, Aigrefeuille, Sainte-Foy d’Aigrefeuille, Odars, Saint-Lautier, un peu de dénivelé donc à passer …
Ensuite le circuit part sur les magnifiques coteaux du Lauragais par le GR 653 ou des circuits balisés pour suivre les berges de l’Ariège et rejoindre le confluent avec la Garonne que l’on ne va plus quitter jusqu’à Gagnac-sur-Garonne. D'ailleurs, ces coteaux entre Toulouse Pech-David et Montgiscard sont tout simplement superbes à fréquenter en randonnée ou en vélo ...

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Du goudron entre Lacroix-Falgarde et Toulouse par le Chemin des Étroits assez fréquenté par le gente automobile, la traversée de Toulouse le long de la Garonne est superbe, attention les quais du centre ville ne sont pas forcément cyclables.

Toulouse, c’est grand, c’est beau, c’est souvent en travaux. La cyclable le long des quais rive droite entre le Pont des Catalans et Blagnac était en travaux, bon fléchage vélo mis en place pour pallier à cela.

Toulouse, c’est grand. Quelques campements le long de la Garonne entre Empalot et Saint-Michel, pas forcément des migrants, pas non plus des clodos, pas non plus des voyous, des familles avec enfants, voiture, deux ou trois vieilles caravanes ou sous tentes ou abris bricolés … Des enfants souriants, cela va sans doute être plus dur l’hiver, les bidonvilles ne sont plus aux portes des agglomérations. Par contre, je n’ose pas imaginer la situation si la Garonne devait être en grosse crue …

 

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Le circuit redevient tout-terrain à Blagnac, superbe trace qui suit la rive gauche de la Garonne jusqu’à Beauzelle, puis après Seilh jusqu’à la passerelle de Gagnac.
Goudron ensuite pour rejoindre Saint-Jory et Saint-Sauveur.
Très jolis passages dans les bois de Cépet, Labastide-Saint-Sernin, Lapeyrouse-Fossat pour terminer le long du Girou.

Bug … J’aime prendre des photos et les publier sur ce blog, sans prétention. Bug : du côté de Goyrans, je sors l’appareil, le compartiment batterie-carte SD s’ouvre, la carte sort, je la remets, toutes les photos prises précédemment sont effacées, dommage, je m’étais appliqué … La boîte à images et souvenirs naturelles, elle, a bien fonctionné. À vous d’en prendre plein les mirettes si vous suivez cette trace … De superbes lieux s’offrent au regard, il faut les gagner aussi, le dénivelé est conséquant sur les 70 bornes ralliant Lacroix-Falgarde puis en fin de parcours, les terrains sont vraiment hors-pistes …

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Un peu dur aujourd’hui, le pilote a souffert …

La trace : https://www.visugpx.com/8HW6zJP6vF

 

 

04 avril 2020

Un peu de temps sur le vélo …

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron … Tellement dans mon truc, dans ma bulle dès le départ, que je ne reconnais pas Philippe qui a eu la gentille idée de se poster au premier pont suivant pour m'encourager ...
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fougue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 


08 février 2020

Origines

 

 

Je l’ai déjà écrit : le vélo de garnotte, bien au-delà d’un coup marketing et même si les marques s’y sont mises et le marché s'est bien développé, permet un véritable retour aux sources.

Le vélo dans son évolution commerciale a été démultiplié, hyperspécialisé : un vélo pour chaque pratique, dirt, slopestyle, cyclocross, rando, XC-country, piste, fixie, VTC (là il y a eu un sacré coup de marketing pour un truc bidon) BMX de race, BMX de dirt, descente, enduro, freeride, et j’en passe …
Le monde commercial du cyclisme est revenu un peu en arrière dans cette course à la spécialisation, le Gravel y contribue.
J’ai encore deux vélos (et un tandem mais là par contre c’est vraiment particulier) : mon bon vieux VTT en 26 pouces (avec quand même un peu de titane et deux suspensions) et mon vélo de garnotte. Certaines sorties que je peux faire nécessitent quand même l’utilisation du VTT (demain par exemple, je pars un faire un grand tour de l’Alaric au départ de Carcassonne pour quelques bonnes heures et la caillasse qui m’y attend nécessite la sortie de mon Titus) mais je roule maintenant plus souvent et plus longtemps avec le Gravel.

