18 février 2020

Gravel touristique in Toulouse

 

Petit circuit touristique dans Toulouse entre Garonne et Canal du Midi.

Je redécouvre ma ville en vélo, un peu de tourisme aujourd’hui en famille et amis avec Patrick, Sylvie, Bastien, Maxime et Stéphanie.
Je suis passé plusieurs fois récemment dans l’agglomération à l’occasion de mes gps drawings, j’avais envie de faire une balade touristique dans Toulouse en vélo. Deux sites particuliers en extrémités de parcours, petits paradis de verdure et une page de l’histoire de la ville : les îles du Ramier et les bassins des Filtres.

 

 

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J’ai déjà écrit récemment sur les bassins des Filtres, les îles du Ramier où sont bâtis le Stadium, la cité universitaire Daniel Faucher (le première de Toulouse, bâtie sur pilotis, inspirée de Le Corbusier), la piscine Nakache, le Casino, ont aussi abrité des poudrières dès le XVIIème siècle.
Des installations perdurent encore pour le canoë-kayak, et c’est au niveau de ce bras de Garonne que se trouve un parcours tout-terrain très ludique. Le coin était fréquenté jusqu’à peu de façon un peu particulière mais il vaut le détour et est très dépaysant, nous sommes pourtant bien en ville …

 

 

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Nous avons ensuite longé la Garonne par la piste cyclable de la rive gauche jusqu’à la Prairie des Filtres qui était autrefois habitée. Les crues successives de la Garonne ont découragé les habitants et le lieu est devenu un espace vert. Cet espace doit son nom aux galeries filtrantes utilisées pour purifier l'eau boueuse pompée dans la Garonne et amenée ainsi assainie jusqu'au château d'eau de Toulouse. Les bassins des Filtres que nous rallierons ensuite avaient aussi cette fonction d’assainissement de l’eau du fleuve pour alimenter la ville.
La Prairie des Filtres accueillit aussi en 1907 les premiers matchs du Stade Toulousain.
Elle a aussi été très fréquentée de nuit …

 

 

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Nous avons continué rive gauche jusqu’au Pont des Catalans en passant par les anciens Abattoirs et La Grave pour rouler rive droite jusqu’aux bassins des Filtres qui relient la Garonne à l’Embouchure. Ce coin est un petit havre de verdure qui mérite d’être protégé mais qui est menacé par les promoteurs …

 

 

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L’eau était aussi une des thématiques de la balade, nous avons ensuite longé le canal de Brienne pour rentrer dans le vieux Toulouse : Quartier Arnaud Bernard, Saint-Sernin, Capitole, quais de la Daurade, Ozenne, Saint-Étienne, Rue Alsace Lorraine, Square Wilson, Ramblas, Canal du Midi, Saint-Aubin.
L’aménagement des Ramblas est terminé, une sorte de retour aux sources puisque ces allées étaient autrefois piétonnes. Cette jolie avenue arborée, desservie par le tramway, était très animée. La foire internationale y fut même organisée en 1941. C’est dans les années soixantaine qu’a surgi la quatre-voies aujourd’hui disparue, avec les buildings (toujours là eux) et les voitures (moins présentes).
Jolie balade dans la ville rose, en bonne compagnie.

 

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Petite pause gourmande au Café Albert, institution sur la Place du Capitole, merci Patrick !

 

La trace : https://www.visugpx.com/oJqpKnAspH

 

 

 

 


08 février 2020

Origines

 

 

Je l’ai déjà écrit : le vélo de garnotte, bien au-delà d’un coup marketing et même si les marques s’y sont mises et le marché s'est bien développé, permet un véritable retour aux sources.

Le vélo dans son évolution commerciale a été démultiplié, hyperspécialisé : un vélo pour chaque pratique, dirt, slopestyle, cyclocross, rando, XC-country, piste, fixie, VTC (là il y a eu un sacré coup de marketing pour un truc bidon) BMX de race, BMX de dirt, descente, enduro, freeride, et j’en passe …
Le monde commercial du cyclisme est revenu un peu en arrière dans cette course à la spécialisation, le Gravel y contribue.
J’ai encore deux vélos (et un tandem mais là par contre c’est vraiment particulier) : mon bon vieux VTT en 26 pouces (avec quand même un peu de titane et deux suspensions) et mon vélo de garnotte. Certaines sorties que je peux faire nécessitent quand même l’utilisation du VTT (demain par exemple, je pars un faire un grand tour de l’Alaric au départ de Carcassonne pour quelques bonnes heures et la caillasse qui m’y attend nécessite la sortie de mon Titus) mais je roule maintenant plus souvent et plus longtemps avec le Gravel.

 

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Retour aux sources : quand je prends mon Gravel, une multitude d’images viennent à mon esprit. Je pense à la première montée du Tourmalet par le Tour de France 1910 lors de l’étape Luchon-Bayonne (l’étape des « assassins », 325 km avec les cols du Peyresourde, de l'Aspin, du Tourmalet et de l'Aubisque) et la victoire d’Octave Lapize.
Je vous recommande d’ailleurs ce site qui s’intéresse au passages du Tour de France dans les Hautes-Pyrénées :

http://sports.loucrup65.fr/tour1910.htm

 

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Je pense aussi aux premiers cyclos et leurs randonneuses qui roulaient sur tous revêtements, aux cyclomuletiers, au Stradde Bianche, aux cyclocrossmen, au Rough stuff fellowship qui se revendique le plus ancien club cycliste off-road mais son essence est bien ailleurs ( https://www.rsf.org.uk/ ), etc.

 

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Il n’y a rien de vintage ou passéiste : les vélos ont évolué technologiquement même si beaucoup de choses ont été inventées ou au moins pensés il y a bien longtemps (je pense au génial Léonard ou aux principes de suspensions, de démultiplication, qui ont été améliorés, parfois même révolutionnés avec le progrès).

Je pense tout simplement à faire du vélo sans me poser la question de savoir sur quel vélo je roule.

Et je viens de tomber très récemment, grâce à un article sur Bike café, excellent blog que je consulte régulièrement, sur Origines Aventures et Nature qui défend cette vélosophie et propose des aventures particulières : raid en semi-autonomie, ni balisage ni chrono mais la trace à disposition, nombre de participants très limité, coût d’inscription minimaliste.

Allez voir le site :

https://originesaventures.wixsite.com/raids

Je me suis inscrit au Gravier Tour Monts d’Orb d’avril, une belle journée en perspective dont je ne manquerai pas de vous parler …

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19 janvier 2020

Gravel hivernal

Aujourd’hui, j’avais prévu un peu de distance à dominante route avec quelques portions de garnotte.
Finalement, j’aurai fait un peu de distance avec beaucoup de garnotte et un peu de relief. Mais je n’ai pas d’objectif précis quant à ces données quand je roule, je pars plutôt sur une durée.

Les terrains sont encore bien gras, je voulais tester tous les chemins ou traces au soleil que j’allais rencontrer (que je connaissais ou non, j’en découvre encore, grâce au Gravel) sur mon circuit prévu.
J’entame donc ma balade par les bords du Girou entre Garidech et Gragnague, sur du chemin gravillonneux propre.

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Je passe saluer Monsieur Riquet ou en tout cas sa belle demeure, bien restaurée. Je pars ensuite vers Verfeil et vois un chemin agricole bien dégagé, au soleil. J’avais une fois, il y a bien longtemps, essayé de m’y engager mais il donnait dans un champ. Là, il semblait continuer vers une bâtisse un peu plus loin qui est desservie par un autre chemin intéressant.

 

 

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Je m’engage alors, c’est au soleil, pas trop gras … Je vois un passage humide, je me dis « Je passe doucement, je ne salis pas … ». L’humide peut-être profond … Je passe et tapisse le vélo et le cuissard …

Je me dis donc que puisque qu’il va falloir laver le vélo, je vais changer de programme pour partir sur du Gravel quasi-exclusif …

 

 

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Je descends donc vers Verfeil, remonte sur le coteau par les sentiers de randonnée, pars vers Le Ramel, coupe par des chemins et du relief vers Garrigue, vais chercher les chemins vers Lugan et me dirige vers Saint-Jean-de-Rives par les chemins communaux puis vers Saint-Sulpice. Là, je suis des chemins agricoles proches de l’autoroute, m’offre un petit passage hors-piste comme je les aime (c’est pour cela que je ne publie pas la trace du circuit du jour, il faudra que je revoie ma copie et que je vérifie deux passages …) puis repars vers Roquesérière pour terminer la balade par les chemins de randonnée vers Montastruc.