 

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Retour aux sources : quand je prends mon Gravel, une multitude d’images viennent à mon esprit. Je pense à la première montée du Tourmalet par le Tour de France 1910 lors de l’étape Luchon-Bayonne (l’étape des « assassins », 325 km avec les cols du Peyresourde, de l'Aspin, du Tourmalet et de l'Aubisque) et la victoire d’Octave Lapize.
Je vous recommande d’ailleurs ce site qui s’intéresse au passages du Tour de France dans les Hautes-Pyrénées :

http://sports.loucrup65.fr/tour1910.htm

 

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Je pense aussi aux premiers cyclos et leurs randonneuses qui roulaient sur tous revêtements, aux cyclomuletiers, au Stradde Bianche, aux cyclocrossmen, au Rough stuff fellowship qui se revendique le plus ancien club cycliste off-road mais son essence est bien ailleurs ( https://www.rsf.org.uk/ ), etc.

 

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Il n’y a rien de vintage ou passéiste : les vélos ont évolué technologiquement même si beaucoup de choses ont été inventées ou au moins pensés il y a bien longtemps (je pense au génial Léonard ou aux principes de suspensions, de démultiplication, qui ont été améliorés, parfois même révolutionnés avec le progrès).

Je pense tout simplement à faire du vélo sans me poser la question de savoir sur quel vélo je roule.

Et je viens de tomber très récemment, grâce à un article sur Bike café, excellent blog que je consulte régulièrement, sur Origines Aventures et Nature qui défend cette vélosophie et propose des aventures particulières : raid en semi-autonomie, ni balisage ni chrono mais la trace à disposition, nombre de participants très limité, coût d’inscription minimaliste.

Allez voir le site :

https://originesaventures.wixsite.com/raids

Je me suis inscrit au Gravier Tour Monts d’Orb d’avril, une belle journée en perspective dont je ne manquerai pas de vous parler …

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19 janvier 2020

Gravel hivernal

Aujourd’hui, j’avais prévu un peu de distance à dominante route avec quelques portions de garnotte.
Finalement, j’aurai fait un peu de distance avec beaucoup de garnotte et un peu de relief. Mais je n’ai pas d’objectif précis quant à ces données quand je roule, je pars plutôt sur une durée.

Les terrains sont encore bien gras, je voulais tester tous les chemins ou traces au soleil que j’allais rencontrer (que je connaissais ou non, j’en découvre encore, grâce au Gravel) sur mon circuit prévu.
J’entame donc ma balade par les bords du Girou entre Garidech et Gragnague, sur du chemin gravillonneux propre.

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Je passe saluer Monsieur Riquet ou en tout cas sa belle demeure, bien restaurée. Je pars ensuite vers Verfeil et vois un chemin agricole bien dégagé, au soleil. J’avais une fois, il y a bien longtemps, essayé de m’y engager mais il donnait dans un champ. Là, il semblait continuer vers une bâtisse un peu plus loin qui est desservie par un autre chemin intéressant.

 

 

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Je m’engage alors, c’est au soleil, pas trop gras … Je vois un passage humide, je me dis « Je passe doucement, je ne salis pas … ». L’humide peut-être profond … Je passe et tapisse le vélo et le cuissard …

Je me dis donc que puisque qu’il va falloir laver le vélo, je vais changer de programme pour partir sur du Gravel quasi-exclusif …

 

 

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Je descends donc vers Verfeil, remonte sur le coteau par les sentiers de randonnée, pars vers Le Ramel, coupe par des chemins et du relief vers Garrigue, vais chercher les chemins vers Lugan et me dirige vers Saint-Jean-de-Rives par les chemins communaux puis vers Saint-Sulpice. Là, je suis des chemins agricoles proches de l’autoroute, m’offre un petit passage hors-piste comme je les aime (c’est pour cela que je ne publie pas la trace du circuit du jour, il faudra que je revoie ma copie et que je vérifie deux passages …) puis repars vers Roquesérière pour terminer la balade par les chemins de randonnée vers Montastruc.

Très belle boucle Gravel, 75 bornes pour plus de 700 de D+ sur des terrains variés, avec même 2 singles dont un dans les bois, circuit vallonné qui offre de superbes vues sur les Pyrénées, les coteaux environnants, la vallée de l’Agout.

L’hiver est là, les feuillus ont perdu leur habit, les sols agricoles ont été retournés, les agriculteurs préparent la terre. Mais le vert est bien présent et éclatant.