Très belle boucle Gravel, 75 bornes pour plus de 700 de D+ sur des terrains variés, avec même 2 singles dont un dans les bois, circuit vallonné qui offre de superbes vues sur les Pyrénées, les coteaux environnants, la vallée de l’Agout.

L’hiver est là, les feuillus ont perdu leur habit, les sols agricoles ont été retournés, les agriculteurs préparent la terre. Mais le vert est bien présent et éclatant.

 

 

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De temps en temps, j’aime bien mettre en avant le matériel que j’utilise, que j’en sois content ou non. J’ai roulé aujourd’hui avec ma veste Café du cycliste Simone que j’avais déjà testée. La température en début de sortie oscillait autour de 10/12 °C. À l’abri et au soleil, on peut gagner quelques degrés, j’ai donc opté pour la veste seule sans sous-couche, j’ai pris la sous-couche dans mon sac au cas où. Un petit vent était présent, il ne faiblira pas et même soufflera pas mal …
Cette veste remplit très bien son rôle : elle est très respirante, ça surprend un peu de prime abord, on sent un peu de fraîcheur. Mais elle régule très vite et je n’ai pas eu froid malgré le vent insistant.
Très beau produit, très joliment fini, attention juste au chiné, il faut éviter les branchages, le fil peut être tiré.

 

08 décembre 2019

Cœur vers le Tarn

Boucle spéciale Téléthon faite aujourd’hui, boucle en forme de cœur, parcours du cœur, exercice du cœur, exercice sportif, gratuit (j’ai fait un don), anonyme, pour ceux qui ont des difficultés à pratiquer le sport mais qui, c’est sûr, aimeraient tant. Heureusement, des bénévoles sont là pour partager avec eux ... Le Téléthon chaque année met aussi la lumière sur ces bénévoles. Certains équipements ayant d'ailleurs un certain coût mais quand on voit le plaisir partagé, cela n'a pas de prix.

 

 

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Départ sous la grisaille, Pyrénées bien dégagées, soleil présent ensuite, puis la météo annoncée n’avait rien de réjouissant et effectivement la pluie et le vent ont été bien présents sur la fin … Comme on dit, j'ai bien ramassé pendant une bonne heure ... Rincé ...

 

 

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Parcours romantique ? J’ai dessiné cette trace cordiforme, boucle cyclo, un peu écorchée mais la forme est respectée. Et pour arriver à obtenir ce dessin, j’ai dû emprunter quelques portions de départementales plus fréquentées. Mais un dimanche et aux horaires auxquels je suis passé, je n’ai pas eu de souci question circulation.
J’ai donc laissé de côté un de mes principes de chercher toujours les petites routes mais le contraste entre les petites routes trouvées et les plus larges étant plus accentué avec ce circuit, j’ai apprécié encore plus les passages sur ces petites routes.

 

 

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Romantique ?
Je pense que les poètes romantiques, de Baudelaire à de Vigny, en passant par Hugo ou de Nerval, n’auraient pas rechigné à enfourcher la petite reine pour musarder, chercher l’ispiration dans les campagnes de l’époque.
Ma trace n’a en fait pas prétention à romantisme, j’ai voulu m’amuser à dessiner ce cœur un peu écorché, qui peut amener à rêverie par certains coins traversés, contrat donc rempli malgré tout …

Des lieux dont j’aime la consonnance : Poudéous, Lacougotte-Cadoul, Saint-Paul-Cap-de-Joux, Damiatte, Moulayrès, La Galinette …

 

La trace :

https://www.visugpx.com/Ek2xukjhme

 

16 novembre 2019

Gravel automnal du côté de Garidech

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L’automne est là et avec ce qu’il est tombé, les terrains sont bien gras. Activité VTT mise en veille (je veux bien ramasser de la gadoue mais pas sur des terrains que je connais particulièrement bien et qui sont tellement agréables secs) mais quand même toujours l’envie de rouler sur des terrains variés.
Avec la météo actuelle, si on veut sortir le week-end, il faut y aller dès que c'est découvert, ce que j'ai fait ce matin et j'ai eu droit à quelques rayons de soleil, averses cet après-midi, demain ? 
Boucle mixte à dominante bitumée au départ de Garideh vers Paulhac, forêt de Buzet, Roquesérière, Montpitol, Bonrepos-Riquet, Gragnague. Je ne me suis éternisé dans le forêt de Buzet et me suis contenté de la piste principale car il y avait une chasse en cours …
Les chemins empruntés sont des pistes à dominante gravier. Un joli coup de cul en début de circuit (c’est volontaire), il y a de jolis points de vues sur les coteaux environnants ou les Pyrénées déjà bien enneigées.
Circuit de saison, j'ai déjà publié des traces VTT ou Gravel sur ces secteurs quasi-excusivement allroads.