 

 

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De temps en temps, j’aime bien mettre en avant le matériel que j’utilise, que j’en sois content ou non. J’ai roulé aujourd’hui avec ma veste Café du cycliste Simone que j’avais déjà testée. La température en début de sortie oscillait autour de 10/12 °C. À l’abri et au soleil, on peut gagner quelques degrés, j’ai donc opté pour la veste seule sans sous-couche, j’ai pris la sous-couche dans mon sac au cas où. Un petit vent était présent, il ne faiblira pas et même soufflera pas mal …
Cette veste remplit très bien son rôle : elle est très respirante, ça surprend un peu de prime abord, on sent un peu de fraîcheur. Mais elle régule très vite et je n’ai pas eu froid malgré le vent insistant.
Très beau produit, très joliment fini, attention juste au chiné, il faut éviter les branchages, le fil peut être tiré.

 

08 décembre 2019

GPS drawing : cœur vers le Tarn

Boucle spéciale Téléthon faite aujourd’hui, boucle en forme de cœur, parcours du cœur, exercice du cœur, exercice sportif, gratuit (j’ai fait un don), anonyme, pour ceux qui ont des difficultés à pratiquer le sport mais qui, c’est sûr, aimeraient tant. Heureusement, des bénévoles sont là pour partager avec eux ... Le Téléthon chaque année met aussi la lumière sur ces bénévoles. Certains équipements ayant d'ailleurs un certain coût mais quand on voit le plaisir partagé, cela n'a pas de prix.

 

 

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Départ sous la grisaille, Pyrénées bien dégagées, soleil présent ensuite, puis la météo annoncée n’avait rien de réjouissant et effectivement la pluie et le vent ont été bien présents sur la fin … Comme on dit, j'ai bien ramassé pendant une bonne heure ... Rincé ...

 

 

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Parcours romantique ? J’ai dessiné cette trace cordiforme, boucle cyclo, un peu écorchée mais la forme est respectée. Et pour arriver à obtenir ce dessin, j’ai dû emprunter quelques portions de départementales plus fréquentées. Mais un dimanche et aux horaires auxquels je suis passé, je n’ai pas eu de souci question circulation.
J’ai donc laissé de côté un de mes principes de chercher toujours les petites routes mais le contraste entre les petites routes trouvées et les plus larges étant plus accentué avec ce circuit, j’ai apprécié encore plus les passages sur ces petites routes.

 

 

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Romantique ?
Je pense que les poètes romantiques, de Baudelaire à de Vigny, en passant par Hugo ou de Nerval, n’auraient pas rechigné à enfourcher la petite reine pour musarder, chercher l’ispiration dans les campagnes de l’époque.
Ma trace n’a en fait pas prétention à romantisme, j’ai voulu m’amuser à dessiner ce cœur un peu écorché, qui peut amener à rêverie par certains coins traversés, contrat donc rempli malgré tout …

Des lieux dont j’aime la consonnance : Poudéous, Lacougotte-Cadoul, Saint-Paul-Cap-de-Joux, Damiatte, Moulayrès, La Galinette …

 

La trace :

https://www.visugpx.com/Ek2xukjhme

 

16 novembre 2019

Gravel automnal du côté de Garidech

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L’automne est là et avec ce qu’il est tombé, les terrains sont bien gras. Activité VTT mise en veille (je veux bien ramasser de la gadoue mais pas sur des terrains que je connais particulièrement bien et qui sont tellement agréables secs) mais quand même toujours l’envie de rouler sur des terrains variés.
Avec la météo actuelle, si on veut sortir le week-end, il faut y aller dès que c'est découvert, ce que j'ai fait ce matin et j'ai eu droit à quelques rayons de soleil, averses cet après-midi, demain ? 
Boucle mixte à dominante bitumée au départ de Garideh vers Paulhac, forêt de Buzet, Roquesérière, Montpitol, Bonrepos-Riquet, Gragnague. Je ne me suis éternisé dans le forêt de Buzet et me suis contenté de la piste principale car il y avait une chasse en cours …
Les chemins empruntés sont des pistes à dominante gravier. Un joli coup de cul en début de circuit (c’est volontaire), il y a de jolis points de vues sur les coteaux environnants ou les Pyrénées déjà bien enneigées.
Circuit de saison, j'ai déjà publié des traces VTT ou Gravel sur ces secteurs quasi-excusivement allroads.