Et ce vert ! C’est l’automne, on pourrait croire que la nature perd ses couleurs mais avec ce qu’il est tombé les herbes sont bien grasses et d’un vert éclatant …

 

 

 

 

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La trace : https://www.visugpx.com/yVMkQKy4TH

 

 

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09 novembre 2019

Cyclo vers le Tarn

L’automne est là et avec ce qu’il est tombé récemment, les terrains sont plutôt gras et par chez nous, la terre colle …
Bonne fenêtre météo ce matin, soleil au rendez-vous, il faut en profiter !

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Belle boucle sur bitume vers le Tarn, du côté de Viterbe, Bazis, Damiatte, Moulayrès, Fiac. Mais du bitume avec un peu d’herbe au milieu de la chaussée et quelques trous, c’est ce que je recherche, des petites routes peu fréquentées …
Très joli coin avec pas mal de sentiers balisés et des possibiltés plus Gravel ou VTT (vers Graulhet et Briatexte aussi), des bois, des pâturages, des champs, et surtout du relief, c’est très vallonné, de jolis pentes parsèment le circuit, de beaux panoramas s’offrent à la vue pour peu qu’on flâne un peu, de quoi aussi se faire plaisir en descente, les routes sont sinueuses, pilotage à affiner … Quand même près de 4000 m de dénivelé cumulé (la moitié donc en D+) pour 110 bornes …

L’automne a pris ses quartiers, la lumière peut être superbe en cette saison et la nature pleine de couleurs avant que les feuilles tombent.

Merci à Christine et Bernard pour la halte à midi et le repas requinquant accompagné (avec modération, il faut repartir après) d’un très bon blanc sec du Domaine du Château Bel Êvêque, terres de Pierre Richard à Gruissan, coin que j’affectionne moi aussi particulièrement …

La trace : https://www.visugpx.com/mTpFLm7FWK

Trace retravaillée pour la rendre cyclo, j’ai quand même pu faire une peu de Gravel sur des chemins bien exposés et donc assez secs. En fait, j’ai plus ramassé de crasse sur certaines portions de route à l’ombre et à l'humidité que sur ces portions …

 

Je reparle de cette belle monture qui m’accompagne dans mes sorties de garnotte ou sur bitume, mon STIFF Gravel.
C’est gratuit, je ne suis pas rémunéré pour ça, je n’ai pas payé mon vélo moins cher non plus et c’est très bien comme ça, mon jugement peut donc être objectif : les petits nordistes de STIFF ont conçu de belles machines !
Mon Gravel a fait ses preuves sur du tout-terrain, je l’ai bien poussé, je l’ai bien secoué, il n’a pas bronché.
Et sur route, il n’est pas en reste. Les gros pneus ne posent aucun problème sur route quant au rendement. D’ailleurs même les coursiers roulent larges, en 25 voire en 28, même si c’est loin du 40 que j’ai sur mon vélo que j'ai monté avec les excellents IRC Boken très polyvalents grâce à leur bande de roulement avec ses petits picots et des crampons suffisamment prononcés sur les côtés pour avoir une très bonne accroche latérale sur tous les terrains. Rendement et confort sont au rendez-vous avec ces pneus. Et le montage est aisé.
Le vélo envoie bien quand tu appuies sur les pédales, pas besoin de longues analyses pour le constater.

Ce vélo, comme mon fidèle Titus, je n’en verrai pas les limites, c’est dans mon cas le pilote qui montre ses limites, c’est ce que je recherchai d’ailleurs quand j’ai acquis et équipé ces deux belles machines, je ne peux pas en être déçu, je n’ai pas pu les mettre en défaut. Quoi demander de plus …

Le site STIFF bicycles factory : https://www.stiffbicycles.com/fr/accueil/

Et une petite dédicace au roi Eddy, j’ai horreur de porter des noms de marques sur mes habits, même si c’est difficile d’éviter ça et même si j’ai de l’affection pour une marque au renard (mon premier titane était d'ailleurs un Muddy Fox), c’est vrai quand même que nous sommes un peu couillons de payer pour porter des fringues siglées, on devrait payer moins cher ou toucher quelques centimes ou quelques euros à chaque fois qu’on met un vêtement avec 3 bandes, une virgule, un gros O ovale, un D et G entrelacés, un L et un V, etc. Plus le sigle est visible, plus tu payes … Hommes sandwiches bénévoles … J’ai donc roulé aujourd’hui de plein gré et volontairement pour une marque de cochonaille, dont le maillot cycliste havane (ma version est trop orange d’ailleurs) est entré dans l’histoire du cyclisme.

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29 octobre 2019

Gravel entre Giens et Hyères

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Boucle au départ du site prisé de la plage de la Bergerie à La Capte, sur la presqu’île de Giens.
Si vous voulez vous promener au plus près de l’eau, il faudra emprunter le sentier du littoral, exclusivement piétonnier.
Petit tour sur la presqu’île, ne pas manquer de pousser jusqu’à la Tour Fondue, point de départ des traversées vers Porquerolles ou Port-Cros.
Incursions dans les sites naturels et de jolis sentiers de la presqu’île avant de descendre vers La Madrague et la route du sel, site prisé par les véliplanchistes et kite-surfers. A droite, c’est l’étang Pesquiers et les salins.

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Un peu de goudron pour rejoindre l’Almanarre et grimper au Mont des Oiseaux à quelques 304 mètres, montée avec quelques bonnes pentes …
La suite est beaucoup plus engagée en vélo de garnotte, un peu de caillasse qui oblige à piloter « léger » mais ça passe.
Un bon raidillon amène au-dessus de Carqueiranne pour descendre sur La Moutonne.

De magnifiques panoramas sur la côté et l’intérieur du pays, des coins très sauvages, des sentiers variés, le gibier est aussi présent … Le chêne vert et le chêne liège sont bien présents, l’arbousier aussi avec ses fruits caractéristiques qui mûrissent en hiver. Cet arbre résisterait bien aux incendies … On traverse aussi quelques vignes ou des oliveraies.

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On va ensuite chercher le massif de Fenouillet, avec encore un bon pourcentage … Là aussi, de jolis sentiers et des terrains variés s’offrent à vous.
On traverse ensuite Hyères pour suivre le canal du Roubaud pour rallier le bord de mer à L’Ayguade.
On rejoint enfin la Bergerie par le bord de mer.

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J’ai pu le constater sur tout ce coin de Méditerranée, entre Var et Alpes Maritimes, pas mal de chemins sont fermés, privatisés, on ne sait pas trop pourquoi, même si ça existe aussi ailleurs c'est plus marqué qu'ailleurs, c’est flagrant au plus près de la mer mais aussi dans les terres, j’ai quand même roulé presque 80 bornes pour sortir cette trace de 55 kilomètres. On est près de la mer, on démarre au niveau de la mer mais le dénivelé cumulé n’est pas ridicule …

La trace : https://www.visugpx.com/taehbXzPBE

 

28 octobre 2019

Petit tour en Gravel à La Seyne-sur-Mer

Départ du très joli site de Fabrégas pour faire le tour du massif du Cap Sicié en passant par Notre-Dame du Mai.

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Très joli massif entre La Seyne-sur-Mer et Six-Fours-les-plages, beaucoup de sentiers le sillonnent, à faire aussi en VTT. Nombreuses pratiques s’y retrouvent : randonnée, trail, VTT, même de l’enduro (j’ai croisé pas mal de vététistes équipés d’engins à gros débattement, de casques intégraux et autres équipements), de l’électrique et du cyclo ou coursier sur les portions goudronnées du massif, du roller, etc. Doubler des vététistes en descente au guidon d’un vélo de garnotte fait son petit effet …
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as mal de dénivelé sur le massif, la montée à Notre-Dame du Mai se gagne !
Du sentier, du single, un peu de caillasse, de quoi se faire plaisir et pousser son vélo (ou le pilote) dans ses retranchements.
Des coins très sauvages (le gibier est bien présent) et de magnifiques panoramas sur les vallons, les côtes et la mer …
Belle vue aussi sur les rochers des deux frères, site pittoresque et sujet de légendes, la plus répandue racontant que 2 frères trouvèrent un jour une sirène blessée sur la plage … Ils la soignèrent et en tombèrent tous les deux éperdument amoureux. Dans leur folie, ils s’entretuèrent. La sirène, avant de regagner les flots, supplia Poséidon de leur laisser une forme apparente en souvenir de leur passion. Le dieu de la mer y dressa les deux rocs.