Et ce vert ! C’est l’automne, on pourrait croire que la nature perd ses couleurs mais avec ce qu’il est tombé les herbes sont bien grasses et d’un vert éclatant …

 

 

 

 

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La trace : https://www.visugpx.com/yVMkQKy4TH

 

 

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09 novembre 2019

Cyclo vers le Tarn

L’automne est là et avec ce qu’il est tombé récemment, les terrains sont plutôt gras et par chez nous, la terre colle …
Bonne fenêtre météo ce matin, soleil au rendez-vous, il faut en profiter !

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Belle boucle sur bitume vers le Tarn, du côté de Viterbe, Bazis, Damiatte, Moulayrès, Fiac. Mais du bitume avec un peu d’herbe au milieu de la chaussée et quelques trous, c’est ce que je recherche, des petites routes peu fréquentées …
Très joli coin avec pas mal de sentiers balisés et des possibiltés plus Gravel ou VTT (vers Graulhet et Briatexte aussi), des bois, des pâturages, des champs, et surtout du relief, c’est très vallonné, de jolis pentes parsèment le circuit, de beaux panoramas s’offrent à la vue pour peu qu’on flâne un peu, de quoi aussi se faire plaisir en descente, les routes sont sinueuses, pilotage à affiner … Quand même près de 4000 m de dénivelé cumulé (la moitié donc en D+) pour 110 bornes …

L’automne a pris ses quartiers, la lumière peut être superbe en cette saison et la nature pleine de couleurs avant que les feuilles tombent.

Merci à Christine et Bernard pour la halte à midi et le repas requinquant accompagné (avec modération, il faut repartir après) d’un très bon blanc sec du Domaine du Château Bel Êvêque, terres de Pierre Richard à Gruissan, coin que j’affectionne moi aussi particulièrement …

La trace : https://www.visugpx.com/mTpFLm7FWK

Trace retravaillée pour la rendre cyclo, j’ai quand même pu faire une peu de Gravel sur des chemins bien exposés et donc assez secs. En fait, j’ai plus ramassé de crasse sur certaines portions de route à l’ombre et à l'humidité que sur ces portions …

 

Je reparle de cette belle monture qui m’accompagne dans mes sorties de garnotte ou sur bitume, mon STIFF Gravel.
C’est gratuit, je ne suis pas rémunéré pour ça, je n’ai pas payé mon vélo moins cher non plus et c’est très bien comme ça, mon jugement peut donc être objectif : les petits nordistes de STIFF ont conçu de belles machines !
Mon Gravel a fait ses preuves sur du tout-terrain, je l’ai bien poussé, je l’ai bien secoué, il n’a pas bronché.
Et sur route, il n’est pas en reste. Les gros pneus ne posent aucun problème sur route quant au rendement. D’ailleurs même les coursiers roulent larges, en 25 voire en 28, même si c’est loin du 40 que j’ai sur mon vélo que j'ai monté avec les excellents IRC Boken très polyvalents grâce à leur bande de roulement avec ses petits picots et des crampons suffisamment prononcés sur les côtés pour avoir une très bonne accroche latérale sur tous les terrains. Rendement et confort sont au rendez-vous avec ces pneus. Et le montage est aisé.
Le vélo envoie bien quand tu appuies sur les pédales, pas besoin de longues analyses pour le constater.

Ce vélo, comme mon fidèle Titus, je n’en verrai pas les limites, c’est dans mon cas le pilote qui montre ses limites, c’est ce que je recherchai d’ailleurs quand j’ai acquis et équipé ces deux belles machines, je ne peux pas en être déçu, je n’ai pas pu les mettre en défaut. Quoi demander de plus …

Le site STIFF bicycles factory : https://www.stiffbicycles.com/fr/accueil/

Et une petite dédicace au roi Eddy, j’ai horreur de porter des noms de marques sur mes habits, même si c’est difficile d’éviter ça et même si j’ai de l’affection pour une marque au renard (mon premier titane était d'ailleurs un Muddy Fox), c’est vrai quand même que nous sommes un peu couillons de payer pour porter des fringues siglées, on devrait payer moins cher ou toucher quelques centimes ou quelques euros à chaque fois qu’on met un vêtement avec 3 bandes, une virgule, un gros O ovale, un D et G entrelacés, un L et un V, etc. Plus le sigle est visible, plus tu payes … Hommes sandwiches bénévoles … J’ai donc roulé aujourd’hui de plein gré et volontairement pour une marque de cochonaille, dont le maillot cycliste havane (ma version est trop orange d’ailleurs) est entré dans l’histoire du cyclisme.

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