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Cette boucle d’une vingtaine de kilomètres est une bonne façon de faire une première découverte des lieux.

Merci à Émilie, Olivier et Maxime pour l’accueil ces quelques jours, de m’avoir permis de découvrir ce joli site (et de m’avoir initié à la voile ! Sacrée performance !).

 

La trace : https://www.visugpx.com/eplujcuigT

 

 

 

 

19 octobre 2019

Gravel (ou VTT) in Toulouse Ouest

La métropole toulousaine a aménagé pas mal de pistes cyclables et de voies vertes, j’ai publié sur ce blog plusieurs traces qui empruntent ces pistes avant de partir un peu plus loin.

Je n’ai pas tout vu ni tout fait mais je trouvais intéressant de partir de Toulouse et j’ai publié plusieurs traces VTT (si si, vous n’avez qu’à rouler du côté de coteaux de Pech-David pour vous rendre compte que l’on peut faire du VTT, du vrai, aux portes de Toulouse) ou Gravel au départ quasiment du centre ville.
Il manquait à ma collection que je partage avec plaisir ce circuit vers Bouconne, balade entre eau et forêt …

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Départ du lycée polyvalent rive gauche avec Bruno. Tu peux partir du centre-ville, rejoindre La Cépière par les pistes cyclables pour attaquer ce circuit.
On traverse d’abord le site de La Ramée puis on va chercher les rives du Touch jusqu’à Plaisance puis on revient sur Tournfeuille pour monter le coteau vers Colomiers. On traverse le très joli parc du Cabirol et Colomiers par des cyclables pour aller chercher le GR653 le long de l’Aussonnelle qui amène à la forêt de Bouconne. Ne pas manquer de rouler dans ce superbe site, notamment du côté du lac de La Bourdette, à voir en fonction du kilométrage que vous voudrez aligner en fin de balade. La partie la plus intéressante et sauvage de la forêt se trouve entre le parking du carrefour de Lévignac, Lasserre et Léguevin. On quitte la forêt pour aller vers Mondonville et Cornebarrieu pour retrouver l’Aussonnelle et le GR653. On revient sur Colomiers, le Cabirol et le Touch que l’on peut suivre si on veut jusqu’à Saint-Martin.

On a bien appuyé sur les pédales, moins de 4 heures pour 80 bornes effectives pour sortir cette trace.

Et ce que j’apprécie particulièrement dans ce genre de balade, c’est qu’on oublie très vite que l’on est si près d’une grand agglomération. Alors, oui c’est vrai, il n’y a pas de singles (si, si, deux ou trois sur le circuit), il n’y a pas de descentes hyper techniques, c’est pas de l’enduro mais je m’y retrouve autant que lorsque je roule dans le Biros pour passer un col après plus d’une heure de vrai porté et descendre sur l’étang d’Arraing par une piste très très technique et trialisante ou quand je roule dans la Montagne Noire ou dans la Clape. Le plaisir est différent mais il est là. Plaisir de faire du vélo tout simplement.

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J’ai écrit sur le sujet très récemment quand j’ai publié la trace Gravel in Toulouse Est : tu es en ville, tu laisses ta bagnole (ou mieux, ce que j’essaie de faire, tu ne la prends pas), tu voies la rocade, le bitume, le béton et en quelques coups de pédales tu oublies tout ça et tu te dis que finalement il suffirait de pas grand-chose pour que ça marche bien la planète. Tu te rends compte aussi que tu es dans un environnement hyper privilégié où l’on est capable, tout en produisant, polluant, consommant, etc. de ménager des lieux verts où la nature reprend ses droits. Ces lieux, les berges du Touch, les coteaux après Pech-David, les coteaux après Balma, etc. ne doivent pas être juste des lieux préservés pour se donner bonne conscience ou pour servir de lieux « récréatifs » ou respecter un cahier des charges urbanistique, ils doivent nous inspirer pour faire en sorte que notre planète soit un peu plus respectée.

J’écoutais très récemment à la radio Matthieu RICARD, prêtre boudhiste français très connu et engagé qui présentait son livre de photos « Émerveillement ». Parler photo à la radio, on pourrait se dire que c’est problématique mais le monsieur a les mots pour t’expliquer ça : l’émerveillement, c’est un truc tout simple, ça peut arriver n’importe quand, devant une personne, un enfant, un vieillard, une personne que tu aimes, ton enfant, un acte, un monument ou devant la nature. Moi, ça m’arrive de temps en temps grâce au vélo, aussi le matin en voiture au lever du soleil ou le crépuscule (tu as envie de garer la voiture, je l’ai fait une ou deux fois, et de profiter), ça m’arrive aussi dans mon boulot avec mes élèves (des moments magiques) et je n’ai pas eu besoin de me retrouver dans des lieux forcément insolites ou reculés (je n’ai pas beaucoup voyagé) mais la magie opère, tu en prends plein les yeux et tu dis « Il faut que ça dure, on doit arrêter de gâcher … ». Ensuite, il faut des actes …

Le vélo (la marche aussi bien sûr), parce que la notion de temps est forcément modifiée, permet de profiter plus du spectacle naturel qui s’offre à nous et dont nous avons la charge.

Tu peux aussi rouler juste pour te défouler, prendre une bonne suée, avaler du kilomètre, mais c’est dommage non ?

 

La trace du jour : https://www.visugpx.com/wKK2X2r6VV

 

 

 

 

13 octobre 2019

Gravel (ou VTT) in Toulouse Est et blabla (ou pas)

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Circuit au près de la grande agglomération : Montaudran, Firmi, Limayrac, rive droite de l’Hers jusqu’à L’Union, Saint-Jean, Montrabe, Beaupuy, Rouffiac-Tolosan, Castelmaurou, Beaupuy, Mondouzil, Mons, Flourens, Mons, Pin-Balma, Balma, Lasbordes, Fonsegrives …

Le circuit emprunte les traces balisées de la métropole ou des sentiers variés dans ces jolis coteaux où la nature est préservée entre les zones urbanisées.
Du dénivelé aussi avec de bons « coups de cul ». Du sentier, du sous-bois, de la piste, du single (si si), du gravier, etc. Et de jolies surprises tout au long du parcours. De très jolis points de vue sur les coteaux environnants, sur Toulouse et les Pyrénées.
Une soixantaine de kilomètres, que vous pouvez réduire facilement à Beaupuy (gros dénivelé à cet endroit pour aller faire la boucle de Rouffiac qui vaut quand même le détour) ou Lasbordes par exemple (partir directement le long de l’Hers, mais l’incursion dans la ville est sympa à faire).

Circuit fait en Gravel mais on y croise beaucoup de vététistes, vous roulez aussi en partie sur les « terres » du sympathique club de Montrabe.

Fort vent de sud-est. Même sur du chemin, tu sens quand il est défavorable et ça couche quand il est latéral ...

La trace du jour : https://www.visugpx.com/NG2KnP4qXnla

La 100ème publiée sur ce blog ... 

J’ai pas mal exploré les chemins autour de Toulouse (voir les traces publiées régulièrement), je voulais présenter cette trace très intéressante. On peut partir sur son vélo depuis le centre ville pour aller rouler sur du tout-terrain. Prochaine trace prévue : vers Tournefeuille, le Touch qui est aménagé et Bouconne … Prévu aussi, un circuit exclusivement urbain hors des grandes artères à la recherche des petites rues pittoresques, des piétonniers, pourquoi pas en nocturne.

 

 

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Gravel or VTT ? Vélo tout simplement. Ce circuit est l’exemple parfait où VTT et vélo de garnotte se rejoignent dans la pratique.

En vélo de garnotte, pneus plus fins obligent et en tout cas à mon niveau, le pilotage sera plus fin, donc plus attentif, tu pourras quand même lâcher les freins et avoir de belles sensations (tu glisses), le rendement est supérieur et donc intéressant sur ce genre de terrains (tu feras plus de kilomètres, 80 là en 4 heures pour sortir cette trace), tu abordes les quelques portions goudronnées plus sereinement, etc.
Bien sûr ce type de vélo ne pourra quand même pas vraiment passer partout : la grosse caillasse, les marches, seront à aborder beaucoup plus attentivement, doucement, voire à pied. Quoique … Quand tu vois certaines vidéos sur la toile …

Le tout est de se faire plaisir au guidon d’un vélo, le garnotte permet vraiment de réduire la segmentation à outrance qui a pu être instaurée dans le vélo et le VTT : route, cyclo, aéro, course, VTT, all mountain, enduro, descente, 27,5, 29, etc. J’ai encore deux vélos (et le tandem), avec ces deux vélos je sais que je passerai partout (y compris à pied, c’est aussi faire du vélo), je sais aussi que mon VTT m’est bien utile (indispensable même) sur de nombreux circuits et que je prends énormément de plaisir avec lui et qu’il m’ouvre des portes vers des coins plus sauvages encore …

Vélo, donc ! Inutile de préciser une éventuelle pratique ..

 

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Ce ciruit péri ou semi urbain est très intéressant : j’ai vu très récemment le très beau film « The heat road » (que j’ai d’ailleurs mis en lien sur ce blog), documentaire de Stéven Le Hyaric, ancien coureur cycliste, aventurier, qui raconte dans ce film son Paris-Dakar en vélo fait pour réaliser un défi personnel et faire méditer sur l’état de notre planète, le réchauffement climatique, la pollution, la désertification …

Quel rapport avec mon petit circuit gravel aux portes de Toulouse ?

Il est simple le rapport : j’aime beaucoup rouler aux portes de l’agglomération car à la fois ça me rassure quant à ces sujets d’environnement et de société et à la fois, je mesure le péril … Oui, quand tu roules seul en vélo, tu as le temps de réfléchir, à tout, à rien … Et comme tu fréquentes des lieux naturels ou pas loin, tu penses à ça …
Rassuré : Toulouse n’est pas une mégapole, tout de même une métropole qui dépasse le million de personnes. Elle est donc soumise aux problématiques urbaines : urbanisation galopante, saturation des voies de communication, pollution, gestion des espaces verts, misère dans et aux portes de la ville, etc.
Et dans mes balades près de la ville, je peux trouver des sites quasi-sauvages, ce qui me rassure, mais je peux trouver aussi des sites déguelasses (j’en ai touvé aussi dans des coins pourtant très reculés des agglomérations), des décharges sauvages, des détritus, des coins de misère (bidonvilles dans la ville ou au près) alors que la richesse s’étale un peu plus loin … Et ça, c’est vrai, ça inquiète … C’est juste un constat, je n’ai pas de leçon à donner.

Constat aussi : toutes ces problématiques que l’on trouve dans nos pays « riches » sont mulipliées par 10 ou 100 dans les pays pauvres et émergents. Il faut donc trouver des solutions.

Le vélo est-il écolo ? En tant que mode de locomotion oui, en tout cas pour le vélo exclusivement musculaire, même si l’empreinte carbone de l’indutrie mondiale du cycle n’est pas négligeable puisque cette industrie obéit aux lois de la mondialisation.
Malgré tout, quand tu pratiques, tu ne pollues pas et l’empreinte carbone de la pratique est minime sur route : tu empruntes des routes asphaltées mais partagées, que tu abîmes moins et si tu ne roules que sur des pistes exclusivement cyclables, le bilan carbone pour les fabriquer et les entretenir est moindre que pour les routes ; tu n’a pas besoin de parkings coûteux et volumineux, etc. Et si tu roules en tout-terrain, là le bilan est encore plus positif.
Même bilan question entretien de la machine, à moins d’être un accro de la dernière nouveauté, le bilan carbone sera moindre que pour la voiture.

Oui, le vélo en tant que moyen de locomotion – mis à part la marche à pied – présente la facture bilan carbone la moins importante. Et dans les villes ou grandes villes au moins, il est tout à fait possible de choisir ce mode de locomotion pour se rendre au travail, encore faut-il mettre en œuvre une réelle politique pour cela … Sur de petits trajets en plus, le temps de trajet sera quasiment le même.

En vélo, tu as le temps de laisser vagabonder ton esprit au fil de la balade … De penser à rien, à tout …

Bonnes balades, bonnes rêveries …